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  • il y a 8 minutes
La conseillère LR de Paris, Nelly Garnier, parle du scandale du périscolaire à Paris : «On en parle comme d’un fait de société, pour moi, c’est un problème RH».

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Transcription
00:00Alors, on savait qu'il y avait un problème dans le périscolaire depuis plusieurs années,
00:03parce qu'on savait que c'était plus ou moins que de la garderie,
00:06en tout cas, ce n'était pas qualitatif.
00:07On savait qu'il y avait énormément de vacataires.
00:10On savait que ce n'était pas organisé, que ce n'était pas géré, que ce n'était pas piloté.
00:14Après, en avril 2025, effectivement, il y a eu un premier cas qui est sorti dans la presse
00:19au niveau de l'école Alphonse Baudin.
00:22Donc moi, je l'ai appris par la presse.
00:24Et à ce moment-là, un certain nombre de parents du 11e arrondissement
00:28m'ont appelé pour me dire qu'il y a un vrai problème au niveau de la CASP.
00:31La CASP, c'est l'organisation déconcentrée de la direction des affaires scolaires,
00:35en disant qu'on remonte beaucoup de problèmes à la directrice.
00:39On n'est pas écouté.
00:40On nous demande de ne pas affoler les autres parents,
00:44de ne pas faire des rumeurs, de rester calme.
00:48Et notamment sur cette affaire de l'école Alphonse Baudin,
00:51ce qui a créé beaucoup d'émoi, c'est qu'il y avait eu,
00:54et ça a été révélé ensuite par les inspections derrière,
00:56il y avait eu, dès le mois de septembre,
00:59un petit garçon qui avait dit à sa mère
01:02qu'effectivement l'animateur, quand il allait aux toilettes,
01:05lui touchait le sexe,
01:06et que la mère l'avait remonté à la direction de l'école,
01:09et qu'il y avait eu finalement,
01:10tout le monde s'était renvoyé la responsabilité,
01:12que ça n'avait pas amené à un signalement,
01:14à une enquête et à quelque chose.
01:15Et donc quand les parents se sont rendus compte,
01:17six mois après, qu'on avait laissé prospérer quelque chose
01:20qui aurait été, ça les a mis dans un état pas possible.
01:23Et puis ensuite, à partir de cette histoire-là,
01:26dans le 11e, il s'est passé quelque chose d'incroyable,
01:28c'est-à-dire qu'on a eu finalement toutes les semaines
01:30quasiment de nouvelles agressions,
01:32et cet effet qui a forcément créé un émoi énorme
01:37dans l'arrondissement,
01:38c'est pour ça que j'avais d'ailleurs demandé un plan d'urgence,
01:40c'est pour ça que j'avais demandé une audition
01:41de la direction des affaires scolaires au niveau du 11e arrondissement,
01:44et pendant tout ce moment-là,
01:46la mairie de Paris a répondu,
01:48nous sommes dans la moyenne des statistiques nationales,
01:50il n'y a rien d'anormal sur le 11e arrondissement.
01:54– Sur ce qu'on peut retenir des choses
01:56qui n'ont pas été intégrées et prises en compte,
01:5984 établissements touchés avec des premières mises en examen,
02:02et donc ce cas que vous avez rapporté qui sera jugé dès demain,
02:05on est tous tombés de notre chaise devant l'ampleur du désastre,
02:08je crois qu'on peut le dire facilement.
02:10Est-ce que selon vous, on n'a pas encore vu
02:12la fin de cette catastrophe éducative,
02:15et peut-on qualifier finalement d'Omerta,
02:18ce qui s'est passé dans les mois qui ont suivi,
02:19ou comme vous le dites, le fait que,
02:21et c'est une forme d'Omerta en soi,
02:23le fait qu'on se soit renvoyé la balle,
02:27un peu comme on l'a vu au moment des squats
02:30dans le nord-est parisien d'ailleurs,
02:32entre la mairie, la préfecture,
02:34c'est toujours une responsabilité soit partagée,
02:36soit renvoyée à l'autre.
02:37– C'est-à-dire que là, à partir du moment où ça a créé un émoi,
02:40enfin ça commence à créer un émoi,
02:41parce qu'on en parle en fait depuis 7 avril 2025,
02:45mais on a mis du temps à faire émerger le sujet,
02:48c'est sûr que sur ce qui s'est passé entre 2015 et 2025,
02:52là ça restera toujours un trou noir,
02:53et c'est pour ça qu'on demande à ce qu'il puisse y avoir un audit,
02:56et je crois que moi ce qui m'a choquée
02:58dans l'arrivée au pouvoir de cette nouvelle équipe municipale,
03:00qui en réalité est la même équipe municipale,
03:02c'est qu'ils ont dit, bon, là maintenant on l'admet,
03:05c'est terrible, mais on passe à autre chose.
03:07Sauf qu'on ne peut pas passer à autre chose,
03:09parce qu'il faut quand même comprendre
03:10comment on a laissé s'installer cette situation
03:13pour éviter que ça se reproduise,
03:15et notamment aujourd'hui la question,
03:17c'est la question des temps, des rythmes scolaires,
03:21puisqu'on voit bien que,
03:23on en parle comme d'un fait de société,
03:25moi je dis que c'est un problème RH,
03:27ça peut paraître étonnant comme manière de dire,
03:30mais en réalité c'est comment on a recruté des gens,
03:32quels étaient les postes qu'on leur proposait,
03:34à partir de la réforme des rythmes scolaires,
03:36on propose à des animateurs
03:37de travailler 2h le lundi,
03:402h le mardi, à des horaires décalés,
03:42donc finalement, vous êtes sur du temps partiel,
03:46explosé sur la semaine,
03:47donc vous n'arrivez à recruter
03:48que des gens qui sont capables de prendre
03:50du temps partiel, explosé sur la semaine,
03:52et donc vous recrutez très mal,
03:54et vous n'arrivez pas à recruter,
03:55vous finissez par recruter n'importe quoi.
03:57– Je vais vous poser quand même les questions.
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