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  • il y a 9 minutes
Après des semaines de menaces et de discussions, les États-Unis et l'Iran semblent proches d'un accord qui mettrait durablement fin à une guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et secoué l'économie mondiale. Le président américain Donald Trump a cependant tempéré dimanche les espoirs d'un accord imminent, disant ne pas vouloir "se précipiter".

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Transcription
00:00Il est 13h13 déjà, le dossier du 13h, vacances d'été, du carburant, oui, bien sûr, mais à quel prix
00:07?
00:08Il y a eu un petit regain d'optimisme ce week-end, Sophia, le pétrole avait d'ailleurs fortement baissé,
00:12il est descendu.
00:13Fort regain, on est actuellement à 97 dollars le baril, on a perdu quasiment 7% en 24 heures, c
00:21'est assez exceptionnel comme baisse.
00:23Il n'est pas descendu plus bas encore ce matin ?
00:25Effectivement, il a touché les 95 dollars, mais là même, avec ce que vous voyez en ce moment, 97 dollars
00:30le baril, il faut remonter il y a plus d'un mois pour être sous les 100 dollars,
00:34et à ce niveau-là, donc c'est plutôt un regain d'optimisme et une bonne nouvelle.
00:38Alors tout le monde se dit, super, ça va baisser à la pompe, enfin pas tout de suite, quand on
00:41regarde les chiffres.
00:42J'ai dit plutôt, à la pompe on est à 2,5 euros en moyenne le litre pour le sans
00:47-plomb 95, le plus haut c'était 2,06 euros, donc on est quasiment au record,
00:51et puis le gazole est à 2,11 euros en moyenne, plus quasiment 40 centimes par rapport au début de
00:57la guerre en Iran, ça ne baisse pas malheureusement.
01:01Léna Tobigors est en direct avec nous, vous êtes dans une station service, on n'oublie pas que pour beaucoup
01:05de Français,
01:05c'est les retours du long week-end de la Pentecôte cet après-midi, sous la chaleur, sous la canicule.
01:10Vous êtes avec David Bouteillet, je ne sais plus à quel endroit vous êtes d'ailleurs, mais vous allez nous
01:14le dire.
01:15Comment vivent les Français, comment le vivent-ils les Français, cette situation de carburant qui reste à des prix très
01:21élevés ?
01:24Oui, donc on est à Arqueuil, dans une station de service, et effectivement, les conducteurs que nous avons rencontrés ce
01:29matin
01:31espèrent deux pieds fermes, l'attente de pieds fermes, cette baisse du prix des carburants.
01:34Je suis avec Mario, artisan, donc vous, vous l'espérez, cette baisse des prix ?
01:40Oui, je l'attends désespérément même, parce que ça devient vraiment compliqué par rapport à mon travail,
01:46par rapport à ma clientèle, par rapport au coût de la vie.
01:50Oui, on l'attend de pieds fermes, cette baisse.
01:53Combien vous coûte le plein aujourd'hui ?
01:55Environ, à peu près 120-130 euros, alors qu'avant, il était à 75-79 euros.
02:02Donc, c'est vraiment conséquent, et comme je fais beaucoup de routes toute la semaine, ça coûte.
02:11Oui, merci Mario.
02:12Donc oui, ici, les prix sont toujours aussi hauts.
02:16Donc, je le rappelle, depuis le début de la guerre, plus 40 centimes pour le prix du gazole,
02:21plus 35 centimes pour le prix du Saint-Plon 95.
02:26Vous, Mario, vous n'êtes pas concerné par les aides du gouvernement ?
02:29Non, du tout, je suis entrepreneur, enfin entrepreneur, artisan, et non, on a vu des aides nulle part, en fait.
02:36Et s'il y a des aides, il faut faire un tas de paperasse pour gagner quoi ? Un euro.
02:42Merci Mario.
02:43Donc, je le rappelle, trois quarts des Français utilisent quotidiennement leur voiture pour aller jusqu'à leur lieu de travail.
02:49Donc, pour ces Français-là, évidemment, cette baisse du prix des carburants est plus qu'attendue.
02:54– Mais Laurent Neumann n'aurait pas dit mieux que ce monsieur.
02:56– Ah bah oui, et je le répète, on le répète, Sofiane le répète depuis des mois,
03:01le plein vous coûte entre 15 et 25 euros de plus.
03:05Pour le monsieur qu'on vient d'entendre là, je suis sûr qu'il fait au minimum deux pleins par
03:09semaine.
03:10Au minimum !
03:11– C'est un gros rouleur, mais ça ne suffit pas, parce qu'il ne coche pas les cases retenues
03:15par le gouvernement.
03:16– Il n'est pas considéré parmi les gros rouleurs modestes,
03:20et il ne fait pas partie des professions qui ont été ciblées, il ne touche pas un euro.
03:24– Mais de toute façon, même s'il était gros rouleur modeste, il ne pourrait pas avoir cet argent tout
03:27de suite,
03:27puisque la plateforme n'est même pas ouverte, elle nous donne deux jours.
03:29Donc, de toute manière, là, il n'aurait rien actuellement.
03:31– Terrible. Question, on va prendre quelques questions, si vous voulez bien.
03:33Question de Bernard. Bernard, il nous regarde à guérir dans la creuse.
03:37Est-ce vraiment la dernière pour le plafonnement exceptionnel de TotalEnergie ?
03:42– Il y a du suspense habituellement, TotalEnergie communique quelques heures avant la fin de l'opération commerciale
03:48du fameux plafond à 2,09 euros le litre de diesel, contre 2,25 euros habituellement.
03:54Là, pour l'instant, aucune communication de TotalEnergie.
03:57Il faut dire qu'il n'y a plus de ponts du mois de mai, par définition, c'est le
03:59dernier.
04:00La question, c'est celle des vacances.
04:01Va-t-il y avoir un geste pour l'été, pour que les Français puissent partir cet été en voiture,
04:07avec un litre de gazole ou d'essence plus bas ?
04:08Ce n'est pas prévu pour le moment.
04:10– Voilà, pour être très clair, on reste sur le plafonnement, 1,99, 2,25.
04:13En revanche, on n'aura plus, à partir de ce soir minuit, le 2,09 sur le diesel.
04:18Laurent, est-ce qu'on peut imaginer l'État faire pression sur le gouvernement,
04:23enfin, faire pression sur le Total, le gouvernement fasse pression sur Total,
04:27pour faire un petit effort, vous savez, éviter de l'autre côté la taxe sur les super-profits ?
04:31– Alors oui, ça peut arriver. Je rappelle ce qu'avait dit le gouvernement.
04:35Plus la ristourne ou le plafonnement de Total sera généreux,
04:40moins il y aura de chances qu'il y ait une taxation sur les super-profits de Total
04:44et de manière générale des pétroliers.
04:47Moi, je pense qu'il faut attendre ce qui va se passer dans le détroit d'Hormuz,
04:50les négociations, et savoir où en sera le prix du litre d'essence au 1er juillet.
04:55Et s'il est toujours aussi haut, il n'est pas impossible que Total,
04:59ne serait-ce que pour des raisons d'image, pour des raisons commerciales,
05:02prévoit éventuellement un plafonnement, peut-être pas pour tout l'été,
05:05mais au moins pour les grands week-ends de chassez-crozé.
05:07– Pardon, je profite de la présence quand même de Sébastien Regnaud.
05:09Si d'aventure Hormuz est rouvert, autrement dit, si les pétroliers peuvent sortir et entrer,
05:16la tension sur les prix pétroliers demeurera forte, on est d'accord ?
05:19– Ah, ça c'est évident, c'est-à-dire qu'il y a deux temps,
05:22et il y a deux aspects dans votre question.
05:23C'est-à-dire qu'il y a le premier aspect, qui est l'aspect psychologique,
05:27voir passer des bateaux dans le détroit d'Hormuz, ça va avoir un effet sur les cours,
05:30ça va rassurer les marchés et ça va faire baisser les prix,
05:34mais ensuite, évidemment, il y a non seulement le passage des bateaux,
05:37mais il y a aussi toute la mécanique, si vous voulez,
05:39tous les flux pétroliers à relancer qui sont extrêmement longs à remettre en place.
05:44– Sébastien, il y a vraiment de la casse sur les installations pétrolières,
05:47au point, parce qu'on a dit qu'il va falloir sans doute des mois,
05:50voire des années pour relancer certaines installations pétrolières.
05:53Ça fait partie de la com' de guerre ou c'est une réalité ?
05:55– Ah non, ça c'est vraiment une réalité, c'est-à-dire que,
05:57alors, ça dépend des pays et ça dépend des usines en question,
06:01mais évidemment, il y a beaucoup de casse,
06:04et le temps de remettre en route ces raffineries,
06:08ça va prendre plusieurs mois.
06:09C'est pour ça qu'on parlait tout à l'heure de cette histoire,
06:11de ce problème d'accord.
06:14si les bateaux repassent aujourd'hui, ça va mettre 3, 4, 5, 6 mois, peut-être même plus,
06:19pour revenir même à un semblant de vie d'avant-guerre.
06:23Mais on n'y sera toujours pas, parce qu'il y a des raffineries,
06:27notamment au Qatar et aux Émirats Arabes Unis, qui ont été lourdement touchées.
06:31Et pour relancer les machines et faire partir les bateaux,
06:36le temps que le bateau arrive à destination, ça prend du temps.
06:39Et puis, je rappelle que pendant tous les mois qui viennent de s'écouler,
06:42les pays producteurs de pétrole de cette région-là ont perdu énormément d'argent.
06:47Et donc, la tentation pour ces pays, ça va être de laisser des prix très hauts,
06:51notamment pendant que les pays d'Asie vont vouloir reconstituer leurs stocks.
06:54Donc, il va y avoir une forte demande.
06:56Et pour se refaire, si j'ose dire,
06:58ces pays vont sans doute maintenir des prix relativement élevés.
07:01Mais vous voyez la différence de monde dans lequel nous sommes.
07:03En Iran, j'ai regardé le prix du litre d'essence à la pente,
07:07qu'on est à 0,25 centimes.
07:09– C'est une blague ?
07:10– Mais non, mais parce que là-bas…
07:11– Ils en ont trop en même temps, il faut bien l'utiliser.
07:13– Oui, mais quand même, moi…
07:14– C'est la deuxième réserve de gaz au monde,
07:15troisième réserve de pétrole,
07:17c'est un des pétroles, les essences les moins chères au monde.
07:20Pourquoi ? Parce que l'État fait des subventions
07:22pour aider les masses les plus populaires
07:25à pouvoir faire des pleins d'essence,
07:27puisque tout le monde est dépendant de son plein d'essence pour travailler.
07:30Donc, vous voyez, ces aspects-là sont extrêmement importants
07:32pour comprendre la géopolitique du rapport
07:34entre notre rapport à l'essence et au pétrole, etc.
07:38Et puis, dans cette région-là, c'est complètement différent.
07:40– Et aux États-Unis, c'est 4,50 dollars le gallon,
07:43mais c'est 3,8 litres.
07:44Donc voilà, en fait, il n'y a que nous qui le payons aussi cher.
07:46– Alors, on poursuit les questions en question de Jean-Pierre,
07:48téléspectateur de Saint-Restitu dans la Drôme.
07:50L'essence va-t-elle rattraper le diesel ?
07:52– C'est un risque, effectivement.
07:54On voit que les courbes sont en train de se croiser.
07:56Il n'y a plus que 6 centimes de différence
07:57entre le samplomb 95 et le diesel.
07:59Le super est même désormais plus cher que le diesel.
08:04Oui, c'est un risque.
08:05La taxation n'est pas…
08:06Les taxes ne sont pas les mêmes sur le diesel.
08:08Elles étaient plus basses.
08:09Et puis, on arrive à raffiner davantage.
08:11Ça y est, à mettre un petit peu l'activité de raffinage
08:15un peu plus en activité dans les pays.
08:18– Mais, Sofiane, pardon, avant la guerre,
08:20le prix du litre d'essence était au-dessus du prix du diesel ?
08:23– Oui, on est en train de revenir à la normale.
08:25C'est plutôt un point positif.
08:26Ça veut dire qu'alors que le diesel, justement, par définition,
08:29on importe énormément de diesel des pays du Golfe,
08:32eh bien, on a réussi à faire remonter la machine
08:35et à avoir un prix qui est en train de baisser.
08:37Ça se voit notamment sur les cours du diesel.
08:39Il y a un cours européen à Rotterdam.
08:41– Alors, cette tension, elle inquiète sur les prix.
08:43Elle inquiète jusqu'à l'Agence internationale de l'énergie.
08:46Une nouvelle inquiétude, d'ailleurs.
08:47Et ça intéresse beaucoup de nos téléspectateurs.
08:49Ça nous intéresse évidemment.
08:50Nous, y a-t-il un risque pour cet été ?
08:52– Alors oui, c'est ce que dit le directeur
08:54de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol.
08:56Qui a un ton très souvent alarmiste, il faut le dire,
08:59mais parce qu'il parle au niveau mondial.
09:00Il ne parle pas que pour les Européens.
09:02Donc, il faut quand même prendre avec des pincettes.
09:04Il parle d'alerte rouge.
09:05Oui, alerte rouge.
09:06Pourquoi ?
09:06Parce qu'on est face à un risque d'augmentation assez importante
09:10de la demande de pétrole et de carburant de manière générale
09:13pour cet été, que ce soit pour les Européens, les Américains
09:16ou les pays asiatiques.
09:17Il parle d'un problème à la fin juin, début juillet.
09:19La saison des voyages commence.
09:21En général, la demande de consommation de pétrole augmente.
09:23Et oui, sauf que l'offre, elle ne cesse de baisser
09:26face à ce blocage du détroiteur mousse.
09:28Donc, oui, il y a un problème.
09:30Pas forcément pour les Européens.
09:32Chez nous, on est plutôt sur un choc de prix.
09:34Puisqu'évidemment, moins vous avez d'offres,
09:36plus vous avez une demande élevée,
09:38plus les courbes se croisent.
09:39Et donc, vous avez forcément des courbes qui s'élèvent
09:43et des prix qui augmentent.
09:44Un choc de prix, ça veut dire quoi pour cet été ?
09:45Potentiellement un litre à quoi ?
09:472,50 euros ?
09:48Voir frôler les 3 euros ?
09:49C'est tout à fait envisageable.
09:51Les experts, ça paraît élever 3 euros au moment où on se parle.
09:54Mais les experts vous disent qu'on peut monter jusqu'à 30 dollars le baril
09:57pour chaque mois supplémentaire de fermeture du Détroit.
10:00Ça veut dire 20 centimes concrètement à la pompe.
10:03Et donc, vous multipliez ça par le nombre de mois
10:05et vous arrivez effectivement à 2,50 euros très vite dès cet été.
10:07On a anticipé il y a quelques semaines le début d'annulation
10:11sur certaines compagnies aériennes.
10:13Est-ce que ces annulations se poursuivent ?
10:16Et est-ce qu'il y a un risque sur certaines compagnies ?
10:18Est-ce que les compagnies vont honorer tous leurs vols ?
10:19Alors oui, il y a un risque.
10:21Et oui, ça continue.
10:22Au mois de mai, on compte déjà 13 000 vols qui sont supprimés au total.
10:26Et là, ce week-end, Royal Air Maroc,
10:28dont la compagnie qui est détenue quasi intégralement par le Maroc,
10:32a annoncé devoir supprimer des vols dès maintenant.
10:35On ne parle pas des semaines suivantes.
10:37Dès maintenant, à destination européenne,
10:40on parle de trois destinations au départ de Marrakech
10:43pour Bordeaux et Marseille, par exemple, en France.
10:46Donc, plusieurs destinations.
10:49Annulation au départ.
10:50Mais le ministre du Tourisme, Serge Papin,
10:52parce que c'est dans son portefeuille,
10:54dit qu'en juillet et août,
10:55les compagnies aériennes lui assurent qu'il n'y aura pas d'annulation.
10:58Pourquoi ?
10:59Parce que c'est évidemment là, surtout pour les compagnies low cost,
11:01qu'elles font leur beurre et qu'elles multiplient les trajets.
11:05Et donc, elles ont tout intérêt à annuler maintenant,
11:09en mai et en juin,
11:10pour pouvoir assurer tous les vols en juillet et août.
11:12Malgré tout, si le prix du kérosène continue à augmenter,
11:15il a déjà doublé depuis le début de la guerre.
11:17On n'est pas à l'abri qu'il y ait des annulations,
11:18parce que les compagnies vont dire
11:19« ça me coûte plus cher de voler que de rester à quai ».
11:25Et donc, je ne bouge pas.
11:26Laurent, le gouvernement a la solution.
11:28Il faut rester en France.
11:29Oui, oui.
11:29Alors, le gouvernement...
11:30Prenez vos vacances en France.
11:31Juste un mot sur les compagnies aériennes.
11:32Un petit scandale, quand même.
11:33Il y a un chiffre qui est tombé,
11:34pas français, mais mondial.
11:36Il y a 45% des titulaires de billets d'avion
11:39dont les vols ont été annulés
11:41qui ne sont pas remboursés.
11:43Pardon de le dire.
11:44Et donc, effectivement,
11:45quand le gouvernement dit,
11:46et je réponds à votre question,
11:47« cet été, c'est le moment
11:49de privilégier les vacances en France »,
11:51oui, parce que les vols qui seront annulés,
11:53il y a de fortes chances
11:54pour que vous ne soyez pas remboursés,
11:55que le billet d'avion vous coûte
11:57beaucoup plus cher
11:58à cause de la hausse des cours du kérosène.
12:01Donc, privilégiez les vacances en France.
12:02Bah oui, sauf que si vous restez en France,
12:04vous allez prendre votre voiture
12:06et que le plein va vous coûter 15, 20.
12:08Et si les prévisions de Sofiane sont exactes,
12:10peut-être 30 euros de plus par plein.
12:13Donc, pardon, ça fait quand même cher
12:14les vacances, pour le coup.
12:15On a une question de Kévin de Lens
12:17dans le Pas-de-Calais.
12:18Les aides, c'est fini ?
12:19Ça n'a même pas commencé,
12:21vous le dira, Sofiane.
12:22Alors, si on est taquin,
12:24comme Sofiane, on dit,
12:25ça ne peut pas être fini
12:25puisque ça n'a pas encore commencé.
12:27Si on n'est plus raisonnable,
12:29je vais vous dire,
12:29écoutez ce qu'a dit le Premier ministre,
12:31les aides, elles sont prolongées
12:32jusqu'à la fin de l'été,
12:34donc jusqu'au mois d'août,
12:36disons à la rentrée.
12:37Et on verra à ce moment-là
12:38si effectivement la situation justifie
12:41de les prolonger encore
12:42ou au contraire de les arrêter.
12:44Mais je le répète,
12:45il y a très peu de gens
12:46qui sont concernés,
12:473 millions de gros rouleurs modestes
12:49et quelques professions seulement.
12:51On a vu ce monsieur
12:52il y a un instant à la pompe,
12:53lui, il n'est pas concerné.
12:54Une question de Muriel,
12:56téléspectatrice du Midi BFM
12:57à Mugron,
12:58dans le département des Landes,
13:00et c'est un peu dans le prolongement
13:00de ce que disait Sébastien
13:01il y a quelques instants.
13:02En cas d'accord entre les États-Unis
13:04et l'Iran,
13:04est-ce que le prix de l'essence
13:07à la pompe
13:09baissera significativement ?
13:10Qui veut répondre ?
13:11Le problème,
13:12c'est que tout dépend
13:12du baril de Brut,
13:14le baril de Brent en réalité.
13:16Là, pour l'instant,
13:16les projections disent plutôt
13:17qu'on serait autour
13:19de 90 dollars le baril
13:21si on annonçait une réouverture.
13:22Grosso modo,
13:23c'est la différence
13:24entre 90 et 100 ou 110.
13:26C'est tout ce qui est spéculation
13:27et pouvoir rassurer les marchés.
13:29Il n'empêche que techniquement,
13:30la possibilité justement
13:32d'avoir réellement
13:33des barils de pétrole
13:35physiquement présents,
13:36elle se posera toujours,
13:37même si demain,
13:38l'annonce de la réouverture
13:40du Détroit est là.
13:41Donc, ça veut dire
13:42si on est très optimiste
13:43qu'on reste autour
13:44de 90 dollars le baril
13:45sur les deux semaines,
13:46peut-être 15 centimes
13:47à la pompe dans deux semaines.
13:49Ça, c'est la bonne nouvelle
13:50qu'on pourrait annoncer.
13:52Mais il faut que ça reste
13:53à 90 dollars
13:54et pour l'instant,
13:54on est sous une forme d'inertie
13:56comme dirait Sébastien
13:57qui fait qu'on ne peut pas
13:58le garantir.
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