00:00Après cette année de sécheresse, les pluies de cet hiver donnent de l'espoir aux agriculteurs marocains.
00:05La production céréalière devrait même dépasser les 90 millions de quintaux cette année, soit plus du double de la précédente
00:13campagne.
00:14Mais cet optimisme est aujourd'hui freiné par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
00:21Au début, nous étions ravis de l'arrivée de la pluie et du retour de l'eau dans les ruisseaux
00:26et les puits,
00:27mais avec la hausse des prix du carburant, tout a changé.
00:31Même si l'on espérait mener à bien certains projets, on se dit maintenant qu'il vaudrait mieux peut-être
00:36arrêter.
00:39On essaiera, mais on n'obtiendra pas le résultat escompté.
00:45Depuis le début du conflit, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Hormuz ont entraîné une hausse mondiale
00:52des coûts de l'énergie.
00:53Au Maroc, les agriculteurs voient leurs dépenses exploser.
00:58Quand nous avons voulu labourer, nous avons dû louer des tracteurs à un prix élevé.
01:03Au moment des semis, nous avons constaté que le prix du phosphate avait augmenté.
01:07Il en allait de même pour le prix du sel et même pour les coûts de main-d'oeuvre.
01:11On en est arrivé au point où les ouvriers demandent désormais 250 dirhams par jour.
01:16Le prix du carburant est également élevé.
01:22Le prix du gazoil utilisé pour les tracteurs, les engrais ou encore la location des machines agricoles a fortement augmenté.
01:35Nous louions du matériel pour les personnes qui n'en possèdent pas.
01:40Mais avec la hausse des prix, nous travaillons désormais uniquement pour payer l'essence, les pièces détachées et les courroies.
01:48Nous avons donc décidé de mettre fin à notre activité.
01:54Dans ce contexte, les professionnels du secteur craignent désormais une hausse des prix des produits agricoles pour les consommateurs.
02:01L'agriculture représente près de 12% du PIB marocain et fait vivre près d'un quart de la population
02:08active.
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