00:00Je sais pas si t'as vu, mais la DJ Barbara Butch est visée par un appel au boycott lancé
00:04par la section locale grenobloise de LFI.
00:06Barbara Butch, DJ et militante LGBTQIA+, était devenue très connue après la cérémonie des JO de Paris 2024.
00:13Et cet été, elle est programmée au festival Cabaret Frappé à Grenoble.
00:17Mais des élus et militants insoumis ont demandé à la mairie de boycotter la DJ,
00:21après que l'artiste a figuré parmi les signataires d'une tribune de soutien à la très controversée loi Yadant
00:26dans les colonnes du point.
00:27Cette proposition de loi portée par la députée de renaissance Caroline Yadant voulait renforcer la lutte contre les nouvelles formes
00:33d'antisémitisme.
00:34Et ses opposants estimaient qu'elle pouvait aussi limiter certaines prises de parole pro-palestiniennes.
00:38La loi a crispé puisqu'elle prévoyait notamment de sanctionner des soutiens même implicites au terrorisme,
00:44associant sur le papier la haine de l'État d'Israël à la haine des Juifs.
00:47Une pétition contre la proposition de loi avait récolté plus de 700 000 signatures,
00:51avant qu'elle ne soit finalement retirée par les macronistes eux-mêmes en avril.
00:55Barbara Butch s'était expliquée sur Instagram, affirmant avant tout lutter contre l'antisémitisme qu'elle subit depuis l'enfance,
01:01tout en reconnaissant qu'il y avait bien évidemment des choses à redire sur cette loi Yadant.
01:05En plus de cette signature, LFI Grenoble reprochait aussi à Barbara Butch d'avoir animé en plein génocide la Pride
01:11de Tel Aviv en 2025,
01:12sauf que dans les pages du Nouvel Obs, le militant de gauche Jonas Pardo affirme que cette accusation est fausse.
01:17Barbara Butch n'aurait jamais animé la Pride de Tel Aviv 2025, parce que celle-ci a tout simplement été
01:22annulée.
01:23Pardo dénonce par ailleurs une campagne qui alimenterait les propos antisémites, lesbophobes et grossophobes à l'encontre de Barbara Butch.
01:30Propos qu'elle a déjà subis en masse après les JO de Paris.
01:32De son côté, la maire de Grenoble, Laurence Ruffin, défend pour l'instant la liberté de création et refuse toute
01:38censure préalable des artistes.
01:39La polémique devrait être au cœur du prochain conseil municipal qui aura lieu à Grenoble le 26 mai prochain.
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