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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00D'abord, Trump va-t-il déclencher un autre front en plus de l'Iran ?
00:03Avec Cuba comme prochaine cible, on laisse évidemment tous les points d'interrogation nécessaires.
00:08Une image à vous montrer ce soir.
00:10Là, voici cette image.
00:11Voici l'USS Nimitz, porte-avions américains,
00:14qui est en train de se rapprocher de Cuba dans les Caraïbes.
00:18Elsa Vidal, quel est le plan des Américains ?
00:21Est-ce qu'ils le disent clairement ce soir ?
00:24Oui.
00:25Parce que c'est impressionnant.
00:26C'est très impressionnant.
00:27Ils ont par deux moments fait entendre que Cuba devait choisir la voie de la négociation avec les Etats-Unis.
00:34Avec la visite, il y a quelques jours, des responsables de la CIA et de John Radcliffe,
00:39notamment son directeur à la Havane,
00:43et qui a rencontré plusieurs dirigeants cubains pour leur dire que certaines choses,
00:48du point de vue américain, devaient cesser techniquement.
00:50Il s'agit surtout de reprocher les écoutes auxquelles se livrent chinois et russes,
00:56dans le cadre de leur coopération avec les Cubains, depuis Cuba.
01:01En réalité, il s'agirait, et on en discutait tout à l'heure,
01:06de ramener Cuba dans le sac d'atouts pour les Américains,
01:12de donner aux Américains un contrôle sur cette île et sur les deux détroits,
01:17pour sécuriser tout le commerce et pour sécuriser tout l'hémisphère occidental,
01:21dans cette nouvelle doctrine américaine, la doctrine d'Honro,
01:25qui remet à jour ce contrôle hégémonique que les Etats-Unis souhaitent avoir,
01:31réduire toute leur vulnérabilité et éliminer tout ce qui peut porter atteinte
01:36au contrôle du commerce dans la zone.
01:39Alors, est-ce que les Cubains vont réagir ?
01:42Veulent-ils éviter le sort qui a été fait à Maduro ?
01:46On ne le sait pas.
01:47Donald Trump a parlé maintenant.
01:48On va l'entendre dans un instant, Trump, parce qu'il parle effectivement de...
01:51Il a évoqué des motifs.
01:52Ces motifs humanitaires, dit-il.
01:53Voilà.
01:53Mais hier, il en a été tout autrement.
01:56C'était plutôt une histoire de vengeance.
01:57Venger l'assassinat de trois citoyens américains, en 1966,
02:02abattus dans leurs avions, qui avaient violé l'espace aérien cubain.
02:06Il y a eu 76 ou 96 ? J'avais 96, mais je...
02:08Il y a eu plusieurs accidents.
02:10Ok, merci, c'est un gars, c'est bien.
02:14C'est peut-être 96.
02:17Moi, j'ai 76.
02:18C'est bien, vous êtes pour la paix des ménages.
02:20Oui.
02:21Moi, j'avais 86, mais c'est pas grave, je vous laisse.
02:23On va vérifier.
02:23Non, juste une chose.
02:24Vous parlez du Venezuela, Général Sidos.
02:26Ça peut être le plan ?
02:27On duplique ?
02:28Ça marche au Venezuela ?
02:29On a retiré Maduro ?
02:30On a laissé la vice-présidente un peu à notre botte en place ?
02:34On peut imaginer ça à Cuba aussi ?
02:36C'est une vieille stratégie américaine d'intervention en Amérique latine.
02:39C'est pas nouveau non plus.
02:40C'est pas Trump qui va commencer au 19e siècle, début du 20e siècle.
02:43Ils l'ont fait pour affirmer leur puissance, effectivement.
02:46Et là, on a ce retour d'une nouvelle stratégie américaine.
02:49Bon, là, il réglerait définitivement un problème.
02:50J'ai envie de dire, il le réglerait potentiellement, facilement,
02:54techniquement, purement, militairement, ses joueurs.
02:57C'est quand même, a priori, même s'il est grande,
02:59c'est a priori à leur portée.
03:00Alors après, politiquement, les raisons, l'arrangement,
03:03ça, c'est encore autre chose.
03:04Et trouver des bonnes raisons.
03:06Ça, ils peuvent toujours les inventer,
03:07comme ils peuvent inventer plein d'accidents.
03:08Comme ils avaient inventé, dans le port de la Havane,
03:12un cuirassé qui avait été coulé par les Espagnols.
03:15Il y avait une drôle d'histoire, encore.
03:17Ils vont nous refaire le Golfe du Tonquin, c'est pas un problème.
03:19S'ils veulent, s'ils veulent vraiment récupérer Cuba,
03:21il inventera quelque chose.
03:23Après, il faut voir les conséquences que ça a.
03:24Mais quand on voit Cuba, la misère qu'il y a,
03:26je ne sais pas où est la menace.
03:28Rubio parlait d'une menace avec les trafiquants de drogue.
03:31Bon, je pense que Cuba les a embêtés pendant des années,
03:33sans que ce soit une menace authentique.
03:35Mais s'ils le veulent et rétablir une puissance,
03:38techniquement, oui, l'armée américaine,
03:40j'ose espérer qu'elle ait la capacité.
03:43Je vous laisse la parole dans un instant.
03:44Je veux juste qu'on écoute Donald Trump,
03:46qui lui, encore une fois, met sur la table ce soir même,
03:48des raisons humanitaires qui pousseraient les Américains
03:52à intervenir, je mets des guillemets,
03:53à intervenir à Cuba.
03:54Ah bah certainement.
03:58Cuba, écoutez, c'est un pays en faillite.
04:00Tout le monde le sait.
04:01Ils n'ont même pas d'électricité.
04:03Ils n'ont pas d'argent.
04:04Ils n'ont pratiquement rien.
04:05Ils n'ont pas de nourriture.
04:07Et nous allons les aider.
04:08Nous allons les aider parce que, premièrement,
04:09je veux les aider pour des raisons humanitaires.
04:11Mais nous avons aussi la communauté cubano-américaine,
04:14dont une grande partie vit à Miami et en Floride.
04:17C'est un groupe de personnes formidables,
04:19un groupe extraordinaire, travailleurs,
04:21de vrais Américains.
04:22Ils souhaitent cette aide car ils veulent rentrer chez eux.
04:25Ils veulent aider leur pays.
04:26J'espère qu'ils resteront ici.
04:27Mais ils veulent rentrer chez eux.
04:30Jérôme Clèche.
04:31Oui, non, juste un mot pour compléter ce que disait le général.
04:33Le Pentagone a fait vraisemblablement des plans
04:36sur une éventuelle attaque de Cuba.
04:39Donc ça, ça n'a rien de...
04:40C'est étonnant.
04:40Le Pentagone et les États-majors font des plans sur tout.
04:43Et on a vu, pardon, les avions de renseignement américains
04:45qui font des ronds autour de Cuba depuis des semaines et des semaines
04:47pour aspirer tout ce qui s'y passe.
04:49Et ça a filtré qu'il y avait des plans et des tentatives.
04:52Ils imaginaient ce que pourrait représenter la prise de Cuba.
04:56Et vraisemblablement, quand même,
04:57Chah et Chaudet craint l'eau tiède.
04:59C'est-à-dire que sans que ce soit, évidemment, totalement imprenable,
05:02et le général a totalement raison, évidemment,
05:04qu'ils ont les moyens.
05:04S'ils veulent prendre Cuba, ils vont prendre Cuba.
05:06La question ne se pose pas.
05:07Après, il faut voir aussi le jeu des alliances, etc.
05:10Bon, ça peut toujours être compliqué.
05:12On sait toujours comment on commence une guerre.
05:13On ne sait pas comment on la filme.
05:14Mais si on laisse de ce côté ces aspects macro,
05:16il y a quand même quelque chose qui risque d'être compliqué.
05:19C'est que dans la foulée du voyage de Radcliffe,
05:22les Cubains ont acheté quand même des centaines de drones.
05:24Radcliffe, c'est le patron de la CIA.
05:26Voilà, le patron de la CIA.
05:27Donc, ils sont à peu près sûrs, les Américains,
05:29de se retrouver quand même avec, peut-être en feu de paille,
05:32mais en feu de paille quand même,
05:33un retour à l'iranienne avec une pluie de drones
05:37qui leur arrive à plus.
05:37Et quand on regarde, pardon, Jérôme,
05:39quand on regarde la carte,
05:41toujours revenir aux cartes,
05:42c'est Mikko Bouljomirad qui me le dit.
05:43Quand on regarde la carte, évidemment...
05:44Les officiers sont des hommes de cartes.
05:46Oui.
05:47J'aime quand vous me comparez à un officier.
05:50Poursuivez, mon général.
05:51Il ne faut pas vous interrompre.
05:53Non, mais regardez,
05:54370 kilomètres entre Laval et Miami.
05:56Donc, la menace des drones,
05:57quand elle est en Iran, c'est une chose,
05:59quand elle est à Cuba, c'est autre chose.
06:00Donc, ça veut dire pas sans perte.
06:02Et donc, forcément,
06:03Chahé Chaudet craint l'eau tiède,
06:04ils disent, on va regarder à deux fois.
06:05Alors, ça fait deux fois que vous dites l'eau tiède
06:07et ça perturbe Elza Vidal depuis tout à l'heure.
06:08Moi, j'étais restée sur l'eau froide,
06:09mais l'eau tiède, ça marche aussi.
06:11Oui, c'est chaudé.
06:13Mais moi, c'est parce que j'aime les eaux bien chaudes.
06:14Oui, moi, je pense que c'est au contraste de l'eau glacée.
06:17Il n'y a pas de cette distance.
06:19Vous avez vu, il y a deux détroits, en fait,
06:21autour de Cuba,
06:22qui empêchent l'entrée dans le golfe de Mexique,
06:25enfin, le golfe de Trump.
06:27Oui.
06:27Et donc, bien évidemment,
06:29Cuba peut nous reproduire la même chose
06:31qu'il y a l'Iran avec le détroit.
06:33Alors ici, il y a trois détroits, effectivement,
06:35qui expriment la dimension géostratégique autour de Cuba.
06:38Et ici, il faut bien distinguer la question géopolitique,
06:41qui a été notamment, évidemment,
06:42incarnée par la visite de Ratcliffe,
06:44le patron de la CIA, à Cuba,
06:45et la dimension géostratégique qui, elle, reste
06:47et a été là depuis, effectivement, des décennies et des décennies,
06:50et qui avait présidé, par exemple,
06:52à la création de la base navale de Pensacola,
06:54la fameuse base de Pensacola
06:56que tout le monde connaît, je crois, en 1914,
06:59du coup, sur le golfe du Mexique.
07:00Alors, ce golfe du Mexique,
07:01comme Sergueï vient de le dire,
07:02effectivement, Donald Trump,
07:03en arrivant à la Maison-Blanche pour son deuxième tour,
07:06a dit, non, il faut l'appeler golfe de l'Amérique.
07:08Et ici, ce qu'il faut comprendre,
07:09si on peut revoir la carte,
07:10c'est la question de la fermeture de cet espace.
07:13Cet espace-là, vous le voyez,
07:15vous avez deux détroits,
07:16le détroit des Florides,
07:17donc entre, évidemment, Cuba et la Floride,
07:19et puis au nord,
07:20et puis vous avez, donc, à l'ouest,
07:21le détroit, en fait,
07:22qu'on appelle le canal du Yucatan,
07:24entre la péninsule du Yucatan mexicaine
07:25et la pointe ouest de Cuba.
07:27Alors, si vous fermez l'un ou les deux de ces détroits,
07:31vous fermez l'accès et la capacité de sortie,
07:33bien sûr, pour toute l'industrie chimique,
07:37pétrochimique, agricole,
07:38mais également, évidemment, pétrolière,
07:40etc., raffinière, gazière des États-Unis.
07:42– C'est en train de me dire que vous ne croyez pas
07:43en raison humanitaire de Donald Trump.
07:45– Alors, et je vais même aller plus loin, Maxime,
07:46parce qu'en fait, et ce qui s'est passé,
07:48c'est que quand vous voulez tuer un cheval,
07:49vous dites qu'il est malade,
07:50c'est exactement ce qui s'est passé ici,
07:52c'est-à-dire que…
07:53– C'est un chien, c'est un chien…
07:54– Ah, ben écoutez,
07:56on ne vient pas tous des mêmes endroits, les amis.
07:59On ne vient pas tous des mêmes endroits,
08:00on n'a pas tous les références.
08:02– Ah, la prochaine fois,
08:03vous sortirez des petites expressions
08:04« vous allez louper, un peu piquer des hanes ».
08:05– Mais vous allez mâcher ce soir,
08:07c'est pas…
08:08Pardon, c'est un chien qui a la rage,
08:09c'est pas un cheval qui est malade.
08:11– Écoutez, là, du coup,
08:12pour revenir sur la question de Cuba et Donald Trump,
08:14quand on monte au cocotier,
08:15il faut s'assurer d'avoir le cale son propre.
08:17Ça, ça vient de chez nous en Guadeloupe,
08:19ça vient de chez nous en Guadeloupe.
08:20Et ici, qu'est-ce que je veux dire ?
08:21Qu'est-ce que je veux dire ?
08:21Pour revenir à du sérieux.
08:23Donald Trump, effectivement,
08:24depuis des mois et des mois,
08:25a mis en place un blocus énergétique sur Cuba.
08:27Qui s'est empressé de proposer une aide,
08:30et une aide concrète,
08:31avec un tanqueur pétrolier,
08:33un tanqueur gazier,
08:34évidemment, depuis le mois de mars,
08:36c'est la Russie.
08:37Et donc, dans ce contexte-là,
08:39il faut bien se rendre compte
08:40que la menace, bien sûr,
08:41ici, par rapport à Cuba,
08:43elle est existentielle
08:44pour l'industrie américaine,
08:45mais pas que.
08:46Là, on est dans une question de géostratégie
08:48où, si les États-Unis,
08:49dans le cadre de cette doctrine d'ONRO,
08:51donc réactivation au XXIe siècle,
08:53la doctrine Monroe,
08:54dont Elsa parlait tout à l'heure,
08:56eh bien, de fait,
08:56il faut une hégémonie.
08:57Et donc, Cuba ne peut pas être
08:59cette tâche qui pose problème.
09:00Je n'ai pas encore parlé
09:01de l'importance du canal du Panama.
09:03Non, c'est dommage.
09:04Mais, Jérôme Klesch,
09:06on a Trump qui nous dit
09:08à des raisons humanitaires.
09:09On a Marco Rubio,
09:10le ministre américain
09:11des Affaires étrangères,
09:12qu'il y a une menace cubaine
09:15pour les États-Unis.
09:16Est-ce qu'aujourd'hui,
09:18Cuba représente réellement
09:19une menace pour les États-Unis ?
09:20Non, ça, c'est fallacieux.
09:22La menace, elle est en creux.
09:23C'est-à-dire,
09:24c'est sur l'absence
09:25d'hégémonie totale
09:26que décrivait, instant,
09:27Mika parfaitement.
09:28Et donc, c'est davantage
09:29dans l'esprit
09:30de cette doctrine Monroe
09:32renouvelée.
09:32Et donc,
09:33d'hégémonie dans un précaré
09:34qui va quand même...
09:35En gros, toute l'Amérique du Sud
09:36est à nous.
09:38Amérique centrale et du Sud,
09:39c'est à nous.
09:39Nous, les Américains,
09:41c'est à nous.
09:41Sur tout le Méridien,
09:43qu'une réelle menace.
09:44Cela dit,
09:45j'allais dire,
09:45ça accrédite quand même
09:47l'idée d'une stratégie
09:48d'ensemble
09:49qui peut se jouer
09:50avec une partition militaire
09:52qui connaît
09:53plus ou moins de bonheur.
09:54Mais là,
09:54c'est à mettre plutôt
09:55au crédit,
09:56j'allais dire,
09:56d'une stratégie d'ensemble,
09:57une vision de long terme
09:58de Donald Trump
09:59et de son administration.
10:01Parce que le Groenland,
10:02Cuba,
10:04l'attentat...
10:05Le Panama,
10:05pas encore,
10:06mais peut-être,
10:06effectivement,
10:07l'Iran...
10:08Ils ont récupéré
10:08une bonne partie du...
10:09L'Iran qui visait quand même,
10:12qui pouvait viser
10:13ce fameux endigment
10:14de la Chine
10:14via le pétrole,
10:16via la suppression
10:17d'un allié majeur
10:18au Moyen-Orient,
10:19via aussi le problème
10:21de la dédollarisation
10:22de l'économie mondiale.
10:24Bon, donc tout ça,
10:25il y a quand même
10:25une cohérence d'ensemble.
10:26Et puis,
10:26à bas bruit,
10:27puisque parfois,
10:28on fait des liens
10:29avec des choses
10:29un peu cosmiques
10:30qui n'ont pas de sens,
10:31quand vous voyez
10:32que le gouvernement américain
10:36investit
10:36de ses propres deniers
10:382 milliards
10:39dans l'économie quantique
10:40pour ne pas laisser
10:41le privé
10:42sur cet aspect
10:43tout à fait majeur
10:44des 10 prochaines années
10:45où va se jouer
10:46la puissance.
10:46Aujourd'hui,
10:47on parle des supraconducteurs,
10:49des semi-conducteurs...
10:49Mais quel rapport
10:49avec Cuba ?
10:50Le rapport...
10:51Non, le rapport,
10:52c'est qu'il y a
10:52une stratégie d'ensemble
10:54de vision de long terme
10:55de la puissance
10:56des États-Unis
10:56vis-à-vis de la Chine
10:58et ça,
10:58ça a du sens.
10:59Quand vous reliez
11:00les points,
11:01comme on dit,
11:01que ce soit
11:02sur la géopolitique,
11:03que ce soit
11:03sur les innovations
11:04technologiques,
11:05que ce soit
11:05sur la monnaie,
11:06là,
11:07on voit une tentative
11:08de vision de long terme.
11:09Ça marche,
11:09ça ne marche pas,
11:10mais il y a une vision.
11:11Sergueï ?
11:11Et effectivement,
11:12il y a de l'autre côté
11:14le pendant russe
11:15parce que je vous rappelle
11:16qu'en 2023,
11:18camarade Patrouchev,
11:19secrétaire à l'époque,
11:20secrétaire du Conseil
11:21de sécurité,
11:21a fait le voyage
11:22en Chine,
11:23au Cuba,
11:24Guatemala,
11:26Venezuela,
11:27Pérou,
11:27et donc en fait,
11:28il y a cinq pays.
11:29Je crois qu'il y a aussi
11:30la Colombie
11:31ou la Bolivie.
11:33Et donc,
11:34en fait,
11:34qu'est-ce que Patrouchev
11:35venait faire
11:36dans ce continent ?
11:37Bien évidemment,
11:38il n'a pas amené
11:39avec lui
11:39les missiles
11:40intercontinentaux
11:41russes
11:42pour installer Cuba.
11:43Mais,
11:43on se pose des questions,
11:45qu'est-ce qu'ils ont
11:45trafiqué
11:46avec ses dirigeants,
11:48surtout que...
11:48Donc vous vous dites
11:49qu'il y a une menace ?
11:50Il peut y avoir
11:51une menace stratégique
11:52parce qu'on ne sait pas
11:53ce qu'ils ont installé.
11:55Parce que,
11:55je vous rappelle
11:56que quand même,
11:57l'ambassade américaine
11:58à Cuba
11:58a été attaqué
11:59par un truc
12:00à le syndrome
12:02de Havan.
12:03Qui a provoqué
12:04un certain nombre
12:05de malaises
12:05des diplomates américains.
12:06Ça menace autant
12:07que le dispositif
12:08otanien
12:09aux portes de la Russie.
12:11Ce n'est pas une menace,
12:12c'est une affirmation
12:13de puissance.
12:13Ce n'est pas totalement
12:14la même chose.
12:15Sergueï,
12:16vous aviez raison,
12:17il y a bien eu
12:18à Cuba
12:19un problème d'avion
12:20en 1996
12:22pour lequel
12:22Raoul Castro
12:23est inculpé
12:24et en 1966
12:25un autre accident.
12:26Merci.
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