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  • il y a 13 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:01On est de retour en direct avec vous ce soir sur BFMTV avec une question.
00:05Trump va-t-il déclencher un autre front en plus de l'Iran ?
00:08Cuba comme prochaine cible ? Je mets un point d'interrogation évidemment.
00:11Regardez cette image à vous montrer absolument ce soir.
00:13L'USS Nimitz, porte-avions américains qui est en train de se rapprocher de Cuba,
00:19donc dans les Caraïbes. Général Sidos, quel est le plan ?
00:22Oula ! Mon Dieu ! Un autre plan américain !
00:25Alors le problème de Cuba, effectivement, ça ne date pas d'aujourd'hui.
00:28La dernière fois qu'ils ont tenté, c'est bien connu, c'est l'affaire de l'Abbé des Cochons
00:31avec la CIA.
00:32Bon là, ils s'étaient servis de...
00:33Une grosse soixantaine d'années, même un peu plus.
00:35Voilà, ça fait, bon, les plus jeunes ont oublié.
00:39Bon là, c'était une opération un peu déguisée avec des Cubains, donc c'était différent.
00:44Là, on sort le grand jeu, on met le Nimitz dans la corbeille de mariage.
00:48Alors l'armée cubaine, combien de divisions ? Combien de guerriers ?
00:52Ça, c'est un autre problème, effectivement.
00:54Bon là, ça devient un objectif géographique, effectivement.
00:57S'il commence à se dire, on fait un débarquement, on prend Cuba,
01:01bon, il y a des positions, il y a des orientations, on l'encercle, on débarque là, on débarque là,
01:06on met les moyens qu'il faut, et l'affaire est réglée.
01:09Si on veut prendre Cuba, quand même, l'armée américaine peut prendre Cuba.
01:13Surtout qu'il...
01:14La dernière fois, c'était pas très concluant.
01:18Non, mais la dernière fois, c'était une opération limitée avec des Cubains qui menaient.
01:24Là, ce serait, on pourrait imaginer qu'ils ont un plan avec des marines, avec l'armée américaine,
01:29avec des parachutistes, avec des porte-avions, qu'ils ont repéré la zone, qu'ils ont des objectifs bien précis.
01:34Bon, après, il faut voir la capacité de résistance de l'armée cubaine et des milices cubaines potentielles qui existent.
01:39Bon, ça, c'est autre chose.
01:41Mais là, très honnêtement...
01:43Il y a très peu de chances que la résistance en elle-même...
01:46Oui, voilà, c'est ça.
01:47Donc, effectivement, s'ils ont fait une analyse de terrain, intelligente, cette fois-ci, Cuba est un objectif...
01:54Alors, après, il faut trouver un prétexte.
01:56Je sais que Trump a dit que c'était un danger absolument immédiat, pour reprendre le titre de certains films.
02:03Peut-être, il se trouvera un prétexte humanitaire, très certainement, quelque part.
02:06Ah bah, attendez, vous voulez qu'on l'écoute ?
02:07Il l'a trouvé, justement.
02:08Regardez les mots...
02:09Enfin, écoutez, surtout, les mots de Trump ce soir-même.
02:11Je vous ai retrouvés.
02:14Cuba, écoutez, c'est un pays en faillite.
02:17Tout le monde le sait.
02:18Ils n'ont même pas d'électricité.
02:20Ils n'ont pas d'argent.
02:21Ils n'ont pratiquement rien.
02:22Ils n'ont pas de nourriture.
02:24Et nous allons les aider.
02:25Nous allons les aider parce que, premièrement, je veux les aider, pour des raisons humanitaires.
02:28Mais nous avons aussi la communauté cubano-américaine, dont une grande partie vit à Miami et en Floride.
02:34C'est un groupe de personnes formidables, un groupe extraordinaire, travailleurs, de vrais Américains.
02:39Ils souhaitent cette aide car ils veulent rentrer chez eux.
02:42Ils veulent aider leur pays.
02:43J'espère qu'ils resteront ici, mais ils veulent rentrer chez eux.
02:47Des raisons humanitaires, Elsa Vidal.
02:49Oui, mais ça, c'est nouveau tout de même parce qu'initialement, ce qui a d'abord frappé les esprits,
02:53c'était la mise en accusation de Raoul Castro.
02:57Le frère de Fidel.
02:58Le frère de Fidel Castro.
02:59Non pas pour les duretés de la vie des citoyens cubains, mais parce qu'ils seraient impliqués dans la mort
03:08de trois citoyens américains en 1966,
03:12lorsque deux avions étaient abattus dans l'espace aérien cubain.
03:17Donc c'est pour cela qu'il a été mis en examen, que l'annonce en a été faite dans
03:21une Freedom Tower de Miami.
03:23Miami qui compte la population de Cubains en diaspora la plus importante aux Etats-Unis.
03:30Ce n'est qu'en second lieu que le motif humanitaire a été invoqué par Donald Trump.
03:36La libération des peuples a rarement été la motivation de quelque invasion que ce soit.
03:41C'est l'illustration de ce que disait le général de Gaulle quand il définissait les Etats-Unis comme un
03:47idéalisme démesuré qui habille une volonté de puissance.
03:51Tous les discours américains retombent là-dessus.
03:54C'est-à-dire qu'il y a l'idéalisme, nous allons délibérer les peuples, nous allons apporter le bien
03:59à la société.
04:00Je rappelle d'ailleurs...
04:01Pas d'électricité, pas de nourriture.
04:02Voilà, ils n'ont pas de nourriture, mais il oublie simplement de dire que c'est les Américains qui mettent
04:07un blocus absolument considérable sur l'économie américaine.
04:10Donc s'ils n'ont plus d'électricité et plus de nourriture, c'est aussi parce qu'il y a
04:13un blocus américain sur Cuba.
04:14Voilà, donc en fait c'est pour sortir de ce blocus américain que peut-être il va vouloir trouver, voilà,
04:19faire un changement de régime pour toujours un peu cette idée de libérer les peuples.
04:24À la vénézuélienne.
04:25À la vénézuélienne, mais toujours en agissant dans une volonté de puissance.
04:30Alors attention...
04:30Didier François.
04:31Oui, attention, il faut rester calme, c'est parce qu'il y a le porte-avions.
04:33Je vous rappelle que quand même, la semaine dernière, jeudi dernier, pour la première fois, il y a eu le
04:37président, le directeur de la CIA, qui s'est rendu à Cuba, qui a rencontré l'ensemble des ozos dont
04:43on vient de parler.
04:43Même les photos.
04:44Raoul Castro.
04:46Donc, et en fait, avec deux choses, ils ont négocié deux trucs intéressants.
04:51La fermeture des bases d'écoute et d'espionnage chinoises et russes à Cuba.
04:57Et c'est ça les négociations au cours.
04:59Donc, aujourd'hui, l'option, c'est...
05:01Alors, ils mettent de la pression derrière avec de la malesse militaire.
05:04Mais l'option, en fait, qu'ils ont, c'est plutôt une option d'accompagner.
05:08Parce que, pareil, le régime cubain, il y a bien longtemps que c'est fini les barbudos, les conneries, les
05:12cigares et les zinzins.
05:14Ils sont mafieux comme les autres.
05:16C'est une économie ruinée, pas seulement par le blocus, mais aussi par la corruption, par le socialisme réellement existant
05:22et autres âneries.
05:23Donc, le problème du régime cubain, c'est qu'aujourd'hui, il est justement prêt...
05:28Ce que voudrait, en fait, c'est ça que cherche...
05:31Ils sont en train d'essayer de trouver une solution de sortie.
05:34Et l'idée, d'ailleurs, des Américains, c'est même pas tellement de changer, là encore, le régime.
05:38C'est pas d'arrêter le Parti communiste, c'est de transformer le Parti communiste cubain en prestataire,
05:45qui privatise l'économie cubaine.
05:48C'est ça, leur sujet.
05:49C'est ça qu'ils sont en train de discuter, en demandant des garanties stratégiques.
05:52Et les discussions, elles sont là-dessus.
05:54Elles sont pas sur, pour l'instant, la question d'une invasion.
05:57Là, c'est, encore une fois, l'espèce de pression où Trump pense qu'en 10 ans, ça suffit.
06:02Ça n'a pas franchement marché avec les Iraniens.
06:04Ça marchera pas plus avec le régime cubain.
06:06Je pense qu'en revanche, les négociations engagées sur quelle serait notre relation dans un atmosphère,
06:12en sachant que les Russes arrivent plus à leur fordire de pétrole,
06:15donc ils n'ont plus d'électricité, ça c'est vrai,
06:17que les Chinois ne les ont pas remplacés et que c'est un vrai sujet pour eux.
06:21Donc, pour les Cubains aussi, dire que finalement, un changement d'alliance peut s'organiser
06:27n'est pas totalement absurde, vu l'évolution du régime.
06:31Après, il faut qu'ils puissent survivre à ça.
06:32Nico ?
06:32Ici, deux éléments de contexte très importants d'un point de vue géostratégique, pour une fois,
06:36et géoéconomique.
06:37D'un point de vue géostratégique, quand on reprend toutes les publications
06:40qui ont été faites par les amis de Donald Trump,
06:42ceux qui ont fait sa campagne, ceux qui ont fait le fameux projet 2025,
06:45donc avec la fondation Héritage, dont d'ailleurs le directeur du projet 2025
06:49est candidat pour le parti républicain, évidemment, aux élections de mid-terme.
06:53Bref, quand on regarde tout ça, ici, avoir la main mise sur Cuba
06:56est absolument fondamental pour avoir un contrôle achevé
07:00sur l'ensemble de la Caraïbe, dans le cadre de cette logique de réémiscération.
07:04C'est toujours ce contexte-là qu'il faut remettre en place,
07:06pas chez les magas du quotidien.
07:08Monero, revue Monero, revue...
07:10Là, je ne parle pas des magas du quotidien, je parle des stratèges
07:14qui fonctionnent, évidemment, et qui bâtissent cette politique étrangère
07:16sur le volet du continent américain, comme ils l'appellent.
07:19Le deuxième élément, et là, je veux revenir à des questions de Détroit,
07:22c'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand vous prenez le trafic du canal de Panama,
07:25donc qui connecte, bien sûr, l'océan Atlantique et le Pacifique,
07:2876% du tonnage du trafic du Panama a une destination ou une origine
07:32qui vient ou qui va aux États-Unis.
07:34Et la très, très, très grande majorité de ces 76%
07:37passe par les deux Détroits, à l'est et à l'ouest de Cuba.
07:41Le Windward Passage d'un côté, et puis le canal du Yucatan de l'autre.
07:44Donc, de fait, avoir le contrôle de Cuba, c'est un enjeu clé
07:47pour toute la question de la sécurité d'approvisionnement,
07:50mais aussi d'export du marché américain.
07:53C'est un enjeu clé pour tout ce qui est sécurité énergétique,
07:56parce que Cuba est évidemment en face de toutes les grandes infrastructures
07:59de Louisiane, du Texas, etc.
08:01Et ça, encore une fois, on ne peut pas dire que l'administration Trump,
08:04ici, soit complètement ni déconnante, ni à côté des clous.
08:08Stratégiquement, il y a du sens.
08:09Alors, il y a ce que disait tout à l'heure, enfin tout à l'heure,
08:11il y a trois minutes, Donald Trump sur les raisons humanitaires
08:15qui pourraient le pousser à agir vis-à-vis de Cuba.
08:17Quand on écoute Rubio, son ministre des Affaires étrangères,
08:20lui-même d'origine cubaine, il n'a pas tout à fait le même discours.
08:24Pour lui, il y a danger avec Cuba.
08:28Cuba possède non seulement des armes acquises auprès de la Russie et de la Chine
08:32au fil des années, mais elle héberge aussi des services de renseignement
08:35russe et chinois sur son territoire, pas loin de là où nous nous trouvons actuellement.
08:38Cuba a donc toujours constitué une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.
08:42Le pays a été l'un des principaux soutiens du terrorisme dans toute la région.
08:46Il suffit de voir les groupes opérants depuis la Colombie,
08:48qui ont déstabilisé ce pays depuis des années,
08:50avec le soutien total du régime en place.
08:52Cuba a donc constamment représenté une menace pour nous.
08:55L'autre élément menaçant est la présence d'un État en faillite
08:57à seulement 145 km de nos côtes, dirigé par des alliés de nos adversaires.
09:05On va regarder la carte de Cuba, les distances, effectivement.
09:08Rubio disait que c'est vraiment à côté de chez nous.
09:11Voilà la carte entre Lavanne et Miami, il y a 370 km.
09:15Est-ce que Cuba est une menace pour les États-Unis ?
09:17Non.
09:17Alors, il vous l'a dit, il y a deux choses qui les gênent.
09:21C'est que c'est quand même un poste avancé,
09:25et donc un petit peu un caillou dans leurs chaussures,
09:28pour les Chinois et les Russes.
09:30Ça, c'est vrai qu'en termes de renseignement, la coopération est totale.
09:35Rappelez-vous l'affaire des missiles en 1962.
09:38C'est autrement plus sérieux et dangereux.
09:41Il y a un deuxième truc, effectivement, qui a quand même beaucoup joué,
09:43c'est que les services de renseignement cubain
09:45ont beaucoup travaillé avec les narco-trafiquants.
09:47Rappelez-vous de l'affaire Ochoa, qui a été une façon pour le régime
09:50de liquider tous ces révolutionnaires originels,
09:54puisque Ochoa était le patron des services de renseignement
09:57qui avait travaillé en Angola, qui avait travaillé partout, etc.
09:59et qui était un mec qui faisait un peu d'ombre à une partie du régime.
10:05Mais il y a toujours eu...
10:06C'est un petit porte-avions en face de chez eux.
10:09Et ça leur pose un vrai problème.
10:10Mais encore une fois, la solution n'est pas obligatoirement militaire dans leur tête.
10:14Et quand la CIA s'en mêle et va...
10:16Quand le directeur de la CIA va à Cuba...
10:20Depuis la révolution cubaine, on n'a jamais vu ça.
10:24Donc on n'est quand même pas sur une logique qui est la logique de l'affrontement tout de suite.
10:27Vous voyez bien que...
10:29Et que les Cubains acceptent de rendre publics.
10:32Vous disiez qu'il y a des photos.
10:34Le gars qui est le directeur, qui est le patron de la délégation
10:37avait rencontré les mecs du...
10:41Enfin, les Russes et les Chinois une semaine avant.
10:46Donc c'est vraiment le cœur de l'appareil sécuritaire cubain
10:48qui est engagé dans les négociations avec la CIA.
10:50Et c'est bien parce qu'il y a finalement cette pression militaire
10:53que l'argument diplomatique ou l'option diplomatique
10:57redevient viable et considérée.
10:59Parce qu'elle est considérée vis-à-vis d'un mal supérieur.
11:02Parce qu'évidemment, Cuba pourrait résister,
11:05mais sur un temps a priori restreint,
11:07à une véritable tentative de renversement et d'occupation
11:11si occupation était nécessaire et on peut vraiment en douter.
11:14Mais il n'en reste pas moins que la motivation n'est absolument pas humanitaire.
11:19La motivation est tout simplement impérialiste
11:22dans une vision du contrôle de l'hémisphère
11:24que les États-Unis prétendent avoir droit.
11:27Et c'est aussi une des raisons pour lesquelles
11:29ils se sont tournés vers le Mico, vers le Groenland.
11:33Le Groenland ?
11:33Oui, le Groenland.
11:34Là, honnêtement, s'ils y allaient, ils jouent à domicile.
11:37Parce qu'en termes d'élongation, 340 kilomètres, ce n'est pas l'Iran.
11:41Je suis très content que vous mettiez cette carte-là
11:42parce que tout le monde peut voir très bien comment
11:45ce golfe du Mexique, qui est en haut à gauche de la carte,
11:48que Donald Trump s'est empressé de renommer
11:51quand il est revenu à la Maison Blanche,
11:52golfe d'Amérique.
11:54Effectivement, là, vous voyez que c'est une mer qui est fermée.
11:55Cuba contrôle l'entrée et la sortie de ce golfe du Mexique.
11:59Et ce golfe du Mexique, ce n'est pas rien.
12:01C'est le cœur énergétique, c'est le cœur pétrochimique,
12:04c'est le cœur de l'importation aussi des engrais des États-Unis.
12:07Et donc là, vous avez un certain nombre de villes
12:09tout le long de la côte, ça va.
12:11Vous avez Tampa, vous avez Mobili,
12:13vous avez Corpus Christi,
12:14vous avez la Nouvelle-Orléans, bien sûr.
12:16Vous avez évidemment Houston.
12:18Et tout ça, c'est effectivement en face de Cuba
12:20que vous voyez ici.
12:21Donc là, d'un point de vue, encore une fois,
12:23géoéconomique et géostratégique,
12:24au-delà des questions de 64 et autres,
12:28là, il y a un enjeu ici d'essayer de limiter,
12:30même annuler, toutes les vulnérabilités possibles
12:32sur ce cœur industriel fondamental.
12:34On voit bien, on voit bien, d'ailleurs,
12:36l'importance des détroits dans le monde.
12:38C'est-à-dire que c'est exactement pareil
12:39quand les Iraniens contrôlent le détroit d'Hormuz.
12:41C'est la même chose.
12:42C'est une pression sur le reste du monde.
12:44Et là, on peut comprendre les États-Unis
12:46d'avoir un Cuba qui contrôle les détroits
12:49qui mènent justement dans ce golfe du Mexique.
12:52C'est vraiment un pied de nez contre lequel...
12:54Mais j'ai l'impression qu'ils sont un peu en train
12:56de revenir, finalement, à l'approche d'Obama
12:58qui avait essayé aussi de trouver une sortie
13:01de crise diplomatique avec Cuba.
13:06Mais quand je disais tout à l'heure
13:07est-ce que Cuba est un danger pour les États-Unis,
13:09Zavidal, vous étiez là ?
13:12Non, c'est une nuisance au mieux.
13:13On va dire moins qu'avant.
13:14C'est une nuisance au mieux.
13:15Mais effectivement, dans une perspective
13:17d'hégémonie et de contrôle total,
13:20de réduction des faiblesses
13:21et de maximisation de la force,
13:25évidemment, si vous pouvez proposer à Cuba,
13:28soit vous vous rangez de notre côté,
13:30soit vous disparaîtrez en tant que régime.
13:33Oui, il y a une logique.
13:34Ce que je veux dire, c'est que géostratégiquement,
13:36il y a une logique à l'œuvre.
13:37Une logique de la force maximale
13:39et de l'éradication des faiblesses.
13:41Donc, beaucoup de relations ambivalentes
13:43qui ont été tolérées,
13:45à l'heure actuelle,
13:46semblent ne plus être tolérables.
13:48Avec ça, valse tout un ordre mondial.
13:50Et on ouvre une nouvelle époque.
13:52Et dedans, nous, il va falloir
13:53qu'on trouve notre place
13:54et ce ne sera pas simple.
13:55Ça prouve qu'ils n'ont plus de confiance.
13:56Ils ne travaillent que en rapport de force.
13:58Ils n'ont pas confiance en Chinois,
13:59ils n'ont pas confiance dans les Russes,
14:01malgré ce qu'ils disent.
14:02Et donc, ils ne veulent plus de vulnérabilité.
14:04Et donc, eux, sont rentrés dans cette logique-là,
14:06dans la logique des risques d'affrontements.
14:07Alors qu'on est dans une ère d'interdépendance.
14:09Et là-dessus, je vous renvoie, par exemple,
14:11aux travaux de l'Observatoire de l'Amérique latine
14:12et de la Caraïbe de Sciences Po,
14:13qui sont particulièrement éclairants.
14:16Parce que là, il faut distinguer,
14:18d'habitude, on ne le fait jamais,
14:19mais là, il faut vraiment distinguer
14:20la géopolitique de la géostratégie.
14:22Quand vous posez la question,
14:23est-ce que Cuba est une vulnérabilité,
14:25une menace aujourd'hui pour les États-Unis ?
14:27Géopolitiquement, non.
14:28Mais géostratégiquement, oui.
14:31Et donc, ce qui était important
14:32pour tous les acteurs de 2025,
14:34du projet 2025 autour de Trump,
14:35là, c'est l'enjeu géostratégique
14:37plus que l'enjeu géopolitique.
14:39C'est pour ça que Panama,
14:40ça avait du sens également avec la Chine.
14:42Bon, merci à vous.
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