00:00Mais notamment, par exemple, la saisie des avoirs. Aujourd'hui, la lutte contre la saisie des avoirs, les forces de
00:04l'ordre, elles-mêmes, insistent sur le fait que la saisie des avoirs n'est pas assez directe, n'est
00:10pas assez systématique, qu'on ne lutte pas assez contre l'argent de la drogue.
00:14Si, dans les procédures pénales et procédures judiciaires, ceux qui s'enrichissent sur la drogue pensent que même, au terme
00:20de leur séjour en prison, ils retrouveront leur magot et qu'ils peuvent continuer leur trafic en prison, ça ne
00:26les dissuade pas.
00:26Donc, en fait, nous n'avons pas mis à jour l'outil judiciaire pour combattre le trafic de drogue, le
00:33trafic de suspicions, comme une mafia, comme les Italiens ou d'autres pays l'ont fait, en les caractérisant comme
00:38une mafia avec les moyens qu'il faut se donner.
00:40Et le Rassemblement National a fait des propositions extrêmement fortes pour lutter contre le narcotrafic comme un phénomène à part
00:46entière, avec une législation à part entière et un état d'esprit à part entière.
00:51Et on en revient au budget de la justice, Madame Ferrari.
00:54À partir du moment où nos prisons et nos agentes de la pénitentiaire n'ont pas les moyens d'isoler,
00:59de traiter, d'empêcher les contacts téléphoniques, d'empêcher les moyens, les contacts humains, que les réseaux se recréent au
01:06sein même des prisons, vous ne pouvez pas démanteler les trafics dans la durée.
01:09Donc une justice pauvre n'a pas les moyens de s'attaquer à la criminalité, c'est même dangereux.
01:13Je rappelle, il faut rendre hommage aux agents de la pénitentiaire qui avaient été assassinés en transportant un dangereux criminel
01:22parce qu'il avait pu continuer à gérer son réseau et organiser sa libération dans les pires conditions possibles depuis
01:27la prison.
01:28Et on voit bien que c'était bien un manque de moyens et un manque de législation adaptés à une
01:33criminalité qui est une mafia.
01:35Et la mafia, ce n'est pas dans les films hollywoodiens, malheureusement, c'est dans la réalité.
01:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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