00:00Absolument, une directive européenne impose désormais aux entreprises de prouver que les écarts de salaire entre hommes et femmes
00:07sont fondés sur des critères objectifs, non discriminatoires, justifiables lorsque ces écarts dépassent 5%.
00:15Or, on a une étude menée par le cabinet Lucas sur plus de 4 500 entreprises quand même,
00:19qui montre que sur la base des critères de la directive européenne,
00:25donc à travail comparable, durée de travail comparable, niveau de responsabilité comparable, etc.
00:32Cet écart en France, il est de plus de 7%.
00:35Et donc, on est au-dessus des 5% réglementaires.
00:40Mais ce qui est intéressant dans cette étude, c'est qu'on peut faire la distinction entre ce qu'on
00:44appelle l'écart contractuel,
00:45donc en gros, contrairement que vous signez votre contrat de travail, votre rémunération, combien vous êtes payé par mois, etc.
00:50Et là, on est sur un écart qui est beaucoup plus faible, on est sur un écart d'à peu
00:53près 3,5%.
00:54Alors, d'où vient la différence ? La différence qui explique plus du double, finalement, de la différence.
01:00Eh bien, c'est quoi ? Eh bien, c'est les primes. C'est les primes, c'est les bonus.
01:04Et donc, effectivement, quand on regarde tous ces versements liés aux performances un peu exceptionnelles, etc.,
01:11eh bien, on voit que les hommes sont beaucoup plus habiles pour se faire rémunérer que les femmes
01:16qui ont tendance à ne pas, peut-être, voir leurs efforts rémunérés à leur juste valeur.
01:21Donc, le combat sur les salaires, il est quand même, en grande partie, presque gagné.
01:25Mais par contre, sur, finalement, les primes exceptionnelles, là encore, il va falloir que les femmes donnent un peu de
01:29la voix
01:30pour faire reconnaître leur mérite.
01:32– Vous avez raison, mais vous n'avez pas tout à l'heure.
01:33– Voilà.
01:34– Non, non, mais vous avez raison, les femmes, il faut savoir reconnaître nos talents.
01:37On, depuis un peu plus, vous avez bon.
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