00:02La musique, c'est votre passion, c'est votre très passion, vous avez fait beaucoup de cinéma,
00:06mais vous avez fait du cinéma pour gagner de l'argent et de la musique pour en perdre.
00:09C'est-à-dire que le cinéma m'a sauvé la vie, parce qu'ils n'étaient pas très gentils
00:15avec moi au départ,
00:16sauf pour la postionnata, ils n'aimaient pas, le chanteur était un peu désuet, un peu ringard, un peu ci,
00:26un peu ça,
00:28ils avaient tort, parce que moi ce qui me plaisait c'était Sinatra, les débutants, j'aimais ça,
00:37mais toujours en une époque où ce n'était pas la mode.
00:41Ah oui, toujours à contre-courant.
00:43C'est Cocteau qui disait, la mode c'est l'ennemi.
00:47Oui, oui.
00:49Mais oui, c'est comme ça qu'on fait du chiffre d'affaires.
00:53C'est clair, c'est pas comme ça que ça marche.
00:55C'est vrai que vous ne regrettez pas finalement d'avoir tout fait bien,
00:58parce que vous êtes quand même quelqu'un de tellement doué, Guy Marchand,
01:01le chanteur évidemment, mais on ne peut pas oublier non plus l'acteur,
01:04Nestor Burma, toute cette série incroyable, garde à vue qui vous a apporté un César.
01:09J'ai fait des rencontres.
01:11Avec Lino Ventura, Romy Schneider, Serrault, c'est quand même extraordinaire,
01:14coup de torchon de Tavernier.
01:16Mais j'ai travaillé avec les plus grands médecins en scène, tous, à part Godard.
01:20Tous.
01:21Je regrette.
01:22Or, j'aurais voulu travailler avec Godard.
01:24Oui, oui, c'est dommage.
01:25Mais bon, il a pris, je crois qu'il a pris de Johnny Hallyday à ma place.
01:29Ça a été d'ailleurs une belle rencontre avec Johnny Hallyday que vous avez fait.
01:32Oui, super.
01:33Je l'ai toujours appelé.
01:36Je ne l'ai jamais appelé Johnny.
01:37Je lui ai dit non, je t'appelle si t'as gêné pas.
01:40J'ai l'impression de faire du doublage dans un vieux western.
01:43Non, je l'aimais bien, je l'aimais bien.
01:45Il me manque.
01:46C'est vrai.
01:47Il me manque.
01:48Il me manque.
01:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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