Passer au playerPasser au contenu principal
Autour de Didier Raoult, les alertes scientifiques s’accumulent depuis des années. Mais pendant que le scandale sanitaire dort dans les placards, ceux qui l’ont dénoncé affrontent plaintes, intimidations et procédures coûteuses.
Essais cliniques suspectés illégaux, rapport accablant du HCERES, promesses ministérielles sans suite visible : qui rendra la justice ?

Avec
Dominique COSTAGLIOLA — Guillaume LIMOUSIN — Alexander SAMUEL


_______
Merci beaucoup à ceux qui soutiennent déjà le travail indépendant de la Tronche en Biais via les plateformes de financement :
▲ Ulule : https://fr.ulule.com/la-tronche-en-biais
▲ Patreon : / tronchebiais
▲ Tipeee : https://fr.tipeee.com/la-tronche-en-biais
▲ https://paypal.me/acermendax
Et pour suivre mon travail sans dépendre des plateformes, inscrivez-vous à la NEWS'Zet : https://menace-theoriste.fr/inscription-newzet/
_____


#scandale #cyberharcèlement #justice
Transcription

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:06Face à des gens à l'IHU qui, pendant des années, n'ont pas respecté la loi,
00:11ils ont encore le droit d'être face à des étudiants.
00:14Ça, c'est quelque chose qui me choque beaucoup.
00:16Je pense que ce qui me choque le plus, c'est que la justice soit instrumentalisée pour harceler.
00:20C'est-à-dire que systématiquement, sur les réseaux sociaux,
00:23les procédures judiciaires sont communiquées et servent à harceler
00:27les personnes qui sont visées.
00:31Et si la justice, le système judiciaire, ne jouait pas le jeu de ce harcèlement-là,
00:36ils ne pourraient pas faire ça.
00:37Si on ne suivait pas leur plainte, s'il n'y avait pas cette asymétrie dont nous parlons,
00:43ils ne pourraient pas fanfaronner à ce point-là sur les réseaux sociaux.
00:46Cinq ans après la pandémie et le début de l'affaire Raoult et Chloroquine
00:50planent encore bien des questions.
00:52Que s'est-il passé à l'IHU Méditerranée Infection ?
00:56Et pourquoi les alertes institutionnelles restent-elles si peu suivies des faits ?
01:01Mais une autre affaire s'est ajoutée à l'affaire.
01:04Ceux qui ont contesté les travaux de Didier Raoult racontent aujourd'hui
01:08une mécanique judiciaire devenue, selon eux, un moyen de pression.
01:13La justice comme prolongement du harcèlement.
01:17On a l'impression que ça ne va jamais s'arrêter et que rien ne va se passer.
01:21On va les laisser continuer à harceler, pas seulement moi, bien d'autres personnes sont
01:27aussi harcelées par les mêmes, ad vitam aeternam, dans la mesure où il y a une dissymétrie
01:32totale de moyens, finalement, puisque tout ça leur apporte de l'argent en plus.
01:37Donc ils peuvent sans problème perdre procès sur procès et recommencer.
01:42Leur accusation tient en deux volets.
01:45D'un côté, un scandale sanitaire, des essais cliniques suspectés illégaux,
01:51des publications rétractées, des fraudes éventuelles,
01:54un rapport du HCRS et des promesses ministérielles restées sans suite, visible.
02:00Et de l'autre, une asymétrie judiciaire.
02:03Des plaintes contre l'environnement Raoult qui s'éteigne ou qui s'enlise,
02:09tandis que les procédures contre ces contradicteurs avancent, coûtent cher
02:13et reviennent souvent vers Marseille.
02:16La question de fond, les essais cliniques suspectés illégaux.
02:21Je vous rappelle qu'il y a 16 sociétés savantes qui disent qu'il s'agit du plus grand essai
02:28clinique sauvage de toute l'histoire, quand même, Cocorico.
02:31Donc, enquête lancée, instruction judiciaire ouverte.
02:36On en est à 4 ans.
02:39On n'attend toujours aucune mise en examen.
02:42L'accusation très lourde porte sur des recherches conduites à l'IHU Méditerranée
02:47à infection, notamment pendant la crise Covid, dans des conditions contestées
02:51par des sociétés savantes, des instances de contrôle et des chercheurs.
02:55Guillaume Limousin rappelle que plusieurs dossiers ont été signalés à la justice
02:59avec une instruction ouverte depuis des années.
03:02Il y a eu saisine du parquet pour déjà au moins 7 essais cliniques.
03:08Je passe plus plein, plein de choses qui concernent Didier Raoult et ses collègues
03:12et l'IHU de Marseille.
03:14Il y a un titre d'un article qui dit 30 ans d'expérimentation sauvage.
03:20Et bien là, aucune nouvelle.
03:21On attend toujours.
03:22A ce dossier s'ajoute un bilan scientifique hors normes, les rétractations.
03:28Au moment où j'ai fait le diaporama, c'était 66 rétractations de publications scientifiques.
03:32La plupart pour, selon les revues scientifiques, essais cliniques sans autorisation.
03:38Certaines aussi pour manipulation d'images, de chromatographie par exemple.
03:43Didier Raoult, il en est à 52, je crois maintenant en plus, rétractations de publications scientifiques.
03:4915, 54 maintenant, bon, il est en passe d'être dans le top 10 mondial.
03:53Depuis cette conférence de presse enregistrée à Toulouse en avril,
03:57Didier Raoult est devenu le huitième chercheur le plus rétracté au monde.
04:04L'État alerté, mais l'État silencieux.
04:08Le sénateur Bernard Jomier a posé plusieurs questions écrites au gouvernement,
04:11dont celle-ci du 23 janvier 2025, où il récapitule tout.
04:16Qu'est-ce qui se passe ?
04:17Ceci, c'est pas légal. Ceci, vous avez l'obligation d'agir, il ne se passe rien.
04:21Voilà, sur tout ce qui se passe à l'IHU, sur le cyberharcèlement,
04:25sur les essais cliniques suspectés illégaux.
04:28Chaque fois, le gouvernement ne lui répond pas, ce qui est en soi illégal.
04:32Le gouvernement a l'obligation de répondre. Le gouvernement ne répond pas.
04:36Le dossier remonte pourtant jusqu'au gouvernement.
04:39Les alertes portent à la fois sur les essais cliniques,
04:41sur le cyberharcèlement et sur la situation institutionnelle de l'IHU.
04:46Il y avait pourtant des grandes déclarations.
04:48Olivier Léran, devant la représentation nationale,
04:51les soignants et les directeurs d'hôpitaux visés peuvent compter sur mon soutien total et entier,
04:55ainsi que le soutien du ministère de l'Intérieur.
04:57Gabriel Attal était à l'époque porte-parole du gouvernement.
05:01Donc, fermeté absolue, le gouvernement ne laissera rien passer.
05:03A chaque fois, il y aura une enquête pour identifier les auteurs
05:07et qu'ils soient sévèrement punis et sanctionnés des menaces qu'ils profèrent.
05:13Rien. Il n'y a même pas de preuve qu'ils aient saisi qui que ce soit, y compris le
05:17procureur.
05:18Puis arrive le rapport du HCERS.
05:20Le 21 mai 2025, l'organisme d'évaluation de la recherche
05:25publie un rapport sur l'IHU militaire à déinfection.
05:28Guillaume Limousin en résume la portée pendant la conférence.
05:33L'organisme qui contrôle la recherche et l'enseignement supérieur en France
05:36qui publie un rapport qui dit que c'est tellement accablant, c'est unique,
05:41que nous recommandons de mettre fin aux fonctions de tous les membres
05:44de la direction de l'IHU de Marseille qui ont participé à l'ancienne équipe.
05:47Donc ça implique aussi le nouveau directeur.
05:51Et ils écrivent « recommandations impératives »
05:53et en attendant de stopper tout financement public à cet institut.
05:57Rien n'a été fait par le gouvernement.
06:00De la même façon, là c'est une exclue,
06:02la présidente du HCERS, donc au Conseil à l'enseignement supérieur et à la recherche,
06:08a saisi le parquet national contre la haine en ligne
06:11au titre de l'article 40 du côté de la procédure pénale
06:13pour signaler les faits de cyberharcèlement et autres
06:17contre des chercheuses et des chercheuses
06:18en disant « c'est pas possible,
06:21il faut protéger nos chercheuses et nos chercheurs en France.
06:25J'en suis la garante, je saisis le parquet.
06:29Classe-moi sans suite en quelques jours. »
06:30Je précise les menaces, les menaces de mort,
06:33et c'est personnellement été pourtant explicite.
06:36Ceux qui alertent deviennent les cibles.
06:40Il ne s'agit pas de ma petite personne,
06:42moi, mon honneur, etc.
06:43Oui, ils atteignent mon honneur, mais ça va au-delà.
06:46En fait, l'enjeu, il est de santé publique.
06:49Ce qui s'est passé là est extrêmement grave en termes de santé publique.
06:53Ça a des conséquences massives.
06:55Il y a eu de nombreuses personnes qui sont décédées
06:56durant la pandémie à cause du sur-risque
06:59que représente la prise de certains médicaments
07:01sur la base de fraudes scientifiques.
07:04Donc, effectivement,
07:06intimider à ce point-là des lanceurs d'alerte,
07:09intimider à ce point-là
07:10les gens qui essayent de défendre la santé publique,
07:13c'est quelque chose où la justice devrait agir
07:15beaucoup plus fortement pour les protéger.
07:17Alexander Samuel fait partie des voix
07:19qui ont contesté très tôt les publications de l'IHU.
07:22Son cas illustre une logique qui est sans doute révélatrice,
07:26car les propos qu'on lui reproche devant la justice
07:29ne sont pas les graves accusations scientifiques
07:32qu'il a prononcées.
07:33C'est moi qui ai parlé de...
07:35qui aurait éventuellement des trucages
07:38et qui ai parlé...
07:39J'avais fait une vidéo, il y avait écrit
07:41chloroquine de point l'escroquerie.
07:43Et j'avais montré les problèmes
07:45dans le papier scientifique Gautrey et al.
07:46Et sur ça, je n'ai pas été attaqué.
07:50C'est ça qui est aussi intéressant.
07:52J'ai été attaqué sur une traduction d'un bloc étranger.
07:56Dans cette affaire,
07:57la question scientifique de fond,
08:00pourtant essentielle à la compréhension
08:01de ces années de polémiques,
08:04passe constamment au second plan,
08:05ce qui arrange bien les affaires de Raoult
08:07et signale peut-être un angle mort des magistrats.
08:10Dès qu'une voix critique sorte un petit peu de la confidentialité
08:13et qu'on arrive à avoir une certaine visibilité,
08:16ils ont envie de les éteindre.
08:17On a fait venir des huissiers
08:20à mon collège pour m'intimider.
08:22On a publié le nom de mon village,
08:24ma tronche, le nom du collège où j'enseigne.
08:26Donc forcément, ça a des conséquences.
08:27Et puis, je voudrais le dire solennellement,
08:30ça a des conséquences réelles
08:31parce qu'il y a eu plusieurs tentatives de suicide
08:35de personnes cyber-harcelées, menacées de mort.
08:37Il y en a eu plusieurs.
08:38Il n'y en a eu qu'une seule qui a été médiatisée.
08:41Les autres victimes sont tellement meurtries
08:43qu'elles ne veulent pas qu'on le révèle,
08:45elles ne veulent pas dire qui.
08:46Il y en a eu plusieurs.
08:47C'est grave.
08:48Et si la justice n'agit pas très fortement
08:50de façon dissuasive,
08:52la question n'est plus de savoir
08:53si un drame va arriver, mais quand.
08:58La procédure, un coup.
09:01Là, ce qui est arrivé à Alexandre Samuel
09:03de maintenir la poursuite
09:06jusqu'à l'audience sur le fond,
09:08en l'ayant reporté deux fois,
09:09donc ça lui coûte des milliers d'euros,
09:11alors même que la consignation n'a pas payé à temps,
09:13ils m'ont dit,
09:14ils ont des fois 20, 30 ans de barre,
09:16nos avocats, ils m'ont dit
09:16on n'a jamais vu ça.
09:18C'est unique en France.
09:19La problématique des procédures Bayon
09:21concerne autant l'issue des procédures
09:24que leur déroulement.
09:26Même quand l'action se termine,
09:27les frais, le temps et la pression
09:30ont déjà produit leurs effets.
09:32Mais malgré tout,
09:33la justice,
09:35elle a le pouvoir
09:36de mettre fin à cette instrumentalisation.
09:39Elle peut prononcer
09:41l'abus de constitution de partie civile,
09:43ce qui permet des condamnations financières
09:46bien plus dissuasives.
09:47Elle ne le fait pas.
09:49Elle peut prononcer la procédure abusive.
09:51Elle peut lancer des enquêtes
09:54du parquet national financier
09:56puisqu'il a l'air si prompt
09:57à le faire des fois.
09:58Elle ne le fait pas.
09:59Il faudrait qu'il y ait quelque chose
10:01de plus efficace
10:02contre les procédures Bayon.
10:04Le sujet rejoint ici
10:05un débat européen.
10:07Comment empêcher
10:07que les procédures judiciaires
10:09servent à faire taire
10:11des chercheurs,
10:12des journalistes,
10:13des médecins
10:14ou des lanceurs d'alerte ?
10:16La perquisition hubuesque
10:18chez Dominique Costa-Gliola.
10:20Après, on peut parler
10:21de nos plaintes à nous
10:22pour menaces de mort explicites
10:25en publiant le nom du collège
10:28où j'enseigne,
10:29ma tronche,
10:30mon nom et prénom,
10:33élogieusement relayé
10:34par Didier Raoult
10:35sur BFM TV,
10:36son compte Twitter
10:37à un million d'abonnés,
10:38ainsi que, bien sûr,
10:39par François et d'autres.
10:41Et là, bizarrement,
10:42le parquet de Marseille,
10:44y classe sans suite,
10:46des fois en trois jours,
10:47des plaintes
10:48de quelques centaines de pages.
10:51Ou alors,
10:52comme Mme Costa-Gliola,
10:53on n'a toujours pas de nouvelles
10:54au bout de cinq ou six ans
10:56malgré relance
10:57de nos avocats.
10:58Alors que, par contre,
10:59les parquets sont
11:00extrêmement diligents
11:01et zélés
11:02lorsqu'il s'agit
11:03de poursuites judiciaires
11:04dans le sens inverse.
11:05Je vais vous laisser raconter
11:06le truc absolument dingue
11:08qui vous est arrivé
11:09avec une perquisition
11:10à votre domicile.
11:11Dominique Costa-Gliola
11:13raconte l'exemple
11:14le plus spectaculaire.
11:15Une enquête
11:16du parquet national financier
11:18après une plainte
11:19liée à son travail scientifique
11:20sur l'Ivermectine.
11:22J'ai eu une enquête
11:22d'identchantée
11:23par le parquet national financier
11:25pour trafic d'influence.
11:26Les complodistes
11:26ont inventé une histoire
11:27comme quoi
11:28j'avais obligé
11:29mon collègue
11:29à changer d'avis.
11:31Mais comment j'aurais pu
11:31obliger un collègue
11:33qui était financé
11:34par ailleurs
11:35de quelque chose
11:36par un financeur
11:37qui ne dépendait pas
11:38du tout de moi ?
11:39Et pour des raisons
11:40qui m'échappent
11:41encore aujourd'hui,
11:42le parquet national financier
11:44a jugé bon
11:45de faire une enquête.
11:46Ils ont débarqué
11:47chez moi
11:48le 2 décembre 2021
11:49à 6h du matin.
11:50Ils n'avaient pas le code.
11:52Après,
11:52ils ont passé
11:52la première porte.
11:54Avec des gens
11:54qui sortaient,
11:55ils ont passé la deuxième.
11:56Ils ont fini par sonner
11:57directement à la porte.
11:58J'ai eu la perquisition
11:59la plus surréaliste du monde.
12:01Il ne savait pas
12:02se servir d'un Mac.
12:03Ils ont copié
12:04des millions
12:05de documents
12:06sur mon Mac.
12:07J'ai regardé
12:08avec les mots-clés.
12:09Il y a plus
12:10de 3 millions
12:10de documents
12:11dans lesquels
12:11il y avait ces mots-clés.
12:12Donc, vous voyez,
12:13ça a pris un certain temps
12:14de faire la recherche
12:14qu'eux ne savaient pas faire.
12:16C'est moi
12:16qui leur ai montré
12:17qu'en faire.
12:17Il y avait des gros problèmes.
12:19Ça a pris longtemps.
12:20Donc, vers une heure,
12:20ils avaient très faim.
12:21Je leur ai donné
12:22l'adresse d'un petit restaurant
12:23à côté de chez moi
12:24et ils sont partis
12:24en me laissant
12:25tout leur matériel.
12:26Même si j'étais
12:27très stressée,
12:28comme vous l'imaginez,
12:29je voyais bien
12:30que c'était quand même
12:31grotesque
12:31cette histoire
12:32de gendarmes
12:35qui partent
12:35au milieu de la perquise
12:36en me laissant
12:40des plaintes
12:42pour harcèlement
12:42ou menaces
12:43qui s'enlisent
12:44mais des moyens lourds
12:46pour une accusation
12:47absurde
12:48et nous verrons
12:48que la brigade
12:49du grand banditisme
12:50a été mobilisée.
12:53Marseille,
12:54toujours Marseille.
12:56En mars 2021,
12:58j'ai porté plainte
13:00contre Eric Chabrière
13:01et contre X
13:02pour harcèlement
13:04et menace de mort
13:07à Paris.
13:10et genre
13:10vers septembre,
13:11un moment
13:12où on versait
13:12un complément
13:13de plainte
13:14parce que bien sûr
13:15le harcèlement
13:16de Eric Chabrière
13:17continuait,
13:18en fait l'affaire
13:19a été dépaysée
13:20à Marseille
13:22sans que j'ai
13:23une explication
13:24particulière
13:24bien entendu
13:25et depuis
13:27en fait
13:28chaque fois
13:29que mon avocat
13:30pose la question
13:30de savoir
13:30où ça en est
13:31on lui dit
13:32que c'est en cours
13:32mais on ne sait pas
13:34du tout
13:34ce qui se passe
13:34et on n'a aucune
13:35information
13:36sur où en est
13:36la procédure.
13:37Mais là je suis quand même
13:38étonné que ce soit
13:39toujours dans le même sens
13:40que ça n'intéresse pas
13:41et dans un autre sens
13:41où ça intéresse
13:42et donc à un moment donné
13:43on peut se dire
13:44non on ne peut plus
13:45continuer à traiter
13:45ces affaires à Marseille
13:46à partir de maintenant
13:48il faut ce genre d'affaires
13:49les délocaliser.
13:50Dans les témoignages
13:52Marseille concentre
13:53trop d'enjeux
13:54trop de pression
13:55trop de liens locaux
13:56pour que ces affaires
13:57soient traitées
13:58correctement.
13:59Nous pensons
14:00que c'est trop politisé
14:01nous pensons
14:02que c'est
14:03d'ailleurs même
14:03trop sensible
14:05nous avons vu
14:06durant mon procès
14:07en première instance
14:09que des gens
14:10étaient menacés
14:10en pleine audience
14:11y compris
14:12ma témoignage
14:13en défense
14:14la justice
14:15ne peut pas être
14:16rendue sereinement
14:17à Marseille
14:17pour le bien
14:18de la justice
14:19puisque c'est
14:20vraiment ça
14:20que nous revendiquons
14:23et que nous recherchons
14:24la manifestation
14:24de la vérité
14:25via la justice
14:26nous pensons
14:27qu'il s'agit
14:28de délocaliser
14:29toutes ces affaires.
14:30Le compte
14:31Le Professionnel
14:32L'affaire dans l'affaire
14:34Dernier épisode en date
14:36Le compte Twitter
14:38anonyme
14:38Le Professionnel
14:39Guillaume Limousin
14:40affirme avoir obtenu
14:42par voie judiciaire
14:43des éléments
14:44fournis par Twitter
14:45reliant ce compte
14:47qui a multiplié
14:48pendant des années
14:49les attaques
14:50les insultes
14:50les menaces
14:51et les intimidations
14:52vulgaires
14:53au numéro
14:54le téléphone
14:55d'Éric Chabrière
14:56professeur à Marseille
14:57et bras droit
14:59de Didier Raoult
15:00Je vous montre
15:02l'asymétrie absolument
15:02incroyable
15:03et qui pose question
15:04à nos avocates
15:05et nos avocats
15:05c'est que
15:06moi je dépose plainte
15:07auprès du parquet
15:08national contre la haine
15:09en ligne
15:09en ayant montré
15:11que Twitter international
15:11me fournit
15:12par voie judiciaire
15:13la preuve
15:14que ce compte anonyme
15:16c'est celui
15:17d'Éric Chabrière
15:18en tout cas
15:19son numéro de téléphone
15:19avec un document
15:21qui est d'habitude
15:22utilisé par la justice
15:23elle-même
15:24pour
15:26lancer les poursuites
15:28la justice
15:29classe sans suite
15:31en faisant mine
15:32d'ignorer cette pièce
15:34maîtresse
15:34de mon dossier
15:36comme si
15:36dans sa réponse
15:38de classe sans suite
15:38ça n'existait pas
15:39cette pièce
15:40alors qu'elle est fournie
15:41par voie judiciaire
15:42mon avocate
15:43fait un recours
15:44auprès du procureur
15:45général de Paris
15:46après la cour d'appel
15:48en disant
15:49vous avez oublié
15:49cette pièce maîtresse
15:51qui prouve
15:52par voie judiciaire
15:52de façon
15:53irréfutable
15:54puisque vous-même
15:55c'est ces pièces-là
15:55que vous utilisez
15:56pour poursuivre
15:57le procureur général
15:58en trois lignes
16:00sans aucune justification
16:02écrit
16:03compte tenu des éléments
16:04que vous me transmettez
16:06il convient de maintenir
16:07le classement sans suite
16:08après cela
16:09l'affaire se retourne
16:10contre ceux
16:11qui ont produit
16:12cette pièce
16:12Limousin et Samuel
16:14reçoivent une convocation
16:16à Marseille
16:17convocation à la brigade
16:18intel de Marseille
16:22pour attention
16:23escroquerie au jugement
16:24et le qualificatif juridique
16:27qui veut dire
16:27piratage informatique
16:30je me dis
16:30c'est quoi cette histoire
16:31c'est lunaire
16:33qu'est-ce que c'est
16:34que ce truc quoi
16:34quand j'ai reçu
16:35la convocation
16:36je suis tombé des nus
16:37j'étais vraiment étonné
16:40de pourquoi est-ce
16:42qu'on convoque à Marseille
16:43sur cette base-là
16:44je ne comprends pas
16:46qu'il faille que je me déplace
16:47et qu'on m'auditionne
16:48et les questions
16:50qui m'ont été posées
16:50étaient suffisamment claires
16:52pour que j'en déduise
16:52ce qui m'est reproché
16:53en quelque sorte
16:54pour se défendre
16:55la meilleure défense
16:56étant l'attaque
16:57il va nous accuser
16:59accuser d'autres personnes
17:00d'avoir nous-mêmes
17:01créé ce compte
17:02sur Twitter
17:05Twitter à l'époque
17:06si on crée un compte
17:07et qu'on rentre
17:08un numéro de téléphone
17:08on reçoit une confirmation
17:10par SMS
17:11on ne peut pas rajouter
17:12un numéro de téléphone
17:13gratuitement comme ça
17:14on reçoit une confirmation
17:15SMS
17:16et bien j'aurais
17:17tout simplement
17:19selon ce que suggère
17:20l'enquête
17:21récupéré ce code
17:22d'une manière fonduleuse
17:24comment j'aurais pu le faire
17:25et bien
17:26c'est simple
17:26j'aurais
17:28rentré le numéro de téléphone
17:30de M. Chabrière
17:31créé le compte
17:32et ensuite
17:33je lui ai renvoyé
17:33un faux mail
17:34pour que lui
17:35me renvoie ce code
17:36de confirmation
17:37sauf que le code
17:38de confirmation
17:39c'est genre 3 minutes
17:39en fait
17:40et le procureur
17:41de Marseille
17:42il donne suite
17:42et confie ça
17:43à une brigade spécialisée
17:45contre le grand banditisme
17:47la pièce
17:47qui permettait
17:48d'identifier
17:49le propriétaire
17:51d'un compte
17:52de harcèlement
17:52devient donc
17:54le point de départ
17:54d'une accusation
17:55de piratage
17:56et d'escroquerie
17:57au jugement
17:58qui déclenche
17:59une enquête
18:00confiée
18:00à une brigade spécialisée
18:02le renversement
18:03paraît
18:04si improbable
18:05si spectaculaire
18:06qu'on peine
18:07à lui trouver
18:08une explication
18:09quand je me fais
18:11interroger
18:12à Marseille
18:13je m'y rends
18:15sans avertir
18:17quasiment personne
18:18j'ai choisi
18:19volontairement
18:20de rester discret
18:21sur ça
18:22mais sur les réseaux
18:23il y a quand même
18:24des personnes
18:24qui vont me demander
18:25dans l'entourage
18:26de Didier Raoult
18:27des comptes
18:28des faux comptes
18:29etc
18:29anonymes évidemment
18:30qui vont me demander
18:31comment était
18:31la bouillabaisse
18:32évidemment
18:33ça relève
18:34de l'intimidation
18:34c'est subtil
18:36c'est pas quelque chose
18:36que je vais pouvoir
18:37nécessairement attaquer
18:38en justice
18:38j'en sais rien
18:39mais c'est de l'intimidation
18:40en fait
18:40le même parquet de Marseille
18:42qui classe nos plaintes
18:44sans suite
18:44parfois en trois jours
18:45
18:46dans une plainte
18:48de visiblement
18:49Éric Chabrière
18:49et peut-être
18:50quelques autres
18:50pour des choses
18:52aussi délirantes
18:54non seulement
18:56lance une enquête
18:56préliminaire
18:57très rapidement
18:58mais la confie
18:59à une brigade
19:02spécialisée contre la criminalité organisée
19:04puisque nous sommes
19:04j'espère que vous n'avez pas trop peur
19:06nous sommes de grands criminels organisés
19:10les demandes
19:11lors de cette conférence de presse
19:13ce que nous demandons
19:15répondre à toutes les questions
19:16du sénateur Jomier
19:17notamment celle du 23 janvier 2025
19:19qui récapitule tout
19:20c'est une obligation
19:21du gouvernement
19:22de y répondre
19:24respecter l'obligation
19:25et leur engagement
19:27de déclencher
19:28l'article 40
19:29du code de procédure pénale
19:30contre
19:31toutes ces choses là
19:32saisir le parquet national financier
19:34parce que
19:34sur l'association Bon Sens
19:36quand on voit
19:37qu'il y a des histoires
19:38qui sont sorties dans l'Express
19:39il y a des choses
19:40quand même à investiguer
19:41peut-être
19:41appliquer les recommandations
19:43impératives du HCRS
19:44de mettre fin aux fonctions
19:47des membres de direction
19:48qui faisaient partie
19:48de l'ancienne équipe
19:49et suspendre les financements
19:50en attendant
19:52et puis délocaliser
19:54toutes les affaires judiciaires
19:55les demandes visent trois niveaux
19:56le gouvernement
19:57l'IHU
19:58et la justice
19:59répondre aux questions parlementaires
20:01tirer les conséquences
20:03du rapport
20:03du HCBRS
20:05et appliquer
20:06les mécanismes juridiques
20:07contre les procédures abusives
20:09protéger
20:10celles et ceux
20:11qui alertent
20:12il suffit
20:13d'appliquer
20:14la loi
20:14de façon
20:15effective
20:16les ministres
20:18ils disent
20:18qu'ils vont saisir
20:19la justice
20:19et procureur
20:20ils l'ont pas fait
20:20ils peuvent le faire
20:21ils peuvent lancer
20:22des procédures
20:22administratives
20:23et disciplinaires
20:24il y a un règlement européen
20:26contre les procédures
20:27Bayon
20:28qui doit être transposé
20:29ils peuvent soit
20:30le transposer à minima
20:31soit y inclure
20:32la diffamation
20:33et l'agir public
20:34ce qui serait
20:35en plus
20:36ils peuvent y inclure
20:37même les procédures
20:37ordinales Bayon
20:38déjà ce serait
20:40un grand pas
20:41ça mettrait fin
20:42à beaucoup de choses
20:42moi
20:43j'ai toujours demandé
20:45l'application
20:46stricte et effective
20:47du droit
20:48et de la loi
20:49pour tous
20:50à égalité
20:51l'affaire Raoult
20:52ne se résume plus
20:53un débat
20:54sur l'hydroxychloroquine
20:56elle touche désormais
20:58à la capacité
20:59de l'état
20:59à répondre
21:01à un scandale scientifique
21:02à protéger
21:03des chercheurs
21:04visés
21:04par des vagues
21:05de haine
21:06attisées
21:06depuis l'intérieur
21:07même
21:08de l'université
21:08de Marseille
21:09et à faire fonctionner
21:11la justice
21:12dans le même sens
21:13pour tous
21:13quand un dossier
21:15cumule
21:15essais cliniques
21:16suspectés
21:17illégaux
21:18rétractation scientifique
21:20de masse
21:21alerte institutionnelle
21:23menaces
21:24et procédures
21:25en série
21:25nous quittons
21:26le terrain
21:27des affaires ordinaires
21:28nous sommes déjà
21:29dans un scandale
21:30d'état
21:30et c'est peut-être
21:32pour cela
21:32que plus rien n'avance
21:35jusqu'à quand
21:46et c'est
21:49le terrain
Commentaires

Recommandations