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  • il y a 21 heures
De retour à Cannes, Virginie Efira nous parle de "Soudain", présenté en compétition au Festival de Cannes. Entre l’ambiance de tournage si particulière imaginée par Ryūsuke Hamaguchi et l’apprentissage de l’alphabet japonais, l’actrice revient aussi sur son ascension fulgurante dans le cinéma.
Transcription
00:00Je me souviens par exemple de la feuille de service du premier jour,
00:02attendre entre parenthèses le hasard.
00:04Seul le hasard peut nous apporter,
00:06mais ce truc d'attendre déjà entre parenthèses et le hasard,
00:09c'est déjà aussi rentrer dans cet autre monde.
00:13Il y avait le japonais à apprendre,
00:15et comme c'est quelqu'un, tu le sens très rapidement que ça va être une expérience.
00:19On ne va pas faire un tournage de films,
00:20c'est probablement aussi le film où j'ai le plus appris
00:22que ce qui se passe en dehors des scènes est aussi important,
00:25si pas plus, que ce qui se passe à l'intérieur des scènes.
00:27Il faut rentrer à l'intérieur des choses.
00:28Mais pour rentrer à l'intérieur d'une langue,
00:30lui m'a dit, il faut que tu apprennes à lire.
00:32Donc j'ai appris un seul alphabet.
00:34À la fin, je croyais que je savais lire le japonais.
00:36On m'a dit, non, tu sais lire comme une fille de 12 ans.
00:38Parce que j'avais appris un alphabet,
00:39mais quand même déjà, je ne sais pas, 160 iragana.
00:42Mais pour comprendre les sons.
00:45Puis après, j'ai appris tout le texte en japonais.
00:47Puis comme il tourne des scènes de 20 minutes,
00:48et que si tu te plantes à l'intérieur,
00:50on recommence depuis le début,
00:51c'est quand même une légère pression.
00:54Ton japonais, tu le connais parfaitement.
00:55Le tout premier semi-cap, c'est 20 ans d'écart.
00:59Il y avait quand même, tout d'un coup, là,
01:01je dirais pour la première fois,
01:03je comprenais ce qui se passait autour de moi.
01:04Le vrai cap, c'est Victoria.
01:06C'est la rencontre avec Justine Trier.
01:08Et cette rencontre-là,
01:10c'est déjà ne plus enlever tout rapport de l'hierarchie.
01:15J'avais une idée un peu du métier,
01:16comme si j'allais faire des choses.
01:17On va me dire, c'est bien, c'est pas bien.
01:19C'est trop embarrassé par soi.
01:21Il se trouvait un peu nul.
01:22C'est pareil que se trouvait vraiment génial.
01:24C'est vraiment passé trop de temps avec soi-même.
01:26Et donc là, c'était être avec elle.
01:27C'était Ryusuke Hamaguchi.
01:29C'était déjà l'altérité,
01:30c'était être en dehors de soi un peu
01:31pour peut-être trouver quelque chose à l'intérieur.
01:34Et Ryusuke Hamaguchi,
01:36oui, là, c'est vraiment quelque chose
01:41où je me dis,
01:42si après, il n'y a plus rien,
01:43il y aura eu ça.
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