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1973. Henry Kissinger, secrétaire d'État américain, fait escale à Alger. Boumediene lui répond avec une phrase qui restera dans l'histoire de la diplomatie algérienne.
#boumediene #algerie #histoire #kissinger #geopolitique #diplomatie #palestiniens #faitshistoriques

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Éducation
Transcription
00:00Félicitations pour vos quatre ans.
00:01Stop, on s'en fout, j'ai mieux pour toi.
00:03L'Algérie ne pratique pas la surenchère.
00:05Exiger plus que les Palestiniens, c'est de la démagogie, moins c'est de la trahison.
00:10En clair, Boumediene dit à Kissinger,
00:12l'Algérie ne va pas faire semblant de défendre les Palestiniens plus qu'eux-mêmes le font.
00:16Ce serait du cinéma.
00:17Mais elle ne va pas non plus leur tourner le dos pour faire plaisir aux Américains.
00:20Ce serait une trahison.
00:22On suit les Palestiniens.
00:24Point.
00:24Cette phrase a été dite en face à face à Henry Kissinger.
00:28L'homme le plus puissant de la diplomatie mondiale à l'époque.
00:31On est en 1973.
00:34La guerre du Kippour vient d'éclater au Moyen-Orient.
00:37Kissinger entame une tournée diplomatique pour savoir qui est avec les Américains et qui est contre.
00:41Il fait escale à Alger.
00:43Il s'attendait à une réponse prudente, calculée.
00:45Il a eu ça.
00:47Boumediene, 41 ans, président d'un pays qui venait à peine d'arracher son indépendance,
00:51tient tête à la première puissance mondiale sans trembler.
00:54Pas par provocation, par conviction.
00:56Dans un monde où les petits pays choisissaient leur camp par peur,
00:59l'Algérie, elle, choisissait par principe.
01:02C'est ça, Boumediene.
01:03Une personnalité que tout Algérien a le devoir de connaître.
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