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  • il y a 9 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 15/05/2026.

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Sport
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00:02Mbappé, désingue tout le monde.
00:04C'était hier soir après un match, vraiment un match haut de gamme,
00:08au Viedo, dernière Liga, 2-0, on se dit, c'est tranquille,
00:12mais Kylian débarque dans la zone mixte, et là, il désingue.
00:16Kylian, c'est tabou.
00:18Je n'ai pas joué car l'entraîneur m'a dit que j'étais le quatrième attaquant de l'effectif,
00:23derrière Mastu Antouno, Vinicius et Gonzalo Garcia.
00:26Je l'accepte et je joue le temps de jeu qu'on me donne.
00:30C'est à moi de travailler dur à l'entraînement et pendant les matchs pour espérer être titulaire.
00:37Mbappé est-il un joueur ingérable ? Oui, Pierre Clément, malheureusement, c'est tombé sur vous.
00:40En tout cas, vous avez accepté le défi, une minute pour convaincre.
00:43Pourquoi c'est un joueur ingérable ? À partir de ce document, d'ailleurs, on vous écoute.
00:47Alors, je vais commencer par dire que je suis persuadée que Kylian Mbappé n'est pas une mauvaise personne
00:52et je ne veux pas qu'on pense que c'est ce que je pense.
00:55Mais je pense qu'il a un rayonnement, enfin je sais plutôt,
00:58qu'il a un rayonnement qui est envahissant, voire invasif.
01:01Et cet envahissement de l'espace, il est médiatique, il est statistique, il est tactique.
01:07Il est aussi sur le terrain du leadership, puisque dès qu'il s'agit de Brassard,
01:12c'est le début de la Sguingawa quand il s'agit de Kylian.
01:16Quand on est un grand manager, pour gérer un joueur comme Kylian, ou n'importe quel joueur,
01:21il faut avoir la capacité quelque part de le manipuler mentalement,
01:24de lui faire ressentir ce que tu as besoin qu'il ressente pour être le meilleur possible sur le terrain.
01:30Kylian, il est immanipulable.
01:32Ce n'est pas possible.
01:33Il a deux trains d'avance sur toi.
01:34Il maîtrise la parole comme de très rares personnes dans le football.
01:39Et en plus, il ressent, en tout cas, il diffuse très peu d'émotions.
01:43Il est donc très difficile à manipuler.
01:45Le seul coach qui y arrive, c'est Didier Deschamps, au prix de quoi ?
01:47Au prix d'avoir tué son fils symbolique Griezmann en lui arrachant le Brassard.
01:52Donc honnêtement, pas en sélection, en club, pour moi, c'est très compliqué.
01:58Attention quand même, un petit peu loin.
02:00J'ai décliné la moitié de mes arguments, mais regarde mon taillet.
02:03Oui, c'était du...
02:07Second World War.
02:08Je lui avais un peu bouffé les mots.
02:09Je lui avais dit, c'est quoi ce mot ?
02:10Second World War, la Seconde Guerre mondiale.
02:12Parce qu'il y avait aussi un petit peu d'anglais.
02:15Convaincu ou pas ?
02:16Oui, je suis convaincu ou pas par l'exposé de Pierre.
02:22Greg, c'est à vous.
02:23Convaincu ou pas ?
02:24Non.
02:25Non ?
02:25Ok.
02:26Je l'ai trouvé vraiment brillant.
02:28Mais ?
02:28Je reste sur mes positions de départ.
02:31Mais vraiment, c'est bien.
02:31C'est bien, c'est bien.
02:35Monsieur Sanfourche.
02:35C'est intéressant.
02:36C'était travaillé.
02:38Il s'était bien exposé.
02:39Mais ça ne traduit pas mon sentiment profond.
02:42Ok, très bien.
02:43Vous, ça traduit quoi, Joe ?
02:45J'ai hâte d'entendre les arguments.
02:47C'est vrai ?
02:48Parce que 10 piastres, c'est factuel.
02:50C'est très compliqué de le gérer.
02:52Et puis, on voit régulièrement dans les amours où il passe qu'il y a des petits soucis.
02:56Ok.
02:57De gros soucis.
02:59Je suis intéressé d'écouter mes amis.
03:02Vous avez trouvé ça intéressant, mais ça ne vous peut pas convaincre.
03:05Vous avez quoi alors ?
03:05Donc, il est très gérable.
03:07Il y a quelque chose qui me...
03:08Je ne vois pas pourquoi on devrait être manipulable.
03:11En fait, moi, en tant que salarié, je me mets dans le...
03:13Vous ou ceux qui nous regardent, on ne peut pas être manipulable par une autorité, un patron ou l'entreprise
03:19qui...
03:20Ou même un coach ou l'entreprise qui les emploie, un supérieur élargique.
03:22C'est-à-dire que, normalement, tu dois convaincre, tu dois montrer la direction, tu dois faire partager quelque chose.
03:27Mais le fait, c'est l'adjectif manipulable.
03:30Il y a beaucoup de choses dans lesquelles je me retrouve dans ce qu'elle a dit,
03:32mais je ne vois pas pourquoi il devrait être manipulé par qui que ce soit,
03:34ni lui, ni moi, ni ceux qui nous regardent, ni personne.
03:36C'est-à-dire que c'est une communauté d'intérêt.
03:38On y va d'une certaine manière.
03:40On met des moignets en face.
03:41On y va différemment en fonction des joueurs.
03:42En fonction du joueur que tu as en face de toi, si tu es un grand manager, tu vas le
03:45manager différemment.
03:47Kylian, il est un manager.
03:49Non, il est manageable.
03:51Dans l'absolu, il est manageable.
03:52Simplement, il faut être suffisamment...
03:53Qui a réussi ?
03:54Mais personne n'aurait réussi qui serait quand même dans l'absolu manageable.
03:58On va aller voir, Félix.
04:00Donc, il n'est pas gérable pour vous.
04:02Je pense qu'il est gérable.
04:04Je pense qu'on s'égare un peu sur le truc de manipuler.
04:06Je ne sais pas ce que Pia voulait dire.
04:08Oui, c'est vrai.
04:09C'est pas pour lui nuire, quoi.
04:11Je te connais bien là de rebondir là-dessus.
04:13Je ne sais pas ce que tu veux dire.
04:14Mais je pense qu'il est absolument gérable par un modèle de club et de management qui, pour moi, est
04:19anachronique.
04:21C'est-à-dire que malgré son jeune âge...
04:22Aujourd'hui, il est ingérable.
04:23En fait, il est gérable dans une institution dont la pointe culminante de la pyramide est lui.
04:30Mais tu n'as pas trouvé qu'à Paris, à la fin, à Paris, ce n'était pas tout pour
04:35lui ?
04:35Non, je trouve que la meilleure...
04:37Paradoxalement, la meilleure période...
04:39J'ai l'impression qu'on a viré tout le monde pour le mettre vraiment au sommet de la pyramide.
04:42Ça n'a pas fonctionné, mais pas sur la fin, où justement, on a ramené du taulier.
04:46Parce qu'on constatait que c'était un manque.
04:47Sa meilleure période, paradoxalement, à Paris, c'est en sortie de Covid, quand l'équipe n'a jamais été aussi
04:51faible autour de lui.
04:52Et qu'il rayonne comme le leader absolu de cette équipe, qu'il tire vers le haut, sous Pochettino.
04:58L'équipe est tant insuffisante.
05:00Elle finit par concéder ce qu'elle a concédé.
05:02On l'a tous en mémoire.
05:03Mais, paradoxalement, c'était sa meilleure période.
05:05C'est dur ce que vous dites, parce que sa meilleure période, c'est quand l'équipe était plus faible.
05:08Maintenant, en parlant, je vous écoute, je vous dis ce qui peut exister dans une grande équipe.
05:13Je pense qu'il est gérable dans un modèle de club.
05:16Après, je vais laisser parler.
05:17Oui, bien sûr.
05:17Il connaît bien le dossier.
05:19Mais c'est quelle période où tu parles ?
05:20Pochettino.
05:20Pour Paris Saint-Germain.
05:212020-2021.
05:22Je pense qu'à ce moment-là...
05:23Il y a qui autour de lui ?
05:25Il y avait des joueurs un petit peu.
05:26Il y avait du Icardi, il y avait du Sarabia, il y avait du Draxler.
05:29C'est-à-dire que Neymar, tout ça, était parti ?
05:31Non, c'est avant.
05:32Je ne sais pas.
05:33Après Covid-19.
05:34Neymar, oui, Neymar était là, mais Neymar était blessé sur les secondes parties de saison tout le temps.
05:38Tu vois ce que je veux dire ?
05:38Quand il a été ce visage...
05:40Tu vois le match contre...
05:41Il y a Messi aussi ou pas ?
05:42Non, c'est avant.
05:43Avant, ça a duré à six mois.
05:45Le match de Saint-Etienne avec ce maillot incroyable, c'est vraiment le symbole de ce Paris-Lan.
05:49Et là, tu te dis que c'est un leader, en fait.
05:51Je peux ajouter un truc sur Pochettino ?
05:53Je pense que dans la carrière de Kylian, il y a un avant et un après, la phase Pochettino-Galtier.
05:58Parce que sous Tourelle, son jeu évolue, sa personnalité évolue aussi, et en fait, il s'épanouit tactiquement.
06:05Il commence à être plus au cœur du jeu, il commence à être plus intéressant, plus collectif, il le dit
06:09en interview.
06:11Et on commence à sentir une forme de relation affective avec le Parc des Princes, alors que c'était compliqué.
06:17Et à partir du moment où Pochettino-Galtier arrivent, c'est-à-dire pour moi, c'est mon analyse d
06:23'observatrice,
06:23pour moi, à partir du moment où il n'a plus le sentiment que le coach, tactiquement, est au-dessus
06:29de lui,
06:30il commence à s'ennuyer, tactiquement, et là, en fait, il dérive.
06:34Il dérive et il n'arrive pas à se reconnecter à l'effectif, au coach, au club, quand Luis Enrique
06:39arrive.
06:39Parce qu'il est déjà trop loin, en fait.
06:41Quand il arrive au Real Madrid, pour moi, c'est pareil.
06:43J'ai l'impression que vous me parlez d'un surdoué qui s'ennuie en classe.
06:46Mais qu'est-ce qu'il est, à part un surdoué ?
06:49Évidemment qu'il est un...
06:50Il y a des surdoués, il y en a eu toutes les générations dans le football.
06:52Je vais vous dire un truc, pour moi, il y a un malentendu originel...
06:56Pardon, j'ai l'impression...
06:57Non, non, vas-y, vas-y, finis, finis.
06:58Pour moi, il y a un malentendu originel dans l'histoire de Kylian Mbappé,
07:01c'est que depuis sa petite enfance, il est persuadé, à cause de grâce à ses capacités aussi intellectuelles,
07:08il est persuadé que c'est lui qui doit écrire son histoire.
07:10Or, tu n'écris pas ton histoire tout seul.
07:12Tu écris ton histoire en la faisant croiser celle des autres.
07:15Et Kylian, il est obsédé par le fait de tenir les rênes de sa propre histoire.
07:21Et même, du coup, d'écrire l'histoire de l'équipe de France, d'écrire l'histoire du PSG, d
07:25'écrire l'histoire du réel.
07:26Mais en fait, tu ne peux pas écrire ça tout seul.
07:28Laisse aussi un peu faire les autres, laisse-les avoir leur espace, laisse-les parler, laisse-les respirer, laisse-les
07:31vivre.
07:32Donc, quand tu es surdoué, tu parles d'intelligence.
07:34Oui.
07:35Donc, ça fait 10 ans, 11 ans qu'il est dans ce milieu-là.
07:38Il sait que ça ne marche pas comme ça, mais il continue à faire ça.
07:39D'accord.
07:40Donc, ça, c'est une forme d'intelligence.
07:42Moi, je pense que c'est l'inverse.
07:43Philippe s'enfourche.
07:45Alors, pourquoi ?
07:46En fait, il faut être précis sur les mots.
07:48C'est-à-dire qu'il est impossible à museler.
07:50Il est amuselable, que ce soit dans son expression sur le terrain ou en dehors, dans sa façon de vouloir
07:57régulièrement prendre la parole.
07:59Il le fait.
08:01Bon.
08:01Ça a toujours été, ce sera toujours comme ça.
08:03Après, l'exemple de la sélection, quoi qu'on en dise, dans laquelle il évolue depuis maintenant…
08:112017.
08:122017.
08:13Donc, bientôt 10 ans.
08:15Il a pu y avoir des épisodes peut-être plus difficiles que d'autres parce que c'est une personnalité
08:20forte.
08:21Mais le propre de la réussite de Didier Deschamps et de son staff depuis maintenant bientôt 14 ans, c'est
08:28d'avoir mis un cadre dans lequel tout le monde doit s'inscrire.
08:32Et en fait, il faut qu'il soit cadré, Kylian Mbappé.
08:36Il s'agit de lui laisser son espace, mais dans un cadre.
08:39Et quand l'institution, le mot qui est souvent galvaudé, est respecté avec des détours fixés de manière précise et
08:48avec un patron, en l'occurrence Didier Deschamps, ça fonctionne.
08:51Oui.
08:52Il avale quand même quelques couleurs.
08:54Il y a eu quelques sacrifices.
08:55Sur ces petites escapades, il avale pas les couleurs.
08:58Philippe, tu réécris l'histoire.
09:00Pourquoi je réécris l'histoire ?
09:01Parce que je pense pas que Deschamps soit le patron et qu'il décide de tout.
09:04Ah bah dans sa relation avec Kylian Mbappé, il se fait pas balader.
09:08Non, il a dû adapter le cadre quand même.
09:10Deschamps a dû adapter le cadre.
09:12Ça c'est vrai.
09:12Il a dû adapter le cadre, par exemple, sur le sponsoring, sur le brassard.
09:15Il a dû adapter le cadre à sa personnalité, ce qui est normal.
09:17Mais ça, sur le sponsoring, c'est une histoire qui date d'avant déjà.
09:20Non, non, mais il n'est pas que ça.
09:21C'était sous Noël Legrette que ça a commencé.
09:24Et c'est pas Deschamps qui a la main sur ces choses-là.
09:26Non, mais même lui, il a une cédération.
09:28Alors parlons du brassard, par exemple.
09:30Donc la volonté de Deschamps, c'était de donner le brassard impérativement à Mbappé.
09:34Je pense que Didier Deschamps a estimé que selon la personnalité des deux joueurs,
09:40la manière dont ils s'inscrivaient sur le long terme pour l'un et peut-être sur un temps court
09:44pour l'autre.
09:45Non, mais on parle pour le jour J, quand il prend cette décision-là.
09:46Il en a testé un très bon jour.
09:48Il y en a un de deux joueurs qui a 30 ans.
09:50Moi, je pense qu'à aucun moment, il estime qu'Antoine Griezmann a le profil global
09:56pour être capitaine de cette équipe.
09:58Donc plus Mbappé, qui n'a jamais été nulle part.
10:01Donc plus Mbappé qui a un profil de capitaine.
10:03C'est la vie de Deschamps, en tout cas.
10:05Non, mais je ne sais pas.
10:06Moi, ça m'a interrogé vraiment cette histoire de brassard.
10:09Les McMennon, les Aurélien Tchouameni.
10:11Si on va au bout.
10:13Donc, en gros, ce que tu as signé, c'est que
10:15Kian Mbappé met tellement la pression à Didier Deschamps
10:17que Didier Deschamps lui donne le brassard.
10:19Je pense, oui.
10:20Et je pense que c'est plus simple.
10:21Donc, ça veut dire que Didier Deschamps, je ne le connais pas.
10:23Non, mais je pense que c'est plus simple.
10:25À un moment donné d'arriver, quand il doit décider à qui il doit le donner,
10:28c'est plus simple de le donner à Mbappé qu'à Griezmann.
10:31Et c'est plus simple.
10:31Parce que si tu le donnes à Mbappé, Griezmann, il va avoir les nerfs.
10:34Mais c'est un mec d'équipe avec un esprit différent du sien.
10:37Si tu le donnes à Griezmann, tu perds encore l'autre pendant deux ans
10:40parce qu'il va te faire la gueule, parce qu'il va faire ci, parce qu'il va faire là.
10:43Ce qu'il fait depuis plusieurs années parce qu'il n'a pas le brassard.
10:45Tu peux inverser le raisonnement en te disant que sur le moment,
10:48c'est peut-être plus simple à l'instant T,
10:50mais qu'ensuite tu engages sur le long terme,
10:52c'est-à-dire que tu lui donnes le brassard
10:53et donc tu lui offres des prérogatives encore plus larges.
10:56Et donc, si tu estimes déjà que c'est un joueur
10:59qui a peut-être besoin, justement, comme on le disait,
11:01d'être cadré et que tu lui donnes le brassard,
11:03quelque part, si tu penses qu'il est ingérable,
11:06tu te mets en danger.
11:06Tu t'achètes la paix en faisant ça.
11:08Tu sais que tu lui donnes plus de prérogatives.
11:10Mais tout le monde va être d'accord parce que tout le monde va suivre.
11:12Mais tu t'achètes la paix.
11:14Tu lui donnes le brassard, tu es tranquille.
11:15Tu n'auras plus aucun problème.
11:17Non, mais tu peux, à travers le brassard,
11:19tu peux le faire évoluer,
11:20tu peux le responsabiliser dans une certaine mesure.
11:23Effectivement.
11:23Ah, mais on l'a vu.
11:24Quand il y a eu des matchs, il est parti en Suède.
11:26Quand il y a eu d'autres matchs, il a dit
11:27je suis blessé, je ne suis pas blessé.
11:29En septembre, j'étais au Real Madrid.
11:31Attends, parce que pendant trois mois,
11:33il faut que je m'adapte à mon club, donc je ne viens pas.
11:35Mais il a vachement évolué.
11:36C'est-à-dire que là, le mec, il a montré à tout le monde
11:38quel était l'état d'esprit d'un capitale.
11:40On peut parler toute la nuit, on peut raconter.
11:42Non, mais moi, je te raconte des faits, en fait.
11:43Moi, je vais vous expliquer ce qui se passe.
11:44Je te raconte des faits, en fait.
11:44Dans deux mois, on sait si ça a été un Paris gagnant ou pas.
11:47Il suffit d'attendre deux mois.
11:48Parce que là, l'enjeu, il est là.
11:49Enfin, tout est là pour la gagner.
11:50Si là, il n'amène pas les autres,
11:52là, mais il le sait.
11:53Il le sait.
11:54Là, ça doit passer à travers les autres.
11:55Quand tu es capitale, ça doit passer à travers les autres.
11:56Mais le brassard, effectivement, est quand même un outil
11:59pour le faire évoluer.
12:01Et tu penses que lui, il peut amener les autres acteurs ?
12:02Quand il allait au Paris Saint-Germain, je vous dirais,
12:03Ibrahimovic, quand il arrivait, tout le monde le prenait
12:04pour un fou furieux.
12:05En lui donnant le brassard, ils en ont fait un super capital.
12:07Pardon, excusez-moi, mais Philippe, il est apprécié
12:10de ses coéquipiers d'équipe de France ?
12:12Oui ?
12:13Il n'est pas copain avec sa personnalité.
12:15Mais le respect et l'autorité naturelle
12:17en tant que grand joueur et personnalité forte,
12:20bien sûr que oui.
12:22Bien évidemment.
12:23Il le respecte, il n'y a pas forcément, il le respecte.
12:25Mais oui, certains plus que ça, certains plus que ça.
12:28Non mais Konaté plus que ça, Oupamecano plus que ça.
12:31Non, franchement, non, il a des connexions.
12:33D'ailleurs que c'est dur d'aller contre lui.
12:34Non mais regardez le côté qu'il est à ta.
12:36C'est dur d'aller contre lui dans le groupe.
12:37C'est dur de parier à ses blagues.
12:38Dans ces cas-là, c'est terroriste.
12:39Non, je pense.
12:40C'est dur aussi de parier à ses blagues dans le vestiaire aussi.
12:42Parce que là, parce que ça, c'est sorti quand même dans la place.
12:44En fait, je pense qu'on a tort de se focaliser
12:45sur cette histoire de brassard.
12:47Tu peux lui donner tous les brassards
12:48ou lui enlever tous les brassards que tu veux.
12:55C'est le plus grand joueur de l'équipe de France
12:56des 15 dernières années presque.
12:58Quoi qu'il arrive, ce sera une personnalité très forte
13:00et centrale de ton groupe, quoi qu'il arrive.
13:02Oui, mais ce n'est pas un pari gagnant.
13:04Mais on verra.
13:05Non mais l'équipe de France, on parle de club.
13:07Ce n'est pas un pari gagnant de tout mettre sur lui en fait.
13:09Justement, on va revenir.
13:10Non, ça a été démontré d'année en année
13:12depuis plusieurs années.
13:12On va revenir au club avec Alvaro Arbeloa.
13:15Vous savez qu'hier, il nous disait
13:18oui, pas de problème, je suis le numéro 4
13:20au niveau des attaquants.
13:23On a fait notre boulot de journaliste.
13:24On est allé tout répéter, Alvaro Arbeloa.
13:26Vous savez, pour l'ambiance, tout ça comme ça.
13:27Qu'est-ce qu'il nous dit, Alvaro ?
13:28Il nous dit ça.
13:34J'aimerais avoir 4 attaquants,
13:35mais je ne sais pas quoi te dire
13:36car je n'ai pas 4 attaquants
13:38et je ne lui ai jamais dit une chose pareille.
13:40Il n'a sans doute pas bien compris.
13:42À aucun moment, je lui ai dit
13:44qu'il était le 4e attaquant.
13:45Si je ne le fais pas jouer,
13:47il ne peut pas jouer.
13:48C'est moi qui décide, je suis l'entraîneur.
13:50Je décide qui joue et qui ne joue pas.
13:51Ça me semble très bien que Kylian Mbappé
13:54pense que dans la première partie de saison,
13:56l'équipe avait une structure
13:57et que dans la seconde, non.
14:00Sûrement qu'il a marqué plus de buts
14:02dans la première partie.
14:04Comment traduire ça ?
14:05Finalement, il y a un conflit.
14:06Arbello a d'un côté.
14:07Certains joueurs l'aiment bien,
14:08le défendent ou en tout cas le soutiennent.
14:10Arbello va...
14:11Un peu plus de 3.
14:12C'est-à-dire qu'en fait...
14:13Que 3 ? 3 joueurs soutiennent ?
14:143 et 4.
14:15Mais c'est surtout sur Valverde, Benningham.
14:17En fait, ça a été décrit dans l'équipe
14:19de manière très carrée.
14:21En fait, les racines du mal,
14:23c'est l'éviction de Xabi Alonso
14:24qu'ils étaient quelques-uns à soutenir.
14:26Mais ces 3-là, en fait,
14:27ont eu la peau de Xabi Alonso
14:29à ce moment-là du film,
14:30donc mi-janvier.
14:31Donc ensuite, effectivement,
14:33puisqu'il était clair pour Xabi Alonso
14:35que Bappé était privilégié
14:36par rapport à Vinicius.
14:37Donc quelque part,
14:38Vinicius prend une revanche.
14:39Et c'est un peu les racines du mal
14:40et on parle là-dessus, en fait.
14:41Donc après, effectivement,
14:42c'est un West-Hirou, il y a des clans.
14:43Je ne dis pas machin à raison, machin à tort.
14:46Mais Bappé, d'ailleurs, avait joué blessé
14:47pour essayer de sauver la peau de Xabi Alonso.
14:51Ça n'avait pas suffi.
14:51Ça, c'est ce qu'on nous dit.
14:52Oui, en tout cas...
14:53Ce qu'on nous raconte.
14:54En tout cas, Xabi Alonso l'avait dit lui-même.
14:57Je suppose quand même qu'il y a une part de vrai.
14:59Mais effectivement, les racines du mal,
15:00c'est les clans qu'il y a dans le vestiaire.
15:02Ça, c'est très clair.
15:03Et au passage, vous remarquerez
15:04que l'affrontement entre Chouamény,
15:07c'est de la faute de Bappé, bien sûr.
15:08On n'a qu'à lui mettre encore ça sur le dos.
15:10C'est, non, mais bientôt,
15:10on va m'expliquer qu'il a tué Kennedy.
15:12Il n'était pas né.
15:14On parle de foot.
15:15On parle juste de foot.
15:16L'affrontement entre Valverde et Chouamény
15:17avait aussi les contours
15:19de cette lutte de clans-là,
15:20quoi qu'on en pense.
15:20C'est-à-dire qu'il y a quelque part,
15:22il y a une espèce de redite
15:22dont ils n'arrivent pas.
15:23C'est-à-dire que depuis qu'Emma Pét est arrivé,
15:25en fait, Jude Benglingham,
15:26c'est devenu une ordure.
15:28Vinicius, non, Vinicius,
15:29il n'arrive plus à jouer au foot.
15:31C'est parce que lui,
15:33on m'explique qu'il a perdu le ballon d'Orient
15:34il y a deux ans.
15:36Valverde, qui était une patte,
15:37n'entendait jamais un mot sur lui,
15:39c'est devenu un truand.
15:40Non, mais c'est marrant.
15:41C'est marrant.
15:41Tu re-la pas écarter Bellingham
15:44par hasard non plus d'un rassembleur.
15:45Enfin, moi, je n'essaie pas de vous expliquer.
15:46Oui, mais Bellingham,
15:47pendant deux ans au Real Madrid,
15:48il n'y a pas eu une histoire, non ?
15:49Peut-être qu'il est arrivé.
15:50Non, je ne sais pas.
15:51Sinon, tu as des infos.
15:52Peut-être que nous, on n'en a pas.
15:53Il ne faut pas oublier de dire
15:54à quel point le Real Madrid
15:55est mal dirigé en ce moment.
15:56Et ça part de là, en fait.
15:57Parce qu'à partir du moment
15:58où Kylian Mbappé,
15:59il te met un plan deux fois de suite.
16:01Et où tu dis,
16:01mais de toute façon,
16:02on est une institution,
16:03le train ne repassera pas deux fois
16:04et que le train repasse.
16:05Tous les parents
16:06qui ont éduqué des jeunes enfants
16:07savent très bien comment c'est.
16:08Quand tu dis qu'il va y avoir une punition
16:10et qu'il n'y a pas de punition,
16:11tu n'es plus respecté.
16:12Donc, le truc aussi,
16:13c'est qu'il y a une faute originale
16:14aussi du Real
16:15qui est aujourd'hui mal dirigée
16:17et qui a recruté Mbappé
16:19dans une atmosphère
16:20où le club était mal dirigé.
16:21Mais mal dirigé,
16:22il venait de gagner
16:23la Ligue des champions.
16:24Tu es mal dirigé de quoi ?
16:25Le problème,
16:26c'est que l'institut
16:26elle est bancale.
16:28Mais moi,
16:28je te rejoins sur ça.
16:29Peut-être sur la direction.
16:30Non, mais sur la direction,
16:31il y a une erreur pour moi.
16:32Il y a une erreur de stratégie.
16:33Après, tu le fais venir,
16:34tu ne le fais pas venir.
16:35Ça, c'est une chose.
16:36Mais tu ne peux pas l'amener
16:37dans cette équipe
16:38qui vient de gagner
16:38la Ligue des champions
16:39en expliquant à tout le monde
16:41dans le vestiaire
16:41avec des égos,
16:42comme tu dis,
16:43je pense qu'ils ont des égos.
16:44Mais à tout le monde,
16:45tu leur expliques.
16:46Le patron, c'est lui maintenant.
16:47Mais comment tu peux faire ça ?
16:49Tu sais très bien
16:49que tu envoies une bombe
16:50dans le vestiaire.
16:51Tu sais très bien
16:52que tu vas créer des clans.
16:53Les mecs,
16:53attends,
16:54mais moi, Mbappé,
16:54je vais le suivre.
16:55Et puis les autres,
16:55ils vont dire,
16:56mais attends,
16:56je ne vais pas courir pour lui.
16:57Alors que nous,
16:58on vient d'en gagner deux
16:59en trois ans.
17:00Moi, je trouve ça hallucinant.
17:01Et on trouve que c'est normal.
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