- il y a 2 jours
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 20/04/2026.
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00:02Benassia, sulfate l'OM, la défaite de l'Orient n'est pas passée au sein de l'Olympique de Marseille.
00:07Le recadrage de Mehdi Benassia qui a fustigé la nullité de ses joueurs.
00:12Paf, un débrief misclé au micro de Karim Attab, où il parle à Karim, son pote journaliste pour le Média
00:18Marseille, Maritima.
00:19Attention justement, à propos de Maritima, forte houle, ça va secouer. On y va, Mehdi Benassia.
00:24Quand je vois les matchs qu'on fait aujourd'hui, même si je n'ai pas envie de parler à
00:27Karim, je suis obligé de venir à la presse.
00:29Parce que c'est un scandale. On fait des stages, donc ça lui coûte des sous des stages.
00:32Mais pourquoi ? Parce que tu veux bosser, tu veux te retrouver, tu veux créer du lion avec les mecs
00:36parce que c'est ce qu'il a manqué.
00:38Parce qu'à ton avis, là, combien sont rentrés dans le bestiaire et ils ont retourné la table ? Combien
00:41à ton avis ?
00:42Beaucoup. Ben zéro. Personne.
00:44Là, tout est nickel, les bouteilles sont bien en place, tout ça.
00:47Donc en fait, tu joues au Olympique de Marseille, tu fais un match comme ça et tu l'acceptes.
00:49Mais moi, pas m'en fumer. Pas m'en fumer.
00:51Mais quand tu joues l'Orient, qui n'a plus rien à jouer, d'accord, à 17h, et que tu
00:55ne gagnes pas un duel, et que tu ne fais pas une course vers l'avant, et que tu n
00:58'es pas entreprenant, tu ne tentes rien.
01:00Eh oui, c'est ça la vérité.
01:01Mais c'est facile, je sais. Ce n'est pas beau, le logo, il n'est pas bon.
01:04Ce ne sont pas mes histoires, ça.
01:05Moi, je parle football.
01:06Et quand tu rentres ici, quand tu as cinq finales à jouer pour un objectif de Ligue des Champions, ça
01:11doit se voir, sauf que ça ne se voit pas.
01:13Et tous les mêmes gauches, ils tournent, ils passent, et c'est les mêmes choses.
01:15On parle de quoi ? De couilles, d'amour propre, de respect, du respect du maillot qu'on porte, du
01:20respect des gens.
01:21Et à l'arrivée, on fait quoi alors ?
01:24On fait quoi ? Sur un ballon droit de 40 mètres, c'est moi qui vais ?
01:28Sur un deuxième ballon, c'est moi qui vais ?
01:30Et puis tu verras, il y en a certains qui partiront, parce que peut-être qu'il y en a
01:32qui te disent la Coupe du Monde, le machin, moi j'ai déjà un club, moi j'ai...
01:35Bah ouais, pas de problème.
01:37Et puis le plus grave, c'est que dans deux mois, on dira, putain, mais il est bon lui en
01:40fait.
01:41Mais ici, par contre, tu n'as pas fait les efforts, c'est ça qui est le plus grave.
01:44Mais ça, moi je parle juste d'ambi, je ne parle pas de ballon, je parle d'ambi, d'ambi.
01:48Tu as montré quoi aujourd'hui ?
01:51Tu as montré une équipe qui n'est pas là.
01:53Peut-être qu'il y en a qui pensent à la Coupe du Monde, peut-être que je t'ai
01:55dit, il y a des changements, président, directeur, ouais, mais moi de toute façon j'ai un club.
01:58Ouais, ok, un club.
02:00Ouais, va voir.
02:01Malheureusement c'est bien de découvrir, moi aussi, il y en a beaucoup, je les aime beaucoup, c'est des
02:04super mecs, tout ce que tu veux.
02:05Les prestations, c'est...
02:06Elles ne sont pas dignes à un club de l'Université de Marseille.
02:09Donc je leur ai dit de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines.
02:12Ouais.
02:13Il faut passer un peu plus de temps ensemble, peut-être.
02:15C'est simplement pour expliquer aux joueurs que s'ils pensent que quelqu'un du club a lâché,
02:19on va leur montrer qu'on est prêt à passer toutes les journées à la commande, s'il faut, tous
02:22les jours.
02:22Donc si pour énerver un petit peu, pour booster un peu le truc, ça fait du bien de passer du
02:27temps ensemble.
02:28Comme j'ai dit, matin, après-midi, travailler, on va le faire, je n'ai pas de problème avec ça.
02:32Bonne journée.
02:34C'était José Garcia de Niro, You Talking To Me, enfin voilà, séance doublée, cette semaine jusqu'à mercredi,
02:42mise au vert à la commanderie à partir de jeudi jusqu'à dimanche, jour du match contre Nice.
02:46Cette sortie, est-ce le meilleur moyen d'enterrer l'OM à cette question ?
02:51Deux chroniqueurs ne sont pas d'accord.
02:52Il y a d'autres directeurs sportifs, mais vraiment, des directeurs de football qui vont s'opposer.
02:55Jingle, on y va.
02:59Ouais, pour Thomas, Bonavent, ouais, c'est le meilleur moyen d'enterrer l'OM.
03:03Non, Étienne Didot, vous serez opposé à Thomas Bonavent.
03:07Thomas, vous me faites un petit signe, faites parler Étienne, il a déjà la tête dans le seau.
03:11Vous êtes, non, non, on n'est pas comme ça.
03:14Thomas, le logique, c'est le meilleur moyen d'enterrer l'OM.
03:18Oui, vous commencez, mon cher Thomas.
03:20Déguénez, on y va.
03:22Non, mais de toute façon, je n'ai pas attendu la sortie de Mehdi Benatia pour avoir fait une croix
03:25sur la saison de l'Olympique de Marseille.
03:27Ça fait deux ans que cette stratégie de taper sur tout le monde ne fonctionne pas.
03:31Le résultat, il est là, c'est qu'aujourd'hui, l'OM est dans une crise institutionnelle, dans une crise
03:35sportive.
03:36Et surtout qu'un discours, moi, le discours est implacable.
03:38Je suis 100% d'accord avec lui, on dirait un supporter qui parle.
03:41Il n'y a pas de souci, je suis d'accord avec tout ce qu'il dit.
03:42Sauf qu'aujourd'hui, c'est un directeur du football démissionnaire et que les joueurs, ça fait deux ans, leur
03:47dit que la porte est ouverte à chaque fois.
03:48Et quand le directeur sportif tape sur ses joueurs qui lui-même va s'en aller à la fin de
03:53l'année, le discours est plus audible.
03:54Etienne Didot, autre directeur sportif sur le plateau.
03:57Non, pourquoi ? Ce n'est pas un message pour enterrer de l'OM ?
04:00Je ne suis pas forcément un adepte des prises de parole de Benassia.
04:05Mais on dirait qu'à Marseille, ça fait plusieurs semaines qu'il n'y a plus de capitaine dans le
04:08navire.
04:09Et si Benassia rentre dans le bus avec les joueurs et qu'il ne dit pas un mot à la
04:12presse, on va dire que le bateau coule et qu'il ne se passera plus rien.
04:15Moi, je pense que c'est le dernier électrochoc qui peut se passer pour le groupe marseillais.
04:19Alors, il y a des gens qui disent que le groupe va tourner le dos.
04:21Je pense que Benassia, il n'en a rien à cirer de ça.
04:23Je pense qu'il faut que le groupe s'énerve, il faut qu'il y ait une révolte.
04:26Et c'était peut-être la dernière chance, en fait, que Benassia fasse ce discours-là.
04:30On verra si l'électrochoc fonctionne.
04:32C'était le sacrifice de Mehdi Benassia.
04:34C'est une lecture d'Étienne Didot que ne partage pas fondamentalement Thomas Bonavant, d'où le duel président.
04:41Ça marche aussi.
04:43Non, c'est Bonavant, c'est Bonavant.
04:45Président de Gor, à vous de trancher.
04:47Je ne partage pas trop non plus le point de vue d'Étienne Didot.
04:52Qui était déjà pas très bon président, mais alors qu'on a enlevé le peuple.
04:57On va lui laisser une chance de se rattraper.
04:59On va lui laisser une chance de se rattraper.
05:01Il reste un peu démissionnaire.
05:02Je suis plutôt d'accord avec ce que dit Thomas.
05:05Pour avoir écouté attentivement ce qu'a dit Étienne, il dit,
05:09si Benassia passe et qu'il ne parle pas, tout le monde va lui tomber dessus.
05:12Non, pas lui tomber dessus.
05:13Ça veut dire que le bateau coule sans rien se passer.
05:15Non, mais il peut déjà parler un peu plus tard, s'il ne sait pas ce qu'il va dire.
05:20Et s'il parle, il peut tenir un autre discours que celui qu'il sert régulièrement depuis deux ans.
05:25Comme tu l'as dit, c'est souvent ça.
05:26Il tape dessus, il tape dessus, il tape dessus.
05:29Donc, il ne fait que continuer d'enterrer l'OM.
05:32C'est pour ça que je suis plutôt d'accord avec Thomas là-dessus.
05:35Et surtout, moi, je note aussi une contradiction dans ce que dit Benassia.
05:41C'est qu'il reproche à ses joueurs de ne pas retourner la table, de ne pas faire tomber les
05:47vestiaires.
05:47Mais quand il y a un joueur qui s'énerve, comme Adrien Rabiot, il est le premier à le dégager
05:51du club.
05:51Non, mais ça, on peut revenir.
05:53C'est tout.
05:53Mais faire tomber deux bouteilles ou enclencher un coéquipier, je pense qu'il y a quand même des degrés de...
05:58Tu peux aussi le protéger.
06:00C'est un mec qui a du calacaire.
06:01La question qui est posée, ce discours-là, cette réaction, est-ce que c'est ça qui va faire couler
06:05l'OM ?
06:05Non, mais Étienne, aujourd'hui, la réalité ne l'a pas du tout.
06:08Ça continue de l'enterrer, c'est tout.
06:09J'ai lu quelque part, il a fait trois ou quatre interventions comme ça.
06:13Et suite à ces interventions-là, il y a eu deux ou trois victoires.
06:16Non, non, pas tout le temps.
06:17C'est une fois.
06:18Une fois.
06:19Une fois.
06:19Après Bruges, ça n'a pas été extraordinaire.
06:22Il y a eu une réaction.
06:24Il reste quatre matchs.
06:25Étienne, le contexte a changé.
06:26Il est démonétisé.
06:27Comment ?
06:28Les joueurs savent qu'il n'est plus le directeur du football.
06:30Les joueurs ne sont plus à Marseille.
06:32Il n'y a plus de président, il n'y a plus de directeur sportif, il n'y a plus
06:34d'entraîneur.
06:34Si tu ne dis rien quand le bateau coule, à ce moment-là, c'est la catastrophe.
06:39Il faut tenter quelque chose.
06:40D'accord, mais qui parle ?
06:41Étienne.
06:41Parle à un homme qui va partir dans un mois.
06:44Moi, je suis salarié de l'Olympique de Marseille.
06:46Tu crois que je vais me ranger derrière ?
06:49Et tu vas être encore plus mauvais que ce que tu as été pour ce discours-là.
06:51J'en ai rien à carrer.
06:52Aujourd'hui, la réalité, tu es obligé.
06:53Mon chef, ce n'est plus mon chef.
06:55Et donc, tu dégages.
06:56Je suis basique.
06:57C'est comme ça qu'on réagit.
06:58Il n'y a plus aucune réaction, alors ?
07:00Juste, pardon, mais souvent, on dit les coups de gueule.
07:03Bon, il ne faut pas en pousser trop dans la saison.
07:06Parce que finalement, en général, Méli Benassia, dès qu'il arrive, il y a une catastrophe intersidérale.
07:11En tout cas, une déception, il pousse des petits coups de gueule.
07:14Et combien il faut de coups de gueule au maximum dans une saison pour que ça fonctionne, pour que ce
07:20soit opérant ?
07:20Par exemple, je te laisse après, mais tout dépend en fait de…
07:23Mais il ne parlait pas.
07:24Si, si, si.
07:26Trois fois.
07:27Tout dépend du club, tout dépend des personnes qui sont en place.
07:30Si tu as un président qui est calme, un directeur sportif qui est calme, s'il gueule une fois, ça
07:33va marcher.
07:34À Marseille, tout le monde gueule.
07:36Tout le monde gueule.
07:36Donc là, ce n'est pas ce discours-là qui va faire que les joueurs vont piquer du nez.
07:40Ils ont déjà piqué du nez.
07:41Mais je ne sais pas si vous avez vu vraiment ce match à Lorient.
07:44J'ai eu la chance de le voir.
07:45Malheureusement, on l'a vu.
07:46J'ai eu la chance de le voir.
07:47Mais franchement, j'ai très rarement vu une équipe mener 2-0, avoir une chance de se qualifier en Champions
07:53League et faire une deuxième mi-temps comme ça.
07:54Je te jure, je ne pouvais pas y croire en voyant le match.
07:56Je ne pouvais pas y croire.
07:57Donc Benassia, qu'il a une réaction comme ça, alors je ne suis pas un adepte de ces discours-chauts.
08:02Mais franchement, je trouve ça bien.
08:04C'est un minimum.
08:05Moi, j'aurais explosé comme lui.
08:06Alors peut-être différemment.
08:07Mais ils ne peuvent pas faire ça.
08:08C'est la voix du peuple.
08:10Il ne fait que la traduction de la voix du peuple.
08:11Il le fait peut-être souvent.
08:12Comme à Bonavent.
08:13C'est qu'aujourd'hui, Mehdi, il se sent trahi par tous ces joueurs-là, par des joueurs qu'il
08:19a fait venir.
08:20Il a donné une chance, par exemple, à Imad Abdelhi.
08:21Il a donné quatre ans à Imad Abdelhi.
08:24C'est un cadeau.
08:25Justement, on peut s'interroger quand même sur ses choix.
08:26On peut aussi s'interroger sur ses joueurs.
08:28Ça, je le mets de côté.
08:29C'est qu'en fait, il a fait venir des joueurs et il a essayé d'enclencher une dynamique, surtout
08:34sur l'état d'esprit.
08:35Le plus gros échec de Mehdi Menatia, ça peut être les coachs.
08:37Ça peut être les choix de joueurs.
08:39Ça, on peut faire une émission entière sur lui.
08:41Le vrai, le véritable échec aujourd'hui, on est le 20 avril, c'est que l'équipe ne lui ressemble
08:46pas.
08:47C'est que quand il arrive, il donne une interview.
08:48Il dit, quand il y a l'épisode Marcelino, moi, ce que j'ai vu contre la Talenta, la demi
08:54-finale retour là-bas où ils perdent 3-0, je ne veux plus voir ça.
08:56Ça, c'est une équipe qui ne ressemble plus à l'Olympique de Marseille.
08:58On est deux ans plus tard.
08:59L'équipe, c'est encore pire que ça.
09:01Donc aujourd'hui, le plus gros échec de l'OM, c'est qu'il n'a pas une équipe qui
09:05lui ressemble.
09:05Et du coup, aujourd'hui, la réalité de l'OM, c'est que c'est les joueurs qui décident de
09:09tout.
09:09C'est que les joueurs vont dicter, vont être la conséquence de tout ce qui se passe en coulisses.
09:13Mais s'ils s'en sortent, ça sera grâce aux joueurs.
09:15S'ils plongent, ça sera à cause des joueurs.
09:17Ils décident de tout sur quoi sur le terrain ?
09:18Donc aujourd'hui, de venir et de mettre des clous partout et d'enfoncer les joueurs sur un discours,
09:22le vestiaire, il n'écoute plus Mehdi Benatia.
09:24À partir du moment où c'est un directeur sportif qui va partir,
09:27qui a dit pendant deux ans que les portes sont ouvertes de partout,
09:31moi, je suis d'accord à 100% avec ce qu'il a dit.
09:33Ils écoutent qui, à l'OM ?
09:33Par contre, moi, dans la séquence, la déclaration que j'aime beaucoup, c'est celle d'Habib Bey.
09:38C'est Bey, aujourd'hui, qui doit incarner ça.
09:41Il l'écoute Bey, il est joueur.
09:42Mais ça se foutu parce que lui, il incarne l'actualité de l'OM.
09:45Il y a un gars qui va être encore là.
09:47Mehdi Benatia, s'il avait dit à ma courte, je reviens,
09:55mais on ne dit à personne que je parle à la fin de saison, c'est différent.
09:58Là, le discours, publiquement, c'est que je me casse.
10:00Donc, il n'est plus audible.
10:01Thomas, on fait rentrer Ciali ?
10:02Non.
10:07Elle arrive à la fin, elle prend son ticket, elle attend comme tout le monde.
10:09Ciali.
10:10Non, non, mais j'écoutais avec attention ce que disait Thomas.
10:13Mais Bey, c'est le choix de Benatia.
10:16Tous les joueurs, c'est les choix de Benatia.
10:17Ce n'est pas le débat, ça ?
10:18Si, parce que tu disais, l'équipe ne ressemble pas.
10:21Donc, en fait, c'est un constat et un aveu d'échec qu'il vient de faire devant tout le
10:24monde.
10:24Mais pour moi, Bey, il a exclu du débat, en fait.
10:26Pourquoi ?
10:27Parce que comme le disait Étienne, on n'est pas sûr qu'il va rester déjà.
10:31Parce qu'avec les résultats qu'il fait, il n'est pas qualifié.
10:34Donc, son discours, il ne peut pas être plus audible que celui de Benatia.
10:37Le vestiaire, il est traumatisé depuis le Trophée des champions, depuis Bruges.
10:39Aujourd'hui, on a un vestiaire qui est traumatisé.
10:41L'échec de Bey, il n'est pas parce qu'il a mis le demi-terrain.
10:43Parce qu'il n'a pas réussi à remettre la tête.
10:48Thomas, Thomas, Thomas.
10:49Habib, lui aussi, a une colère, mais on va dire plus froide.
10:53Moins Robert De Niro, plus Habib Bey.
10:56Il envisage quoi ?
10:57Si ça continue comme ça, je vais lancer les minots.
11:00C'est le retour des minots.
11:01On y va.
11:02Habib Bey.
11:04Ce soir, j'estime qu'il y avait des joueurs qui avaient la possibilité de marquer aussi
11:06de leur emprunter cette fin de saison.
11:08Cette opportunité n'a pas été saisie.
11:10On a aussi des leaders dans ce groupe qui doivent être des leaders positifs
11:13et des leaders constants.
11:15Et pas que quand c'est facile, quand c'est difficile aussi.
11:17ce qu'on n'a pas vu ce soir.
11:19Et donc, mes prochains choix seront faits aussi en fonction de ça.
11:22Et si on doit aller sur les quatre derniers matchs avec des jeunes
11:25qui, peut-être, eux, ont cette fin de bien finir cette fin de saison, on ira.
11:29Et donc, on va évaluer ça sur la semaine de préparation de Nice.
11:32Mais il est hors de question de revoir le visage qu'on a vu ce soir de l'Olympique de
11:35Marseille.
11:36Moi, je veux bien savoir comment ils recrutent leurs joueurs.
11:38Parce qu'à chaque fois, on entend dire qu'il faut avoir une mentalité.
11:42Non, mais ce n'est pas ça.
11:43C'est sur les leaders.
11:44Parce qu'on a l'impression qu'il n'y a pas de leader.
11:45Chacun fait son émission de son côté.
11:47Ce n'est pas le débat quand tu recrutes Aguirre dans le début de saison.
11:52C'est bonhomme.
11:52Quand tu recrutes Pavard, c'est un finaliste de Ligue des Champions.
11:55Pavard, ce n'est pas un leader dans l'âme.
11:56Je veux dire, on le sait.
11:57C'est peut-être un bon joueur.
11:58C'est un mec qui peut s'exprimer.
12:00Oui, mais ça ne veut pas dire.
12:01Il peut quand même lever un vestiaire.
12:03Il peut lever un groupe.
12:05Au bas, mais il n'y en a pas un cadre.
12:06Au bas, mais il n'y en a pas un mec qui peut parler, qui peut prendre la parole.
12:08Quand tu viens un mec comme Rabiot qui, lui, avait ouvert...
12:11Mais j'en ai marre qu'on ramène Rabiot sur le tapis.
12:13Aujourd'hui, l'actualité de Marseille, ce n'est pas Rabiot.
12:15C'est Adélie qui ne courent pas.
12:17C'est des mecs qui ne courent pas.
12:18Ce n'est pas parce que Rabiot...
12:18Non, je ne suis pas d'accord avec toi.
12:20Mais ça, c'est la question.
12:21Tu ne peux pas enlever le départ de Rabiot sur ce qui se passe là ?
12:24Le président prend la parole 50 fois.
12:26L'actualité de Marseille, justement, l'actualité de Marseille, c'est Rabiot.
12:29Parce que, juste, si tu permets, s'ils avaient pris la défense de Rabiot,
12:33et quand je dis ils, c'est Dezerbi et Benassia, notamment,
12:39ils auraient un leader dans l'équipe.
12:40Ils auraient le leader dans l'équipe.
12:41Et on ne serait peut-être pas là à se poser la question
12:42qu'il y a un manque de leader et qu'il n'y a pas de bouteilles qui volent.
12:44Parce que tu dis entre mettre son point dans la gueule à un joueur
12:47et faire voler des bouteilles.
12:49Oui, il y a une marge.
12:50Mais faire voler des bouteilles, ça ne te fait pas gagner un match non plus.
12:52Deuxième point.
12:53Quand on dit, est-ce le meilleur moyen d'enterrer l'OM ?
12:55Parce que c'est ça le débat, finalement.
12:57Oui, c'est le meilleur moyen d'enterrer l'OM.
12:58Et là-dessus, tu as raison.
12:59Mais je vais donner un autre exemple.
13:00Quand il fait avec Klos l'année dernière.
13:01où il tape sur la tête de Klos, il est où Klos après ?
13:04Il ne joue plus.
13:05Il est disparu.
13:06Il est transféré.
13:08Pourtant, ce n'est quand même pas le pire des joueurs du monde.
13:10Mais si, c'est une stratégie.
13:11On parle de la période par rapport à 4 finales qui restent.
13:15Tu me parles de Klos, ça n'a rien à voir.
13:17Arrête de dire que ça n'a rien à voir.
13:18C'est une stratégie de management qu'il a conservée d'une année sur l'autre
13:20et qui ne fonctionne pas.
13:22C'est tout.
13:23Et à l'arrivée, il ne peut pas s'étonner que l'OM n'ait pas de résultat.
13:25Etienne, est-ce que la confiance d'un groupe, ça s'entretient ?
13:29Est-ce que la confiance d'un groupe, ça se cultive ?
13:33Pardonnez-moi un peu d'insister.
13:35À travers cette question, j'imagine que j'ai un peu la réponse.
13:39C'est un peu dégueulasse de ma part.
13:41Mais j'ai l'impression que pendant toute cette saison,
13:44avec les déceptions, ils ont élimé un peu plus à chaque déception
13:48la confiance des joueurs.
13:51De toute façon, des fois, on dit oui, ça se passe là-haut.
13:55Le club est en feu, tout le monde se tire dessus.
13:58Il y a plein d'événements.
13:59Rabiot, il y en a eu plein d'autres, j'en ai oublié.
14:02Mais effectivement, ça touche toujours un groupe.
14:04Je pense que le groupe, il ne s'est même plus usé.
14:06Il y a un autre adjectif qui est plus puissant, sûrement.
14:08Mais ils n'en peuvent plus.
14:10C'est pour ça que moi, ce discours-là...
14:13Vous le comprenez.
14:14Oui, mais ce discours-là qu'il a eu,
14:15ce n'est pas celui-là qui va changer quelque chose pour moi.
14:17En fait, la question est là.
14:18Est-ce que ce discours-là, il va changer quelque chose ?
14:20Non, ça fait longtemps qu'il a des discours comme ça.
14:22Et du coup, ça fait longtemps que l'homme est mal.
14:24Ce n'est pas ce dernier discours.
14:25Il n'en peut plus.
14:26Du coup, il se vide.
14:28Voilà, il se vide complètement.
14:30Il dit ce qu'il pense sur ce match-là.
14:31Moi, je pensais la même chose que lui sur ce match-là.
14:33Donc, c'est un coup d'épée dans l'eau.
14:35Pour revenir à Rabiot...
14:36C'est plus un coup d'épée dans l'eau, sûrement.
14:37Mais ça ne changera pas la donne.
14:39Je reviens à Rabiot aussi, comme Damien.
14:42Quand il est parti, Véronique Rabiot, sa mère, a dit
14:45« Ce sont des dirigeants rattrapés par leur orgueil
14:47et dépassés par leurs émotions. »
14:49Un an après, on en est toujours là.
14:52Longoria, il n'est plus là.
14:53Medellin Benassé, il n'est bientôt plus là.
14:55Dezerbi, il est à Tottenham.
14:57Mais ces trois-là ont été des gens rattrapés par leur orgueil
15:00toute la saison et dépassés par leurs émotions toute la saison.
15:03Et dernière illustration, tu dis qu'il parle comme un supporter.
15:06C'est exactement ça.
15:07Ce sont les émotions d'un pur amoureux de l'OM.
15:11Mais ce n'est ni le discours d'un directeur du football
15:13ni le discours d'un directeur du football encore en place.
15:16Parce que s'il était sûr de rester encore un an,
15:18il n'aurait pas fait plus le discours.
15:20En tout cas, quand un patron part, vous ne lui parlez plus.
15:23Voilà, mon cher Dominique.
15:25On a appris un peu à mieux vous connaître,
15:27vous, le salarié du parisien que vous êtes.
15:29D'abord, Arnaud.
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