00:0023h37, l'affaire continue avec Kevin Diaz, avec Daniel Riolo, notre spéciale Naïsna jusqu'à minuit avec François Manardo et
00:10le coproducteur du doc sur Netflix, Stéphane Kamga qui est avec nous.
00:16Alors il y a encore des aspects à aborder bien sûr, je rappelle encore une fois quand même que toutes
00:21les personnes incriminées, Raymond Domenech en tête, sont les bienvenus sur RMC pour se défendre, pour s'expliquer.
00:28Après tout ce qu'on dit depuis 22h, c'est la moindre des choses.
00:31Je serai ravi de revenir s'il décide de venir sur le plateau pour pouvoir acheter avec grand plaisir.
00:38On a eu un message de Nicolas Nelka depuis le début de l'after qui nous dit pourquoi il n
00:43'a pas parlé, pourquoi il a mis autant de temps à parler.
00:46En 2010, les Français n'étaient pas prêts à entendre la vérité. En 2026, ils l'ont, cette vérité.
00:52Donc voilà pourquoi ils n'ont pas voulu s'exprimer, tous ces joueurs, à ce moment-là.
00:55C'est à peu près ce que je disais tout à l'heure.
00:57Alors, il y a encore des trucs dont on n'a pas parlé.
00:59Donc la grève, le sentiment d'injustice, les joueurs qui veulent partir.
01:04Et là, j'avais des détails déjà que Patrice Evra avait déjà un peu raconté,
01:09notamment Raymond Domenech qui prend les clés du bus, parce que le bus, c'est ça aussi qui a provoqué
01:13la folie,
01:14c'est que le bus, les joueurs décident de repartir, mais le bus ne part pas et reste un long
01:19moment.
01:19Et c'est ce qui provoque cette latente l'après-midi, parce que donc Domenech prend les clés.
01:23Est-ce qu'en termes de logistique, ce ne sont pas des champions, les joueurs ?
01:26Domenech non plus !
01:29Mais ils n'ont pas pensé une seule seconde, il n'y en avait pas un qui avait son permis
01:33pour conduire le bus,
01:34et qu'il fallait compter sur le chauffeur, et Raymond demande à Mohamed Senadji,
01:37qui est le responsable de la sécurité, qu'il prenne les clés du chauffeur.
01:41Donc le chauffeur, il était là comme un con, avec son volant.
01:45Oui, j'ai vu Jacobus, effectivement, qui était le chauffeur de ce bus.
01:48Comment s'appelait-il ?
01:49Jacobus.
01:50Ce n'est pas vrai !
01:51C'est une blague !
01:52Jacobus ?
01:53Oui.
01:54Il s'appelait Jacobus, vraiment ?
01:55C'est l'une des personnes.
02:01Donc, finalement, le bus part, mais avant, il y a l'épisode du communiqué.
02:06Donc ça, il en est question aussi dans le doc, puisque donc on comprend,
02:10c'est là où Domènech a cette fameuse phrase, j'ai récupéré un papier,
02:14on m'a dit que ça venait des joueurs, au début j'y croyais pas parce qu'il n'y
02:17avait pas de faute d'orthographe.
02:19Finalement, il va lire, mais c'est toi François qui aurais dû le lire.
02:22Enfin, en tout cas, les joueurs te demandent d'abord à toi.
02:24Non, Patrice me demande de le lire, et donc moi, quand je comprends que le communiqué,
02:29il est contre l'équipe de France, contre la Fédération, donc qui est accessoirement mon employeur,
02:35je refuse de le lire, et je vais m'obstiner à refuser de le lire.
02:39Il l'a gardé quand même ?
02:40Alors, je le récupère, parce qu'en fait, il passe dans quelques mains,
02:45et à la fin, il se trouve que c'est moi qui le récupère,
02:49donc c'est une partie de ma vie, comme c'est une partie de la vie de Raymond,
02:53des joueurs, de Robert Duvernes, etc.
02:54Bon, il se trouve que c'est moi qui l'ai.
02:56Si ça en emmerde quelques-uns, comme je l'ai entendu sur Autaine sans flamme tout à l'heure,
03:00c'est leur problème.
03:02Alors, moi j'ai une question pour Stéphane là-dessus.
03:04On est d'accord que là, Raymond Devonnet qui joue un peu la comédie, non ?
03:07Sur la fin du doc ?
03:08Ah non, non, alors, vraiment, c'est très spontané là,
03:10quand il découvre que c'est François qui a gardé le communiqué.
03:16Non, je pense que les gens vont aller le regarder quand même, ça ne va rien changer.
03:19Non, mais effectivement, il faut laisser peut-être le soin aux gens de le découvrir dans le doc,
03:24mais ce que je peux dire de Raymond par rapport à ce passage,
03:28et c'est un échange même qu'il a avec moi, si vous voulez tout savoir,
03:31on discute, et il est vraiment étonné, il ne sait pas qui l'a.
03:35Il ne sait vraiment pas qui l'a, et son expression, elle vient du plus profond de ses entrailles.
03:40On a dit qu'il n'a pas fait de mea culpa, mais il faut quand même dire qu'il
03:44dit qu'il aurait dû laisser partir le bus.
03:46Oui, de ne pas prendre la clé.
03:48En tout cas, après avoir parlé avec sa fille, et ça, c'est un moment assez touchant,
03:52où il dit que là, c'est là où il se rend compte, en parlant avec sa fille,
03:54qu'il n'aurait sûrement pas dû lire le papier non plus.
03:56C'est ça.
03:58Ça, c'est les côtés aussi où tu vois quand même que Domènech, ça reste un humain,
04:01et ça reste aussi quelqu'un qui a fait des erreurs.
04:03Oui, mais l'humain, son naturel, Kevin, il reprend tout de suite du poil de la veille,
04:08parce que le lendemain, il censure pas tes bras,
04:10parce qu'il veut absolument être le seul à pouvoir dire qu'il se dédouane complètement de ce qu'il
04:14a fait la veille.
04:15Parce que finalement, à ce moment-là, la grève, certes, on a tous compris que Domènech était mauvais,
04:21mais la grève fait basculer l'histoire dans une autre dimension.
04:25C'est les enfants capricieux qui deviennent des millionnaires grévistes,
04:29des sales mecs, des racailles,
04:32qui ne comprennent pas ce que c'est que de jouer pour l'équipe de France,
04:35de porter le maillot bleu.
04:37Ça prend cette dimension-là.
04:38N'oublions pas que derrière cette histoire, on a des joueurs qui ont eu des vies brisées,
04:43Toulallan, Gourcuff, il y a plein de joueurs qu'on n'a jamais revus réellement à un bon niveau,
04:48qui n'ont jamais encaissé toute cette histoire-là.
04:50En fait, suite à la grève, n'oublions pas qu'il y a beaucoup de joueurs,
04:54tous d'ailleurs, qui ont dit qu'ils avaient reçu des appels de proches, de familles,
04:59qui leur disaient « Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?
05:01C'est un scandale, ne faites jamais un truc pareil. »
05:03Il y a une unanimité, normal d'ailleurs, à ne pas comprendre ce mouvement-là.
05:08Eux, les joueurs, ont perdu pied, d'accord ?
05:10Tout le monde a perdu pied à Neissna,
05:13mais tous les Français ici, et même la famille des joueurs,
05:16leur reprochent de faire ce truc-là.
05:19Et là, l'affaire bascule, la dimension politique,
05:22qui emmènera Thierry Henry chez Sarko,
05:23l'intervention de Sarko, l'intervention de Roselyne Bachelot.
05:26Là, on passe dans toute autre chose.
05:29– Mais ils le disent, ils le disent.
05:30– Coupé du monde, coupé du monde dans des…
05:33Enfin, je vous souhaite de jamais…
05:34– Ça rend fou d'être coupé du monde comme ça, c'est ça que tu veux dire ?
05:36– Totalement.
05:36– Bah ouais, t'as pas vu Shining ?
05:38– C'est un psychodrame.
05:39Moi, si je prends la rédaction de RMC,
05:41si je prends la rédaction de RMC,
05:43que je vous isole pendant cinq semaines, les gars,
05:44avec sieste, repas, et allez taper un peu au ballon,
05:48vous allez voir, vous allez péter un plan au bout d'un moment.
05:50– C'est notre Coupe du Monde aux Etats-Unis que tu décris, là.
05:52Nous, ça va, on vit plutôt bien.
05:54Au courage.
05:54– Si on jouait avec Kevin, ça va, on s'est électorat de son pied gauche.
05:58– Non mais c'est sûr, ce que tu dis, Daniel,
05:59par rapport à la grève,
06:03tous les joueurs, effectivement,
06:04ils ont pris conscience de ce qu'ils avaient fait
06:06une fois qu'ils sont rentrés à l'hôtel.
06:08Quand les téléphones ont commencé à sonner,
06:09William Gallas nous dit, ça merre le pourri.
06:12Ça merre le pourri, ils se prennent un peu conscience.
06:14Et il faut aussi remettre les choses dans les contextes.
06:16C'est vrai que oui, c'est facile,
06:18après coup de dire, ils auraient pu faire ceci.
06:20Ils ont 22 ans.
06:21– Oui, bien sûr.
06:22– Ils ont 22 ans.
06:23– Alors, ce qu'il y a dans le doc aussi,
06:24c'est une première piste solide
06:26que je n'avais jamais entendu moi.
06:27– Non, mais ça, ce n'est pas une excuse.
06:28Ils sont assez adultes pour jouer en équipe de France
06:31et prendre les salaires qui vont avec.
06:34Cette excuse-là, je ne la reçois pas.
06:36Mais en tout cas, il y a des hommes
06:36qui sont plus âgés que 22 ans,
06:38Jean-Thierry et Henri,
06:38qui sont restés sagement calés au fond du bus.
06:40– Oui, mais Thierry-Henri, il est plus haut.
06:42– Et qui sont allés voir Sarko pour on ne sait quel motif.
06:44Tu l'as su, ça t'as demandé ?
06:45– Ils ont été convoqués,
06:45il a été convoqué par Sarko.
06:47– D'accord, mais pour…
06:49– Ça, ça reste entre eux.
06:51Je ne vais pas vous dire que je sais ce qu'il dit.
06:52– Il est allé, il dit quoi en fait ?
06:53Il s'est passé quoi ?
06:54– C'est entre deux.
06:55Je pense que le jour,
06:55Thierry décidera d'en parler,
06:57il le fera savoir.
06:58Nous, on n'a pas su.
06:59– Encore une belle preuve d'opportunisme
07:03de Nicolas Sarkozy
07:04qui a décidément tout raté
07:06dans sa carrière politique
07:07et notamment ça aussi.
07:09– On va se garder les dernières minutes
07:10pour la suite,
07:10la récupération politique
07:11et ce qui s'est passé,
07:12les sanctions, etc.
07:13Juste un truc quand même dans le doc,
07:14il y a une piste solide pour la taupe
07:16que je n'avais jamais entendue.
07:17Moi, j'ai toujours entendu
07:18qu'il y avait plusieurs personnes, etc.
07:20– Elle n'est pas sérieuse cette piste.
07:21– Le point de départ,
07:22ce serait Franck Ribéry.
07:23C'est ce que dit Raymond Domenech.
07:24À tel point que Ribéry a répondu
07:26sur Instagram en disant
07:27« Mamma mia, Domenech,
07:28je t'aime beaucoup,
07:29juste je garde la vraie histoire
07:30pour plus tard. »
07:31Donc c'est un démenti de Ribéry.
07:32– Oui, alors je ne sais pas,
07:34démenti, en tout cas,
07:35il n'a pas dit que c'est faux.
07:36Il dit « Je garde la vérité pour plus tard. »
07:38– Il dit « Je garde la vraie histoire. »
07:40– Non, mais il a parlé
07:41aux journalistes de TF1,
07:42Sébastien Bargniaud à l'époque.
07:43– En tout cas, nous,
07:44c'est ce qui est revenu,
07:46c'est ce qu'on a regroupé
07:47de toutes les discussions
07:48qu'on a eues.
07:49– Et qui parle d'altercation,
07:50ce qui provoque l'enquête
07:51des journalistes de l'équipe derrière.
07:52– En tout cas, ce qu'il en ressort,
07:53c'est que Franck,
07:54vraiment dans une discussion
07:55assez privée,
07:56assez personnelle,
07:57mais vraiment sans partir
07:59sur un dévoilage de scoop,
08:01il a cet échange avec Sébastien,
08:04qui je crois est quelqu'un
08:04qui est très proche de lui.
08:06– Totalement, oui.
08:06– Et c'est vraiment
08:09au détour d'une petite discussion
08:13de dire « Ah, ça a été chaud ! »
08:14comme le dit Raymond
08:15dans le documentaire.
08:17Mais derrière, Sébastien
08:18et tous ses confrères
08:20comprennent qu'il y a quelque chose
08:21à les gratter et à les relâcher.
08:23Mais il n'y a pas vraiment de top.
08:25– Est-ce que moi,
08:26je le dis,
08:27c'est la seule fois
08:27où je parle de moi directement,
08:29si vous me permettez,
08:30dans le documentaire,
08:30c'est que je dis
08:30qu'il n'y a aucune malice
08:31dans la démarche de Franck.
08:33C'est juste de la connerie.
08:34– Oui.
08:35– Et d'ailleurs,
08:35Ebra lui pardonne,
08:37entre guillemets,
08:37s'il y a quelque chose
08:38à pardonner tout de suite.
08:39dans les...
08:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
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