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  • il y a 12 minutes
Invité de l'After Foot, Stephen Kamga est revenu sur son documentaire sur le fiasco de Knysna disponible depuis ce mercredi sur Netflix. Il est revenu notamment sur le déroulé de cette funeste journée du dimanche 20 juin entre grève des joueurs et lecture du communiqué par Raymond Domenech. Une journée surréaliste.

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Transcription
00:0023h37, l'affaire continue avec Kevin Diaz, avec Daniel Riolo, notre spéciale Naïsna jusqu'à minuit avec François Manardo et
00:10le coproducteur du doc sur Netflix, Stéphane Kamga qui est avec nous.
00:16Alors il y a encore des aspects à aborder bien sûr, je rappelle encore une fois quand même que toutes
00:21les personnes incriminées, Raymond Domenech en tête, sont les bienvenus sur RMC pour se défendre, pour s'expliquer.
00:28Après tout ce qu'on dit depuis 22h, c'est la moindre des choses.
00:31Je serai ravi de revenir s'il décide de venir sur le plateau pour pouvoir acheter avec grand plaisir.
00:38On a eu un message de Nicolas Nelka depuis le début de l'after qui nous dit pourquoi il n
00:43'a pas parlé, pourquoi il a mis autant de temps à parler.
00:46En 2010, les Français n'étaient pas prêts à entendre la vérité. En 2026, ils l'ont, cette vérité.
00:52Donc voilà pourquoi ils n'ont pas voulu s'exprimer, tous ces joueurs, à ce moment-là.
00:55C'est à peu près ce que je disais tout à l'heure.
00:57Alors, il y a encore des trucs dont on n'a pas parlé.
00:59Donc la grève, le sentiment d'injustice, les joueurs qui veulent partir.
01:04Et là, j'avais des détails déjà que Patrice Evra avait déjà un peu raconté,
01:09notamment Raymond Domenech qui prend les clés du bus, parce que le bus, c'est ça aussi qui a provoqué
01:13la folie,
01:14c'est que le bus, les joueurs décident de repartir, mais le bus ne part pas et reste un long
01:19moment.
01:19Et c'est ce qui provoque cette latente l'après-midi, parce que donc Domenech prend les clés.
01:23Est-ce qu'en termes de logistique, ce ne sont pas des champions, les joueurs ?
01:26Domenech non plus !
01:29Mais ils n'ont pas pensé une seule seconde, il n'y en avait pas un qui avait son permis
01:33pour conduire le bus,
01:34et qu'il fallait compter sur le chauffeur, et Raymond demande à Mohamed Senadji,
01:37qui est le responsable de la sécurité, qu'il prenne les clés du chauffeur.
01:41Donc le chauffeur, il était là comme un con, avec son volant.
01:45Oui, j'ai vu Jacobus, effectivement, qui était le chauffeur de ce bus.
01:48Comment s'appelait-il ?
01:49Jacobus.
01:50Ce n'est pas vrai !
01:51C'est une blague !
01:52Jacobus ?
01:53Oui.
01:54Il s'appelait Jacobus, vraiment ?
01:55C'est l'une des personnes.
02:01Donc, finalement, le bus part, mais avant, il y a l'épisode du communiqué.
02:06Donc ça, il en est question aussi dans le doc, puisque donc on comprend,
02:10c'est là où Domènech a cette fameuse phrase, j'ai récupéré un papier,
02:14on m'a dit que ça venait des joueurs, au début j'y croyais pas parce qu'il n'y
02:17avait pas de faute d'orthographe.
02:19Finalement, il va lire, mais c'est toi François qui aurais dû le lire.
02:22Enfin, en tout cas, les joueurs te demandent d'abord à toi.
02:24Non, Patrice me demande de le lire, et donc moi, quand je comprends que le communiqué,
02:29il est contre l'équipe de France, contre la Fédération, donc qui est accessoirement mon employeur,
02:35je refuse de le lire, et je vais m'obstiner à refuser de le lire.
02:39Il l'a gardé quand même ?
02:40Alors, je le récupère, parce qu'en fait, il passe dans quelques mains,
02:45et à la fin, il se trouve que c'est moi qui le récupère,
02:49donc c'est une partie de ma vie, comme c'est une partie de la vie de Raymond,
02:53des joueurs, de Robert Duvernes, etc.
02:54Bon, il se trouve que c'est moi qui l'ai.
02:56Si ça en emmerde quelques-uns, comme je l'ai entendu sur Autaine sans flamme tout à l'heure,
03:00c'est leur problème.
03:02Alors, moi j'ai une question pour Stéphane là-dessus.
03:04On est d'accord que là, Raymond Devonnet qui joue un peu la comédie, non ?
03:07Sur la fin du doc ?
03:08Ah non, non, alors, vraiment, c'est très spontané là,
03:10quand il découvre que c'est François qui a gardé le communiqué.
03:16Non, je pense que les gens vont aller le regarder quand même, ça ne va rien changer.
03:19Non, mais effectivement, il faut laisser peut-être le soin aux gens de le découvrir dans le doc,
03:24mais ce que je peux dire de Raymond par rapport à ce passage,
03:28et c'est un échange même qu'il a avec moi, si vous voulez tout savoir,
03:31on discute, et il est vraiment étonné, il ne sait pas qui l'a.
03:35Il ne sait vraiment pas qui l'a, et son expression, elle vient du plus profond de ses entrailles.
03:40On a dit qu'il n'a pas fait de mea culpa, mais il faut quand même dire qu'il
03:44dit qu'il aurait dû laisser partir le bus.
03:46Oui, de ne pas prendre la clé.
03:48En tout cas, après avoir parlé avec sa fille, et ça, c'est un moment assez touchant,
03:52où il dit que là, c'est là où il se rend compte, en parlant avec sa fille,
03:54qu'il n'aurait sûrement pas dû lire le papier non plus.
03:56C'est ça.
03:58Ça, c'est les côtés aussi où tu vois quand même que Domènech, ça reste un humain,
04:01et ça reste aussi quelqu'un qui a fait des erreurs.
04:03Oui, mais l'humain, son naturel, Kevin, il reprend tout de suite du poil de la veille,
04:08parce que le lendemain, il censure pas tes bras,
04:10parce qu'il veut absolument être le seul à pouvoir dire qu'il se dédouane complètement de ce qu'il
04:14a fait la veille.
04:15Parce que finalement, à ce moment-là, la grève, certes, on a tous compris que Domènech était mauvais,
04:21mais la grève fait basculer l'histoire dans une autre dimension.
04:25C'est les enfants capricieux qui deviennent des millionnaires grévistes,
04:29des sales mecs, des racailles,
04:32qui ne comprennent pas ce que c'est que de jouer pour l'équipe de France,
04:35de porter le maillot bleu.
04:37Ça prend cette dimension-là.
04:38N'oublions pas que derrière cette histoire, on a des joueurs qui ont eu des vies brisées,
04:43Toulallan, Gourcuff, il y a plein de joueurs qu'on n'a jamais revus réellement à un bon niveau,
04:48qui n'ont jamais encaissé toute cette histoire-là.
04:50En fait, suite à la grève, n'oublions pas qu'il y a beaucoup de joueurs,
04:54tous d'ailleurs, qui ont dit qu'ils avaient reçu des appels de proches, de familles,
04:59qui leur disaient « Mais qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?
05:01C'est un scandale, ne faites jamais un truc pareil. »
05:03Il y a une unanimité, normal d'ailleurs, à ne pas comprendre ce mouvement-là.
05:08Eux, les joueurs, ont perdu pied, d'accord ?
05:10Tout le monde a perdu pied à Neissna,
05:13mais tous les Français ici, et même la famille des joueurs,
05:16leur reprochent de faire ce truc-là.
05:19Et là, l'affaire bascule, la dimension politique,
05:22qui emmènera Thierry Henry chez Sarko,
05:23l'intervention de Sarko, l'intervention de Roselyne Bachelot.
05:26Là, on passe dans toute autre chose.
05:29– Mais ils le disent, ils le disent.
05:30– Coupé du monde, coupé du monde dans des…
05:33Enfin, je vous souhaite de jamais…
05:34– Ça rend fou d'être coupé du monde comme ça, c'est ça que tu veux dire ?
05:36– Totalement.
05:36– Bah ouais, t'as pas vu Shining ?
05:38– C'est un psychodrame.
05:39Moi, si je prends la rédaction de RMC,
05:41si je prends la rédaction de RMC,
05:43que je vous isole pendant cinq semaines, les gars,
05:44avec sieste, repas, et allez taper un peu au ballon,
05:48vous allez voir, vous allez péter un plan au bout d'un moment.
05:50– C'est notre Coupe du Monde aux Etats-Unis que tu décris, là.
05:52Nous, ça va, on vit plutôt bien.
05:54Au courage.
05:54– Si on jouait avec Kevin, ça va, on s'est électorat de son pied gauche.
05:58– Non mais c'est sûr, ce que tu dis, Daniel,
05:59par rapport à la grève,
06:03tous les joueurs, effectivement,
06:04ils ont pris conscience de ce qu'ils avaient fait
06:06une fois qu'ils sont rentrés à l'hôtel.
06:08Quand les téléphones ont commencé à sonner,
06:09William Gallas nous dit, ça merre le pourri.
06:12Ça merre le pourri, ils se prennent un peu conscience.
06:14Et il faut aussi remettre les choses dans les contextes.
06:16C'est vrai que oui, c'est facile,
06:18après coup de dire, ils auraient pu faire ceci.
06:20Ils ont 22 ans.
06:21– Oui, bien sûr.
06:22– Ils ont 22 ans.
06:23– Alors, ce qu'il y a dans le doc aussi,
06:24c'est une première piste solide
06:26que je n'avais jamais entendu moi.
06:27– Non, mais ça, ce n'est pas une excuse.
06:28Ils sont assez adultes pour jouer en équipe de France
06:31et prendre les salaires qui vont avec.
06:34Cette excuse-là, je ne la reçois pas.
06:36Mais en tout cas, il y a des hommes
06:36qui sont plus âgés que 22 ans,
06:38Jean-Thierry et Henri,
06:38qui sont restés sagement calés au fond du bus.
06:40– Oui, mais Thierry-Henri, il est plus haut.
06:42– Et qui sont allés voir Sarko pour on ne sait quel motif.
06:44Tu l'as su, ça t'as demandé ?
06:45– Ils ont été convoqués,
06:45il a été convoqué par Sarko.
06:47– D'accord, mais pour…
06:49– Ça, ça reste entre eux.
06:51Je ne vais pas vous dire que je sais ce qu'il dit.
06:52– Il est allé, il dit quoi en fait ?
06:53Il s'est passé quoi ?
06:54– C'est entre deux.
06:55Je pense que le jour,
06:55Thierry décidera d'en parler,
06:57il le fera savoir.
06:58Nous, on n'a pas su.
06:59– Encore une belle preuve d'opportunisme
07:03de Nicolas Sarkozy
07:04qui a décidément tout raté
07:06dans sa carrière politique
07:07et notamment ça aussi.
07:09– On va se garder les dernières minutes
07:10pour la suite,
07:10la récupération politique
07:11et ce qui s'est passé,
07:12les sanctions, etc.
07:13Juste un truc quand même dans le doc,
07:14il y a une piste solide pour la taupe
07:16que je n'avais jamais entendue.
07:17Moi, j'ai toujours entendu
07:18qu'il y avait plusieurs personnes, etc.
07:20– Elle n'est pas sérieuse cette piste.
07:21– Le point de départ,
07:22ce serait Franck Ribéry.
07:23C'est ce que dit Raymond Domenech.
07:24À tel point que Ribéry a répondu
07:26sur Instagram en disant
07:27« Mamma mia, Domenech,
07:28je t'aime beaucoup,
07:29juste je garde la vraie histoire
07:30pour plus tard. »
07:31Donc c'est un démenti de Ribéry.
07:32– Oui, alors je ne sais pas,
07:34démenti, en tout cas,
07:35il n'a pas dit que c'est faux.
07:36Il dit « Je garde la vérité pour plus tard. »
07:38– Il dit « Je garde la vraie histoire. »
07:40– Non, mais il a parlé
07:41aux journalistes de TF1,
07:42Sébastien Bargniaud à l'époque.
07:43– En tout cas, nous,
07:44c'est ce qui est revenu,
07:46c'est ce qu'on a regroupé
07:47de toutes les discussions
07:48qu'on a eues.
07:49– Et qui parle d'altercation,
07:50ce qui provoque l'enquête
07:51des journalistes de l'équipe derrière.
07:52– En tout cas, ce qu'il en ressort,
07:53c'est que Franck,
07:54vraiment dans une discussion
07:55assez privée,
07:56assez personnelle,
07:57mais vraiment sans partir
07:59sur un dévoilage de scoop,
08:01il a cet échange avec Sébastien,
08:04qui je crois est quelqu'un
08:04qui est très proche de lui.
08:06– Totalement, oui.
08:06– Et c'est vraiment
08:09au détour d'une petite discussion
08:13de dire « Ah, ça a été chaud ! »
08:14comme le dit Raymond
08:15dans le documentaire.
08:17Mais derrière, Sébastien
08:18et tous ses confrères
08:20comprennent qu'il y a quelque chose
08:21à les gratter et à les relâcher.
08:23Mais il n'y a pas vraiment de top.
08:25– Est-ce que moi,
08:26je le dis,
08:27c'est la seule fois
08:27où je parle de moi directement,
08:29si vous me permettez,
08:30dans le documentaire,
08:30c'est que je dis
08:30qu'il n'y a aucune malice
08:31dans la démarche de Franck.
08:33C'est juste de la connerie.
08:34– Oui.
08:35– Et d'ailleurs,
08:35Ebra lui pardonne,
08:37entre guillemets,
08:37s'il y a quelque chose
08:38à pardonner tout de suite.
08:39dans les...
08:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
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