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  • il y a 1 heure
Alors que le documentaire sorti ce mercredi sur Netflix a déjà suscité pas mal de réactions chez les intéressés ou pas, Rothen s'enflamme se penche sur un personnage important de cette catastrophe planétaire vécue par les supporters français entre Une de l'Équipe assassine, grève de l'entraînement et des résultats ridicules sur le terrain : Raymond Domenech le sélectionneur de l'époque. Peut-il être tenu pour seul responsable ?

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Transcription
00:00Raymond Domenech est-il le seul responsable du fiasco de Naïsna ?
00:02C'est le thème du débat aujourd'hui.
00:04On a vraiment hâte de vous entendre, Jean-Michel, Jean-Pierre et Jérôme.
00:08Mais on a également hâte d'entendre un acteur majeur qui a participé au documentaire.
00:13C'est donc Robert Duvern qui est en direct dans Rotten sans flammes, Jérôme.
00:15Salut Robert !
00:16Salut Robert !
00:17Salut tout le monde, salut toute l'équipe.
00:19Bonjour Robert !
00:20Robert, est-ce que le téléphone sonne beaucoup depuis hier et la diffusion de ce doc alors ?
00:25J'ai quelques messages, j'ai quelques messages.
00:27Ça sonne pas beaucoup, j'ai même pas pu voir, je l'ai pas vu, je connais mes extraits.
00:34J'ai bien entendu vu Raymond, ce qu'il a dit, la lettre qu'il a écrite suite au reportage.
00:44Mais aujourd'hui je l'ai pas vu dans son intégralité.
00:47Tu nous précisais d'ailleurs quand on t'a invité que si tu avais su à l'époque,
00:51quand tu as accepté de participer au documentaire, que Raymond avait livré son journal intime,
00:56tu aurais refusé d'y participer ?
00:58Si j'avais su que ça allait être cette approche-là, alors moi j'avais des échanges avec Raymond,
01:04bien entendu, et Raymond m'avait toujours dit qu'il aurait un droit de regard sur le reportage.
01:09Et que le reportage il a été fait, comme Raymond le précise dans son communiqué,
01:15en plusieurs fois avec plusieurs directions.
01:17Et en fait, moi je pensais que ça pouvait être intéressant de parler de ce cas d'école,
01:26de ce cas de management, de l'aborder comme un cas de management.
01:30Et qu'il n'y ait pas encore des nouvelles révélations, tout un truc, un bazar comme c'est le
01:34cas-là.
01:35Donc j'étais pas du tout au courant qu'ils iraient chercher le journal intime,
01:41qu'il le publierait, d'ailleurs Raymond a l'air d'exprimer le fait qu'il n'était pas du
01:46tout prévu
01:47qu'il publie les mots qu'il y a dans son journal intime.
01:51Parce qu'il y a des insultes envers des joueurs ?
01:53Bien sûr, bien sûr.
01:55Dans ces cas-là, tu ne le montres pas.
01:57Oui, voilà, donc moi là-dessus, là c'est pas moi qui l'ai montré, donc je ne peux pas
02:01juger.
02:01Je ne sais pas dans quelles circonstances, moi on m'a demandé si j'avais des choses,
02:05consignées quelque part, des textos de l'époque.
02:09À l'époque, ils ont voulu revenir sur le site, on avait un site à l'époque,
02:13une espèce de page Facebook, où les gens me contactaient à tour de bras,
02:17mais moi j'avais tout arrêté d'un coup, donc je n'avais pas du tout de commentaires sur ce
02:21site-là.
02:23Bon, chacun a amené, donc Raymond a amené ce qui, bon, lui semble, peut-être pour faire avancer, mais bon.
02:28Robert, je vais donner la parole à Jérôme, Jean-Pierre et Jean-Michel.
02:32Non, non, mais juste, je veux ton avis à toi sur l'angle du débat.
02:35Est-ce que toi, 16 ans après, quand tu as vécu tout cela de l'intérieur,
02:39des gens te demanderaient à qui tu en veux précisément dans cette histoire,
02:41est-ce que tu l'as enfin digéré, mais est-ce que d'après toi,
02:44Raymond Domenech est le seul responsable du fiasco de 2010 ?
02:48Bah bien sûr que non, Raymond Domenech n'est pas le seul responsable du fiasco de 2010.
02:53Bien entendu que non.
02:55C'est une responsabilité collective.
02:56On a tous, bien sûr, je le dis, moi je le dis dans le reportage,
03:00j'estime que j'ai échoué aussi, moi, dans mon intervention.
03:03Je suis aussi responsable, j'ai échoué dans mon intervention,
03:06qui est devenu une intercassion.
03:07Mon intervention, elle était, il faut prendre part à l'entraînement.
03:10Et on a vu le résultat.
03:11Donc j'ai échoué aussi, on est plusieurs à avoir échoué, on est beaucoup.
03:15Jérôme...
03:16Vous essayez de reconstituer un vase qui était pété en mille morceaux, Robert,
03:22tu ne vas pas te flageller parce que tu as échoué là-dessus.
03:25Non, mais je ne me flagelle pas.
03:27Mais Robert, tu n'es responsable de rien, Robert.
03:30Bien sûr, je sais.
03:32Alors dis-le si tu es responsable de rien.
03:34Parce que c'est un, d'abord, un journal intime.
03:39Donc je suis quand même responsable de mon intervention.
03:42Voilà, oui, mais un journal intime, par définition,
03:45il faut s'appeler Raymond Domeney.
03:47Ah, il a fait un autre débat, il a fait un autre débat.
03:48Pour donner...
03:49Non, c'est le vrai débat !
03:50Pour donner un journal intime et après...
03:53Et puis dire, non, c'était pas prévu.
03:55C'est comme si sur les réseaux sociaux,
03:58tu donnes le code de ta carte bancaire, idiot !
04:02Eh bien oui !
04:03Oui, mais c'est ce qu'on a dit tout à l'heure.
04:05Si j'avais pris...
04:06Si on m'avait informé qu'il y allait avoir un journal intime
04:09et qu'il y allait avoir cet angle d'approche du reportage,
04:12je ne participe pas au reportage.
04:14C'est ce que tous les trois, pour la table, vous l'avez vu, le documentaire.
04:17En tout cas, Jean-Michel, Jean-Pierre et Jérôme, vous l'avez vu.
04:19Moi, j'ai vu le reportage,
04:23et puis j'ai vu de mes propres yeux ce que Raymond Domenech...
04:26Oui, tu l'as connu, toi.
04:27Alors, Robert aussi, on a fait quelques rassemblements ensemble,
04:32mais c'est surtout Raymond Domenech que j'ai vu.
04:35Moi, je l'ai eu, et je sais de quoi il est capable.
04:38Donc, bien sûr que pour répondre à ta question, Benoît,
04:43et au thème du jour, c'est le responsable numéro un.
04:46Ce n'est pas le seul, c'est le responsable numéro un.
04:48Non, ce n'est pas le seul, parce que tu peux rajouter François Manardot,
04:52qui est attaché de presse, parce que quand tu vois là,
04:54et là, je l'ai vu de mes propres yeux,
04:57ce qui s'était passé et l'impact que devait avoir un attaché de presse
05:01pour éviter certaines sorties et certaines accusations de la presse,
05:05en effet, c'est l'attaché de presse qui doit prendre ses responsabilités.
05:08Il ne les a pas prises, peut-être parce qu'il n'avait pas les compétences pour ça,
05:11mais c'est un rôle qui est hyper important, attaché de presse.
05:14Tu ne deviens pas attaché de presse comme ça par hasard.
05:16Donc ça, c'est la première chose.
05:17Mais le gros responsable, c'est Domenech.
05:20Pourquoi ? Parce que Domenech, en amont,
05:23quand il crée ce groupe de joueurs,
05:28tellement il a dit tout et son contraire à certains joueurs,
05:30qu'il a créé déjà une ambiance qui n'est pas bonne.
05:33Oui, ça partait déjà sur une mauvaise base.
05:35Et surtout, un rapport de confiance avec ton sélectionneur
05:38qui a disparu de la part de beaucoup de joueurs importants,
05:43importants, et des joueurs leaders.
05:45Parce que quand tu revois le groupe de joueurs,
05:47et je parle sous le contrôle de Robert parce qu'il a vécu,
05:50en effet, des joueurs leaders, il n'y en avait pas 50 000.
05:53Contrairement à d'autres sélections et d'autres rassemblements
05:56et d'autres générations, on en parlait des générations,
05:59il y avait dans les autres équipes des générations
06:02où il y avait du charisme, il y avait des leaders naturels dans le groupe.
06:07Là, en effet, ça manquait un petit peu, mais il y en avait.
06:09Et ces mecs-là, tu te les es mis à dos déjà d'entrée avant la compétition.
06:13Donc arrive après cette dinguerie avec Nico Anelka, d'accord ?
06:18Il est responsable de la suite parce que quand tu vois juste un truc,
06:21et moi, je ne vais pas en parler sans trois heures,
06:27ce que je veux dire, il y a juste à voir quand Pat,
06:30Évra, mais je le savais parce qu'il nous l'a dit là avec Nico Anelka,
06:33quand Pat le cherche et qu'il lui donne son accord,
06:36comme quoi Nico va s'excuser et qu'il faut qu'il se voit,
06:38et qu'il fuit, il se cache et il se barre après à la conf de presse,
06:44c'est exactement l'homme qu'il est.
06:47Et moi, je l'ai vécu, donc moi, il ne peut rien me dire là-dessus quand je parle,
06:50parce qu'il a une langue de...
06:53Je ne vais pas donner le mot, mais il l'a eu avec moi,
06:57et il l'a eu avec d'autres joueurs.
07:00Dans ce documentaire, moi, c'est tout frais,
07:04puisque je l'ai vu entre 15h et 16h15.
07:08Bon, c'est tout frais.
07:09Alors qu'est-ce que tu en as pensé, Jean-Michel ?
07:11Est-ce que c'est à charge contre Raymond Domenech, déjà ?
07:13Ou est-ce que tu trouves ça...
07:14Non, mais il n'y a que lui.
07:15Il y a tout.
07:16Il y a tout de Machiavénique, d'abord.
07:18D'un orgueil.
07:19Ça pue l'orgueil.
07:20Mais c'est puant d'orgueil.
07:22C'est d'une vulgarité.
07:25C'est un mec puant d'orgueil et vulgaire.
07:29Et quand il prétend, dans le communiqué,
07:34que c'est une décision de la Fédération française de football,
07:38vous savez, peut-être que je vais vous apprendre quelque chose
07:41qui n'est pas dans le documentaire.
07:43Robert, tu le sais mieux que moi.
07:45En plus, un menteur.
07:47Parce que celui qui a décidé de virer Anelka,
07:51ce n'est pas le pauvre Escalette
07:53qui ne savait pas où était l'avant et l'arrière d'un ballon de football.
07:57Celui qui a décidé, c'est Raymond Domenech.
08:02C'est lui et lui seul.
08:03Et quand à la fin, je vois Manardot qui se glorifie d'avoir la lettre lue par Domenech
08:12et qui lui dit, parce qu'on sent quand même qu'ils ne sont pas les meilleurs amis du monde.
08:18Je n'ai pas bien dit, je lui donnerai une photocopie.
08:23Et qu'il se glorifie d'avoir gardé cette lettre.
08:26Moi, j'ai été touché, Robert, par ton témoignage.
08:28J'ai été touché par la sensibilité.
08:30On voit tes larmes, d'ailleurs, Robert.
08:32Du petit Bakary.
08:33Du petit Bakary.
08:34Du petit Bakary Sagnat.
08:36Du petit Bakary Sagnat.
08:38Parfois.
08:39Mais cette vulgarité.
08:42Vous savez ce que je ressens quand je vois ce truc ?
08:44Je suis gêné.
08:45Je suis gêné qu'un gars ait pu rester aussi longtemps à la tête de l'équipe de France
08:52en étant aussi vulgaire, machiavélique.
08:56Et quand, à un moment donné, le dénommé Manardot dit, on était dans la normalité.
09:02Je lui confirme, je lui confirme que ce ne sont pas des gens normaux.
09:07À ça, sur le plan neurologique et sur le plan, ce n'est pas des gens normaux.
09:13Tout va bien.
09:14Et quand il veut nous faire jouer sur la cour des sensibles et que c'est sa fille aînée
09:22qui lui dit, mais papa, tu as fait une énorme bêtise en lisant cette lettre.
09:27Je pense que ce n'est pas très difficile d'être plus intelligent que Raymond Domenech.
09:32Et je pense que sa fille, je ne sais pas quel âge elle avait, était quand même de toute
09:37façon plus intelligente.
09:38Ce n'est pas possible de voir ce que l'on a.
09:40Après, il y a des dommages collatéraux.
09:43Il y aura peut-être des choses qui auraient pu être rattrapées par les joueurs.
09:47C'est sûr.
09:48Sûrement, Robert.
09:49Certainement.
09:50Peut-être par toi, si tu t'y étais pris autrement.
09:53Mais ne regrettes rien.
09:57C'est pas une question de regret.
10:00Si je veux revenir sur le documentaire.
10:02En fait, moi, je pense qu'on va nous faire un bon documentaire qui allait avoir un sens.
10:08Un sens qui allait donner un sens.
10:10Ça ne peut pas, Robert.
10:12Non, non.
10:13Mais il peut.
10:13Parce qu'on pourrait faire une analyse.
10:15Oui, mais même si c'est à charge, peu importe.
10:18On pourrait faire une analyse pour le management, pour plein de choses, de ce qui s'est passé.
10:23Si l'orientation...
10:24Moi, je suis resté 4 à 5 heures à enregistrer.
10:27Ils ont 4 à 3 propos, à peu près, pour expliquer tout le déroulement.
10:32Pour expliquer tout le déroulement.
10:33J'ai essayé d'avoir une version, une vision, après coup, quelques années d'analyse, en fin de compte.
10:40D'analyse de cet échec.
10:42Alors, bien sûr que je ne me flagelle pas tous les jours avec ça, bien entendu.
10:47Mais j'ai essayé d'avoir une vision de management.
10:50Et c'est ce que je reproche, de ne pas être dans ce type de document.
10:53pour qu'aujourd'hui, un, on comprend comment ça peut foirer.
10:57Comment un groupe peut foirer.
10:58Comment un groupe peut arriver là.
11:00Parce que le groupe en soi, quelque part, un, ils ont raison de soutenir leurs joueurs.
11:06Parce que le joueur n'a jamais dit ses propos.
11:08Et ça, tu nous le confirmes, Bernard.
11:10Bien sûr, il n'a jamais dit ses propos au Vester.
11:13Donc ça, c'est le premier truc.
11:15Le deuxième truc, ils ont raison donc de le soutenir.
11:18Et le troisième truc, par contre, ils n'ont pas raison de faire une grève.
11:21Et c'est ce que tu dis dans le doc, d'ailleurs.
11:23Et c'est pour ça que tu es énervé.
11:25Ce n'est pas contre le mouvement de protestation des joueurs.
11:27C'est plutôt le fait qu'ils ne s'entraînent pas.
11:29C'est ça qui t'a rendu fou.
11:30Il n'a pas d'alternation avec Pat.
11:31Pas qu'il n'a pas de propos désobligeants vis-à-vis de moi.
11:33Non, parce que sur les images, on peut interpréter, se dire qu'ils sont à deux doigts de se battre.
11:37Mais pas du tout, en fait.
11:37Parce que c'est important de le préciser.
11:39Non, mais ça, c'est Tarago qui dit ça.
11:41Mais Tarago, c'est servi de ça.
11:43Tu as préparé ta séance et toi, tu es au service plein et entier de l'équipe de France.
11:50Et tu veux qu'ils s'entraînent.
11:51Je comprends que tu sois un petit peu désabusé.
11:55Encore aujourd'hui, je peux encore te dire le contenu qui était prévu à cette séance.
11:58Ah bah tu vois, c'est encore frais dans ton esprit.
12:00Non, mais t'imagines que même dans le reportage, Robert et Jean-Michel et Jean-Pierre,
12:05et on va écouter Jean-Pierre dans un instant, on ne l'a pas entendu,
12:08mais Tarago qui sort cette phrase-là, il intervient, il intervient,
12:13et même pas avec un peu de recul, il se dit, oui, j'ai fait une énorme connerie.
12:18Parce qu'en fait...
12:18Mais Tarago, il a l'info.
12:19Mais il a l'info, mais ce qui n'est pas la bonne, l'info.
12:21Bien sûr, Tarago, il chope une info.
12:23Ils sont trois à choper une info, ce qui n'est pas la bonne.
12:25Parce que celui qui balance cette info, il n'est pas investière.
12:28En plus, tu n'en fais pas avec la bave qu'il avait reçue de Nico quelques années avant.
12:33C'est sûr qu'il s'est bien chargé de mettre la bonne phrase.
12:37Oui, oui, non, mais peu importe, peu importe.
12:39Mais on sait tout ça.
12:40C'est des gens comme ça, Benoît, je suis désolé.
12:43Et quand tu fais un reportage, tu peux juste avoir un petit peu plus de sympathie
12:48et reconnaître, parce que c'est la profession qui veut ça aussi.
12:52J'ai fait une connerie ce jour-là.
12:54En effet, j'ai écrit n'importe quoi.
12:56Il y a du montage, peut-être qu'il l'a dit et que ça a été coupé.
12:58Oui, on ne le connaissait pas, je ne pense pas.
13:00Laissons l'huile, accordons l'huile, bénéfice du doute.
13:02Jean-Pierre, qu'est-ce que tu as pensé du doc, toi, alors ?
13:05Alors déjà, ça m'a rappelé des choses, mais j'avais oublié pas mal de choses, en fait.
13:11Moi, ce qui me choque, en fait, dans cette histoire,
13:17c'est que je n'avais pas regardé l'aspect joueur comme je l'ai vu aujourd'hui.
13:22C'est-à-dire que là, j'ai vu vraiment un capitaine avec ses joueurs principaux
13:27qui sont allés défendre un autre joueur.
13:29Et ça, j'ai trouvé ça plutôt noble.
13:31Et ça, c'était génial.
13:32Par contre, moi, ce qui me choque encore plus, c'est que trois ou quatre fois,
13:39Raymond Domenech aurait pu arrêter l'amplification du phénomène.
13:45C'est-à-dire que…
13:46C'est pour ça qu'il est le premier responsable numéro un.
13:49Non, mais je suis d'accord.
13:50Je suis d'accord.
13:52À aucun moment, il a essayé d'arrondir les angles.
13:55Il y a des moments terribles.
13:55Parce que c'est un provocateur de paillettes.
13:57Quand il empêche Ebrard à les excuser, c'est terrible.
13:59Par contre, à la fin, où je reste sur ma fin, c'est qu'on ne sait toujours pas
14:06comment l'équipe a pu faire ce titre incroyable et débile
14:11sur un truc qui n'existait pas.
14:13C'est-à-dire, quelle est la mauvaise foi ?
14:16Qui a osé dire que c'était ce qui avait été dit ?
14:21Parce qu'après, tout découle de ça.
14:23Tout découle du titre.
14:24Tout découle de ça.
14:25Et on ne sait toujours pas aujourd'hui qui a dit ou si ça a été dit,
14:29parce que peut-être que ça n'a pas été dit.
14:30Peut-être que ça a été inventé aussi.
14:32Ça n'a jamais été dit.
14:33Tous les acteurs et les témoins disent que ça n'a pas été dit.
14:36Donc, ça a été inventé.
14:37Donc, ça a été inventé.
14:39Et là, c'est encore plus grave.
14:40Et à ce moment-là, moi, je défends les joueurs d'avoir soutenu Nelka.
14:47Ce qui est clair dans le documentaire, c'est qu'effectivement, il y a eu des propos
14:52peu à mène de Nico à Nelka, disant « fais là ton équipe de merde ».
14:59C'est bien ça, Robert ?
15:00Oui, mais il y a une altercation.
15:03C'est tout con.
15:04Raymond lui demande de prendre la profondeur.
15:06En deuxième mi-temps, il lui dit de prendre la profondeur.
15:09Arrête de décrocher, prends la profondeur.
15:10Coach, je sais ce que je fais.
15:11Mais les ballons, ils n'arrivent pas.
15:13Ça parle de jeu.
15:14Et au bout d'un moment, moi, il voit arriver que j'étais parti à l'échauffement aussi
15:17avec Dédé, Gignac.
15:19Et il voit arriver, peut-être que ça se touche les fils en haut et qu'il se dit
15:22« mince, il va rentrer Dédé ».
15:23Et il n'a qu'à le changer.
15:25Bon, ben vas-y, si tu veux prendre la profondeur.
15:26Et ça part comme ça.
15:28C'est arrivé dix mille fois, l'ange de terre.
15:30Et il balance le maillot.
15:31Ça, c'est une information.
15:33En plus, il lui reproche de tutoyer sur le truc.
15:34Il lui reproche de tutoyer.
15:35Tu te rends compte, il l'a tutoyé.
15:36C'est grave, c'est vachement grave, en fait.
15:39Alors que lui, dans son journal intime, est d'une vulgarité.
15:47– Alors, si je peux me permettre de faire un peu l'avocat de Raymond Domenech
15:52autour de ce plateau, parce que c'est vrai que moi, je comprends votre colère légitime.
15:56On sait qu'il y a des antécédents entre Jérôme et Raymond, entre Jean-Michel et Raymond, notamment.
16:00– Non, mais moi, c'est sûr que je n'ai pas objectif.
16:01– Non, mais ce que je veux vous dire, c'est que moi, je comprends tout à fait les raisons
16:05de votre colère.
16:06Quand on voit le doc, on se dit « mais c'est quelqu'un de machiavélique et qui a uniquement
16:09des défauts ».
16:10Je ne veux pas du tout le dédouaner, moi, de sa responsabilité.
16:13Je veux juste dire, est-ce qu'il n'y a pas une conjonction de facteurs de se dire
16:17« il y avait beaucoup de choses qui clochaient à cette époque en équipe de France,
16:20du président de la fédération au service de presse, en passant par le sélectionneur,
16:24et peut-être chez les joueurs de la vie, Jérôme ? »
16:26– Tout est faux.
16:27– Il y avait moins de leaders qu'aujourd'hui, ou qu'à une certaine époque.
16:28– On a bien dit que c'était le responsable numéro un, pas le seul responsable.
16:32– Il y a toute une chaîne de responsabilités.
16:34– Qui c'est qui gère ?
16:35– Là, bien sûr, là, on est d'accord.
16:36– Qui s'entendent hors de ces personnes-là.
16:37– On est d'accord, on est d'accord.
16:38– Parce que ce n'est pas le président de la fédé, parce qu'en effet,
16:40ce n'est pas le sélectionneur qui décide.
16:41– Souviens-toi dans quel état est Jean-Pierre Escalette au moment de la confe de Patrice Ebrard.
16:44– Mais qui décide du staff autour, qui décide du staff autour, rassurement.
16:47– C'est Raymond Domenech, bien sûr.
16:48– Voilà, bon bah écoute, donc tu t'entoures des gens que tu penses pouvoir maîtriser et tout ça.
16:54Je ne parle pas de Robert et du staff technique, je parle des gens qui sont autour.
16:59– En fait, il y avait François et Yann Le Guillard.
17:02Déjà, il y avait quand même quelque chose qui n'était pas net,
17:05parce que Yann Le Guillard était encore là.
17:07– Ben oui, en plus.
17:07– L'attaché de presse de l'époque de Raymond, son gars à lui, était là.
17:12Donc on sentait qu'il y avait quand même…
17:14– Il y avait une défiance envers François Malardeau et Raymond Domenech, déjà.
17:17– Bien sûr, il y avait des choses qui étaient arrivées,
17:19des nouveautés qui étaient arrivées dans ce staff quand même.
17:22Alors, évidemment, que ce n'est pas pour dédouaner.
17:24Moi, ce qui m'embête, on en parle aujourd'hui,
17:26et je pose là peut-être la question à Jean-Michel ou aux autres,
17:30s'il n'y avait pas eu dans le doc,
17:33je veux revenir sur le doc, parce qu'on parle en fait surtout du doc.
17:36– Bien sûr, c'est l'actu du jour, bien sûr.
17:37– S'il n'y avait pas eu ce problème de ce journal intime,
17:42je reconnais que c'est un gros problème ce journal intime,
17:46est-ce qu'aujourd'hui, il y aurait ce jugement autour de Raymond
17:49et de ces révélations du journal intime qui n'auraient pas eu lieu
17:52et qu'on aurait pu avoir un autre angle ?
17:54C'est ça que je veux dire.
17:55C'est ça qui m'embête.
17:57Là, je fais mon avocat un petit peu de Raymond en disant
18:00est-ce que tout ne vient pas maintenant d'un très gros problème
18:03d'avoir révélé des choses qu'il a au profond de lui, d'accord ?
18:06Ça ne fait pas quelque chose de bien.
18:07Je ne vais pas te dire aujourd'hui que c'est bien d'avoir ses propos.
18:10– Mais de quelqu'un qui pense qu'il détient la vérité
18:15et que de toute façon tout ce qu'il fait est magnifique
18:18et que de temps en temps il peut le mettre sur la place publique,
18:21mais Robert, est-ce que quelqu'un de normalement constitué
18:26donne son journal intime à un réalisateur de documentaires ?
18:32– S'il a confiance en lui, ce que dit Raymond,
18:35ce que dit Raymond, parce que les premiers réalisateurs,
18:37c'est Jérôme Saporeto.
18:39s'il a confiance en lui et qu'à partir de là…
18:42– Ah, ben alors, ben alors, ben alors, ben ça va, ça va.
18:46– Je ne connais pas cette information, alors là, c'est le bouquet là.
18:51– Jean-Michel, le documentaire, il n'est pas fait que sur le…
18:58– Le journal intime, il y a tous les autres faits et ben non.
19:02– C'est quelques phrases en fait dans le documentaire,
19:04mais ce qui est grave, c'est ce qu'il se passe entre les joueurs et le coach.
19:08– Et si on peut préciser aussi…
19:10– Déjà, ça ne peut pas continuer.
19:12– Et d'ailleurs, Jean-Pierre, tu sais que c'est fini.
19:14– Si on peut préciser, à RMC, on a beaucoup de connexions avec cette génération-là.
19:18On a parlé à certains joueurs qui sont concernés dans ces histoires
19:21et qui peuvent être ciblés par des insultes.
19:23Les joueurs concernés n'en veulent pas forcément à Raymond pour les insultes,
19:27parce qu'on se dit que dans un journal intime,
19:28on a des propos un peu exacerbés
19:30et que ce n'est pas le fait de les avoir écrits,
19:32c'est le fait de les publier aussi aujourd'hui qui rend tout ça…
19:35qui donne une dimension encore plus importante.
19:37Juste, j'ai une question pour Robert, avant d'accueillir Mathieu.
19:40Robert, on a beaucoup parlé aussi des raisons
19:42qui ont poussé les intervenants à participer à ce doc.
19:46Raymond Domenech a précisé qu'il n'avait pas été payé pour ce doc.
19:49Est-ce que toi aussi, tu nous le confirmes ?
19:50Le producteur Stéphane Kampga, qui sera dans l'after ce soir,
19:53a dit que personne n'avait été payé.
19:55Tu n'as pas été rémunéré non plus pour participer.
19:57– Je n'ai absolument pas été rémunéré pour participer.
20:00On m'a payé mon billet d'avion de Biarritz à Paris.
20:05Mais bon, voilà.
20:05moi je n'ai pas été rémunéré.
20:05Mais bon, je n'ai rien vu.
20:05La chose.
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