Passer au playerPasser au contenu principal
[#Reportage] Hommage à Damas Aleka : Témoignage de Marie Augustine Ambouroue épouse Houangni

́
📲 066441717📞 011775663

📬 contact@gabonmediatime.com

̂ :

🔗 https://lc.cx/9dgPhl

🇬🇦
⏱️̀ ’ ’. ̀ ̂ ́.

#GMT
#Gabon

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Je vous remercie de me recevoir ici.
00:04Je suis Marie-Augustine Ambourouet, de naissance.
00:10Mon père est M. Pascal Ambourouet-Macaya, employé de banque.
00:19Et ma mère était une mère au foyer, Marie-Elisabeth Avellet, dite Agnès Mpemba.
00:26Et de ce couple est issu une fratrie de neuf enfants, sept filles et deux garçons.
00:36Nous avons été élevés dans une ambiance vraiment fraternelle et j'en garde un très bon souvenir.
00:46Je connaissais la famille Damas parce que j'étais à l'internat de l'Immaculée Conception
00:55avec deux de leurs filles, l'aînée Odile, qui est décédée alors qu'elle était encore avec nous.
01:06Je me souviens qu'un matin, on a pris sa petite sœur Tita, comme on l'appelait,
01:16et on a vu une sœur la prendre dans ses bras, ce qui est assez rare, on était toutes étonnées.
01:23Nous étions au dortoir, on l'a amenée, après on a appris que sa grande sœur était décédée.
01:30Elle était très belle, très gentille et tout le monde l'a vraiment regrettée.
01:34Alors, dans ma vie, dans mon éducation académique, j'ai commencé donc par l'Immaculée Conception,
01:47les sœurs de l'Immaculée Conception, comme on les appelait à Libreville, au primaire.
01:54Je suis allée ensuite à la maison mère à Casse, en France, à l'âge de 13 ans, où j
02:01'ai passé mon brevet.
02:03Après le brevet, M. Paul Ngonjou Ndjengé a demandé à ce que j'entre dans une école de secrétariat,
02:15parce qu'il avait besoin d'une secrétaire à l'Assemblée territoriale, à l'époque,
02:23et j'ai fait donc une école de sténotypie.
02:28Quand je suis rentrée au Gabon, j'ai été embauchée à cette Assemblée le 1er août 1960.
02:40Et j'ai connu le président Damas quatre années après mon séjour à l'Assemblée,
02:51et j'étais très jeune, très très jeune.
02:56Dites-vous bien que le 1er août 1960, je n'avais pas encore atteint mes 19 ans.
03:08Et quatre ans après, il est arrivé, et je me suis mise à sa disposition.
03:15C'est moi qui m'occupais du journal des débats.
03:20Et il m'a tout de suite adoptée, comme son enfant,
03:24comme tous ceux qui travaillaient à cette époque-là autour de lui.
03:29Je peux vous dire que c'était un homme égal à lui-même.
03:36Un visage rayonnant, un port altier qui n'est pas toujours donné à tout le monde.
03:45Il était droit comme un I, mais un I souple.
03:51Il était très très attentionné avec ses employés.
03:57Il les connaissait tous.
04:00Et tous les matins, il passait à peu près en revue tous les bureaux,
04:07saluait tout le monde,
04:08essayait de savoir ce que chacun avait comme problème,
04:12si au niveau professionnel tout allait bien, dans leur famille.
04:18Je me souviens qu'un jour, un des employés avait acheté des gâteaux,
04:24comme tout le monde achetait des gâteaux pour le petit déjeuner.
04:27Et quand il a entendu les pas du président arriver vers leur bureau,
04:36il lui restait un gâteau et puis il ne s'attendait pas à ce qu'il soit déjà à leur
04:42porte.
04:43Donc il a mis son gâteau dans la bouche,
04:46il s'est mis au garde-à-vous et avalé le gâteau sans le mâcher.
04:51Alors nous avons pris le temps de bien nous rire de lui, de son action,
04:57mais c'est pour vous montrer comment le personnel avait du respect pour lui.
05:02Non seulement il inspirait le respect,
05:07mais de sa personnalité se dégageait une paix,
05:14une paix qu'on ne peut qualifier,
05:18mais qui enveloppait un peu toute l'assemblée.
05:26Il était un homme tellement calme
05:30qu'on n'entendait pas sa voix,
05:34on ne l'entendait jamais crier,
05:37jamais donner des ordres à haute voix.
05:41Il parlait d'une même voix doucement,
05:45c'est comme ça qu'il lisait ses discours aussi.
05:48C'est comme ça qu'il venait tous les jours au travail à la même heure.
05:54Il sortait à la même heure.
05:57Et pour moi, qui fut sa secrétaire pendant des années,
06:03je l'accompagnais partout.
06:06Il me faisait confiance.
06:10Et je peux vous dire qu'un jour,
06:13il m'a appelée et m'a dit
06:15« Il y a quelque chose qui me dérange. »
06:20Il y a une jeune fille qui vient presque tous les jours à mon bureau
06:24et il me parle du sentiment de certains Français
06:30qui souhaiteraient que je me présentât
06:35aux élections présidentielles
06:38après la mort de Léon Bas.
06:42Et cette fille ne cessait de dire
06:44que vous devez déclarer votre candidature.
06:48Et il m'a appelée et me dit
06:50« Ça me gêne beaucoup, qu'est-ce que vous en pensez ? »
06:53J'ai dit « Monsieur le Président,
06:55je crois qu'il faut suivre la réglementation.
07:00La Constitution a changé.
07:02Il y a maintenant un président et un vice-président.
07:06Donc si le président meurt,
07:08automatiquement c'est le président qui va le remplacer.
07:11Ce n'est plus le président de l'Assemblée nationale
07:15qui va assurer l'intérim.
07:18Et je lui ai dit « N'insistez pas
07:20parce que cette fille a été envoyée
07:25par une branche de Français
07:27qui n'accepte pas
07:30ce que l'Élysée a proposé. »
07:36Parce qu'on sait très bien
07:37qu'à cette époque-là,
07:39nous n'étions pas,
07:41même si c'était en 1960,
07:44nous n'étions pas encore sortis de l'indépendance.
07:47Les institutions continuaient à fonctionner
07:53telles qu'elles étaient avant l'indépendance.
07:56Alors je lui ai proposé de regarder un peu
07:59s'il le peut,
08:02le compte de cette jeune fille-là
08:04qui n'avait pas un emploi particulier
08:08qui lui permettait d'avoir des sommes importantes
08:11dans un compte en banque.
08:13À cette époque-là,
08:15son compte avait 4 millions.
08:18Alors il a décidé
08:20de ne plus la recevoir
08:22et lui a dit que,
08:25de dire à ses amis
08:26qu'il n'a pas du tout l'intention
08:28de se présenter
08:29comme candidat au présidentiel
08:32et on n'a plus entendu parler de cette fille.
08:35Quelques années après,
08:37on a appris qu'elle était à Abidjan
08:39et je ne veux pas donner trop de détails là-dessus.
08:43C'est pour vous dire
08:44combien il me faisait confiance.
08:47Il me faisait confiance aussi
08:49parce que j'ai eu à rédiger
08:54tous les poèmes qu'il m'avait confiés,
08:58les poèmes surtout
08:59qu'il avait adressés à son épouse,
09:03à sa fiancée,
09:04à son épouse après
09:05et aussi à ses amis.
09:08Il écrivait des poèmes à ses amis,
09:11les gens ne pouvaient pas penser cela,
09:15mais c'est un homme
09:17qui avait beaucoup voyagé.
09:20Il a travaillé à l'actuel RDC
09:24qui était à l'époque
09:27république de Kinshasa.
09:30Il a connu le Congo.
09:33Il a connu le Sénégal.
09:36Il a beaucoup voyagé.
09:38Et les voyages instruisent beaucoup les gens.
09:44Et il y a un pan dont on ne parle pas beaucoup.
09:48Le président Damas fut un grand diplomate
09:52avant d'être connu comme écrivain,
09:57comme poète
09:58et comme musicien.
10:03C'était aussi un sportif.
10:06Personne ne peut penser,
10:08quand on le voyait grand,
10:10marcher simplement,
10:12ne pouvait penser
10:14qu'il roulait beaucoup
10:18par moto.
10:19Une moto qui était plus puissante
10:22que les motos
10:23qu'avaient les gendarmes.
10:25C'est pour vous dire
10:27qu'une moto de cette ampleur
10:30devait donner à quelqu'un
10:32beaucoup de force
10:33pour pouvoir l'utiliser.
10:36Et personne ne parle de ça.
10:39Personne ne parle de ce qu'il a été
10:42un grand diplomate
10:43parce qu'il a été,
10:45pour ne citer qu'un seul poste,
10:48il a été diplomate
10:50auprès des républiques du Benelux
10:53avant que l'Union Européenne
10:56ne soit créée.
11:00Et jamais il n'a représenté
11:04aussi bien le Gabon.
11:07Il est venu à l'Assemblée nationale.
11:10Il a réussi son parcours
11:12à l'Assemblée nationale.
11:14Et je peux vous dire
11:17qu'il aimait aussi la nature
11:20parce que partout
11:23où on allait en mission,
11:26la première des choses
11:28c'était de chercher
11:29où se trouvait soit un parc,
11:32soit de se promener
11:35à un endroit
11:36où il voyait la nature,
11:38comme à Kokobich
11:39où on avait été en mission une fois.
11:41Une mission qui avait été
11:43assez difficile
11:44parce que nous avions occupé
11:49l'ancienne résidence du gouverneur
11:52qui était plus ou moins abandonnée
11:55et on pensait
11:56qu'il y avait du confort
11:58à l'intérieur.
11:58Ce n'était pas du tout le cas,
12:00mais il s'est adapté
12:02et il n'a pas hésité
12:04un seul moment
12:05d'utiliser la nature
12:07pour être à l'aise.
12:12Et on s'est retrouvés
12:14un jour aussi
12:15en Allemagne,
12:16en Bavière.
12:17Il était tellement content
12:18de retrouver la nature
12:20et moi aussi,
12:22j'étais contente
12:23parce que
12:23nous sommes arrivés en train
12:25et lorsque j'ai été reçue,
12:28j'ai été reçue
12:30par un bouquet de fleurs
12:31qui avaient la même couleur
12:32que ma robe.
12:33Ça m'avait beaucoup frappée
12:35et j'étais heureuse
12:37si jeune que j'étais
12:39pour qu'on puisse me donner
12:42une telle affection.
12:44Je trouvais que
12:45c'est par lui,
12:48par rapport à lui,
12:50qu'on a dû
12:51avoir ces attentions-là.
12:55Et pour terminer,
12:57je vous dirais
12:59que nous avons vécu ensemble
13:02un passage douloureux
13:06quand le président Léomba
13:08est décédé.
13:10Nous étions en mission
13:12à Londres
13:13et au retour de Londres,
13:18je fais un rêve
13:20et je le lui raconte
13:22le matin.
13:24Je lui dis
13:25que j'ai vu
13:26le président Léomba
13:27dans une idée noire
13:29encadré de deux blancs
13:32en blouse
13:33de médecins
13:34et
13:36il voulait
13:38passer le porche
13:39de l'ambassade
13:41qui se trouvait
13:41à l'époque
13:42à l'avenue Greuse
13:43dans le 16ème
13:45à Paris.
13:47Et ils ne sont pas
13:48arrivés à le faire
13:49donc ils sont sortis
13:50et ils sont revenus
13:52par l'arrière.
13:53Ils ont pu
13:54ouvrir les portières.
13:56Et tout cela
13:58a été
13:59assez vite.
14:01L'ambassadeur
14:02était absent.
14:04Quelques conseillers
14:05aussi étaient
14:06absents.
14:07En fait,
14:07on s'est retrouvés
14:08tous les deux
14:10comme un cheveu
14:12dans la soupe
14:14pour savoir
14:16ce qu'il fallait faire.
14:17Donc,
14:17il a pris
14:18ses responsabilités
14:19à deux mains.
14:22Il m'a dit
14:23que je vais
14:24appeler Libreville
14:25et ensuite
14:27on va organiser
14:28tout ce qui
14:29doit se passer
14:30après son décès.
14:32C'est ce que
14:33nous avons fait.
14:34Il a appelé
14:36Libreville.
14:37Moi,
14:37j'ai appelé
14:37mes parents
14:38qui habitent
14:39face à la résidence
14:41du président
14:42Léomba
14:43et comme c'était
14:44des amis,
14:45il n'a pas eu
14:46de problème
14:46à pénétrer
14:49à la résidence
14:50et à les avertir
14:52du décès
14:52du président.
14:55Ensuite,
14:57nous avons dû
14:59préparer
15:01un catafalque
15:03avec ce qu'on a
15:05pu acheter
15:06et il y a eu
15:07du mal
15:08à avoir
15:11des habits
15:12pour lui
15:13parce que
15:14personne ne voulait
15:15aller à la résidence
15:17du président
15:18Léomba.
15:19Certaines personnes
15:20avaient peur
15:22et l'un
15:23de ses filles
15:23s'est quand même
15:24arrivé.
15:25Il a pu être
15:25accompagné
15:26pour aller chercher
15:27des costumes,
15:29ce qu'il fallait.
15:30Bon,
15:31les petites choses
15:32qui manquaient,
15:33les gants
15:33et tout ça,
15:34on a pu
15:35s'en occuper
15:37et il a été
15:38installé
15:40confortablement
15:41et dignement.
15:43Alors,
15:43c'est pour vous dire
15:44qu'il a passé
15:46un moment
15:46de sa vie
15:47où il a dû
15:49s'occuper
15:50d'un président
15:51de la République
15:51qui est décédé
15:52à l'étranger
15:53même s'il était
15:54en terre gabonaise.
15:55Et je vais vous parler
15:58également de son
15:59humilité.
16:00C'était une personne
16:02très humble.
16:03Il ne
16:07faisait,
16:08ne vantait pas
16:08ce qu'il était
16:10alors qu'il avait
16:12une grande famille.
16:13Il était né
16:14de père et de mère
16:16de grandes familles.
16:18Il a épousé
16:19une femme
16:20qui était également
16:21de grandes familles.
16:23mais pour tout le monde
16:26c'était soit ses enfants,
16:28soit ses neveux,
16:30soit ses...
16:32Tout le monde
16:34avait un petit
16:36quelque chose
16:36qui lui permettait
16:38de se sentir
16:39à l'aise
16:40avec lui.
16:43Je parlais
16:44tout à l'heure
16:45de la visite
16:46qu'il faisait
16:47à ses employés.
16:50Mais tellement
16:51qu'il
16:55témoignait
16:56le respect
16:57à tout le monde,
16:58c'est comme ça
16:58que tout le monde
16:59le respectait.
17:00Il n'y avait
17:01pas de bruit
17:02à l'Assemblée nationale.
17:04Vous pourriez
17:05entendre
17:06passer une mouche
17:08parce que
17:09tout le monde
17:09avait tellement
17:10de respect
17:11que même
17:12les députés
17:13qui venaient là
17:15suivaient
17:16l'exemple
17:17de la conduite
17:18de leur patron
17:19et tout
17:20était calme.
17:22c'était
17:22un arbre
17:23de paix
17:24et j'ai eu
17:26l'insigne
17:27honneur
17:28de le servir
17:29et puis
17:32à l'Assemblée nationale
17:33vous savez
17:34qu'il y a
17:35des intercessions
17:36qui étaient
17:37assez longues
17:38et moi
17:38je m'ennuyais
17:39j'étais encore jeune
17:40j'avais envie
17:41d'apprendre
17:43et je faisais
17:44des cours
17:44par correspondance
17:46de droit
17:51jusqu'à ce que
17:52j'ai eu
17:52la capacité
17:53en droit
17:53j'ai demandé
17:55aller poursuivre
17:57mes études
17:57en France
17:58et un jour
18:01il m'a accompagnée
18:03chez mes parents
18:04ma voiture
18:05était en panne
18:06il m'a accompagnée
18:07là où j'habitais
18:08chez mes parents
18:09et il a dit
18:11à mes parents
18:12que
18:13Maya
18:14c'est le petit nom
18:16que tout le monde
18:17me donnait
18:18d'ailleurs
18:18tout le monde
18:19me connait
18:19sous ce
18:22ce prénom là
18:23ce petit nom là
18:26il a dit
18:27votre fille
18:28vraiment
18:29Maya
18:29c'est une perle
18:31et
18:32elle travaille
18:33avec moi
18:33je ne veux pas
18:34la perdre
18:35mais
18:36moi j'avais
18:37aussi
18:38mes ambitions
18:40donc
18:40je lui
18:41écris
18:41une lettre
18:43pour lui
18:43demander
18:44de me
18:44dégager
18:45de mes
18:49responsabilités
18:49il me dit
18:51non
18:51je ne peux pas
18:52le faire
18:52parce que
18:53vous avez
18:53une mission
18:54à accomplir
18:55et n'est pas
18:56terminée
18:57ça veut dire
18:58que je dois
18:58le suivre
19:00jusqu'à la fin
19:01de son mandat
19:03et
19:04il était
19:05encore long
19:07je suis allée
19:08voir
19:08le vice-président
19:12du gouvernement
19:12non
19:13le chef
19:13du gouvernement
19:14qui était
19:15monsieur
19:16Paul Iambi
19:17pour lui
19:18raconter
19:19ce qui m'arrive
19:21que j'ai passé
19:22un concours
19:23j'ai été reçu
19:25pour entrer
19:26à l'institut
19:27d'administration
19:28publique
19:28en France
19:29qui formait
19:30d'une manière
19:31accélérée
19:32les magistrats
19:33les administrateurs
19:36civils
19:36etc
19:37et je lui dis
19:39il ne veut pas
19:41me laisser partir
19:43et j'aimerais
19:44votre intervention
19:45pour lui
19:47pour lui faire
19:52prendre une autre décision
19:55plutôt que le refus
19:56il me dit
19:57ah ma fille
19:59mais le président
20:00d'Amois
20:01c'est mon grand frère
20:02il a déjà dit
20:04qu'il vous garde
20:05avec lui
20:06je ne peux pas dire
20:08le contraire
20:09ah quel ne fut
20:11mon désarroi
20:13je n'ai plus rien dit
20:15et puis un jour
20:16il m'appelle
20:17et me dit
20:22Marie-Augustine
20:23je ne vais pas
20:25t'empêcher
20:25d'évoluer
20:26je te donne
20:28la permission
20:29de poursuivre
20:30tes études
20:31donc
20:31il m'a fait
20:32une mise
20:33en disponibilité
20:34et je suis partie
20:35en France
20:36mais
20:38tout le long
20:39des moments
20:41où on s'est connus
20:42il n'a jamais
20:43cessé
20:44de parler
20:45de ses enfants
20:46de sa femme
20:47surtout de sa femme
20:49il dit
20:50qu'il disait
20:51qu'il ne
20:53pouvait pas
20:54imaginer
20:54épouser
20:55une autre personne
20:57qu'elle
20:58et
20:59vraiment
21:00je sentais
21:01ce que je sentais
21:02dans la famille
21:03ma propre famille
21:04parce que
21:05mes parents
21:06sont restés mariés
21:0765 ans
21:09et
21:10donc
21:12ce sont des familles
21:13qu'on retrouvait
21:15à cette époque là
21:17nous avons
21:18connu ça
21:19et c'est vraiment
21:20merveilleux
21:21donc
21:22je peux
21:23terminer
21:24en disant aussi
21:25que si c'est
21:26un écrivain
21:27si c'était
21:28un poète
21:30si c'était
21:31un musicien
21:32il a été
21:33aussi décoré
21:35par la France
21:36à cause
21:37de ses écrits
21:38et ça
21:39je crois
21:39qu'on ne le dit
21:40pas assez
21:41ça veut dire
21:41que ses connaissances
21:43ont traversé
21:45les frontières
21:46gabonaises
21:46et je garde
21:48toujours un bon souvenir
21:50de lui
21:50et de sa famille
21:52alors
21:53si vous
21:54voyez bien
21:56les choses
21:57lorsque
21:58la Concorde
21:59est sortie
22:00pendant des années
22:02personne n'a entendu
22:04parler
22:04d'une polémique
22:06de paternité
22:07d'autres personnes
22:08il a été demandé
22:11à plusieurs personnes
22:12de proposer
22:14des textes
22:16et des mélodies
22:18cela a été fait
22:20mais la Concorde
22:22n'a pas été écrite
22:23par quelqu'un d'autre
22:25que par lui
22:26il y en a d'autres
22:27qui ont fait
22:28des propositions
22:29et quand cela
22:30a été adopté
22:32vous n'avez pas
22:32entendu parler
22:33que c'est plutôt
22:36la proposition
22:36de tel
22:37qui a été adopté
22:38et on a fait
22:41on a triché
22:46jusqu'à présent
22:47vous n'avez pas
22:48entendu parler de ça
22:49c'est quelque chose
22:50qui vient d'arriver
22:51alors que la Concorde
22:52existe depuis des années
22:55pour moi
22:55il n'y a pas de doute
22:58parce qu'à l'époque
22:59il n'y avait pas de doute
23:02la polémique
23:03est tout à fait récente
23:05c'est sûr que
23:07les personnes
23:08qui
23:09moi je connais bien
23:10les personnes
23:11qui
23:11qui ont participé
23:14à cela
23:15mais maintenant
23:16à dire que
23:17la Concorde
23:18a été écrite
23:18par quelqu'un d'autre
23:20et que
23:22les chansons
23:24aussi ont été écrites
23:25par quelqu'un d'autre
23:26que ce soit
23:27le président
23:31Damask
23:31qui se soit
23:32accaparé
23:33et des écrits
23:34et de la musique
23:35vraiment
23:37ça ne lui ressemble pas
23:40il ne peut pas faire
23:41une chose pareille
23:44je vous remercie
23:46de m'avoir écouté
23:47après
23:48Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations