00:00Les trois destroyers américains, ça y est, sont sortis.
00:03Il y a quoi ? Vous disiez tout à l'heure, Vista Merhal, ce ne sont pas des petits bateaux.
00:06On les voit à l'image.
00:08Il y a quoi sur ces bateaux ? Il y a combien d'hommes ? Il y a quel type
00:11d'armes ?
00:12Alors, il y a à peu près tout ce qu'on peut imaginer de moderne.
00:15C'est une série de bâtiments qui fait dans les 8-10 000 tonnes.
00:20Il y a, je ne sais pas, 300 ou 400 personnes.
00:23Et il y a toutes les armes anti-aériennes, bien sûr,
00:26mais il y a aussi des armes anti-sous-marines dont on ne parle pas actuellement,
00:28puisqu'il n'y a pas d'objet pour l'instant.
00:31Mais en tout cas, ce sont des bâtiments qui aussi ont une capacité de couverture radar extraordinairement importante.
00:39Une capacité de couverture radar, concrètement, ça veut dire quoi ?
00:42C'est-à-dire savoir véritablement suivre toutes les pistes de ce qu'il y a sur la surface de
00:47la mer,
00:48mais aussi en l'air.
00:50C'est dans la gigantesque organisation de renseignements qu'ont mis en place les Américains.
00:57Tous ces objets, tous ces bâtiments, tous ces hélicoptères, tous ces avions, tous ces adawaks sont absolument en cohérence.
01:07C'est-à-dire que ces destroyers ne se suffisent pas eux-mêmes, ils ne peuvent pas riposter seuls.
01:11Ils ont besoin des hélicoptères à pages, ils ont besoin d'un appui aérien.
01:14Ils peuvent riposter seuls en termes d'autodéfense.
01:18Ça oui, ils ont largement.
01:20Mais il faut toujours voir plus loin.
01:21Quand on est dans un combat, il faut toujours voir plus loin.
01:25De la même façon que quand on est politique, il faut anticiper.
01:27De la même façon que quand on est militaire et qu'on doit aller au combat,
01:30il faut savoir ne pas sous-estimer l'adversaire, ne pas faire de présuppositions sur l'adversaire,
01:35être prêt à tout.
01:36C'est pour ça que ces bâtiments-là, qui sont extraordinairement armés,
01:39ce sont ceux-là qu'on a envoyés.
01:40Ce ne sont pas des petits bâtiments.
01:42Et on sait que pour les porte-avions, il y a un temps de présence limité.
01:45Est-ce que c'est aussi le cas pour les destroyers ?
01:47Est-ce qu'à un moment donné, un destroyer doit faire demi-tour ?
01:50Je ne sais pas ce qui peut guider le temps de présence,
01:52parce que ces bâtiments-là sont faits pour durer, durer le temps à la mer.
01:56Il faut bien sûr, lorsqu'ils utilisent leur munition,
02:00il faut bien sûr les réapprovisionner.
02:03Il faut réapprovisionner un homme en quelques fois,
02:05parce qu'il peut y avoir des problèmes d'humains à bord,
02:08en approvisionnement normal, alimentation et autres.
02:12Le problème du ravitaillement en gazole et autres carburants,
02:16on le rencontre moins là, parce qu'en définitive,
02:18sauf des excursions, entre guillemets, comme dit Trump,
02:21comme celle-là des destroyers,
02:23on navigue à faible vitesse, en général.
02:25Moi, j'ai navigué là, j'ai escorté des pétroliers dans les années 84-85.
02:31On naviguait à très faible vitesse,
02:32parce qu'il n'y a pas de grande distance à parcourir.
02:35Il n'y avait pas de grande distance.
02:36Là, pour tenir ce blocus, nous ne savons pas combien de bâtiments le tiennent,
02:41avec quel appui aérien, quelle surveillance aérienne,
02:44il y en a bien entendu.
02:46Donc, on ne sait pas très bien s'ils peuvent durer,
02:49si leur limitation est une limitation en gazole ou autre chose, on ne sait pas.
02:53Et pourquoi ne pas continuer à leur faire faire des allers-retours
02:56pour montrer et appuyer le fait que les Américains ont le contrôle de ce détroit d'Hormuz ?
03:00Grande question.
03:01C'est pour tâter quand même, pour voir un peu,
03:03et puis pour montrer aux Iraniens qu'ils peut-être se montrent pas très coopératifs
03:07en termes de discussion avant les négociations,
03:10leur montrer qu'on est là.
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