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Regardez Le journal inattendu avec Stéphane Boudsocq du 29 novembre 2025.
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00:00Il est 12h30
00:01Midi 30, 13h30
00:10Le journal inattendu de Jean-Michel Blanquer avec Stéphane Boutsoc sur RTL
00:15Bonjour à toutes et à tous, merci d'être encore une fois au rendez-vous de ce samedi.
00:20Notre invité du jour a obtenu son bac B économie et sociale en 1982, 35 ans plus tard.
00:26En mai 2017, il est devenu ministre de l'éducation et de la jeunesse, poste qu'il a occupé pendant 5 ans.
00:34C'est un record.
00:34Bonjour Jean-Michel Blanquer.
00:36Bonjour Stéphane Boutsoc.
00:37Bienvenue sur RTL.
00:38Vous publiez Civilisation française aux éditions Albain Michel, un livre dans lequel vous faites l'état des lieux de ce que vous considérez comme 3 piliers fondamentaux.
00:47Le territoire, la langue, la république.
00:50On va se plonger évidemment dans ces pages qui prennent souvent la forme d'un livre programme très politique.
00:55Nous reviendrons aussi sur votre parcours au gouvernement grâce à nos précieuses archives RTL.
01:00On garde tout, vous savez.
01:02Nous écouterons les musiques de votre vie.
01:04Je suis sûr.
01:05Et puis juste après 13h, en rappelant que vous avez aussi été en charge des sports de 2020 à 2022,
01:11nous parlerons de votre passion pour le football en accueillant votre invité.
01:15Ce sera Alain Giresse, un des héros de l'épopée des bleues version Euro 84 de football.
01:21Et puisque votre parcours, mais aussi vos réflexions et votre livre nous ramènent forcément à l'éducation,
01:27voici la chanson idéale pour commencer.
01:30Le son de français, de mathématiques, que de travail, c'est ce que je chantais France Galles dans Sacré Charlemagne.
01:5060 ans plus tard, vous dites dans votre livre, Jean-Michel Blanquer, que l'éducation, je vous cite,
01:54n'est pas un simple service public, mais un projet de civilisation.
01:58C'est la pierre angulaire, c'est la base de tout.
02:00Oui, pour toute société, depuis les origines de l'humanité, la transmission, c'est fondamental.
02:05Il y a civilisation si on transmet par définition, puisque ça veut dire qu'on se situe dans le temps long,
02:10dans le temps même des siècles.
02:11Donc le projet éducatif, c'est un projet de société.
02:15Et si parfois nous avons aujourd'hui des insatisfactions par rapport à notre système scolaire,
02:18si nous avons un peu perdu confiance en nous-mêmes,
02:21c'est parce que beaucoup de choses dans la société se sont enrayées finalement.
02:26Et ce n'est pas une fatalité, puisque dans notre histoire,
02:28notamment sous la Troisième République, et après même sous la Quatrième,
02:32et au début de la Cinquième, il y avait la foi dans l'école, ça existait en France,
02:36et à mes yeux ça peut réexister.
02:37Et d'ailleurs, parfois ça existe, toute la situation n'est pas homogène dans toute la France,
02:43et c'est pour ça que mon message est à la fois fait de lucidité et d'espoir sur cette question.
02:50Vous allez même plus loin, vous dites qu'il faut que l'école redevienne une fabrique d'avenir
02:53et plus une machine à diplôme.
02:56Oui, ça c'est une phrase isolée, mais qui signifie que toutes les choses doivent avoir un sens.
03:03Par exemple, le baccalauréat, quand on prépare le baccalauréat,
03:06le travail que l'on fait doit être fait pour faire réussir après le baccalauréat,
03:10pas simplement pour avoir un diplôme.
03:11C'était le sens de la réforme, par exemple, qui a fait des programmes beaucoup plus approfondis,
03:15qui d'ailleurs a permis, contrairement à ce qui a été dit sur toutes les ondes,
03:19un rebond des sciences.
03:19Par exemple, il n'y a jamais eu autant d'élèves en prépa scientifique qu'aujourd'hui,
03:22dans toute l'histoire de France.
03:24C'est le contraire de ce qu'on a entendu sur toutes les ondes depuis trois ans,
03:26j'en profite pour le dire.
03:28Et ainsi de suite.
03:29C'est-à-dire qu'il faut donner du sens.
03:30Les choses, c'est vrai sur ce sujet comme sur d'autres,
03:32les choses ne doivent pas être faites pour elles-mêmes,
03:35mais parce qu'elles se relient à un sens.
03:36Et ce sens, à la fin, c'est le projet de société français.
03:39Et à mes yeux, la République, c'est encore un projet de société français.
03:42On n'est pas obligé d'aller vers les extrêmes.
03:44On doit avoir un idéal de société.
03:45Et il passe d'abord par une école qui aille bien.
03:48Et c'est pour ça qu'on a, par exemple, dédoublé les classes,
03:51ces 400 000 enfants par an.
03:52C'est pour ça qu'on a pris toute une série de mesures,
03:54qui sont évidemment à compléter aujourd'hui,
03:56mais qui sont faites pour préparer le long terme.
03:58Jean-Michel Blanquer est notre invité jusqu'à 13h30 sur RTL.
04:02Son journal inattendu commence par les infos de ce samedi 29 novembre 2025.
04:08Et on commence par la météo de votre samedi.
04:11Bonjour Valérie Quintin.
04:13Bonjour Stéphane.
04:14Valérie, vous nous rejouez l'air bien connu du pays coupé en deux.
04:18Oui, je ne m'en lasse pas.
04:19Ce sont l'est et le sud du pays qui vont prendre tout le soleil disponible.
04:22Cet après-midi, au sud d'une ligne Bordeaux-Belfort,
04:25donc on coupe en deux, mais un petit peu en biais.
04:27A contrario, au nord de cette ligne, les nuages vont dominer.
04:30Le nord-ouest sera occupé avec une nouvelle dégradation pluvieuse
04:33qui concerne la Bretagne, la Normandie, les Pays de Loire, la Vendée.
04:36Pluies qui s'étendront d'ici ce soir, du Pas-de-Calais à la Gironde
04:39et qui gagneront l'est et le sud demain.
04:41Du côté des températures, nous gardons une certaine douceur
04:44avec une fourchette de 9 à 17 degrés entre Morteau et Ajaccio.
04:4811 degrés à Lille cet après-midi, 12 à Paris, 13 à Toulouse, 15 pour Marseille.
04:52Merci Valérie.
04:53Les enquêteurs toujours sur la piste du deuxième évadé de la prison de Dijon.
04:57Les faits se sont produits jeudi.
04:59Hier matin, un des deux fuyards a été interpellé dans un bar PMU près de Chalon-sur-Saône.
05:04L'autre, présenté comme potentiellement dangereux, le plus jeune, reste en fuite.
05:08Bonjour Raphaël Vantard.
05:09Bonjour.
05:10Vous êtes en direct de Dijon Raphaël où la cellule d'enquête est à l'oeuvre.
05:14Oui, depuis le début de l'évasion ici à la maison d'arrêt de Dijon,
05:16les enquêteurs de la police nationale travaillent sans relâche pour retrouver Yannick Thé,
05:21le seul prisonnier encore en fuite après l'arrestation hier de son compagnon de cavale.
05:24Des dizaines de policiers continuent au moment où on se parle.
05:27Cette traque de ce jeune homme de 19 ans, des hommes de la BRI,
05:31la brigade de recherche et d'intervention, participe à ces opérations de recherche.
05:35Ils sont actuellement déployés dans la région et les forces de l'ordre avancent ces dernières heures dans cette traque.
05:40L'étau se resserre petit à petit sur ce dernier évadé de la maison d'arrêt de Dijon.
05:45Mais il faut agir pour ces policiers et pour ces hommes de la BRI avec beaucoup de prudence.
05:49Yannick Thé, 19 ans, est en effet un homme dangereux avec déjà de multiples condamnations au casier judiciaire,
05:55accusé notamment de tentatives d'assassinat dans la région.
05:58Ce jeune homme a des liens assez clairs avec le trafic de drogue et le milieu marseillais.
06:02Il peut donc être armé dans sa fuite.
06:05Ses recherches s'est faite donc un peu partout, dans une zone assez large autour de Dijon,
06:09mais avec, je vous le disais, beaucoup de précautions, beaucoup de surveillance discrète de certains lieux
06:12où le fugitif pourrait se rendre, l'autre évadé et lui toujours en garde à vue
06:16avec deux personnes soupçonnées de l'avoir aidé dans sa fuite et son évasion.
06:20Raphaël Vantard, Dijon pour RTL.
06:23Le corps d'un adolescent de 15 ans découvert carbonisé hier matin à Marseille.
06:27D'après les premiers éléments de l'enquête, la jeune victime n'avait que de légers antécédents judiciaires,
06:33mais rien à voir, semble-t-il, avec le narcotrafic.
06:37Jean-Michel Blanquer, la jeunesse au cœur d'affaires criminelles, victime d'affaires criminelles.
06:42Vous, l'ancien ministre de l'éducation et de la jeunesse, je le rappelle,
06:45c'est évidemment un phénomène de société extrêmement inquiétant.
06:48Oui, et c'est d'ailleurs à relier à notre point précédent, c'est-à-dire tout fait système.
06:52Lorsqu'il y a de la drogue dans une société, ça a un impact sur le système scolaire,
06:57par exemple avec le trafic autour des établissements qu'il faut combattre.
07:00Et l'avancée du trafic de drogue, c'est quelque chose qui m'inquiète depuis très longtemps.
07:05Ça gangrène tout.
07:06Ça gangrène évidemment la jeunesse, mais ça gangrène aussi le système économique et politique.
07:11Vous savez, j'ai vécu une partie de ma vie en Amérique latine.
07:13J'ai vu des sociétés s'effondrer sous le poids de l'importance économique et sociale du narcotrafic.
07:20Et donc, je considère qu'il faut affirmer l'autorité de l'État le plus tôt possible,
07:24de la manière la plus ferme possible, déjà pour protéger notre jeunesse
07:27et plus globalement pour protéger notre société.
07:3012h37 sur RTL.
07:31Si vous devez prendre l'avion ce week-end et que vous volez sur un Airbus A320, renseignez-vous.
07:35Quelques dizaines de vols ont été annulés, après le rappel par le constructeur de 6000 appareils dans le monde.
07:40Airbus parle ce midi d'une centaine d'avions durablement indisponibles.
07:44Il s'agit de remplacer en urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires.
07:49Écoutez Marie, passagère privée de vol hier soir à l'aéroport de Nice, jointe par Pierre Copplot.
07:55J'ai passé les premiers contrôles des sacs de sécurité.
07:59On a même commencé à embarquer.
08:00On était dans le couloir qui mène à l'avion.
08:02Et là, j'ai commencé à voir des passagers qui ont fait demi-tour.
08:05Et dans un second temps, on a une annonce qui nous a expliqué qu'il y avait un gros problème
08:10sur les logiciels et que notre avion faisait partie des Airbus touchés.
08:14On nous a donné en gros le fameux petit formulaire avec la feuille blanche,
08:18avec les étapes à suivre pour les indemnisations.
08:21Ce matin, très tôt, il était juste indiqué sur l'application qu'on pouvait se faire rembourser,
08:24indemniser, mais pas de report de vol possible.
08:27Donc, je me suis dit que ce serait plus simple de prendre le train direction Lille.
08:31Mais oui, oui, du coup, j'ai perdu une journée en fait.
08:33Alors, cette annulation et ces milliers de rappels d'A320 font suite à un incident
08:37survenu le 30 octobre dernier sur un vol Cancun-New York,
08:40durant lequel l'Airbus avait piqué du nez avant de devoir se poser en urgence.
08:44Avec nous en studio, Nathan Bocard.
08:45Bonjour Nathan.
08:46Bonjour.
08:46On se souvient des soucis à répétition de Boeing,
08:49soucis qui avaient fortement écorné l'image et le chiffre d'affaires du constructeur américain.
08:53Est-ce qu'Airbus risque la même mésaventure avec cette affaire de logiciel ?
08:56Pas vraiment, en tout cas pas pour l'instant.
08:58Dans le cas de Boeing, d'abord, c'est un scandale d'une autre ampleur.
09:01On parle de plusieurs crashes, de centaines de morts, de différents modèles mis en cause
09:05et surtout d'enquêtes qui révèlent des manquements graves dans les usines de Boeing.
09:10C'est toute la chaîne de production qui était mise en cause récemment.
09:14Boeing a même dû verser 28 millions d'euros à une famille de victimes.
09:17Rien à voir donc avec ce qui se passe chez Airbus pour l'instant.
09:20Ce que l'on sait, vous l'avez dit Stéphane,
09:22c'est qu'un logiciel de contrôle était vulnérable aux radiations solaires les plus intenses.
09:27Alors, il ne s'agit pas non plus de minimiser les risques.
09:29Ça a conduit les pilotes d'un avion à perdre brièvement le contrôle de l'appareil
09:33avant de le reprendre.
09:34La question qui se pose alors maintenant, c'est celle de la responsabilité.
09:38Le matériel concerné, il a été fabriqué par Thalès.
09:42Thalès renvoie la balle à l'entreprise qui a créé le logiciel en question.
09:47Côté Airbus, il est encore trop tôt pour savoir si son image sera durablement écornée.
09:51Mais pour ce qui est de l'impact économique,
09:53c'est après le retour à la normale qu'il faudra faire les comptes,
09:55savoir combien d'argent les compagnies ont perdu avec ce bug.
10:00Précision de Nathan Bocart, spécialiste des transports à RTL.
10:03Suite de la visite du pape en Turquie,
10:05Léon XIV est attendu aujourd'hui à la mosquée bleue d'Istanbul.
10:08Demain, le Saint-Père prendra la route du Liban.
10:10600 000 Ukrainiens privés d'électricité ce midi,
10:14après de nouvelles frappes russes sur Kiev et Kharkiv.
10:16Et puis on a appris ce midi que l'armée ukrainienne revendiquait l'attaque de deux pétroliers
10:21de ce qu'on appelle la flotte fantôme russe en mer Noire.
10:25A lire cette semaine dans l'hebdomadaire Le Point, partenaire de cette émission,
10:28un reportage sur la résistance héroïque de la ville de Pokrovsk face à l'armée rouge.
10:34Le journal inattendu sur RTL.
10:36Jean-Michel Blanquer, Stéphane Boutsok.
10:39Il est 12h40, après le collège,
10:40l'interdiction des téléphones portables sans doute élargie au lycée.
10:44Ce sont les mots et le projet d'Emmanuel Macron hier en déplacement dans les Vosges.
10:49Le chef de l'État souhaite faire des établissements scolaires,
10:51un lieu d'échange et d'écoute,
10:52et donc sans ces appareils devenus addictifs pour les élèves.
10:56Est-ce possible ? Réaliste.
10:57Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du syndicat de chef d'établissement collège et lycée,
11:02lui-même proviseur à Paris,
11:04était l'invité d'Antoine Cavallérou ce matin sur RTL.
11:07On va demander demain au lycée de faire à l'échelle industrielle
11:10ce qu'un parent n'arrive pas à faire chez lui à l'échelle individuelle.
11:14On peut tout à fait interdire le téléphone,
11:16en tout cas tenter de le faire,
11:17ça dépend s'il y a une loi ou si c'est des établissements
11:19qui vont devoir modifier leur règlement intérieur,
11:21puisque chaque établissement est autonome sur ce règlement intérieur.
11:25La question c'est est-ce qu'on est capable de faire respecter cette règle ?
11:28Il faut du personnel pour le surveiller,
11:30il faut des élèves et des familles partie prenantes de ce dispositif.
11:33Ça ne peut fonctionner si la communauté éducative s'en empare.
11:37Il n'y a rien de pire qu'une règle qu'on ne sait pas faire respecter
11:39et qui se fait dans l'hostilité générale.
11:42Jean-Michel Blanquer, il faut le faire.
11:44D'abord, est-ce que c'est possible de le faire ?
11:46Oui, c'est possible, bien sûr.
11:48Ce qui est important, c'est d'abord, là encore, de relier ça à un sens.
11:51Aujourd'hui, le téléphone portable a changé nos sociétés,
11:54pas seulement dans la vie des enfants et des adolescents,
11:57mais des adultes.
11:58C'est une très grande mutation anthropologique
12:00dans l'histoire de l'humanité.
12:01C'est un bouleversement.
12:02C'est un bouleversement, ça change les rapports entre les personnes.
12:05Comme d'habitude, il y a de bons aspects et de mauvais aspects.
12:08Les mauvais aspects sont quand même très importants
12:10sur la vie de nos adolescents.
12:12Vous pensez aux réseaux sociaux ?
12:13Je pense en particulier aux réseaux sociaux.
12:14Je pense au temps de sommeil, je pense à l'addiction aux écrans,
12:17je pense au langage, à certains appauvrissements
12:20que je constate et qui fait partie des sujets
12:22dont je parle dans le livre, justement.
12:23Bref, tout ça fait qu'il faut prendre ça bras-le-corps.
12:27Ça fait partie de ces sujets qu'il ne faut pas laisser passer au fil de l'eau.
12:29C'est pour ça qu'en 2018, j'ai fait cette loi
12:31qui a interdit les portables au collège
12:33et qui finalement s'est passée en deux temps
12:35parce que j'entends parfois que l'interdiction a eu lieu l'année dernière.
12:38Non, elle a eu lieu en 2018
12:39et ça a eu un effet immédiat assez important.
12:41Donc la loi, ça compte.
12:42J'aurais tendance à préconiser ça.
12:44Peut-être pas forcément dans un premier temps pour le lycée,
12:46éventuellement dans un deuxième temps
12:47parce qu'il faut entendre ce que vient de dire M. Bob Kiewicz,
12:49c'est-à-dire le fait qu'il faut peut-être un temps d'accoutumance,
12:53donc ça doit se discuter avec les parties prenantes
12:55à un tel sujet.
12:57Peut-être faut-il commencer par une expérimentation.
12:59On verra ce que le ministre propose.
13:01Mais en tout cas, en le faisant en deux temps,
13:04je pense que ça peut être une bonne mesure.
13:06Et de toutes les façons,
13:08il y a une sensibilisation très forte à faire.
13:10Ce n'est pas neutre de passer des heures par jour
13:13sur son téléphone portable.
13:14C'est pratiquement un sujet de santé publique
13:16et la société doit s'en emparer.
13:18Si vous faites vos courses week-end,
13:19vous serez sans doute sollicité par les bénévoles
13:21des banques alimentaires et leurs gilets oranges.
13:23C'est un gros week-end de collecte.
13:25Merci d'avance de votre générosité.
13:27Générosité que va pouvoir se permettre
13:29le gagnant français du jackpot EuroMillion d'hier soir.
13:33178 millions d'euros remportés.
13:36Il fallait cocher les numéros 5, 29, 33, 39, 42,
13:40ainsi que les étoiles 3 et 9 pour l'emporter.
13:43J'ai regardé, ce ne sont pas mes numéros.
13:44Jean-Michel Blanquer, je ne sais pas si vous jouez à l'EuroMillion.
13:46Malheureusement, non.
13:46Donc, ce n'est pas vous non plus qu'on cherche toujours.
13:49Le sport avec du rugby.
13:50Un événement samedi.
13:51Le retour d'Arthur Dupont sur le terrain.
13:54Près de 9 mois après une rupture des ligaments croisés au genou droit,
13:57le mid-mêlé du Stade Toulousain fait sa rentrée face au Racing 92.
14:03Un joueur, vous aimez le sport.
14:04C'est un joueur, vous appréciez Arthur Dupont.
14:05Oui, Antoine Dupont, oui, bien sûr.
14:07Antoine, pardon.
14:07C'est un magnifique joueur, joueur complet,
14:12qui fait d'ailleurs l'admiration internationale.
14:13On fait partie de ces grands sportifs français actuels
14:15dont on peut être très fier.
14:17Et puis en rugby, être un joueur complet, ça veut dire beaucoup de choses.
14:20Parce qu'il est à la fois puissant et agile.
14:22Il est admirable, il est magnifique.
14:24Je suis très heureux qu'il revienne sur le terrain.
14:26Nous aussi.
14:27Donc Antoine Dupont.
14:28Le football aussi, ça vous passionne.
14:29On en parlera tout à l'heure après 13h avec Alain Giresse.
14:3214e journée de Ligue 1.
14:33Trois rencontres à suivre.
14:35Monaco, Paris Saint-Germain.
14:36Paris FC, Auxerre.
14:37Marseille-Toulouse, grande soirée.
14:39Ballon rond, évidemment, sur RTL.
14:4119h-23h, Philippe Sanfourche, puis Éric Silvestreau.
14:44Et puis un mot de rallye.
14:45Le français Sébastien Augier a été sacré champion du monde.
14:49WRC pour la neuvième fois aujourd'hui à Jeddah.
14:52Il égale le record de son compatriote Sébastien Le.
14:56Voilà pour l'actualité à 12h44.
14:58On va prolonger ces infos avec vous, Jean-Michel Blanquer,
15:01en revenant sur les annonces du président cette semaine,
15:04président de la République, sur le service national.
15:06Jeudi, Emmanuel Macron a annoncé les modalités de la relance d'un service militaire volontaire.
15:11Les jeunes français sont-ils prêts à s'engager pour apprendre à défendre leur pays ?
15:16Nous sommes allés à leur rencontre à l'occasion d'une journée de défense et citoyenneté en Bretagne.
15:21Chaque année, près de 800 000 jeunes de 16 à 18 ans y sont convoqués.
15:25Et depuis septembre, ces JDC sont centrés davantage sur la défense du pays.
15:31Bonjour Mathieu Lopinot.
15:32Bonjour et bonjour à tous.
15:33Mathieu, vous avez passé la journée de jeudi au troisième RIMA de Vannes.
15:37Oui, à 9h le matin, on est directement plongé dans l'ambiance avec une levée des drapeaux et la marseillaise.
15:43Puis on enchaîne différents ateliers, comme tirer sur des cibles avec une carabine laser.
15:47Donc vous avez vu, je positionne la crosse au niveau de mon épaule et je lise la cible.
15:52Vous allez le faire.
15:52Inès, lycéenne en terminale, a réussi à toucher les cinq cibles d'un coup.
15:56C'est la première fois, donc je suis assez surprise de bien m'en sortir comme ça.
15:58Ça permet de se faire des choses qu'on n'a jamais pu faire avant.
16:00Donc ouais, c'est très enrichissant, je trouve.
16:02Un jeu de rôle ensuite pour comprendre l'organisation des armées et les missions de défense.
16:06Alors, nous devons acheminer en urgence de l'aise humanitaire.
16:09L'Airbus A400M Atlas.
16:11Est-ce qu'on prend ce type d'avion pour aller chercher les civils ?
16:13Les jeunes testent aussi un entraînement militaire en réalité virtuelle.
16:16À midi, un repas en ration militaire est servi.
16:19Et puis la journée se termine par un non-revoir républicain.
16:23Une JDC nouvelle génération plus ludique pour éventuellement susciter des vocations.
16:27Et à la fin de la journée, les jeunes que j'ai rencontrés se disent majoritairement prêts à suivre un service militaire volontaire.
16:33Je pense que c'est pas mal le fait que ce soit volontaire et que ce soit pas une obligation.
16:36Comme ça pouvait l'être à l'époque, par exemple, pour laisser quand même le choix aux jeunes de faire ce qu'ils ont.
16:39Oui, je pourrais participer sans problème.
16:41Parce que je trouve ça important de pouvoir apprendre à protéger son pays et apprendre les valeurs de son pays à travers un service militaire.
16:46Et toi, ça t'intéresserait de le faire de manière volontaire ?
16:48Oui, bien sûr.
16:48Partir pendant 9 à 10 mois, c'est quelque chose qui te ferait pas peur ?
16:51Bah non, parce que si on a besoin de moi, je me rendrais utile et puis j'aiderais au mieux.
16:55Malgré le contexte international, il y a des territoires un peu tendus, malgré ça, ça te ferait pas peur ?
16:59Si tout le monde se met à avoir peur, on va pas être aidés.
17:02On est tous un peu dans la même galère, donc si je dois aider, bah j'aiderais.
17:05Et vous, Jean-Michel Blanquer, que pensez-vous de ce nouveau service militaire volontaire annoncé jeudi par Emmanuel Macron ?
17:11Alors, d'autant que page 171 de votre livre « Civilisation française », vous évoquez la création d'un service à la nation, 8-9 mois,
17:19obligatoire pour tous les jeunes de 18 ans, hors de leur région d'origine, et on en parlait il y a quelques minutes,
17:25hors également réseaux sociaux.
17:27Ça rejoint votre idée, cette idée du Président ?
17:29Oui, bien sûr, c'est un pas dans la bonne direction.
17:32On sait très bien que ces choses-là ne peuvent pas se faire d'un seul coup,
17:35donc c'est très bien d'aller déjà vers ce service volontaire.
17:37Je pense que nous devons aller, à assez court terme quand même, vers un service national.
17:42Service national, ça veut d'ailleurs dire militaire, mais pas que.
17:44Il y a tous les enjeux, par exemple, d'engagement dans les corps en uniforme,
17:49comme les pompiers, par exemple, dont on a tant besoin,
17:51quand on pense aux catastrophes naturelles qui existent ou qui existeront dans le futur.
17:56Et puis on a besoin de ce qui a été parfaitement dit par les jeunes que vous avez interviewés.
18:00Et ils le disent très bien.
18:01C'est-à-dire, voilà, on appartient à un pays, et nous avons des devoirs vis-à-vis de ce pays.
18:05Vous savez, la France existait avant nous, elle existera après nous.
18:09Trop souvent, on a l'impression que chacun n'a que des droits vis-à-vis d'une société
18:14qui serait comme une entité anonyme.
18:15Non, on est les héritiers d'un pays, et on doit le transmettre aux générations futures
18:19dans un état meilleur que ce que nous avons trouvé.
18:22Ça signifie aussi bien sur le plan militaire avoir l'esprit de défense,
18:26sur le plan écologique avoir une nature qui reste belle,
18:28sur le plan du patrimoine le maintenir,
18:31sur le plan de l'art et de la culture produire des choses toujours plus belles et plus nouvelles.
18:35Ça, c'est un projet de société, si vous voulez,
18:36et que les générations antérieures ont plus ou moins su remplir,
18:40mais dans l'ensemble plutôt plus que moins,
18:41puisqu'on a ce magnifique pays qu'est la France.
18:43Le service national, ça fait partie de cela.
18:46Et puis, il y a le contexte que chacun connaît, géopolitique.
18:49Donc, je crois, moi, au service national,
18:51à la fois comme creuset républicain,
18:53parce que nous avons besoin de créer du commun en France,
18:56de créer du collectif, de créer de la foi dans la nation.
19:00C'est vraiment très important.
19:01Et en même temps, pour faire face à des défis très concrets,
19:05qui sont militaires, mais pas seulement militaires.
19:07Jusqu'à se préparer à perdre ses enfants,
19:10c'est ce que dit Giel, le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, il y a quelques jours.
19:13Ça, c'est une idée qui aussi, alors qui s'entend, mais qui peut faire peur.
19:17Par définition, c'est une expression forte, évidemment.
19:20Mais quand on parle de combat, quand on parle d'armée,
19:23on sait très bien qu'il y a des personnes qui meurent, forcément.
19:26Des soldats meurent, et ce sont les enfants de parents, par définition.
19:29Donc, il a explicité quelque chose d'évident, en réalité.
19:33Après, je pense qu'il ne s'agit pas de se faire peur.
19:36Il n'y a pas demain des milliers d'enfants qui vont mourir,
19:39enfin des millions de jeunes qui vont mourir à cause de tout cela.
19:42C'est au contraire, parce qu'on aura préparé les choses,
19:44que l'on aura, je l'espère, pas de guerre.
19:46C'est le vieil adage qui reste vrai.
19:48Si on veut la paix, préparons la guerre.
19:49Autrement dit, nous ne devons pas être une nation faible,
19:51une nation qui s'affaisse sur elle-même.
19:53C'est vrai aussi sur le plan démographique.
19:55Moi, je crois à l'avenir de la France.
19:56C'est ce que j'ai essayé d'exposer tout au long du livre.
19:58Et cet élément-là fait partie d'un tout,
20:01qui est reprendre confiance en nous-mêmes,
20:03nous aimer en tant que collectif.
20:06Et quand on entend la voix de ces jeunes que vous avez interrogés,
20:09vraiment, ça fait plaisir, parce qu'on sent ça.
20:11Je signale aussi qu'il y a 15 ans, Jean-Michel Blanquer,
20:14vous avez créé un internat d'exception d'excellence
20:17qui se trouve à Sourdin, en Seine-et-Marne.
20:19Lorsque vous étiez recteur de l'Académie de Créteil,
20:22c'était ça aussi l'idée de départ.
20:23C'était aussi d'intégrer, de faire avancer cette idée aussi de l'excellence,
20:28peut-être d'un certain don de soi à la nation aussi,
20:31pour la jeune.
20:32Oui, tout forme un tout, tout est système, n'est-ce pas ?
20:36Et je vous remercie de citer cet exemple,
20:38parce que très souvent, les choses font événements,
20:40et puis on n'en parle plus.
20:41Mais la chose dont vous parlez,
20:42l'internat d'excellence de Sourdin dont vous parlez,
20:44on l'a créé il y a 15 ans maintenant,
20:46quand on a fait la grande vague de création des internats d'excellence.
20:49Celui-ci était un peu la locomotive,
20:50mais il y en a eu d'autres.
20:51Et dans cet internat,
20:52où les jeunes viennent surtout du Val-de-Marne,
20:54de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis,
20:56beaucoup sont issus de milieux très défavorisés,
21:00ils sont en uniforme toute la journée,
21:01ils aiment ça,
21:02et ils ont un cadre,
21:04le téléphone portable c'est seulement une demi-heure par jour,
21:06etc.
21:07Et à la fin,
21:08puisque maintenant nous avons 15 ans de recul,
21:10et qu'il y a environ 500 élèves dans cette institution,
21:13il y a un bilan à tirer,
21:14ils font de belles études,
21:16chacun dans son domaine,
21:17et je crois qu'ils sont très heureux de ce qu'ils ont fait,
21:20ils reviennent pour en parler avec les jeunes élèves d'aujourd'hui.
21:24Donc, un cercle vertueux a été enclenché,
21:26qui donne des résultats,
21:28et il est bon de le dire,
21:29parce qu'on souligne premièrement que ce qui ne va pas,
21:33et deuxièmement,
21:34que les choses de court terme.
21:35Là, dans l'exemple que vous avez rappelé,
21:37et je vous en remercie,
21:38il y a et du long terme,
21:41et de la réussite.
21:42Jean-Michel Blanquer fait son journal inattendu,
21:44on écoute aussi un petit peu de musique,
21:46parmi les chansons que vous avez choisies,
21:47il y a celle-ci.
21:48« Quand on partait de bon matin,
21:50quand on partait sur les chemins,
21:54à bicyclette... »
21:56« À bicyclette, Yves Montand,
21:58pourquoi ce choix ? »
21:59Alors, premièrement,
22:00parce que j'aime Yves Montand,
22:02j'aime toutes les chansons d'Yves Montand,
22:04j'aime la bicyclette,
22:05c'est une chanson que je chantais
22:07quand je partais avec mes amis à bicyclette,
22:09en vacances,
22:10tout le temps,
22:10tous les jours,
22:11puisque quand j'avais une quinzaine d'années,
22:14on partait à bicyclette,
22:16découvrir certaines régions de France,
22:18c'est comme ça que j'en connais un certain nombre,
22:19en les ayant sillonné à vélo,
22:21avec 50 francs de budget hebdomadaire,
22:23ce qui n'était pas beaucoup,
22:24mais ça nous permettait d'avoir des vacances magnifiques.
22:28Et après,
22:29lorsque j'étais ministre de la Jeunesse,
22:31j'ai souhaité,
22:32vous savez,
22:33créer ce qu'on a,
22:33surtout après la crise sanitaire,
22:35créer ce qu'on a appelé les vacances apprenantes,
22:37c'est-à-dire des vacances instructives,
22:38des vacances où on s'amuse,
22:40on s'épanouit,
22:41mais où on en profite pour apprendre des choses,
22:42notamment sur la nature,
22:43ou sur la culture.
22:45Et donc,
22:45une partie de ces vacances apprenantes,
22:46j'ai veillé à ce que ça se passe à bicyclette,
22:49et j'aimerais que ça se déploie toujours plus,
22:52parce qu'il n'y a rien de plus épanouissant,
22:54enfin,
22:54parmi les choses très épanouissantes,
22:55il y a ça,
22:56partir à vélo,
22:57dans la campagne,
22:58redécouvrir la France,
22:59et pour pas cher,
23:01et en voyant des choses magnifiques.
23:0312h52,
23:04on marque une pause,
23:05et ensuite,
23:05justement,
23:05on entre de plein pied dans votre livre
23:07Civilisation Française.
23:08A tout de suite.
23:09C'est une petite clé.
23:14Le journal inattendu de Jean-Michel Blanquer,
23:22avec Stéphane Boutsoc,
23:23sur RT.
23:25Le journal inattendu de Jean-Michel Blanquer,
23:28avec Stéphane Boutsoc,
23:30sur RTL.
23:31Civilisation Française,
23:32c'est donc le titre de ce livre
23:33qui paraît chez Albin Michel.
23:35Jean-Michel Blanquer,
23:36vous y partez d'un constat.
23:38Selon vous,
23:38nous vivons une crise existentielle en France,
23:40ce paradis dont les habitants
23:41se croient en enfer,
23:42écrivez-vous.
23:43Comment expliquer,
23:45là,
23:45ce midi sur RTL,
23:46ce paradoxe
23:47à ces millions de nos compatriotes
23:49pour qui l'enfer,
23:50tout simplement,
23:51c'est le 15 du mois,
23:53quand le mois est déjà terminé financièrement,
23:55et qui,
23:55très franchement,
23:56n'ont pas beaucoup d'espoir
23:57pour l'avenir.
23:59Oui,
23:59le premier problème des Français,
24:01concrètement,
24:02c'est le pouvoir d'achat aujourd'hui.
24:03Ils le disent en temps,
24:04en permanence,
24:05il suffit de parler tous les jours
24:06pour le voir,
24:08et de vivre un certain nombre de réalités.
24:11Mais je pense que nous devons réenclencher
24:13une sorte de cercle vertueux
24:15de notre économie,
24:16d'ailleurs,
24:16qui aura un impact positif sur tous.
24:19Notre pays n'est pas fatalement pessimiste.
24:23Dans notre histoire,
24:23la France a été considérée,
24:26pendant des siècles,
24:27comme le pays optimiste par excellence,
24:29le pays de la vaillance,
24:30le pays de l'énergie,
24:32de la créativité.
24:33Et nous avons été ainsi,
24:34il suffit de relire les témoignages sur la France,
24:36dans la littérature,
24:37sur des siècles.
24:37Vous parlez au passé.
24:38Je parle au passé, bien sûr.
24:40Au XXe siècle,
24:41ça a basculé.
24:42On a vécu deux guerres mondiales,
24:43des décolonisations ratées,
24:45crise économique permanente
24:47depuis 1974,
24:49le terrorisme,
24:50toute une série d'éléments
24:51qui ont donné des coups de bélier
24:54dans la porte,
24:55en quelque sorte.
24:56Et nous vacillons,
24:57mais pas fatalement.
24:58Nous avons aussi,
24:59dans notre histoire,
25:00eu des moments de grande difficulté,
25:01où la pauvreté même était
25:02largement plus grande qu'aujourd'hui.
25:05Et donc,
25:05il faut se ressaisir.
25:06Et se ressaisir,
25:06c'est effectivement
25:07réinvestir dans nous-mêmes.
25:09D'où toutes les propositions
25:11que je fais,
25:11qui sont nombreuses,
25:12mais dont l'axe principal
25:14est quand même
25:15de retrouver le territoire français,
25:17de ré-innerver
25:18le territoire français.
25:19Aujourd'hui,
25:19la France est en gros
25:20divisée en trois,
25:21entre les centres-villes,
25:22les banlieues et le reste,
25:23c'est-à-dire les petites villes
25:24et les villages.
25:25Nous avons beaucoup trop laissé
25:27notre pays,
25:27comme d'autres pays d'ailleurs,
25:29dériver vers une sorte
25:30de métropolisation
25:31au détriment
25:32des petites villes
25:33et des villages.
25:33Et le projet que je propose,
25:35c'est de tout simplement
25:37retrouver notre territoire.
25:38Et donc,
25:39qu'il y ait de la métropolisation,
25:40c'est en partie inévitable,
25:42mais ça doit être
25:42au bénéfice
25:43des villes et des villages.
25:44Vous avez cité Airbus
25:45tout à l'heure.
25:46L'aéronautique française,
25:47c'est une des histoires
25:47d'industrie magnifique,
25:50de grandes réussites
25:51françaises et européennes.
25:52Ça ne s'est pas fait
25:53au détriment
25:54des petites villes.
25:55Ça s'est fait
25:56à leur service,
25:56puisqu'aujourd'hui,
25:57vous avez beaucoup
25:58de sous-traitants d'Airbus
25:58dans toute une série
26:01de petites villes de France.
26:02Qui font vivre ces régions.
26:02Et qui font vivre ces régions.
26:03Donc là,
26:03vous avez un exemple positif.
26:05Eh bien,
26:06nous pouvons multiplier
26:07ces exemples
26:08et nous devons aussi,
26:10c'est ce que je propose,
26:11par exemple,
26:11au travers de la réforme
26:12du système de retraite,
26:14drainer notre épargne
26:15vers la renaissance
26:17du territoire français,
26:18que ce soit sur le plan
26:18de l'agriculture,
26:19de l'industrie
26:20ou des services.
26:21Un mot du titre,
26:22du choix de ce titre,
26:23civilisation française,
26:24évidemment,
26:25je ne l'imagine pas,
26:25il n'est pas anodin.
26:27Est-ce que c'est aussi
26:27une volonté pour vous
26:28de ne pas laisser
26:29ce champ lexical
26:31à une droite
26:31qui est plus nationaliste,
26:33voire même extrême
26:33et qui est incarnée,
26:34d'ailleurs,
26:34au passage,
26:35par de gros vendeurs d'olives
26:36qui sont Philippe de Villiers
26:37et Zemmour
26:38au Jordan de Bardella ?
26:39Civilisation française,
26:40le choix des mots,
26:41il est clair ?
26:42Oui,
26:42il est très clair
26:43parce que ce mot
26:44appartient à tout le monde.
26:45C'est un mot français,
26:45d'ailleurs,
26:46forgé par le père de Mirabeau
26:47au XVIIIe siècle
26:49et qui était
26:50un mot voisin
26:51de civilité,
26:52c'est-à-dire
26:53de respect des uns
26:54par les autres
26:55et qui renvoie
26:55finalement
26:56à une sorte d'exigence
26:57envers soi-même,
26:57c'est-à-dire
26:58une exigence individuelle
26:59mais aussi
26:59une exigence collective,
27:00c'est-à-dire
27:01c'est se hisser
27:01à un niveau
27:02de civilité collective.
27:04C'est le contrat social français,
27:06c'est aussi
27:07une forme
27:07d'optimisme
27:08sur soi-même
27:09et puis
27:10la civilisation,
27:11le grand historien,
27:13le grand penseur
27:13français du XXe siècle
27:14qu'est Fernand Braudel
27:15l'a distingué
27:16comme étant
27:16la couche la plus profonde
27:18d'une société humaine.
27:19Vous avez la couche
27:20la plus superficielle,
27:21c'est l'événement,
27:21en dessous,
27:22vous avez la couche
27:22de l'époque,
27:23nous pouvons
27:25raisonner par époque
27:26de 30 ans,
27:2740 ans
27:27et puis vous avez
27:28en dessous
27:29la troisième couche
27:30c'est la civilisation
27:31là vous raisonnez
27:31en siècles
27:32et mon raisonnement
27:33c'est de considérer
27:34que nous devons maintenant
27:34puiser dans notre sève
27:35civilisationnelle
27:36pour retrouver
27:37les politiques publiques
27:38concrètes
27:38et à la fin
27:39vous finissez
27:39sur les enjeux
27:40très concrets
27:40comme le pouvoir d'achat
27:41l'emploi etc
27:42parce que quand vous faites ça
27:43vous raisonnez
27:44d'abord et avant tout
27:45sur la question du territoire
27:46dont j'ai parlé précédemment.
27:47Alors je vous élu
27:48évidemment attentivement
27:49vous faites beaucoup
27:50de propositions
27:51sur la démographie
27:52sur les retraites
27:53on en parlait
27:54sur la réforme
27:54des scrutins locaux
27:55l'éducation
27:56bien entendu
27:57la laïcité
27:58la dette
27:59l'immigration
27:59ce livre
28:00c'est une banque d'idées
28:02pour qui voudra
28:04pour qui voudra
28:04s'en inspirer
28:05ou il y a une autre idée
28:06qui est peut-être
28:07plus personnelle
28:08en vue de 2027 ?
28:10Non c'est...
28:10Alors
28:10ni l'un ni l'autre
28:11enfin
28:11ni l'un ni l'autre
28:13enfin je ne sais
28:14c'est un peu tout ça
28:15à la fois
28:15c'est-à-dire
28:16il y a d'abord
28:17banque d'idées
28:17j'aime pas trop l'expression
28:18ça a l'air de dire
28:19qu'on peut puiser
28:19les choses une par une
28:21on peut s'en inspirer
28:22on peut s'en inspirer
28:23bien sûr
28:23c'est fait pour ça
28:24ça pour le coup oui
28:24c'est mis sur la table
28:26pour influencer
28:27bien sûr
28:27et simplement
28:28je considère que
28:29ça forme un tout
28:30parce que justement
28:31la politique
28:32c'est pas juste
28:33additionner des bonnes idées
28:34c'est déjà bien
28:36quand c'est ça
28:36mais parfois
28:37c'est pas suffisant
28:37c'est-à-dire
28:38c'est pas une bonne politique publique
28:40plus une autre
28:40c'est faire sens
28:41c'est le destin collectif
28:43gouverner la France
28:45pendant des siècles
28:46diriger la France
28:46c'était partager avec les français
28:48d'abord et avant tout
28:49une idée du territoire
28:50quant à ses frontières
28:51et quant à son équilibre
28:52c'est par exemple
28:53toute la politique
28:54d'aménagement du territoire
28:55de l'après-guerre
28:57et des années 60
28:57qui a permis
28:59un certain renouveau français
29:00parce qu'il y avait
29:00de la planification
29:01de la contractualisation
29:03etc
29:03donc c'est un certain rôle
29:04de la puissance publique
29:05articulé avec une grande liberté
29:07des acteurs
29:08privés et publics
29:10c'est-à-dire les entreprises
29:11et les collectivités locales
29:12et les personnes bien sûr
29:13les individus
29:14ce cocktail français
29:15dont nous sommes d'ailleurs
29:16un peu les détenteurs
29:17historiquement
29:18la France a inventé
29:19des choses comme ça
29:19pensez à la façon
29:21dont nous avons géré l'eau
29:22depuis le 19ème siècle
29:23par exemple
29:23c'est le mariage
29:24de la puissance publique
29:25et de sa vision
29:26et puis de la liberté
29:27des acteurs
29:28de l'agilité
29:29des acteurs privés
29:29ce mariage français
29:31qui est d'une certaine façon
29:32un de nos legs
29:33nous devons nous le retrouver
29:35plutôt que d'être
29:37dans l'espèce
29:37d'impuissance
29:38et de
29:38oui
29:39de grandes difficultés
29:41que nous avons aujourd'hui
29:42Jean-Michel Blanquer
29:43civilisation française
29:44c'est le titre de ce livre
29:46journal inattendu
29:47une pause
29:48le rappel des titres
29:49de 13h
29:49et ensuite on accueille
29:50Alain Girès
29:50à tout de suite
29:51le journal inattendu
29:53de Jean-Michel Blanquer
29:54avec Stéphane Boutsoc
29:56santé Pfizer
29:57RTL
29:59il est 13h01
30:00le journal inattendu
30:07de Jean-Michel Blanquer
30:0813h
30:09les titres de l'actualité
30:10Stéphane Boutsoc
30:11une centaine d'avions
30:13Airbus A320
30:14cloués au sol
30:14durablement
30:15partout dans le monde
30:16selon le gouvernement français
30:17en cause
30:17une défaillance
30:19d'un logiciel de commande
30:20signalé hier
30:21par l'avionneur européen
30:22il faut le remplacer
30:23ou le mettre à jour
30:24Air France pour sa part
30:26annonce qu'elle pourra
30:26transporter la totalité
30:28de ses clients
30:28avec un retour progressif
30:29à la normale
30:30aujourd'hui
30:31la traque du deuxième fugitif
30:33de la maison d'arrêt
30:34de Dijon continue
30:34il s'agit d'un garçon
30:35de 19 ans
30:36considéré comme le plus dangereux
30:38le premier évadé
30:39lui a été interpellé
30:40hier
30:41près de Chalon-sur-Saône
30:42les deux hommes
30:43se sont échappés jeudi matin
30:44en sillant les barreaux
30:45de leurs cellules
30:46avec une scie à métaux
30:47pour sa troisième journée
30:49de visite en Turquie
30:50le pape Léon XIV
30:51a visité la mosquée bleue
30:52d'Istanbul
30:53cet après-midi
30:54il préside une messe
30:55avec la communauté chrétienne turque
30:57avant de s'envoler
30:58demain pour le Liban
30:59le sport
31:00cet après-midi
31:0114ème journée
31:02de Ligue 1 de foot
31:02ça commence à 17h
31:04avec le match
31:04choc Monaco
31:05et le Paris Saint-Germain
31:07à 19h
31:07le Paris FC reçoit
31:08Auxerre
31:09Marseille à Front de Toulouse
31:10à 21h05
31:11soirée foot évidemment
31:12sur RTL
31:13dès 19h
31:14du rugby aussi
31:15le retour d'Antoine Dupont
31:16ce soir
31:17après 9 mois
31:18d'absence
31:18suite à une blessure
31:19au genou
31:20le joueur du Stade Toulousain
31:21sera sur le banc
31:22pour le match
31:23contre le Racine 92
31:25à 21h
31:26et puis la météo
31:27temps ensoleillé
31:28cet après-midi
31:29dans la partie sud du pays
31:30il fera 17 degrés
31:31à Nîmes et Ajaccio
31:32dans le nord
31:33ce sera plus frais
31:34avec de la pluie
31:35et du vent
31:36près de la Manche
31:3611 degrés à Grandville
31:3810 à Béthune
31:39le journal inattendu
31:41de Jean-Michel Blanquer
31:42avec Stéphane Boutsoc
31:44sur RTL
31:45allez Jean-Michel Blanquer
31:46je vous propose maintenant
31:47un voyage dans le temps
31:48et dans les archives
31:49de RTL
31:50nous sommes le 27 juin
31:521984
31:53c'est fini
31:55monsieur Christophe
31:56s'est emparé du ballon
31:57à la faveur d'un arrêt de jeu
31:58et tous les français
31:59maintenant
32:00viennent se congratuler
32:01alors que Michel Hidalgo
32:03vient au devant
32:04de ses joueurs
32:05c'est beau 6
32:05que Michel Hidalgo
32:06tendra de congratuler
32:07puis Baptista
32:08puis Fernandez
32:09et ce sera bientôt
32:10au tour de Michel Platini
32:12c'est le premier trophée
32:13jamais un trophée
32:14qu'embrasse Michel Platini
32:15c'est le premier trophée
32:16jamais remporté
32:18par une équipe
32:18du football français
32:19l'équipe de France
32:20qui remporte donc
32:21la coupe d'Europe des nations
32:22et tout le monde s'embrasse
32:23tout le monde est heureux
32:24et que l'équipe de France
32:25a remporté la victoire
32:262-0 Max
32:27Guy Kédia
32:28Bernard Roseau
32:29Max Meignier à l'antenne
32:30sur RTL
32:31pour ce match
32:31France-Espagne
32:32c'est la finale
32:32de l'Euro 84 de football
32:34et des bleus sacrés champions
32:36donc après une victoire 2-0
32:37vous vous souvenez
32:37des buteurs
32:38à Jean-Michel Blanquer ?
32:39oui j'étais dans le stade
32:40c'est un but de Michel Platini
32:43le ballon étant un peu relâché
32:45par le gardien
32:45enfin mal pris par le gardien
32:47et c'était magnifique
32:48et Bélone
32:49le deuxième but
32:50oui c'est ça
32:51tout à fait
32:52vous faites bien de le rappeler
32:53et je me souviens aussi
32:55du match d'Alain Gires
32:57comme toujours
32:57plein d'abnégations
32:59faisant un travail
33:00de fond extraordinaire
33:01ah bah ça tombe bien
33:02bonjour Alain Gires
33:03bonjour
33:05bonjour
33:06soyez le bienvenu sur RTL
33:08Alain on est ravis
33:09de vous accueillir
33:10vous avez évidemment
33:10fait partie de cette épopée
33:12incroyable des bleus
33:13on le réentendait
33:14c'est le premier titre
33:15majeur de l'équipe de France
33:16Platini
33:17Batz
33:18Battiston
33:18Bossis
33:19Fernandez
33:19Tigana
33:20et les autres
33:20dont vous
33:22j'imagine que
33:23quand on est footballeur
33:24c'est quelque chose
33:25qu'on garde en soi
33:26et à l'esprit
33:27à jamais
33:27évidemment
33:29parce que c'est
33:31c'est ce qu'on veut réaliser
33:33quand on joue au foot
33:34évidemment
33:34gagner des matchs
33:35et trophées
33:35et puis on avait quand même
33:37eu un petit aperçu
33:39en 82
33:40de nos possibilités
33:41avec cette coupe du monde
33:42avec une demi-finale
33:44bon je vais pas y revenir
33:45que tout le monde
33:45on y revient toujours
33:47on y revient toujours
33:49parce que
33:50évidemment
33:50on a la fleur de peau
33:52mais votre visage
33:54quand vous marquez le but
33:55même dans cette demi-finale
33:57c'est encore
33:57ça fait partie des grands moments
33:59du football français
33:59Jean-Michel Blanquer
34:01non je vous en prie Alain
34:02allez-y
34:03non non pardon
34:04pour simplement rebondir
34:06c'est des moments
34:07tellement énormes
34:08spontanés
34:08imprévisibles
34:09on peut pas
34:10là
34:11ça explose de tous les côtés
34:13et c'est rare
34:14c'est rare de connaître
34:15ce genre de situation
34:16Jean-Michel Blanquer
34:18le football
34:18et vous
34:19ça remonte à gamin
34:20ça remonte à l'enfance
34:21oui comme souvent
34:22je pense pour les enfants
34:24je me souviens très bien
34:25d'être arrivé dans une nouvelle école
34:26où je connaissais personne
34:28et donc dans ces cas-là
34:30vous êtes intimidé
34:31vous savez pas par quel bout
34:32prendre les choses
34:32et je découvre en fait
34:34le football
34:35à l'occasion de la récréation
34:36et donc c'était l'immédiat
34:37moment d'intégration
34:39en fait
34:39et c'était une passion
34:42et d'ailleurs à chaque fois
34:43que je me suis retrouvé
34:43dans des choses
34:45comme des classes de neige
34:46des colonies de vacances
34:47des choses comme ça
34:47c'est toujours par le foot
34:48qu'il y avait
34:49la fraternité
34:50Justement
34:52Jean-Michel Blanquer
34:53et Alain Gires
34:53d'ailleurs cette question
34:54elle est pour vous
34:55le football
34:56comme le sport
34:57en général
34:58c'est aussi
34:59une école de la vie
35:00c'est-à-dire
35:00c'est logiquement
35:01le respect
35:02l'écoute
35:03la solidarité
35:04Absolument
35:05Oui
35:06comme vous le dites
35:07la façon d'être
35:09adoptée
35:10à travers
35:10des matchs de foot
35:11dans une cour
35:12dans une carte
35:13c'est la base
35:14même du sport
35:15après évidemment
35:16ça se structure
35:17dans les clubs
35:19et surtout
35:19quand on est
35:21dans le sport collectif
35:23puisque là
35:23on échange
35:25c'est du collectif
35:26et on a besoin de ça
35:27et vous savez
35:28ce que vous évoquez
35:30pour des périodes
35:31de l'enfance
35:32comme moi
35:33j'ai connu la même chose
35:34évidemment
35:34là je me projette
35:37de suite
35:37par une autre période
35:39que j'ai connue
35:40avec cette équipe
35:42de France
35:42et ses titres
35:43mais si vous voulez
35:44on reproduisait
35:47à cette échelle-là
35:47évidemment
35:48un petit peu
35:49ce qu'on vivait
35:50ce qu'on vivait
35:51voilà
35:51quand on était gosse
35:52le bien-être ensemble
35:54le content
35:55d'être avec
35:56des coéquipiers
35:57d'échanger
35:58c'était la force
35:59de notre génération
36:00celle-là
36:01la façon d'aborder
36:02d'appréhender
36:02le foot
36:03dans un état d'esprit
36:05de solidarité
36:06voilà
36:07et quand on arrive
36:08à comment dirais-je
36:10à mettre en oeuvre
36:11ce que tout gosse
36:12s'en faisait
36:13dans des cours
36:14de récréation
36:15à niveau
36:16des grandes compétitions
36:17vous imaginez
36:18qu'outre le fait
36:19de gagner les trophées
36:20ça se fait
36:21vraiment des conditions
36:22exceptionnelles
36:23et ça se voyait
36:24vous étiez magnifique
36:25le fameux milieu
36:27de terrain français
36:27de votre époque
36:28mais même l'ensemble
36:28de l'équipe
36:29transpirait
36:30tout ce que vous venez
36:31de dire
36:31et ça a sans doute
36:32été à l'origine
36:33finalement
36:34de ces premières
36:34grandes réussites
36:35de l'équipe de France
36:36on l'a peut-être
36:38un peu perdu
36:39quand même
36:39Jean-Michel Blanquer
36:39ce câlin
36:40j'irais s'évoque
36:41c'est-à-dire
36:41cet esprit aussi
36:43qu'il y avait
36:43dans la cour d'école
36:44où en effet
36:45non seulement
36:45en classe
36:46on écoutait
36:47le maître
36:47ou le prof
36:47et puis à la récré
36:48on s'amusait
36:49aujourd'hui
36:50on a parlé
36:50des portables
36:51tout à l'heure
36:51mais c'est un moindre mot
36:52il se passe
36:53beaucoup d'autres choses
36:54aussi
36:54oui alors
36:54heureusement
36:55ça existe toujours
36:56ça fait partie des choses
36:56qu'il faut faire renaître
36:57mais moi qui ai vu
36:58beaucoup beaucoup
36:59de cours de récréation
37:00pendant
37:00toutes les dernières décennies
37:03je peux vous dire
37:03que ça existe encore
37:04mais pas assez
37:05d'abord il faut toujours
37:06plus de sport
37:07on l'a fait d'ailleurs
37:07la mesure
37:0830 minutes
37:09d'activité physique
37:10par jour
37:10qu'on a commencé
37:12à impulser
37:13à l'école primaire
37:14à l'occasion
37:14des Jeux Olympiques
37:15et qui dure encore
37:16et fait partie
37:17de cet état d'esprit
37:19mais c'est vrai aussi
37:21que par exemple
37:22le téléphone portable
37:22a fait que ça arrive
37:23quand il n'était pas interdit
37:25que vous voyez
37:26des jeunes
37:27sur leur téléphone
37:28plutôt qu'en train
37:28de jouer ensemble
37:29c'est catastrophique
37:30d'un point de vue
37:31humain tout simplement
37:32et donc
37:33on doit faire renaître
37:34le sport collectif
37:35en particulier
37:36et le sport en général
37:37dans les pratiques
37:38des jeunes
37:38vous savez
37:39dans le monde entier
37:40on observe que
37:40à partir de l'âge
37:41la pratique de lecture
37:42en fait se développe
37:43relativement bien
37:44à l'âge de l'école primaire
37:45et c'est vers l'âge
37:46de 11 ans
37:47qu'on voit diminuer
37:47deux choses
37:48la lecture en premier lieu
37:50deuxièmement
37:51l'activité physique
37:52d'où d'ailleurs
37:52des problèmes de santé publique
37:53et autres
37:54ou des problèmes aussi
37:55de vie ensemble
37:56et ça c'est un problème mondial
37:58et il faut maintenant
37:59faire repartir cette courbe
38:01dans l'autre sens
38:01c'est à dire que le temps
38:02ne soit pas consacré aux écrans
38:03mais à la lecture
38:05c'est par exemple
38:06la mesure
38:0615 minutes de lecture par jour
38:08que l'on a là aussi
38:10où tout l'établissement
38:11s'arrête
38:11de faire quoi que ce soit
38:13pour simplement lire
38:14en silence
38:14on a besoin aussi
38:15du silence dans nos vies
38:16et deuxièmement
38:17le sport
38:18l'activité physique
38:19et on a besoin
38:20de personnes emblématiques
38:21comme Alain Giresse
38:22et des grands sportifs
38:23pour tirer cette jeunesse
38:25vers le haut
38:25avoir des bons modèles
38:26et trouver ce plaisir
38:28que donne le sport
38:29Alain Giresse
38:30après votre carrière
38:31sur les terrains
38:32de footballeur de haut niveau
38:33vous avez aussi eu ce rôle
38:34d'encadrant
38:35d'entraîneur
38:36quand aujourd'hui
38:37vous croisez encore des gamins
38:38et que vous leur racontez
38:39votre expérience
38:40ce que c'était aussi
38:41que l'esprit football
38:42à l'époque
38:42vous sentez une écoute
38:43ils sont attentifs à ça
38:45alors évidemment
38:47qu'est-ce qui ne change pas
38:49la société
38:50qu'est-ce qui ne change pas
38:52et dans le football aussi
38:54de la même façon
38:54vous l'avez dit
38:55monsieur le ministre
38:55effectivement
38:56vous évoquez
38:57ce que maintenant
38:59ce à quoi les enfants
39:01ils jouent au foot
39:02maintenant à la Playstation
39:03vous voyez
39:04la grande majorité
39:05je dirais
39:06ils n'ont plus
39:07les ampoules au pied
39:07les ampoules au droit de main
39:09de la main
39:10et c'est un petit peu rétable
39:12et il faut
39:13il faut continuer
39:14il faut affirmer
39:14mais en tout cas
39:15je suis dans cette idée-là
39:16évidemment
39:16que le sport
39:18ce que ça représente
39:18la valeur du sport
39:20dans le sens où
39:20tous ensemble
39:22on a un objectif
39:23de gagner des matchs
39:24etc
39:24alors beaucoup de choses
39:26ont changé évidemment
39:27dans le milieu du football
39:29où quelque part
39:31on oublie
39:32on oublie que le plaisir
39:33est avant tout
39:35et là où j'ai du mal
39:36où j'ai du mal moi
39:38c'est quand je dis
39:39mais attendez
39:39vous pensez que
39:40j'ai fait une carrière
39:42pourquoi
39:42qu'est-ce que j'avais
39:43comme
39:43comme
39:44comme élément
39:47qui me permettait
39:48voilà
39:48de motivation
39:49mais c'est le plaisir
39:49le plaisir
39:50aujourd'hui
39:51on a dévié un petit peu
39:52pourquoi
39:53on est plus
39:54dans un objectif
39:55quelquefois
39:55parce que je vois
39:57des matchs
39:57des équipes
39:58d'enfants
39:59etc
39:59avec un objectif
40:01vous voyez
40:01d'avoir une dimension
40:02sportive
40:03mais d'autres
40:04pour des raisons
40:05autres que purement
40:06les raisons sportives
40:07vous voyez
40:07et sur le plan
40:08plus sur le plan économique
40:09ça c'est
40:10mais je dis
40:12vous pensez quoi
40:14que
40:14si vous pensez
40:16que la notion
40:16de plaisir
40:17est synonyme
40:18d'échec
40:18moi je suis là
40:20pour vous démontrer
40:21vous prouvez
40:21le contraire
40:22le contraire
40:23si on doit être
40:25un jour
40:25un grand champion
40:26pour moi
40:27c'est par ce chemin
40:27qu'on y arrivera
40:28alors
40:28un mot de l'avenir
40:30aussi
40:30pour vous deux
40:31Jean-Michel Blanquer
40:32et Alain Jires
40:32ça va être une belle
40:34année football
40:34l'année prochaine
40:352026 le mondial
40:36Etats-Unis
40:37Canada-Mexique
40:37ça sera juin
40:38et juillet
40:39les bleus
40:40sont qualifiés
40:41ça c'est fait
40:42Alain
40:43et Jean-Michel Blanquer
40:44vous la sentez comment
40:45cette équipe tricolore ?
40:48Bah écoutez
40:48elle a du
40:49elle a du potentiel
40:50elle a du potentiel
40:51mais on voit bien
40:52que c'est une
40:53c'est une équipe
40:53qui est quand même
40:54en transition
40:55en transition
40:56par rapport à 2018
40:572022
40:58on voit qu'il y a
40:59beaucoup de jeunes joueurs
41:00qui arrivent
41:00et qu'il va falloir
41:01remettre
41:02recréer une base
41:04une ossature d'équipe
41:05et que tout le monde
41:06arrive à se
41:07compléter
41:08dans le jeu
41:10de l'équipe
41:11voilà
41:11et je pense
41:12qu'on a
41:12on a des arguments
41:14on a des arguments
41:14alors c'est attention
41:15c'est toujours
41:16très sensible
41:17de mettre en place
41:18une équipe
41:19collective
41:19où tout
41:20tout fonctionne
41:22que les
41:23les différents secteurs
41:24de l'équipe
41:26les offensives
41:27milieu
41:27tout ça
41:28ça soit très cohérent
41:29pour justement
41:30arriver à avoir
41:31de la performance
41:32donc oui
41:33moi
41:34et puis
41:34d'abord
41:35d'abord
41:35en étant français
41:36évidemment
41:36le cocorico
41:40je l'ai toujours
41:41je l'ai toujours
41:42et puis
41:43ces joueurs-là
41:46voilà
41:47ils ont
41:47ces possibilités
41:48après
41:49évidemment
41:50il y aura
41:50d'autres
41:51équipes
41:52évidemment
41:53donc voilà
41:55on va croiser les mains
41:56en tout cas
41:56ça sera une
41:57belle année sportive
41:59ça sera un beau rendez-vous
41:59Jean-Michel Blanquer
42:00vous aussi d'un mot
42:01non je partage
42:02complètement cette analyse
42:02et effectivement
42:03on sent qu'on est
42:04en transition
42:05mais c'est une bonne chose
42:06on sent l'arrivée
42:07d'une nouvelle génération
42:08ça peut rappeler
42:08justement des choses
42:09du début des années 80
42:10donc soyons optimistes
42:12et vive la France
42:13merci infiniment
42:14Alain Gérez
42:15d'avoir été avec nous
42:15ce midi sur RTL
42:16à très bientôt
42:18je remercie
42:18Philippe Sanfour
42:19chez Nico
42:19là Georges Jereau
42:20du service des sports
42:21qui nous ont mis en contact
42:23à bientôt Alain
42:23je vous dis merci aussi
42:24et je suis très honoré
42:25que vous ayez accepté
42:26d'intervenir
42:27c'est avec plaisir
42:29et merci
42:30je vous souhaite
42:30une bonne journée
42:31à bientôt Alain
42:32la musique aussi
42:33Jean-Michel Blanquer
42:34Shakira
42:35Carlos Vives
42:36la bicicletta
42:38alors pourquoi ce choix
42:49Shakira
42:50moi je vous avoue
42:50quand j'ai reçu
42:51votre liste de chansons
42:52c'est pas que ça m'a surpris
42:53je me suis dit
42:53ah oui Shakira
42:54de nouveau
42:56parce que j'aime beaucoup
42:57Shakira
42:57ensuite c'est avec
42:58Carlos Vives
42:59qui est aussi un très grand
43:00chanteur colombien
43:01dans les deux cas
43:02ils sont colombiens
43:02c'est de nouveau
43:03la bicicletta
43:04donc c'était la version
43:05en espagnol
43:06de ce qu'on a entendu
43:07tout à l'heure
43:08et puis c'est un clin d'oeil
43:09à la Colombie
43:10qui est un pays
43:10que j'aime énormément
43:11plein de force
43:13plein de jeunesse
43:14et à ses rythmes
43:14qui sont exceptionnels
43:15et Shakira est une des
43:16plus grandes chanteuses mondiales
43:1713h14 sur RTL
43:19on marque une pause
43:20et ensuite
43:20on va remonter le temps
43:21encore avec vos archives
43:23à vous
43:23Jean-Michel Blanquer
43:24on va remonter
43:25jusqu'à
43:262017
43:27et un certain 17 mai
43:28à tout de suite
43:29le journal inattendu
43:37de Jean-Michel Blanquer
43:38avec Stéphane Boutsoc
43:39sur RTL
43:40Diverto
43:41le journal inattendu
43:44de Jean-Michel Blanquer
43:45avec Stéphane Boutsoc
43:48sur RTL
43:48et on va revenir
43:50Jean-Michel Blanquer
43:50sur votre parcours
43:52au ministère
43:52de l'éducation nationale
43:54vous êtes nommé
43:55le 17 mai 2017
43:56dans le gouvernement
43:57d'Edouard Philippe
43:57c'est un aboutissement
43:58à ce moment
43:59pour vous
43:59parce que
44:00je précise
44:01pour celles et ceux
44:01qui nous écoutent
44:02vous êtes
44:02le fils d'une enseignante
44:04vous avez été
44:05aussi universitaire
44:07vous avez un parcours
44:08de haut fonctionnaire
44:08où vous dites
44:10à ce moment-là
44:10il y a aussi
44:11ce côté sonde
44:11dont l'inconnu ministre
44:12de l'éducation
44:13c'est pas rien
44:13quand même
44:14oui c'était
44:15évidemment un grand moment
44:16un grand honneur
44:17une grande fierté
44:18surtout que c'est quelque chose
44:20une chose à laquelle
44:21je m'étais préparé
44:21donc c'était pas
44:22une surprise
44:23mais c'est une forme
44:25d'aboutissement
44:26et en même temps
44:27un départ
44:27c'est-à-dire
44:28un point de départ
44:29de quelque chose
44:29parce que je voulais
44:30vraiment rester longtemps
44:31au ministère
44:31et vraiment
44:32prendre des mesures
44:34structurelles
44:34qui aient un impact
44:35sur le niveau
44:36des élèves en France
44:37donc pour moi
44:38c'était effectivement
44:40un moment très solennel
44:42et je pense que
44:43c'est toujours
44:44un peu la même idée
44:45c'est-à-dire
44:45voilà
44:45c'est quand même
44:45servir son pays
44:46c'est quelque chose
44:48et même si vous savez
44:48à l'avance
44:49que vous allez prendre
44:49beaucoup de coups
44:50que ça va être difficile
44:51que tout ne va pas
44:52se passer exactement
44:52comme vous le souhaitez
44:54par définition
44:55mais néanmoins
44:57c'était un grand honneur
44:58bien sûr
44:58alors écoutez
44:59cet archive RTL
45:00quelques jours
45:01après cette entrée
45:02au gouvernement
45:02nous sommes maintenant
45:03le 26 mai 2017
45:04vous vous rendez
45:05au congrès
45:06des parents d'élèves
45:07ça se passe à Avignon
45:08et c'est le micro RTL
45:09d'Anaïs Buissoux
45:10qui vous accompagne
45:11comment nous aider
45:12comment travailler ensemble
45:14pour remédier à ces problèmes
45:15auxquels vos enfants
45:16sont confrontés
45:16comment nous pouvons aussi
45:18soutenir vos initiatives
45:19il faut donc me dire
45:20comment m'aider
45:21à vous aider
45:22merci beaucoup
45:23après avoir été
45:24longuement applaudi
45:25Jean-Michel Blanquer
45:26s'est prêté
45:26à des séances photos
45:27avec les parents
45:28des dédicaces
45:29de ses derniers livres
45:30et des entretiens
45:31en tête à tête
45:31à la sortie
45:32les parents sont conquis
45:33comme Claudine et Dominique
45:35on avait l'impression
45:36c'est une rock star
45:37alors qu'il y a très peu de temps
45:38personne ne le connaissait
45:39j'espère vraiment
45:40qu'il va rester
45:41suffisamment longtemps
45:42pour pouvoir mettre en route
45:43toutes les idées
45:44qu'il a pu évoquer
45:45et ça c'est porteur d'espoir
45:46pour nos parents
45:47vous vous en souvenez
45:48de cette curiosité
45:49là on est avec
45:50les parents d'élèves
45:51il y a aussi
45:51les syndicats d'enseignants
45:53évidemment
45:53il y a eu quand même
45:55cet effet Blanquer
45:56à ce moment là
45:56vous pensez ?
45:57oui alors c'est peut-être
45:58pas à moi de le dire
45:59mais je crois qu'en effet
45:59il y a eu une
46:00j'ai senti du soutien
46:02dans la population
46:03au titre des thèmes
46:05que j'ai évoqués
46:05et qui restent
46:06des thèmes très importants
46:07comme les savoirs fondamentaux
46:09à l'école primaire
46:10comme ce que nous avons fait
46:11au collège
46:12avec devoir fait
46:12et puis à l'époque
46:13j'annonçais déjà aussi
46:14la réforme du lycée
46:15et à l'époque
46:17on entendait
46:17ce qu'on entend
46:19chez cette dame
46:19c'est-à-dire
46:20j'espère qu'il va rester
46:21assez longtemps
46:21et je me souviens très bien
46:22que les gens disaient
46:23oui mais à un moment donné
46:24il va faiblir
46:25il va reculer
46:26devant la pression
46:27et ce que j'ai un peu
46:28la fierté de dire quand même
46:29c'est que j'ai jamais reculé
46:30et que Dieu sait
46:32que les pressions
46:32y compris pendant la crise sanitaire
46:33ont été parfois démentes
46:35mais j'ai été fidèle
46:37à quelque chose
46:38que j'ai dit dès le début
46:38c'est que je chercherais
46:40à rester au ministère
46:40et pas à sauter
46:41vers d'autres cases
46:42même si la possibilité
46:43a pu se présenter
46:44à un moment donné
46:45pour d'autres ministères
46:47avec le président
46:48c'était très clair
46:50que le programme
46:50était sur 10 ans
46:51non pas pour que je reste
46:52moi-même 10 ans
46:53mais que je reste 5 ans
46:54et si possible
46:55qu'après
46:55il y a une autre personne
46:56qui pendant 5 ans
46:57puisse continuer
46:58et cette idée
46:59que les politiques d'éducation
47:00sont forcément de long terme
47:01qu'il fallait d'abord
47:02semer les graines
47:03d'un renouveau
47:04du premier degré
47:04et ce que je tiens à dire
47:05à votre micro
47:06c'est que ces graines
47:07elles ont été semées
47:08parce que je pense
47:08que les gens qui nous entendent
47:09peuvent se dire
47:10ah bon ben voilà
47:10mais alors pourquoi
47:11est-ce que ça va si mal
47:12etc
47:12attention
47:13les politiques d'éducation
47:14c'est pas sur
47:15un an
47:16c'est même pas sur 5 ans
47:17c'est sur 10 ans
47:1820 ans
47:19de long terme
47:19or on a semé des graines
47:20pas suffisantes
47:21mais par exemple
47:22sur la question
47:23des savoirs fondamentaux
47:24les programmes
47:25sont désormais
47:26des programmes
47:27qui sont vraiment
47:28clairs et nets
47:29sur le français
47:29et les mathématiques
47:30le dédoublement des classes
47:32je le disais tout à l'heure
47:33c'est 400 000 enfants par an
47:34donc 20% de chaque génération
47:36nous sommes le seul pays
47:37avec le Portugal
47:38à avoir enregistré
47:39une petite remontée
47:40dans la période
47:40qui correspond au premier quinquennat
47:42alors que le monde entier
47:44s'est effondré
47:44à l'école primaire
47:45à cause de la crise sanitaire
47:47et nous
47:48parce que nous avons fermé
47:49moins que les autres
47:49je rappelle
47:50ça a été 12 semaines
47:51en France
47:52contre 38 en Allemagne
47:53ou 38 en Italie
47:54on se compare pas assez
47:55mais sur ce sujet
47:56la France a fait
47:573 fois mieux que les autres
47:58et j'en suis fier
48:00et malgré ça
48:01on a réussi à avoir
48:02les premiers petits progrès
48:03c'est tout petit
48:05c'est des bourgeons
48:06mais ça commence
48:07par exemple
48:07un point significatif
48:09les évaluations nationales
48:10qui tombent chaque année
48:11sont tombées là
48:11vous avez
48:12des points positifs
48:13et négatifs
48:14plus de points positifs
48:15que négatifs
48:15et notamment
48:16la fluidité en lecture
48:17des enfants
48:18s'est améliorée
48:19en 6ème
48:19c'est le résultat
48:21d'au moins 6 ou 7 ans
48:23d'un travail acharné
48:24sur le terrain
48:25des professeurs en particulier
48:26bien sûr
48:26des inspecteurs
48:27etc
48:27et qui doit se poursuivre
48:29il faut plus de pilotage
48:30de ça évidemment
48:31mais quand on entend
48:33les commentaires
48:34on va toujours
48:36aller chercher
48:36la chose qui va pas
48:38la chose qui désespère
48:39tout le monde
48:39or le message
48:40que je veux passer
48:41c'est
48:41on a encore
48:42beaucoup de chemin
48:43et beaucoup de difficultés
48:44ne serait-ce que
48:45parce que la société
48:46est dans l'état
48:46dont nous parlons
48:47depuis tout à l'heure
48:47mais l'école primaire française
48:49a enregistré
48:50deux premiers petits progrès
48:52qui méritent
48:53qu'on creuse
48:55encore le sillon
48:55et oui
48:57il faut pour cela
48:58de la continuité
48:59et malheureusement
48:59depuis 2022
49:00effectivement
49:01on a eu
49:01beaucoup plus d'instabilité
49:03ministérielle
49:04ce qui n'est pas
49:05une bonne chose
49:05Vous avez un regard
49:06bienveillant
49:08critique
49:08sur celles
49:10et ceux
49:10qui vous ont succédé
49:11rue de Grenelle
49:12ou pas ?
49:13On a toujours
49:13une forme de bienveillance
49:14entre ministres
49:15de l'éducation
49:16parce qu'on sait
49:17à quel point
49:17c'est difficile
49:17et à quel point
49:19il y a des pressions
49:20dans tous les sens
49:21qui font que
49:22par exemple
49:23je ne verrai jamais
49:24de grandes critiques
49:25de ma part
49:25vis-à-vis
49:26de tel ou tel
49:27ministre
49:28après il y en a
49:28qui m'inspirent
49:29de la sympathie
49:30d'autres moins
49:30ça à la limite
49:32ça n'a pas d'importance
49:33en revanche
49:35ce qui m'importe
49:35maintenant c'est que
49:36le nouveau ministre
49:37Edouard Geffray
49:37puisse rester
49:38le plus longtemps possible
49:39parce que je déplore
49:40l'instabilité
49:41ministérielle
49:42et puis parce que
49:43je sais
49:43puisqu'il a travaillé
49:44à mes côtés
49:45qu'il a par exemple
49:46sur ce que je viens de dire
49:47sur les savoirs fondamentaux
49:48à l'école primaire
49:48il n'est pas du genre
49:50à faire juste
49:50des effets d'annonce
49:51comme malheureusement
49:52c'est arrivé parfois
49:53et comme ça peut être
49:54la tentation
49:54mais vraiment
49:56pour des politiques
49:58dans la durée
49:59je sais que par exemple
49:59il veut s'attacher
50:00aux 10 ou 15%
50:02des collèges
50:03les plus en difficulté
50:04pour aller un peu
50:04chercher la difficulté
50:05au plus profond
50:06et avoir du volontarisme
50:08et je pense que
50:08c'est une bonne stratégie
50:10d'autant plus
50:10qu'il faut savoir
50:11se concentrer
50:12sur certains sujets
50:13pour avoir
50:13des effets concrets
50:14alors on va parler musique
50:15maintenant
50:16Jean-Michel Blanquer
50:17alors je vais vous le dire
50:18avec une curiosité
50:19on s'est parlé au téléphone
50:20cette semaine
50:20je vous ai demandé
50:21vos chansons
50:21et hier
50:23vous m'avez dit
50:23je vais vous envoyer
50:24quelque chose
50:24vous écoutez
50:25vous me dites
50:26c'est un titre
50:27que j'ai composé
50:27donc vous
50:28Jean-Michel Blanquer
50:29cette chanson
50:30elle s'appelle
50:31Comme avec une femme
50:32on l'écoute
50:33et on en parle
50:33parce que c'est très intéressant
50:34alors moi j'ai besoin
50:55d'explications
50:56et je pense aussi
50:57celles et ceux
50:57qui nous écoutent
50:58et qui sont sans doute
50:58très surpris
50:59parce qu'à la base
50:59on ne se dit pas
51:00Jean-Michel Blanquer
51:01compositeur
51:02auteur
51:03chanteur
51:03d'abord
51:04est-ce que c'est votre voix
51:06que l'on entend
51:06et si oui
51:08est-ce que c'est aussi vous
51:09qui jouez l'un des instruments
51:10par exemple
51:10alors oui et non
51:13c'est un peu bizarre
51:13parce que si vous voulez
51:14d'abord
51:15j'ai toujours écrit
51:16des poèmes
51:16ou des chansons
51:17j'ai toujours fait ça
51:18même si j'en ai jamais
51:19rien publié
51:20mais par exemple
51:21j'en ai fait une
51:21avec Didier Barbelivien
51:23il y a quelques années
51:25qu'on ne l'a jamais sorti
51:26mais qui existe
51:27et donc j'aime ça
51:29de toute façon
51:29mais par ailleurs
51:30on a parlé des technologies
51:32depuis tout à l'heure
51:33et on a dit
51:34qu'il y avait du positif
51:35et du négatif
51:36et par exemple
51:36l'émergence de l'intelligence artificielle
51:38est en train de créer
51:40à la fois
51:41des peurs
51:42des inquiétudes
51:43des périls
51:44y compris sur le plan écologique
51:45par exemple
51:45et chez les artistes
51:46chez les artistes
51:47aussi bien sûr
51:47et puis en même temps
51:48des opportunités
51:49et c'est important
51:51qu'on se dise deux mots
51:52d'écologie là-dessus aussi
51:52parce que par exemple
51:53elle est très énergivore
51:54et c'est un problème
51:55et puis en même temps
51:56elle peut nous aider
51:58pour les solutions
51:59par exemple
52:00pour le renouveau
52:01de la biodiversité localement
52:02et toutes les décisions complexes
52:04et exécutions complexes
52:06qu'il y a à faire
52:06en la matière
52:07mais appliquer à l'art
52:08c'est un peu
52:09le même sujet
52:10donc là
52:10les paroles que vous entendez
52:11sont des paroles
52:12d'Arthur Rimbaud
52:14cette fois-ci
52:15c'est bien Arthur
52:16et c'est Arthur Rimbaud
52:18qui d'ailleurs
52:19je l'ai vu depuis
52:22d'ailleurs
52:22mais par exemple
52:23Robert Charlebois
52:23ou Jean-Louis Aubert
52:24ont fait de belles chansons
52:25avec ces mêmes paroles
52:26quand vous entendez
52:27quand vous connaissez ce poème
52:29ce que j'aime beaucoup
52:30vous sentez
52:31que ça fait partie
52:32de ces poèmes
52:32qui se mettent aisément
52:33en musique
52:34qui sont comme faits
52:34pour être mis en musique
52:35je me souviens
52:36de Georges Brassens
52:37disant la même chose
52:38à propos de Victor Hugo
52:39sur la fameuse chanson
52:40Gastil Badja
52:41l'homme à la carabine
52:42chantait ainsi
52:43ce rythme que vous entendez
52:44dans le poème
52:45qui en fait
52:45le destine déjà
52:46à être une musique
52:47donc vous vous avez composé
52:48à partir de ces paroles
52:48parfois j'en fais
52:50avec mes propres paroles
52:51que je fais
52:52mais là en l'occurrence
52:52j'ai pris du Rimbaud
52:53et pour aller chez vous
52:55j'ai pensé que c'était
52:55quand même mieux
52:56de mettre du Rimbaud
52:56c'est l'occasion de dire
52:58à quel point
52:59c'est le poète splendide
53:03par excellence
53:04et après effectivement
53:05avec un petit logiciel
53:06j'aboutis au résultat
53:09qui est là
53:09et c'est un peu ma voix
53:10que vous entendez en effet
53:10mais elle aussi
53:13retravaillait par l'intelligence artificielle
53:14comme avec une femme
53:15donc d'après Arthur Rimbaud
53:17après sensation d'Arthur Rimbaud
53:18exactement
53:19Jean-Michel Blanquer
53:2013h26
53:21dernière pause
53:22et ensuite
53:22ce seront les mots
53:23de la fin
53:24de ce journal inattendu
53:25et pour conclure cette émission
53:44je vous propose
53:45Jean-Michel Blanquer
53:45des noms
53:46ou des mots
53:47vous nous dites
53:47comme d'habitude
53:48comme chaque invité
53:49ce qu'ils évoquent pour vous
53:50on va commencer
53:50l'événement
53:51c'est un retour
53:52et que c'est un homme
53:53au-delà de ça
53:53dont le cas
53:55vous touche beaucoup
53:55ça a été
53:57mon immense bonheur
53:58de la semaine
53:59et même au-delà
53:59si vous voulez
54:00comme vous le savez
54:01j'ai co-fondé
54:03le comité international
54:04de soutien
54:05de Boilem Sansal
54:06avec d'autres amis
54:07comme Noël Lenoir
54:08Arnaud Benedetti
54:09et bien d'autres
54:10on a beaucoup agi
54:12y compris sur le plan international
54:13pour ma part
54:13justement
54:14vous voyez
54:14j'ai mobilisé
54:14des écrivains latino-américains
54:16grâce à Mathias Fekel
54:18l'académie franco-allemande
54:19des intellectuels
54:21et des politiques en Italie
54:22etc
54:22parce que nous savions
54:23que la sortie de crise
54:24passerait par l'international
54:26nécessairement
54:26vu la difficulté
54:27de la relation franco-algérienne
54:29mais surtout
54:29le cas de Boilem Sansal
54:30au-delà de l'homme
54:31qui est un homme merveilleux
54:32et un écrivain exceptionnel
54:34c'était le fait
54:36qu'on avait là
54:37un homme
54:38âgé
54:39malade
54:40et qui n'avait commis
54:42aucun autre crime
54:43que celui de penser
54:44et de s'exprimer
54:44donc on est devant
54:45un de ces moments
54:46de l'humanité
54:47si vous voulez
54:47où c'est vraiment
54:48l'homme à la fois
54:49faible et fort
54:50l'homme faible
54:51par tous les aspects
54:51sauf un
54:52qui est de penser
54:53et d'écrire
54:53et face à lui
54:54un régime
54:56qui décide
54:56de l'embastiller
54:57et donc le fait
54:58que ça se termine bien
54:59que notre pression
55:01ait marché
55:01que l'ensemble
55:02ait marché
55:02aussi bien le côté
55:03mobilisation
55:04que le côté diplomatie
55:05la combinaison
55:06des deux a donné
55:07et puis qu'à la fin
55:07nous nous retrouvions
55:08avec cette joie
55:09nous l'avons accueilli
55:09à la maison d'Amérique latine
55:10avec tous ses amis
55:12mercredi dernier
55:12ça a été un moment
55:13de bonheur exceptionnel
55:14et je dirais
55:15sur le message
55:16d'espoir
55:17que je veux avoir
55:18et que j'ai essayé
55:19de donner à ce journal
55:20inattendu
55:20une tonalité
55:21un peu de joie de vivre
55:22finalement
55:23enfin d'espérance
55:24de fait que nous devons
55:25croire en l'avenir
55:26etc.
55:27ben là voilà
55:28la liberté a gagné
55:29et elle a un nom
55:29et ce nom
55:30c'est Boilem Sansal
55:31D'un mot
55:31de mai 2017
55:34à mai 2022
55:34vous avez été
55:35ministre de l'éducation
55:36des gouvernements
55:37Philippe et Castex
55:38sous l'autorité
55:38du président de la république
55:40que vous inspire
55:41la fin de ce deuxième quinquennat
55:43on sent le président
55:44lâché par des figures
55:45comme Édouard Philippe
55:46ou Gabriel Attal
55:47que vous inspire
55:48la fin de ce deuxième
55:49quinquennat Macron ?
55:51J'ai de la tristesse
55:53d'abord parce que
55:53j'ai vu venir
55:55les problèmes
55:56que tout le monde
55:56voit aujourd'hui
55:57disons vers 2021
55:59quand justement
56:00avec le président
56:00notre relation a perdu
56:01la dimension de confiance
56:03qu'elle avait très fortement
56:04auparavant
56:04donc j'avais à la fois
56:05une grande reconnaissance
56:06et gratitude envers lui
56:07parce que
56:08pendant 4 ans
56:09pas 5 mais 4
56:10j'ai vraiment bénéficié
56:12de quelque chose
56:12qui n'a pas existé
56:14sous la cinquième république
56:15c'est-à-dire
56:15la relation de confiance
56:17très forte
56:17entre un président
56:18et un ministre de l'éducation
56:19qui permet d'agir
56:19d'où les réformes structurelles
56:21que nous avons faites
56:21et dont les fruits sont nombreux
56:23je tiens à le redire
56:24et par exemple
56:25la gestion de la crise sanitaire
56:26je tiens à le dire
56:27il a été un soutien sans faille
56:29pour réussir
56:30ce que nous avons réussi
56:31c'est-à-dire
56:32fermer le moins possible
56:33les écoles
56:34donc il y avait
56:35cette relation magnifique
56:36et puis ça s'est dégradé
56:37pour des raisons
56:38qui à mon avis
56:38tiennent beaucoup
56:39au recroquevivement
56:39du pouvoir sur lui-même
56:40ce qui est un danger
56:41qui guette tout pouvoir
56:42et ça a donné
56:43cette campagne de 2022
56:44qui est une campagne ratée
56:45parce qu'elle ne comporte pas
56:46un vrai projet de société
56:47et puis tout ce qui s'ensuit
56:49que tout le monde connaît
56:50donc j'ai de la déception
56:50par rapport à ça
56:51maintenant je ne veux pas
56:52en rajouter
56:54dans la critique du président
56:55parce que l'histoire jugera
56:56il y a je pense
56:57des choses positives
56:58qui resteront
56:59surtout du premier quinquennat
57:01merci Jean-Michel Blanquer
57:02d'avoir passé cette heure
57:03avec nous sur RTL
57:04Civilisation Française
57:05votre livre
57:06chez Albain Michel
57:07merci à Dany Matouk
57:08à la réalisation
57:09à Marie-Caroline Mandon
57:10qui m'a aidé
57:11à préparer l'émission
57:11tout de suite
57:12c'est variété sur RTL
57:14avec Augustin Trapenard
57:15salut Augustin
57:16salut Stéphane
57:17écoutez on est
57:18merci à Dany Matouk
57:18merci à Dany Matouk
57:19et merci à Dany Matouk
57:21merci à Dany Matouk
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