00:00Si on remet ça en perspective de la campagne, de cette guerre, qui n'en est pas une vraiment, mais
00:06peu importe, on l'appelle comme on veut.
00:10En fait, c'est une succession d'actes, plus on y réfléchit, d'actes pas tout à fait incohérents, mais
00:17inachevés.
00:18C'est une sorte de cacophonie inachevée, c'est pas la symphonie inachevée.
00:23Et à chaque fois, on se dit, mais finalement, qu'est-ce qu'il a voulu faire ? Est-ce
00:28qu'il a voulu vraiment le faire ?
00:29Là, il lance l'opération, il lance la guerre. On se dit, bon, mais il va y mettre tous les
00:33moyens.
00:34Et puis, un beau jour, il déclare pratiquement d'une manière unilatérale de cesser le feu.
00:38Alors que, pour moi, les objectifs n'étaient pas atteints, et puis que c'était peut-être le mauvais moment
00:43pour le faire,
00:44parce que les Iraniens, ils commençaient à être, je pense, sérieusement affaiblis.
00:48Et là, le détroit d'Hormuz, c'est encore plus intéressant, c'est devenu par la force des choses,
00:54alors qu'au départ, ce n'était pas le sujet. C'est devenu au centre, comme on l'avait annoncé,
00:59comme je l'avais annoncé en particulier. Et que veut-il faire ?
01:04Est-ce qu'il veut créer un environnement favorable pour que la confiance,
01:10que regagnez la confiance des acteurs, c'est-à-dire des équipages en premier,
01:15bien sûr, qui ont leur droit de retrait, des armateurs, les assureurs,
01:20de manière à leur donner confiance pour reprendre ce transit ?
01:24Ils sont nombreux, et ça commence à peser quand même sur l'économie mondiale.
01:29On y reviendra sans doute. Donc, est-ce que c'est ça qu'il veut faire ?
01:33Mais pour le faire, évidemment, il est obligé de mener la fameuse bataille d'Hormuz,
01:37qui n'a pas été menée. On est passé d'un blocage iranien à un double blocage...
01:45Des ports iraniens ?
01:46Des ports iraniens, donc là, on est sûr qu'il ne se passe pas grand-chose
01:51dans l'étroit d'Hormuz, effectivement.
01:53Et puis, des escarmouches, un passage plus ou moins guidé,
01:58mais là aussi, on ne sait pas...
02:00On ne sait pas quelle est même la philosophie, un peu, de cette affaire.
02:04Donc, peut-être qu'il va redécider de faire ce qu'il appelle des escortes,
02:08mais moi, je n'appelle pas ça des escortes.
02:10Ce n'est pas comme ça qu'on va redonner confiance,
02:12parce qu'on ne va pas faire passer mille et quelques 800 bateaux sous escorte.
02:18C'est restaurer la confiance du transit dans le détroit d'Hormuz.
Commentaires