00:00Non, je parlerais de présence active, peut-être d'un barrage filtrant, mais faut-il encore voir jusqu'à quel
00:09point il est filtrant, parce que je pense que deux bateaux, quels qu'ils soient, ça ne suffit pas pour
00:15vraiment instaurer un blocus.
00:17On voit, ça a été dit, pas besoin de le répéter, qu'il y a quand même un certain nombre
00:21de bateaux qui passent, jusqu'à quel point il y a une qualification de ces bateaux, j'en suis pas
00:26sûr.
00:26En fait, pour moi, là, l'idée, c'est de donner au moins l'impression, c'est l'illusion que
00:34Donald Trump et donc les Américains sont en train de regagner cette bataille d'Hormuz, qu'ils ont perdue au
00:41départ.
00:41Ils l'ont perdue parce qu'ils ne l'ont pas menée. Ils n'ont pas considéré que Hormuz était
00:45un défi stratégique et un centre de gravité de cette guerre.
00:51Mal l'en a pris parce que ça l'est. Et ils essayent de rattraper ça pour, avec la présence,
00:57au moins dire, à côté, ici, ça ne bouge pas.
00:59Maintenant, si demain, les passes d'Aran, pour une raison ou pour une autre, s'en reprennent au bateau pétrolier
01:06qui passe,
01:07ils auront toujours la même liberté d'action parce qu'ils peuvent engager leurs moyens.
01:14Ça, ça n'a pas changé de la distance, en distance, que ce soit les drones, les missiles, les volets,
01:20etc.
01:21Donc la question, elle est toujours la même. C'est quelle confiance peut-on donner, peut donner la coalition, peut
01:28donner les Américains,
01:30aux armateurs, aux affrêteurs, aux assureurs et aux équipages des bateaux qui attendent pour passer ?
01:39C'est la vraie question. Alors maintenant, s'il y en a quelques-uns qui passent pendant le cessez-le
01:44-feu, tant mieux.
01:45Mais à tout moment, ça peut éclater pour une raison. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, tant
01:51mieux.
01:52Mais ce qu'il faut mettre aussi en perspective, c'est les autres centres de gravité qui, eux, c'est
01:58interactif, si vous voulez.
02:00C'est-à-dire qu'on ne peut pas isoler un élément d'un autre, par exemple.
02:03Est-ce que vous diriez quand même que ce blocus maritime ou ce barrage filtrant a du sens militairement
02:10ou il n'a que du sens pour impacter les négociations en cours qui continuent de manière souterraine ?
02:19Non, il a du sens, mais dans le sens présence active. On avance tout doucement, comme jeu d'échec, on
02:26avance réception, si vous voulez.
02:28Mais il y a une limite à cette avance. C'est la limite du franchissement des Trois-Dormous pour assurer,
02:34en quelque sorte, le service de bout en bout.
02:36Ce n'est pas le cas. Donc on s'en contente. Il y a un moment de respiration, mais ce
02:42n'est qu'un moment de respiration.
02:44Parce qu'on sent bien que les deux parties, voire les trois parties avec Israël, plus les États-Unis du
02:50Golfe, ont besoin de cette respiration aujourd'hui.
02:52Et dernier élément, peut-être, d'encadrement de l'ensemble, la bataille contre la dissuasion conventionnelle des Iraniens,
03:01c'est-à-dire leurs missiles balistiques, elle n'a pas été gagnée. Ce n'est pas moi qui le
03:05dis, c'est le renseignement américain.
03:08La bataille souterraine, en quelque sorte, ça aussi, on a peut-être mésestimé, on parle souvent de la transparence du
03:13champ de bataille.
03:14Là, ce n'est pas transparent du tout. Moyennement, on fait des évaluations qui sont erronées.
03:20Donc ça, ça reste la grande menace.
03:21Merci.
03:21Merci.
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