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  • il y a 3 minutes
Dans son édito du 07/05/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur [thématique de l'édito]

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Transcription
00:00D'abord du fait que mes pires cauchemars se concrétisent chaque fois en matière de liberté publique.
00:05J'annonce une censure, la censure vient inévitablement, et non pas parce que je suis devin,
00:10parce que c'est dans la logique du présent régime d'étendre les lois de censure croyant par là sauver
00:15la République.
00:16Vous n'êtes pas obsessionnel, vous n'êtes pas...
00:18Moi je sais bien, malgré moi je préférais parler d'autre chose aujourd'hui, mais je vois, et j'en
00:21parlerai dans un instant,
00:22vers où, au nom de raisons que l'on croit légitimes, on envisage de piétiner plus que jamais les libertés
00:30publiques.
00:30Alors, le point de départ, évidemment, c'est l'islamisme.
00:34L'islamisme pose à nos sociétés un problème majeur, un problème existentiel.
00:40Tous en conviendront.
00:42Donc devant la question de l'islamisme, la question est devant cela, que faire ?
00:45Que faire devant cela ?
00:46Nos amis, Retailleau, Nunez, nous disent, donc deux figures importantes des affaires publiques aujourd'hui,
00:53nous disent qu'il faut lutter notamment contre l'antrisme islamiste.
00:57L'antrisme islamiste, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:59Le salafisme, lorsqu'il se présente dans l'espace public, il n'est pas entriste.
01:03Il s'affiche tel qu'il est. Il veut qu'on le reconnaisse.
01:07L'antrisme, c'est la méthode des frères musulmans et de tant d'autres
01:10qui consiste à prendre les appareils du monde occidental,
01:14donner l'impression d'en respecter les règles, les normes, les lois, la tenue, l'apparence,
01:20même le vêtement s'il le faut, pour pénétrer, pour être capable d'infiltrer,
01:25de faire de l'antrisme, donc au cœur des institutions,
01:28pour pousser l'islamisme en le voilant.
01:31Et donc dès lors, si vous êtes en lutte contre l'antrisme,
01:33vous devez décrypter, vous devez dévoiler l'islamisme
01:36qui se cache derrière une autre doctrine, un autre discours.
01:39Donc ça, c'est nécessaire.
01:40On distinguera évidemment l'antrisme islamiste de l'islamisation.
01:45L'islamisation, c'est un effet démographique.
01:48C'est l'effet de l'immigration musulmane
01:50qui transforme la composition démographique de la France,
01:53qui a un effet d'islamisation au sens de présence croissante de l'islam en ce pays.
01:57On peut se demander si ce qui menace le plus la France à terme,
02:01est-ce que c'est vraiment l'antrisme islamiste porté par des idéologues
02:05et des stratèges de l'islamisme,
02:06ou est-ce que c'est le changement de population ?
02:09On se posera la question,
02:10mais prenons au sérieux la question de l'antrisme
02:13tel que nous y invitent Bruno Retailleau et Laurent Lunez.
02:17Donc là, il y a une proposition de loi qui a été votée au Sénat
02:20et il y en a une autre qui s'en vient chez Laurent Lunez.
02:23Donc ce n'est pas la même, mais globalement, ça se recoupe,
02:25mais ça va un peu plus loin au gouvernement.
02:26Donc une proposition de loi pour lutter contre l'antrisme islamiste.
02:30Le premier article de cette proposition de loi,
02:31qui a été réécrit, mais qui donne une bonne idée de l'état d'esprit
02:34de ceux qui veulent cette loi.
02:37Je cite.
02:38Ce projet de loi, il punit de 5 ans d'emprisonnement
02:41et 75 000 euros d'amende,
02:43le fait de contester ou de provoquer la contestation
02:45de l'application des règles communes
02:47dans le but ou avec l'effet de porter gravement atteinte
02:50à la cohésion nationale ou à la forme républicaine des institutions.
02:54Direct ou indirect, avec le but ou l'effet.
02:57C'est important les mots.
02:58Avec le but, c'est une stratégie explicite
03:01de déstabilisation de la cohésion nationale.
03:03Si vous vous intéressez à l'effet, c'est autre chose.
03:05C'est que votre discours ne vise peut-être pas
03:07à déstabiliser la cohésion nationale,
03:09mais à la fin, puisque l'effet est de déstabiliser
03:11la cohésion nationale, vous serez sanctionné aussi.
03:13Quand même.
03:14Donc là, c'est quand même.
03:15Là, c'est la proposition de Bruno Rotaille.
03:17Oui, mais qui a été modifiée ensuite.
03:18Donc une nouvelle version a été faite,
03:19donc on pourrait dire plus précise.
03:22On a ciblé désormais des pratiques contraires
03:25aux principes de la République,
03:26laïcité, égalité homme-femme,
03:29avec l'objectif de porter atteinte à ces principes.
03:31Mais c'est le même état d'esprit.
03:33Certains discours sont jugés hostiles
03:35à la cohésion nationale,
03:36et dès lors doivent être sanctionnés
03:38qu'ils soient ouvertement hostiles
03:40ou hostiles par leurs effets.
03:42Dès maintenant, on peut se poser quelques questions.
03:46Que faire de nos amis nationalistes corses?
03:48On en connaît tous un ou deux,
03:49d'une manière ou de l'autre.
03:50Certains d'entre eux veulent l'autonomie,
03:52d'autres veulent même l'indépendance.
03:54On peut être en désaccord complet avec eux,
03:56tout en se demandant s'ils doivent tomber
03:57sous le coup de la loi désormais
03:58s'ils ont une pratique politique ordinaire.
04:00Que faire des autonomistes bretons?
04:03Il y en a encore.
04:04Que faire des autonomistes?
04:05Il y en a que la France topée
04:06où il y a des régionalismes forts.
04:08Est-ce que ces gens portent atteinte
04:09à la cohésion nationale?
04:11Selon certains, oui.
04:12Je crois que Jean-Michel Blanquer,
04:13tout récemment,
04:14un homme pour qui j'ai grande estime par ailleurs,
04:16nous disait que les langues régionales
04:17portaient atteinte à la cohésion nationale.
04:19Donc j'aimerais savoir
04:20ce dont nous parlons ici.
04:21Quant à l'effet,
04:23eh bien là,
04:23tout ce qui peut déstabiliser
04:24la cohésion nationale,
04:25on aura compris que
04:26si vous tenez un discours qualifié d'extrême,
04:28aujourd'hui,
04:29vous déstabilisez la cohésion nationale.
04:30Si on vous accuse d'être le relais
04:32de Washington,
04:32de Moscou,
04:34de Pékin,
04:34quand sais-je,
04:36donc là,
04:36est-ce qu'on voit jusqu'où peut aller
04:37la sanction des discours qui déplaise?
04:40Ça me fait penser,
04:41soit dit en passant,
04:42rappelez-vous,
04:42on en avait parlé ici l'an passé,
04:43du projet de loi,
04:44de la proposition de loi
04:45de Vincent Jambrun
04:46qui voulait sanctionner
04:47les discours antirépublicains.
04:48Et on avait demandé
04:49« Mais que fait-on
04:50des derniers monarchistes de France?
04:51Faut-il les sanctionner? »
04:52Puis on comprenait
04:53que plutôt que de lutter
04:55directement contre l'islamisme,
04:56on forgeait des concepts très larges
05:00qui, en dernière instance,
05:01pouvaient sanctionner tout le monde.
05:02Il y a un article,
05:03donc là,
05:03je vous ai parlé de la base,
05:04il y a un article
05:05qui fait beaucoup de débats,
05:06beaucoup de débats
05:06dans ce projet de loi en ce moment,
05:07c'est l'article 6
05:09qui veut donner au gouvernement,
05:11donc aux ministres de l'économie
05:12et de l'intérieur
05:12qui peuvent décider conjointement
05:15et sans décision de justice ferme
05:17de le gel des fonds
05:19et des ressources économiques
05:20appartenant à des gens
05:21qui sont accusés notamment
05:24de provoquer ou de contribuer
05:25à la discrimination,
05:26à la haine ou à la violence
05:28sur la base de l'origine du sexe
05:29ou de l'orientation sexuelle.
05:31Entre autres choses,
05:32il y a plein d'autres gens
05:32qui sont menacés,
05:33mais eux en particulier.
05:35Est-ce que l'on sait,
05:36est-ce que l'on comprend
05:37que dans la France d'aujourd'hui,
05:39si vous plaidez, par exemple,
05:40si vous affirmez
05:41que la préférence nationale est légitime,
05:45que les aides sociales
05:46doivent être conditionnées
05:47à la citoyenneté,
05:48à la nationalité?
05:49Vous êtes français,
05:50vous avez le droit aux aides sociales,
05:51vous n'êtes pas français,
05:52vous n'y avez pas droit.
05:53Est-ce qu'on est conscient
05:54que ça, pour plusieurs,
05:55c'est vu comme un discours discriminatoire?
05:56Que plusieurs y voient
05:57un appel explicite
05:58à la discrimination.
06:00Est-ce qu'il va falloir
06:01poursuivre juridiquement
06:02les gens qui font un plaidoyer
06:04pour la préférence nationale?
06:05Je ne dis pas qu'ils ont raison.
06:06Je dis qu'avec une telle loi,
06:08ainsi formulée,
06:09ceux qui plaident pour cela
06:10pourraient demain
06:11se retrouver devant les tribunaux.
06:13L'instant est grave, quand même.
06:15Moi, je trouve ça très grave
06:16parce qu'en plus,
06:17ce sont des gens que j'estime.
06:18En démocratie,
06:19c'est quelque chose.
06:20En démocratie,
06:21normalement,
06:21on a le droit
06:22de remettre en question
06:23la vision de l'ensemble
06:24de la société.
06:24Mais qu'est-ce qui se passe
06:25quand un pays tient
06:26de moins en moins
06:26par sa culture,
06:27ses institutions
06:28et de plus en plus
06:29par une idéologie officielle
06:31que l'on nomme aujourd'hui république.
06:32Autrefois,
06:32on n'aurait plus à nommer ça.
06:33Je ne parle pas de la république
06:34comme forme politique,
06:34mais comme idéologie.
06:36Le socialisme autrefois,
06:36quand ça tient par une idéologie,
06:38les libertés
06:39inévitablement régressent
06:40parce que dès que vous vous éloignez
06:41de la vision dominante
06:42de l'idéologie,
06:43vous devenez un déviant.
06:44Allons plus loin.
06:45Je donnais l'exemple
06:46de la préférence nationale.
06:47Si quelqu'un disait
06:48que l'immigration
06:48est inassimilable en France,
06:50aujourd'hui,
06:50on le constate,
06:50c'est inassimilable.
06:52Je ne sais pas que c'est vrai.
06:53J'ai dit que certains le disent.
06:54Est-ce que ceux-là
06:55devraient se retrouver
06:56devant les tribunaux
06:57pour propos haineux,
06:58pour appel à la haine?
06:59Quand on sait
07:01qu'il y a deux ou trois ans
07:02à peine,
07:02le colloque de l'Institut Iliade
07:04avait été annulé,
07:05celui qui devait rendre hommage
07:05à Dominique Vénaire
07:06parce que pourrait s'y tenir
07:08des propos contraires
07:09à la loi Plévenne?
07:11Pourrait s'y tenir des propos?
07:13On comprend
07:13qu'il y a une dérive
07:14liberticide ici
07:16qui peut justifier
07:17la censure
07:18de tous les propos
07:19qui déplaisent au régime.
07:21Alors, cet article 6
07:22qui permet,
07:23dans les faits,
07:23sans condamnation pénale,
07:25sans procès,
07:26qui permet de geler
07:28les avoirs des gens,
07:29on appelle ça
07:29donner le pouvoir
07:31administratif
07:31d'assassiner financièrement,
07:33pas assassiner,
07:34mais d'exécuter financièrement,
07:36de bannir juridiquement
07:37et financièrement
07:38ceux qui sont soupçonnés
07:39de tenir des discours
07:40qui déplaisent au pouvoir.
07:41C'est une officialisation
07:43de la persécution bancaire
07:44des opposants
07:45et des dissidents
07:46et c'est au nom
07:47de la défense
07:47du vivre ensemble,
07:49encore une fois,
07:49c'est la possibilité
07:50de sanctionner
07:51tous ceux
07:52qui, d'une manière
07:53ou de l'autre,
07:53ne pensent pas,
07:54comme on dit,
07:54de penser au jour X
07:56dans les officines,
07:57dans les lieux de pouvoir.
07:59Cette proposition
08:00est beaucoup plus inquiétante
08:01qu'il n'y paraît.
08:02Je comprends
08:03que plusieurs
08:03se mobilisent contre elle.
08:06Depuis lundi,
08:07Mathieu Bocoté
08:08tient absolument
08:09à faire cette chronique.
08:10Il n'endort pas,
08:11il m'en parle toute la journée.
08:12On continue.
08:14Laurent Nunez,
08:15Mathieu Bocoté,
08:15dit ne pas vouloir
08:17se contenter
08:18de viser
08:18l'entrisme islamiste.
08:20Il vise
08:21l'entrisme tout court.
08:22C'était ce matin.
08:23C'était dans Le Monde,
08:25mais c'est aussi ce matin,
08:26je crois,
08:26c'était chez
08:26chez Laurence Ferreri,
08:27si je ne me trompe pas.
08:28C'est intéressant
08:29parce que Laurent Nunez
08:31vient confirmer
08:31les craintes
08:33qu'on pouvait avoir
08:34par rapport aux effets
08:34de cette loi.
08:35Il nous dit aujourd'hui
08:36que sa propre loi
08:37vise à compléter
08:39la loi Retailleau
08:39parce que la loi Retailleau
08:40vise spécialement
08:41l'entrisme islamiste.
08:44Pratiquement,
08:44elle va beaucoup plus loin.
08:45Mais dans les faits,
08:47c'est son objectif.
08:48Nunez nous dit
08:49un instant,
08:49je veux aller plus loin,
08:51je veux viser
08:51toutes les formes
08:52d'entrisme.
08:53Ça devient intéressant.
08:54Donc,
08:55on doit avoir à l'esprit
08:55une chose,
08:56Laurent Nunez précise
08:57d'une intervention à l'autre
08:58sa vision de la République
08:59et de la France.
09:00Par exemple,
09:01on le sait qu'il disait
09:01que le voilement des fillettes
09:03n'était pas un scandale
09:04pour lui.
09:04Il a corrigé sa position ensuite,
09:06on sait qu'elle était la première.
09:07On sait ensuite
09:07comment il l'a corrigée.
09:08Les raisons lui appartiennent.
09:10On sait aussi que pour lui,
09:11ce n'est pas l'islam
09:12qui cause un problème
09:13à la République,
09:13ce sont ceux qui pensent
09:15que l'islam cause
09:15un problème à la République
09:16qui cause un problème
09:18à la République.
09:18C'est le même discours
09:19qu'au début des années 90,
09:20quand il y a eu ce basculement,
09:22ce n'était plus l'immigration
09:23qui causait problème,
09:24c'était le fait
09:24d'avoir des soucis
09:25avec l'immigration
09:26qui causait problème.
09:27Eh bien, ici,
09:28que nous dit-il?
09:29Il dit,
09:29je vise l'antrisme en général.
09:31Donc, l'islamisme,
09:32oui, ça c'est le point de départ,
09:33mais on veut aller
09:34beaucoup plus loin.
09:36Autrement dit,
09:36l'islamisme devient prétexte
09:38pour se donner
09:39un arsenal juridique répressif
09:41pour mater des discours
09:42qui ne concernent pas
09:43que l'islamisme.
09:44Il nous le dit,
09:45il ne se cache pas,
09:45il est honnête.
09:46L'islamisme est un point
09:47de départ,
09:48mais ne nous contentons pas
09:49de cela.
09:49Donc, il nous dit
09:50l'ultra-droite,
09:51l'ultra-gauche,
09:52et ainsi de suite.
09:53On comprend que la définition
09:54de l'ultra-gauche
09:54et de l'ultra-droite
09:55peut être assez loin.
09:55N'oublions pas la campagne
09:57en ce moment menée,
09:58je fais le lien
09:58avec la question de la haine,
09:59la campagne menée
10:00absolument atroce
10:01et dégueulasse
10:01contre le canon français,
10:03pour la volonté
10:04de présenter ça
10:04comme une association haineuse.
10:06Est-ce que demain,
10:06on pourrait décider
10:07de priver de ses droits
10:08le canon français
10:09sous prétexte
10:10qu'il y a eu
10:16ce jour, moi, quant à moi?
10:18De la même manière,
10:19on comprend à travers cela
10:21la théorie des extrêmes.
10:22La théorie des extrêmes,
10:23c'est-à-dire
10:24le bouclier démocratique
10:25de Bruxelles.
10:26Le Bloc central
10:28cherche aujourd'hui
10:29de toutes les manières possibles
10:30à mater d'avance
10:31ce qui pourrait
10:32l'emporter
10:33aux prochaines élections.
10:34Et ça, je pense
10:35qu'il y a une véritable inquiétude
10:36à travers cela.
10:38On pourrait dire
10:38que plus la société
10:39est plurielle aujourd'hui,
10:40il faut bien le voir,
10:40plus on multiplie les interdits,
10:42on ne croit plus aux libertés.
10:43Et je terminerai
10:44avec une réflexion
10:44sur la droite
10:45en un instant.
10:46La droite qui se veut
10:47normalement
10:47le parti des libertés.
10:49Elle est étrangement
10:50absente dans ce débat.
10:50Il y a quelques-uns
10:51qui ont pris
10:51des positions honorables
10:53très fortes.
10:53David Lissnard,
10:54une opposition très ferme
10:55contre les dérives
10:56de ce projet de loi
10:57qui prétend lutter
10:58contre l'antrisme
10:58et qui, dans les faits,
10:59donne au pouvoir
10:59la capacité d'anéantir
11:00juridiquement ses opposants.
11:02Marion Maréchal,
11:03un texte tout à fait remarquable
11:04sur la question.
11:04Et Sarah Knafo,
11:05on me pardonnera
11:06de les citer ensemble,
11:07publiquement,
11:07elles ne sont pas du même camp,
11:08mais dans les faits,
11:09leurs analyses convergeaient
11:10dans la critique
11:16de dire.
11:17Aujourd'hui,
11:17il nous dit,
11:18un instant,
11:18vous avez des pudeurs
11:19de gazelles.
11:19Il faut avoir cette loi
11:20pour mater l'islamisme,
11:23aujourd'hui,
11:23l'antrisme islamiste.
11:24Et il se tend à dire
11:26que ceux qui s'y opposent,
11:26en fait,
11:27sont un peu fragiles
11:29psychologiquement.
11:30Je pense que la droite
11:31doit redevenir
11:32le parti des libertés,
11:33véritablement.
11:34La défense des libertés publiques,
11:35il n'y a pas de compromis
11:35à faire avec ça.
11:36Il ne faut jamais accorder
11:37à quelque pouvoir que ce soit
11:38le pouvoir d'anéantir
11:39de manière arbitraire
11:40ses opposants.
11:41D'autant qu'on sait
11:42qu'on prétend lutter
11:43contre les islamistes,
11:44mais demain,
11:44c'est le camp national
11:45qui sera la cible.
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