[#Exclusif] Franck Nguema, Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports
́
📲 066441717 📞 011775663
📬 contact@gabonmediatime.com
̂ :
🔗 https://lc.cx/9dgPhl
🇬🇦
⏱️̀ ’ ’. ̀ ̂ ́.
#GMT
#Gabon
́
📲 066441717 📞 011775663
📬 contact@gabonmediatime.com
̂ :
🔗 https://lc.cx/9dgPhl
🇬🇦
⏱️̀ ’ ’. ̀ ̂ ́.
#GMT
#Gabon
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:00Mesdames et Messieurs, bonsoir. Interview exclusive reçoit ce soir Franck Nguema, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et
00:00:08ancien député du 2e arrondissement de la commune d'Aconda.
00:00:22Franck Nguema, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:00:25Bonsoir Karl, je remercie Gabon Media Time aussi de m'accorder cette interview.
00:00:30Alors vous êtes ici chez nous pour nous parler de votre essai, lutte contre la pauvreté, c'est le tome
00:00:371. Ce qui est bon pour les Gabonais est bon pour le Gabon.
00:00:42Mais avant de parler de votre livre, parlons d'actualité. Dimanche dernier, le chef de l'État a inauguré le
00:00:49palais des congrès Omar Bongo Ndimba en présence de plusieurs chefs d'État africains.
00:00:54Un symbole d'un Gabon qui se relève et de ses centres, disent certains. Vous partagez cet avis ?
00:01:00Moi je pense qu'il faut le dire comme tel, il s'agit effectivement d'une renaissance. Une renaissance d
00:01:08'un site historique pour notre pays.
00:01:11La cité de la démocratie quand même a été construite en 1977, il y a 50 ans, dans le cadre
00:01:19de l'organisation du sommet de l'OUA, l'organisation de l'unité africaine, c'est-à-dire aujourd'hui
00:01:27l'Union africaine.
00:01:28Et il y a 50 ans, c'était un pari quand même assez osé de pouvoir recevoir une cinquantaine de
00:01:34chefs d'État avec toute leur délégation sur plusieurs jours.
00:01:36Et ce site historique a aussi abrité des grands événements politiques, sociaux, culturels et autres.
00:01:46Pendant plusieurs décennies, jusqu'en 2013, notamment, nous avons eu la conférence nationale qui a dépluché sur le retour au
00:01:57multipartisme dans notre pays en 1990.
00:01:59Nous avons des images d'archives où nos pères ont réussi, après le monopartisme, à restaurer le pluralisme politique dans
00:02:09notre pays.
00:02:10Et c'était le renouveau de la démocratie. En 2014, changement de vision, on voulait faire un projet là-dessus,
00:02:18mais qui n'a pas abouti.
00:02:20Et le général Oliguiema, je dis au général parce qu'il est président de la République aujourd'hui, après le
00:02:27coup de la libération du 30 août 2023, décide de faire un retour fracassant du Gabon dans le concert des
00:02:35nations.
00:02:36Et il prend comme chantier, comme laboratoire, la cité de la démocratie pour restaurer le rayonnement africain et international du
00:02:45Gabon en construisant ce joyau qui est quand même unique.
00:02:49Vous y étiez dimanche, franchement ?
00:02:51Oui, j'y étais. J'ai pu visiter ce complexe où il y a quand même 43 000 mètres carrés
00:02:57de surface d'infrastructures.
00:03:00Il y a des salles de conférences, des salles de réunions, il y a la salle des banquets.
00:03:04Je peux vous assurer qu'en Afrique, il n'y en a pas comme cela.
00:03:09Et j'ai vraiment été impressionné par la qualité de l'œuvre.
00:03:12Et on a vu que vraiment le chef de l'État a voulu donner au Gabon sa place centrale pour
00:03:18tout ce qui est les événements internationaux panafricains.
00:03:24Alors, Franck Emma, vous êtes là pour nous parler de votre ouvrage « Lutte contre la pauvreté au Gabon ».
00:03:29J'aimerais rapidement dresser un parallèle entre ce bâtiment impressionnant que vous avez pu visiter dimanche et la situation que
00:03:39vous décrivez dans cet ouvrage.
00:03:41Est-ce qu'il n'y a pas une rupture ? Est-ce nécessaire au regard de l'urgence des
00:03:46Gabonins ?
00:03:47Vous savez, dans le budget général de l'État, il y a plusieurs lignes.
00:03:51Comme je le disais hier à vos confrères, il faut savoir qu'il y a les lignes d'investissement, il
00:03:57y a les lignes de fonctionnement.
00:03:59Il y a des lignes pour les emprunts.
00:04:02En fait, dans le cadre des investissements de l'État, on est amené à construire des routes, à construire des
00:04:07écoles, des centres de santé.
00:04:09On est aussi amené à construire des infrastructures telles que la cité de la démocratie.
00:04:13Parce qu'on n'avait plus de site pour pouvoir organiser les grands événements internationaux qui font partie de la
00:04:19vie de la nation.
00:04:20Le Gabon a organisé maintenant ces événements internationaux ou nationaux sous des tentes.
00:04:26C'était quand même pas très glorieux pour nous.
00:04:28Et il fallait vraiment que le Gabon retrouve une infrastructure digne de ce nom.
00:04:33On peut mener des politiques générales dans différents secteurs en même temps.
00:04:37Le tout, c'est de pouvoir utiliser, je dirais, les fonds de l'État à bon escient.
00:04:43Et on avait besoin de cette infrastructure, à mon humble avis.
00:04:46En même temps que nous avions besoin d'une compagnie aérienne, que le président Oli Guignema a réalisée en peu
00:04:53de temps, pendant la transition.
00:04:55En même temps que nous avons besoin de restaurer nos routes, de construire nos routes.
00:05:00Mais toujours aussi, nous avons besoin de restaurer la dignité des Gabonais, de lutter contre la pauvreté et d'assurer
00:05:08une protection sociale des Gabonais optimale.
00:05:11Pas l'un sans l'autre.
00:05:12Alors, très rapidement avant d'évoquer votre ouvrage, vous êtes quand même un ancien homme des médias.
00:05:18J'aimerais vous entendre quand même là-dessus.
00:05:20Nous avons le dernier classement de Reporters sans frontières qui est sorti.
00:05:26En ce qui concerne le Gabon, après avoir fait un bon qualitatif dans le sillage du coup d'État militaire,
00:05:35le pays a regressé de deux places.
00:05:38Comment expliquer ce phénomène ?
00:05:41Pourquoi le Gabon regresse de deux places à l'aune de la Ve République ?
00:05:46Et est-ce qu'il faut s'en inquiéter ?
00:05:47Vous savez, la fluctuation des classements mondiaux en termes de liberté de la presse, c'est une notation, je pourrais
00:05:56dire, qui des fois peut nous étonner.
00:05:58Mais ce que je peux dire, c'est que dans d'autres pays, la Constitution déclare la liberté de la
00:06:04presse, la liberté d'opinion, la liberté de penser, la liberté de conscience.
00:06:08Est-ce que dans les faits, ça s'applique, Frondine ?
00:06:11Moi, je pense que dans la vie d'un homme, dans notre pays, on peut tout dire.
00:06:15Même dans la presse, tout est une question de forme.
00:06:19Vous savez, quand j'étais dans la presse à une certaine époque, je disais toujours à mes journalistes que, un,
00:06:26les faits sont têtus, il faut restituer les faits.
00:06:31Tels qu'ils sont, il faut être neutre, il ne faut pas chercher à faire du sensationnel, il faut recouper
00:06:36l'information.
00:06:37Ce n'est pas parce qu'on a une information d'un bord qu'il faut le prendre argent comptant,
00:06:43il faut toujours recouper l'information.
00:06:46Et je dirais aussi, il faut que le journaliste garde à l'esprit qu'il doit respecter le code de
00:06:52déontologie et l'éthique.
00:06:54Mais au-delà de ce renforcement des capacités qui est nécessaire pour l'ensemble de la corporation,
00:07:00est-ce qu'il faut s'inquiéter de ce que, sous la transition, peut-être aussi sous la Ve République,
00:07:07des journalistes aient été envoyés en prison ?
00:07:09– Moi, je peux revenir sur un fait quand même. Je pense que si le président Olivier Niemann ne voulait
00:07:15pas d'une liberté de la presse,
00:07:17pourquoi il a renforcé le fonds de la presse ? Ce fonds de la presse, aujourd'hui, est à 500
00:07:21millions de francs CFA, près d'un million d'euros.
00:07:24Quand il est arrivé, il a augmenté. On ne peut pas vouloir une chose et son contraire.
00:07:28On ne peut pas renforcer les capacités financières de la presse par une subvention de l'État de 500 millions
00:07:33d'euros et vouloir baïonner la presse.
00:07:35Donc je pense qu'il faut trouver le juste milieu dans cette analyse et de se dire que la Ve
00:07:42République et les nouvelles institutions de la République
00:07:45veulent une presse libre et indépendante, soutenue aussi par l'État, parce que c'est le rôle de l'État,
00:07:51c'est dans la Constitution.
00:07:53Mais les nouvelles autorités veulent aussi une presse, je dirais, responsable et des journalistes qui soient à même de dire
00:08:01les faits,
00:08:01de dire la vérité, mais tout en respectant le code de la déontologie et de l'éthique.
00:08:05Et je pense que dans quelques mois et dans quelques années, tout le monde va s'ajuster, mais je ne
00:08:13vois pas de baïonnement de la presse au Gabon.
00:08:16Alors Franck Guema, vous êtes désormais un auteur depuis l'apparition du temps 1 de votre essai d'un peu
00:08:23moins de 100 pages,
00:08:26paru en auto-édition et qui s'intitule « Ce qui est bon pour les Gabonais est bon pour le
00:08:32Gabon ».
00:08:33Vous vous présentez en force de propositions dans la lutte contre la pauvreté, dont vous estimez qu'elle n'est
00:08:39pas une fatalité.
00:08:40Vous prenez la redistribution des richesses, mais aussi l'assainissement de la situation financière du pays
00:08:48et prenez la bonne gouvernance, conditions sine qua non, en vue d'une meilleure redistribution des richesses.
00:08:55Alors, vous consacrez l'avant-propos de votre ouvrage, on va d'abord débuter par là, à un homme qui
00:09:01compte beaucoup pour vous,
00:09:03c'est André Paoban, que vous considérez comme votre mentor.
00:09:07Et là, vous rappelez une phrase qu'il vous a dite, « Si tu ne t'occupes pas de la
00:09:13politique, la politique s'occupera de toi ».
00:09:15Dans quelle mesure cette phrase a été un déclic dans votre engagement politique,
00:09:22que vous avez justement débuté trois ans après le décès d'André Paoban ?
00:09:27Oui, en effet, bon, avant qu'il soit mon mentor, André Paoban, c'est mon père.
00:09:31Il faut le dire clairement.
00:09:34Vous savez, mon père et moi, nous avons évolué.
00:09:36Lui dans le champ politique, moi dans le champ des affaires.
00:09:39Et vous savez que j'étais patron de médias, j'ai fait le même métier que vous pendant des décennies.
00:09:46Alors, André Paoban, tout au long de ma jeunesse et de ma vie professionnelle,
00:09:51me titillait souvent sur mon engagement politique.
00:09:55Et toi et la politique, ça t'intéresse ?
00:09:57Quand vas-tu faire la politique ?
00:09:59Moi, je me réfugiais toujours derrière les affaires en lui disant que non,
00:10:03moi je suis derrière toi, c'est toi qui fais la politique, moi je fais les affaires.
00:10:07Mais bien évidemment, pendant 30 ans, quand vous êtes derrière votre père à l'aider à faire de la politique,
00:10:13vous apprenez les concepts politiques, les mécanismes politiques, l'analyse politique.
00:10:19Il aimait bien échanger avec moi sur des analyses politiques des affaires de l'État
00:10:24autour d'un dîner, autour d'une conversation.
00:10:28Donc c'est vrai que sans s'en rendre compte,
00:10:30j'ai absorbé comme une éponge un peu la substantifique moelle de sa connaissance.
00:10:38Et trois ans après sa disparition, puisqu'il nous a quittés en 12 avril 2015,
00:10:48et bien le 12 février 2018, je me suis lancé en politique.
00:10:51J'ai répondu à son appel et j'ai eu une pensée pour lui,
00:10:57parce que quand je me suis lancé en politique comme candidat indépendant aux élections législatives de 2018,
00:11:04je lui ai rappelé, de là où il était, que voilà,
00:11:08eh bien je fais ce que tu m'as toujours conseillé de faire.
00:11:11Alors, Franck Guémard, vous avez été membre du gouvernement de 2019 à 2023,
00:11:16vous le dites aussi dans l'ouvrage,
00:11:19et vous avez été élu député du 10e arrondissement de la commune d'Acondon 2018,
00:11:23ça vous venez de le dire.
00:11:25Et c'est cette même année, 2018 là d'ailleurs, que vous entrez en politique,
00:11:29vous avez dit le 12 février 2018.
00:11:31Alors, en sciences politiques, la règle voudrait que l'on arrive au sommet,
00:11:35après être passé par une phase de socialisation politique,
00:11:40qui passe par un militantisme intensif,
00:11:44mais comment expliquer votre ascension politique en si peu de temps ?
00:11:49Alors, il faut savoir que je ne suis pas rentré au gouvernement par la petite porte.
00:11:52Moi, je suis rentré au gouvernement par la grande porte,
00:11:56c'est-à-dire que j'ai d'abord été élu député.
00:11:59J'ai été élu député en octobre 2018.
00:12:02Et vous tenez à préciser que vous étiez élu député indépendant ?
00:12:07Indépendant, sans chapelle politique.
00:12:09Et j'ai eu à battre l'opposition radicale et le Parti démocratique gabonais.
00:12:15En 2018, c'était une prouesse,
00:12:17vu le score stalinien que le PDG avait fait,
00:12:21parti au pouvoir à l'époque, avait fait.
00:12:23Donc, un député indépendant qui se défait du parti au pouvoir
00:12:27et de l'opposition radicale,
00:12:30eh bien, c'était quand même une prouesse,
00:12:31parce que c'était la première fois que je me lançais en politique.
00:12:35C'était la première fois que j'allais aux élections politiques.
00:12:41Et du premier coup, j'ai réussi.
00:12:44Beaucoup m'ont dit que, quel coup de maître ?
00:12:46Mais, vous savez, l'expérience aussi dans le monde des affaires
00:12:51dans lequel vous êtes aujourd'hui,
00:12:53nous donne aussi une capacité à nous organiser.
00:12:58J'ai été quand même, pendant plus de 25 ans,
00:13:00chef d'entreprise, j'ai dirigé des entreprises.
00:13:03Donc, les relations humaines, nous connaissons.
00:13:07Et puis surtout, j'ai quand même bénéficié
00:13:09de la grande expérience de mon oncle, André Baobab.
00:13:11Je me suis rappelé de ses enseignements.
00:13:13J'ai essayé de faire ce que j'ai vu faire.
00:13:18Vous savez, au départ, on n'invente pas l'eau chaude.
00:13:21Et c'est pour cela que je le prends, André.
00:13:24Je prends André Baobab comme mon mentor.
00:13:26Parce que ce que j'ai pratiqué pour gagner
00:13:28ces élections législatives de 2018,
00:13:30c'est ce que moi, je voyais faire mon oncle
00:13:32quand il gagnait les élections législatives,
00:13:35et notamment aussi l'élection présidentielle.
00:13:37Donc, la science politique opérationnelle,
00:13:41je l'ai vécue pendant des décennies.
00:13:43puisque j'étais à côté de lui
00:13:44lorsqu'il allait aux élections législatives,
00:13:47régulièrement.
00:13:48Lorsqu'il est allé à l'élection présidentielle de 2009,
00:13:51j'étais à côté de lui, j'ai participé,
00:13:53j'étais dans son équipe de campagne.
00:13:55Donc, j'ai été formé.
00:13:56Donc, c'est vrai que quand on voit
00:13:58Franck Guema gagner une élection politique,
00:14:00tout le monde se dit, mais du premier coup,
00:14:03comment il a fait ?
00:14:03Eh bien, c'est parce que j'ai été un élève assidu
00:14:07et je n'ai fait que reprendre les enseignements du maître.
00:14:10Et je reviendrai sur quelque chose d'important.
00:14:13Quand vous êtes élu député,
00:14:14vous savez, un député, il n'a que deux fonctions.
00:14:17Soit il siège à l'Assemblée nationale,
00:14:19soit il siège au gouvernement.
00:14:21Et à l'époque, élu député,
00:14:25fraîchement élu député,
00:14:26le président de l'Ibam a proposé
00:14:28de rentrer au gouvernement.
00:14:29Pourquoi refuser d'être au service du Gabon
00:14:32et des Gabonais ?
00:14:33Justement, je vais pointer,
00:14:34vous faites bien évoquer cette question,
00:14:36je vais pointer quand même un paradoxe,
00:14:38Franck Guema.
00:14:39Vous avez été à l'école d'Amo,
00:14:42vous avez été avec lui depuis 2009.
00:14:45Et est-ce que vous comprenez
00:14:47que c'est quand même étonnant
00:14:49que vous faites vos débuts en politique,
00:14:52un an après votre entrée en politique,
00:14:54donc en 2019,
00:14:55vous entrez au gouvernement,
00:14:57aux côtés, justement, de celui qui a incarné
00:15:00le contraire des idées prônées par Amo,
00:15:03c'est-à-dire Ali Bongo ?
00:15:04Il faut savoir une chose,
00:15:05c'est qu'en politique,
00:15:07il n'y a pas d'amis,
00:15:08il n'y a que des intérêts.
00:15:09Il faut vous le dire clairement.
00:15:11André Borbam, jusqu'à la fin de sa vie,
00:15:14a toujours dit que
00:15:15Ali, c'est mon frère.
00:15:18Jusqu'à ce qu'il s'éteigne.
00:15:20C'est vrai qu'il n'avait peut-être pas
00:15:21une même vision de la politique,
00:15:23mais c'était quand même les frères de 30 ans.
00:15:26Et vous savez, en politique,
00:15:28vous avez le choix.
00:15:29Quand vous voulez changer,
00:15:32infléchir un système
00:15:33ou un développement économique,
00:15:37social d'un pays,
00:15:40il faut aller là,
00:15:41il faut travailler.
00:15:42Vous savez, quand je suis arrivé au gouvernement,
00:15:45je suis arrivé d'abord comme ministre délégué
00:15:47aux eaux et forêts.
00:15:49Ensuite, 4 mois, 5 mois après,
00:15:50j'ai été ministre plein.
00:15:52Et mes états de service,
00:15:54j'ai essayé, à mon niveau,
00:15:56de transformer,
00:15:57d'apporter mon idée
00:15:59dans la vision du développement
00:16:01de mon pays.
00:16:01Et j'ai posé des actes forts
00:16:03pour le progrès des Gabonais,
00:16:04pour notamment la lutte contre la pauvreté.
00:16:06Vous voyez,
00:16:07c'est-à-dire qu'en politique,
00:16:09eh bien,
00:16:10on peut même trouver des points de travail
00:16:13avec celui qui était votre ennemi d'hier.
00:16:16Aujourd'hui, regardez bien,
00:16:18la classe politique,
00:16:19elle est inclusive.
00:16:21Ceux qui sont aux affaires aujourd'hui,
00:16:22il y a ceux du régime ancien,
00:16:24il y a ceux du régime nouveau.
00:16:27Mais en définitive,
00:16:28ils travaillent sur les points
00:16:30sur lesquels ils sont d'accord.
00:16:31Donc, il n'y a pas d'ennemi en politique.
00:16:33Il n'y a que les adversaires.
00:16:34Et l'adversité,
00:16:36c'est sur des idées.
00:16:37Et dans mon ouvrage,
00:16:38je le dis clairement,
00:16:40moi, je ne suis pas
00:16:40pour un combat de personnes.
00:16:42Moi, je suis pour un combat d'idées.
00:16:44Et là, vous vous lissez
00:16:45comme un centriste réformateur
00:16:47qui régène toute idéologie.
00:16:49Et là, je vous cite rigide.
00:16:51Et par le suite,
00:16:52vous dites qu'il faut privilégier
00:16:53le pragmatisme.
00:16:55Oui, il faut être pragmatique.
00:16:56C'est pour ça que je suis rentré
00:16:57dans le gouvernement,
00:16:58pour apporter ma pierre à l'édifice.
00:17:01Parce que, vous savez,
00:17:02les absents ont toujours tort.
00:17:04Vous ne pouvez pas être toujours
00:17:05en marge de la gouvernance d'un pays
00:17:07et de dire que les choses vont mal.
00:17:10Et puis, quand vous donne l'opportunité
00:17:11d'entrer dans cette gouvernance
00:17:14et de changer les choses
00:17:15et d'appliquer ce que vous avez émis
00:17:17comme idée,
00:17:18vous dites non.
00:17:19Vous savez, il ne faut pas vouloir
00:17:20une chose sans contraire.
00:17:22Mais il faut aussi le dire véritablement.
00:17:25La classe politique gabonaise,
00:17:27depuis le retour au multipartisme en 1990,
00:17:29vous voyez, on vient d'inaugurer
00:17:31le palais des congrès
00:17:32Omar Bongo au Nima.
00:17:34Je vous donne un exemple.
00:17:36Les accords de Paris,
00:17:37en 1990,
00:17:38qui ont été signés,
00:17:39notamment en 1994,
00:17:42qui ont été signés
00:17:44à la Cité de la Démocratie,
00:17:46entre l'ancienne opposition de 1990
00:17:49et le pouvoir de l'époque,
00:17:51eh bien,
00:17:52se sont retrouvés au gouvernement
00:17:53autour de feu président Omar Bongo.
00:17:56Vous y aviez Pierre-Marc Moussavou,
00:17:59vous y aviez Pierre-Louis
00:18:02à Gonjo-Kaoué
00:18:04et bien d'autres grands opposants,
00:18:07figures historiques de l'opposition,
00:18:09qui sont rentrés
00:18:10dans la gouvernance du pays
00:18:12avec des grands
00:18:14du système du parti unique
00:18:16et qui ont travaillé
00:18:18au développement de notre pays.
00:18:19Donc,
00:18:20il ne faut pas faire
00:18:21un combat de personne,
00:18:23son modèle politique,
00:18:25il faut faire un combat d'idées.
00:18:26Un combat d'idées, effectivement.
00:18:28Et, vous savez,
00:18:29les idées,
00:18:31eh bien,
00:18:32elles sont universelles.
00:18:33Ce qui compte,
00:18:33c'est de transformer notre pays,
00:18:35travailler pour le bien du Gabon
00:18:37et des Gabonais.
00:18:38C'est l'objet de mon ouvrage,
00:18:39ce qui est bon pour les Gabonais
00:18:41est bon pour le Gabon.
00:18:43Et justement,
00:18:44des idées,
00:18:44nous allons en parler.
00:18:45On va juste marquer
00:18:46une courte pause
00:18:47et on revient juste après.
00:18:52À quelques minutes seulement
00:18:53de l'aéroport,
00:18:54tu tombes sur un...
00:18:55petit bijou,
00:18:57flanabille.
00:18:58Ici,
00:18:59tout est pensé
00:18:59pour que ton arrivée
00:19:00soit un vrai moment d'exception.
00:19:02Pas juste un bonjour,
00:19:04bien bonjour.
00:19:04Non,
00:19:05c'est une vraie expérience.
00:19:07Le confort,
00:19:08le style,
00:19:09tout ça dans une ambiance
00:19:10qui te fait te dire
00:19:12« Ok,
00:19:13là,
00:19:13je suis bien ».
00:19:14Les chambres,
00:19:15ce n'est pas juste pour dormir.
00:19:17C'est pour te poser,
00:19:18souffler
00:19:19et profiter du calme.
00:19:20Et le restaurant ?
00:19:22Le genre d'endroit
00:19:24où tu manges bien,
00:19:25tu te détends
00:19:26sans avoir besoin
00:19:27de bouger de l'hôtel.
00:19:28Juste le goût du confort,
00:19:30tout simplement.
00:19:31Pour des travails,
00:19:32ils ont tout prévu.
00:19:33Une salle de conférence
00:19:34hyper équipée,
00:19:36où tu bosses dans le calme
00:19:37et franchement,
00:19:39je peux même vous dire
00:19:40que le boulot
00:19:41devient agréable.
00:19:43Et puis alors,
00:19:44le soir,
00:19:44quand le soleil se couche,
00:19:47Flanabé s'illumine,
00:19:48ambiance chill,
00:19:50lumière douce,
00:19:51Flanabé,
00:19:52plus qu'un hôtel,
00:19:54une expérience avec.
00:19:57De retour sur ce plateau
00:19:59avec Franck Nguema,
00:20:01ancien ministre
00:20:02et ancien député
00:20:03de la commune d'Akanda,
00:20:05qui vient nous présenter
00:20:06le tome 1 de son ouvrage,
00:20:08« Ce qui est bon
00:20:08pour les Gabonins
00:20:10est bon pour le Gabon ».
00:20:13Monsieur le ministre,
00:20:14on poursuit nos échanges,
00:20:16justement,
00:20:16parlons de vos propositions.
00:20:19Franck Nguema,
00:20:20vous dressez un tableau sombre
00:20:23de la situation financière
00:20:24du pays,
00:20:24avec, dites-vous,
00:20:25une dette qui frôle
00:20:26désormais les 10 milliards
00:20:28de fonds CFA.
00:20:29Ce constat vous conduit
00:20:30à rendre inéluctable
00:20:32la nécessité d'un programme
00:20:33avec le FMI
00:20:35et le FMI.
00:20:36répondre aux attentes urgentes
00:20:38des Gabonins.
00:20:39Ce qui m'intéresse,
00:20:41c'est la suite.
00:20:42Vous dites que cela nécessite
00:20:44que la classe politique
00:20:45soit davantage inclusive.
00:20:48Oui,
00:20:48le tableau sombre
00:20:50que vous venez d'annoncer,
00:20:52c'est une succession,
00:20:53je dirais,
00:20:55d'événements.
00:20:55Ce n'est pas en deux ans
00:20:58que ce tableau est devenu sombre.
00:21:00C'est un héritage.
00:21:02C'est une continuité de l'État,
00:21:04de ce dérapage
00:21:06de la dette publique.
00:21:07Il faut savoir une chose,
00:21:09c'est que
00:21:11cette dette publique,
00:21:12aujourd'hui,
00:21:12étrangle le budget de l'État
00:21:14par les remboursements
00:21:16qui doivent être faits.
00:21:18C'est pour cela que,
00:21:19dans le cadre
00:21:22du programme
00:21:23du FMI
00:21:24que le Gabon devra signer
00:21:26à la demande du chef de l'État
00:21:28parce que c'est un homme responsable.
00:21:30Il s'est rendu compte
00:21:30que, de toute façon,
00:21:32il faut nouer
00:21:33avec le FMI.
00:21:35D'abord,
00:21:36c'est une exigence stratégique,
00:21:39comme lui-même il a dit
00:21:40au président Léguignéma.
00:21:42C'est une question de stratégie.
00:21:43C'est important
00:21:44de pouvoir recrédibiliser
00:21:47la signature du Gabon
00:21:48au plan international.
00:21:49Ça va ouvrir
00:21:50des financements internationaux.
00:21:52Ça va nous ramener
00:21:53dans une gestion orthodoxe
00:21:55de nos finances publiques.
00:21:57Et puis, bien évidemment,
00:21:58ça va nous permettre
00:21:59de renouer
00:22:00avec la bonne gouvernance.
00:22:02Parce que, vous savez,
00:22:03la situation du Gabon,
00:22:05c'est un enchaînement
00:22:06d'une gouvernance
00:22:07sur des décennies
00:22:08et des décennies.
00:22:10Donc,
00:22:11aujourd'hui,
00:22:12ce qui est important,
00:22:14c'est de savoir
00:22:15que nous devons
00:22:17réaliser
00:22:17ce changement de paradigme,
00:22:19c'est-à-dire
00:22:19ce changement de méthode
00:22:20pour amener
00:22:22le Gabon
00:22:23vers une gouvernance
00:22:25qui permette
00:22:26de développer
00:22:28notre pays
00:22:29en faveur
00:22:30des besoins
00:22:30des Gabonais.
00:22:31Montesquieu
00:22:33disait
00:22:34qu'il faut faire
00:22:35des lois
00:22:35qui correspondent
00:22:37aux populations.
00:22:38Voilà.
00:22:39Il faut qu'on apprenne
00:22:40maintenant
00:22:40dans notre pays
00:22:41à gouverner
00:22:42en fonction
00:22:43des besoins
00:22:44des populations
00:22:45et non pas
00:22:46en fonction
00:22:46de nos besoins
00:22:47à nous.
00:22:48Alors,
00:22:49les besoins
00:22:50des populations,
00:22:51c'est aussi
00:22:52cette problématique
00:22:52liée aux inégalités
00:22:53et vous en parlez
00:22:55beaucoup
00:22:55dans l'ouvrage,
00:22:58vous dites
00:22:58que le Gabon
00:22:59est un pays
00:22:59profondément inégalitaire.
00:23:01Comment envisagez-vous
00:23:03cette redistribution
00:23:04des richesses
00:23:05dans un pays
00:23:06qui est profondément
00:23:07ancré
00:23:08dans ces inégalités,
00:23:09justement ?
00:23:10Les habitudes,
00:23:11on a comme le sentiment
00:23:11que nous avons ancré
00:23:12ces habitudes.
00:23:14Oui,
00:23:14c'est ce que j'aborde
00:23:15dans mon ouvrage.
00:23:16Je dis que le Gabon
00:23:17est un pays
00:23:19à revenus intermédiaires
00:23:20de la classe supérieure,
00:23:22c'est-à-dire que c'est
00:23:22un pays riche
00:23:24en Afrique,
00:23:25mais un tiers
00:23:26de la population
00:23:27du Gabon
00:23:27vit sous le seuil
00:23:28de pauvreté.
00:23:29Donc, un tiers
00:23:30des Gabonais
00:23:31est pauvre.
00:23:32Un Gabonais
00:23:32sur trois
00:23:33vit la pauvreté
00:23:34au quotidien.
00:23:35C'est ce que j'appelle
00:23:36le paradoxe gabonais.
00:23:38Et cette question,
00:23:39il faut la régler.
00:23:40Il faut la régler,
00:23:42il faut...
00:23:43Nous sommes dans
00:23:43la cinquième république.
00:23:45Aujourd'hui,
00:23:45nous voulons repartir
00:23:47sur de nouvelles bases.
00:23:48Le président Olivier Guéma
00:23:49ne cesse de nous le rappeler.
00:23:51Il faut que...
00:23:52Il a dit que
00:23:53ce qui est impossible
00:23:54n'est pas gabonais.
00:23:55Pour ce qui est du Gabon,
00:23:57il ne faut pas qu'on lui dise
00:23:58que ce soit impossible.
00:23:59Ce qui est bon
00:24:00pour les Gabonais
00:24:00est bon pour le Gabon.
00:24:02Et il veut faire du Gabon
00:24:04un pays prospère,
00:24:07un pays juste,
00:24:09un pays
00:24:09où la prospérité
00:24:12sert à chacun
00:24:12et à tous.
00:24:13Donc,
00:24:14si on part sur ces bases-là,
00:24:16ça veut dire
00:24:16qu'il faut régler
00:24:18la question de la pauvreté.
00:24:19Parce que la pauvreté,
00:24:20dans notre pays,
00:24:22eh bien,
00:24:22nous la vivons
00:24:23dans nos familles.
00:24:24Nous la vivons
00:24:25dans nos entourages,
00:24:26dans nos quartiers.
00:24:27Et quand j'ai fait
00:24:29le tour du Gabon,
00:24:30vous savez qu'au lendemain
00:24:31du cours de la libération,
00:24:33au lendemain du 30 août 2023,
00:24:35j'étais le seul homme politique,
00:24:37notamment du régime ancien,
00:24:39et même de ceux
00:24:42qui étaient soi-disant
00:24:42dans l'opposition avant,
00:24:44j'étais le seul homme politique
00:24:45qui a fait le tour du Gabon
00:24:48en cinq mois,
00:24:49entre mai 2024
00:24:51et septembre 2024.
00:24:53Et je peux vous assurer
00:24:55que c'était en voiture,
00:24:56par voie terrestre,
00:24:57et j'ai fait les neuf provinces,
00:25:00les 48 départements,
00:25:01et je peux vous dire
00:25:03que ça m'a permis
00:25:05réellement
00:25:05de prendre la dimension
00:25:07de la pauvreté
00:25:08dans notre pays.
00:25:10Et justement,
00:25:10vous pointez dans l'ouvrage
00:25:11les causes
00:25:12de cette pauvreté.
00:25:14Je ne vais pas
00:25:15toutes les énumérer,
00:25:16mais vous allez
00:25:20expliquer un peu là-dessus.
00:25:21Vous parlez
00:25:21de la concentration
00:25:22des richesses,
00:25:24vous évoquez
00:25:25plusieurs facteurs,
00:25:26faiblesse administrative,
00:25:28dispersion des richesses,
00:25:30etc.
00:25:32Est-ce que
00:25:35ce problème structurel,
00:25:36nous pouvons le régler ?
00:25:37Vous savez,
00:25:38les causes de la pauvreté
00:25:39dans notre pays,
00:25:40pour moi,
00:25:41le pivot,
00:25:42ce qui exasperve
00:25:44vraiment la pauvreté,
00:25:44c'est d'abord l'impunité.
00:25:46Dans notre pays,
00:25:47nous avons un fort
00:25:48taux d'impunité,
00:25:50c'est-à-dire
00:25:52cette capacité
00:25:53à ce que les élites
00:25:54commettent des actes
00:25:55répréhensibles,
00:25:56notamment avec
00:25:58les deniers publics,
00:25:59et qui ne sont pas
00:26:00sanctionnés.
00:26:01Pourquoi ?
00:26:02Parce que dans notre pays,
00:26:04un pays bantou,
00:26:06dès qu'un cadre
00:26:07de l'administration
00:26:08a détourné
00:26:09les milliards,
00:26:11dès qu'on veut
00:26:13le mettre en prison,
00:26:14la famille,
00:26:16les parents,
00:26:18le village,
00:26:19le département,
00:26:21la province,
00:26:22tout le monde
00:26:22vient s'agenouiller
00:26:23devant le président
00:26:24de la République
00:26:24pour lui dire
00:26:24non, ne mettez pas
00:26:25notre fils en prison
00:26:26ou notre fille
00:26:27en prison.
00:26:28Et cela est un problème.
00:26:30Cette impunité,
00:26:31elle exacerbe même,
00:26:33je dirais,
00:26:34la pauvreté.
00:26:35Pourquoi ?
00:26:35Parce que le corollaire
00:26:37de l'impunité,
00:26:37c'est la corruption.
00:26:39Et cette corruption,
00:26:40dans notre pays,
00:26:41a atteint des niveaux,
00:26:42je dirais,
00:26:43qui sont répréhensibles
00:26:44et qui causent
00:26:45un dégât considérable
00:26:47dans les finances publiques.
00:26:50Ce n'est pas
00:26:50aujourd'hui,
00:26:51c'est quelque chose
00:26:52que nous avons
00:26:53dans notre culture
00:26:54depuis des décennies
00:26:55et qu'il faut arrêter.
00:26:57Nous sommes dans
00:26:57la Ve République.
00:26:58Tous les pays
00:26:59qui se sont développés
00:27:00en un temps rapide,
00:27:02notamment les pays
00:27:03d'Asie du Sud-Est,
00:27:04qu'on appelle
00:27:05les tigres de dragon.
00:27:06Vous savez,
00:27:07il y a 50 ans,
00:27:08les pays d'Asie du Sud-Est
00:27:09étaient sous-développés,
00:27:11étaient moins développés
00:27:13que le Gabon.
00:27:13Regardez aujourd'hui
00:27:14Singapour.
00:27:16Eh bien,
00:27:16aujourd'hui,
00:27:16Singapour,
00:27:17c'est une place financière,
00:27:19un développement rapide.
00:27:21Tous ces modèles
00:27:22se sont faits
00:27:24sur une lutte
00:27:25contre la corruption
00:27:25acharnée.
00:27:26Parce qu'il faut
00:27:27qu'on comprenne
00:27:28dans notre pays
00:27:28qu'aujourd'hui,
00:27:30la corruption,
00:27:32eh bien,
00:27:33cela détourne
00:27:33environ entre
00:27:34400 et 500 milliards
00:27:37de francs CFA
00:27:38de recettes
00:27:39dans le budget
00:27:40de l'État,
00:27:40selon le gouvernement
00:27:42de la transition
00:27:43il y a quelques mois
00:27:44et il nous l'avait annoncé.
00:27:46L'impunité
00:27:48entraîne
00:27:49des milliers
00:27:50de francs CFA
00:27:51de recettes
00:27:52en moins
00:27:52dans le budget
00:27:53de l'État.
00:27:54Et cela,
00:27:55c'est des moyens,
00:27:57je dirais,
00:27:58en moins
00:27:58pour faire
00:27:59une politique sociale,
00:28:00la protection sociale
00:28:02de nos compatriotes
00:28:03parce que l'argent
00:28:04du Gabon,
00:28:04c'est aussi
00:28:04l'argent des Gabonais.
00:28:05Et le président
00:28:06Olivier l'a dit
00:28:07dans ses discours,
00:28:09il va se battre
00:28:10pour que les Gabonais,
00:28:12eux aussi,
00:28:13bénéficient
00:28:13de la richesse
00:28:14du Gabon
00:28:14et que eux aussi,
00:28:16ils reçoivent
00:28:17une juste part
00:28:18de la richesse
00:28:19du Gabon.
00:28:20Il a même pris
00:28:21comme hypothèse
00:28:23la destination
00:28:25des richesses
00:28:26selon la doctrine
00:28:28de l'Église catholique.
00:28:29Vous savez qu'il est
00:28:30très croyant,
00:28:31il est pratiquant
00:28:31et cette doctrine
00:28:33de l'Église catholique
00:28:34nous enseigne
00:28:36que,
00:28:36je suis chrétien aussi,
00:28:38que la propriété privée
00:28:41c'est un droit
00:28:42mais nous ne pouvons pas
00:28:44laisser
00:28:45notre prochain
00:28:47croupir dans la pauvreté
00:28:49et nous,
00:28:50nous vivons
00:28:51dans la richesse.
00:28:52Vous savez,
00:28:52vous avez parlé
00:28:53d'André Baobam,
00:28:54Hamo comme mon mentor,
00:28:56en 2009,
00:28:57lors de la présidentielle,
00:28:58Hamo disait
00:28:59« Pauvre Gabon,
00:29:01une île de richesse
00:29:02dans un océan
00:29:03de pauvreté ».
00:29:04Oui.
00:29:05Et cela voulait dire
00:29:06que déjà,
00:29:07à cette époque,
00:29:08cette sentence
00:29:09qui résonne aujourd'hui
00:29:10fortement
00:29:11est encore valable.
00:29:12C'est-à-dire que
00:29:13nous avons encore
00:29:13un travail considérable
00:29:15à faire les gouvernants
00:29:17pour lutter
00:29:18contre cette pauvreté
00:29:20qui aujourd'hui
00:29:21touche 35%
00:29:22et voire 40%
00:29:24de la population.
00:29:25C'est trop.
00:29:26Elle est pauvre,
00:29:27il y en aura toujours.
00:29:28Et là,
00:29:28c'est intéressant,
00:29:29Franck Guéman,
00:29:29vous reprenez un article
00:29:30de Gabon Media Time
00:29:31de janvier 2026
00:29:33dans lequel on disait
00:29:351% des Gabonais
00:29:36détient 99%
00:29:37des richesses
00:29:38tandis que
00:29:3899% de la population
00:29:40se dispute
00:29:411% restant.
00:29:43Oui,
00:29:44ça c'est un article
00:29:44publié dans votre
00:29:47journal
00:29:48de Gabon Media Time
00:29:50qui date du 26 février
00:29:512000...
00:29:5226 janvier.
00:29:53Du 26 janvier
00:29:542000...
00:29:5415 janvier
00:29:552026.
00:29:56Voilà,
00:29:56c'est récent.
00:29:57Oui.
00:29:57C'est un article
00:29:58qui m'a beaucoup intéressé
00:29:59parce que notamment
00:30:00dans cet article
00:30:01vous avez développé
00:30:03un concept,
00:30:04c'est la duplicité
00:30:06de l'élite.
00:30:07Oui.
00:30:07Vous savez,
00:30:08dans notre pays,
00:30:09notre élite
00:30:11malheureusement
00:30:11aime pratiquer,
00:30:13faites ce que je dis,
00:30:14ne faites pas ce que je fais
00:30:17comme les pharisiens
00:30:18dans la Bible.
00:30:19Faites ce que je dis,
00:30:20ne faites pas ce que j'ai fait.
00:30:21C'est quelque chose
00:30:22qu'il faut changer.
00:30:23Il faut changer
00:30:24et vous rappeler
00:30:26que pour conquérir
00:30:28les voix des électeurs,
00:30:29on fait de grandes promesses,
00:30:30mais quand il s'agit
00:30:31de s'occuper
00:30:32de ces électeurs,
00:30:33de ces populations,
00:30:34on disparaît
00:30:35pendant la durée du mandat.
00:30:36Et qu'aujourd'hui,
00:30:39c'est toujours
00:30:39dans votre article,
00:30:41vous dites que
00:30:43voilà,
00:30:44l'élite gabonaise
00:30:45se bat
00:30:46pour ses avantages
00:30:47personnels,
00:30:48ses rémunérations
00:30:49personnelles,
00:30:50ses primes,
00:30:51mais quand il s'agit
00:30:53de la redistribution
00:30:54de la richesse nationale
00:30:55au profit
00:30:56des populations,
00:30:58eh bien,
00:30:58elle n'en a que faire.
00:30:59Et je crois que
00:31:00c'était un bon exemple
00:31:01d'une analyse
00:31:02que j'ai voulu
00:31:02graver dans mon ouvrage
00:31:04parce que
00:31:04je crois que c'est
00:31:06le sentiment aussi
00:31:06des Gabonais.
00:31:07Oui.
00:31:07Alors,
00:31:08justement,
00:31:09dans la continuité
00:31:10de ce que vous décrivez,
00:31:11vous parlez également
00:31:12du train de vie
00:31:13de l'État
00:31:13qui capte
00:31:14une partie importante
00:31:15quand même
00:31:15des ressources
00:31:16et vous pointez
00:31:18justement
00:31:18cette hausse
00:31:19spectaculaire
00:31:20des dépenses
00:31:21de fonctionnement
00:31:23de la fonction publique
00:31:24qui augmente
00:31:25de 16%
00:31:26dans le budget
00:31:26de l'année 2026.
00:31:28Cette réalité,
00:31:29comment l'a changé aussi ?
00:31:31Oui,
00:31:31mais c'est culturel
00:31:33chez nous.
00:31:34L'élite
00:31:34dans notre pays
00:31:35tire toujours
00:31:36je dirais
00:31:37la couverture
00:31:39plus pour les élites
00:31:40moins pour les populations
00:31:41mais le président
00:31:43Olivier Guéma
00:31:43a dit que tout ça
00:31:44il faut arrêter ça.
00:31:45Ce n'est pas facile,
00:31:46on ne change pas
00:31:46les choses du jour au lendemain,
00:31:48c'est culturel
00:31:48mais c'est un mode
00:31:50de gouvernance
00:31:50qu'il faut changer
00:31:51et on ne peut le changer
00:31:53qu'avec des hommes
00:31:55éclairés
00:31:55comme le président Olivier
00:31:56qui ont décidé
00:31:58de faire que
00:31:59la lutte contre la vie chère,
00:32:02de faire que
00:32:02la lutte
00:32:04contre
00:32:05le chômage
00:32:06des jeunes
00:32:07notamment
00:32:09le développement
00:32:10du Gabon
00:32:10soit une réalité
00:32:12et
00:32:14il ne pourra pas
00:32:15le faire seul.
00:32:15Il faut qu'on l'accompagne
00:32:16parce qu'un seul doigt
00:32:18ne lave pas la figure
00:32:19comme on dit
00:32:19dans nos villages
00:32:21et il est important
00:32:22que
00:32:23vous savez
00:32:24cet ouvrage
00:32:24pour moi
00:32:24c'est une contribution
00:32:25c'est un plaidoyer
00:32:27que nous devons comprendre
00:32:29nous les élites
00:32:30que bien
00:32:31trop c'est trop
00:32:32il faut qu'à un moment
00:32:33ou un autre
00:32:33les Gabonais
00:32:34aussi profitent
00:32:35des richesses
00:32:35de leur pays
00:32:36pourquoi ?
00:32:37Parce que c'est une bombe sociale
00:32:38qui est endormie là
00:32:39un tiers de la population
00:32:41qui est pauvre
00:32:42notamment avec un chômage
00:32:43des jeunes
00:32:43qui avoisine
00:32:44les 40%
00:32:45ce n'est plus possible.
00:32:47Donc vous ce que vous dites
00:32:48Franck Emma
00:32:49c'est que
00:32:49le problème
00:32:50ce n'est pas
00:32:51l'abondance
00:32:52de la richesse
00:32:53mais c'est la redistribution
00:32:54comment
00:32:55comment
00:32:57redistribuer
00:32:57justement
00:32:57cette richesse
00:32:58de manière
00:32:59équitable
00:33:00comment accéder
00:33:01à cette frange
00:33:02de la population
00:33:03qui est la plus vulnérable ?
00:33:04Vous savez
00:33:05les pauvres
00:33:06et bien
00:33:07ce sont
00:33:07si on ne s'en occupe pas
00:33:09vont vivre
00:33:10véritablement
00:33:11l'exclusion sociale
00:33:13les pauvres
00:33:13il y en aura toujours
00:33:14même la France
00:33:15qui est un pays développé
00:33:16a 19%
00:33:18de taux de pauvreté
00:33:19mais nous
00:33:20nous approchons
00:33:20les 40%
00:33:21c'est le paradoxe
00:33:23gabonais
00:33:23nous sommes une petite population
00:33:25de 2,3 millions
00:33:26d'habitants
00:33:27nous avons des richesses
00:33:28qui peuvent nous permettre
00:33:29de réduire
00:33:30de manière
00:33:32conséquente
00:33:32la pauvreté
00:33:33dans notre pays
00:33:34vous savez
00:33:35si on réduisait
00:33:35le taux de pauvreté
00:33:36à moins de 20%
00:33:37ce serait déjà
00:33:38un grand pas
00:33:39vers l'amélioration
00:33:40des conditions
00:33:41de vie des gabonais
00:33:42et je pense
00:33:44que la redistribution
00:33:45de la richesse
00:33:46de notre pays
00:33:46peut se faire
00:33:47par les mécanismes sociaux
00:33:49vous voyez
00:33:51il y a l'état développeur
00:33:52d'un côté
00:33:53on peut aussi lutter
00:33:54contre la pauvreté
00:33:55par l'état développeur
00:33:57c'est à dire
00:33:57la diversification
00:33:58de l'économie
00:33:59la construction
00:34:00des infrastructures
00:34:00qui vont créer
00:34:01de l'emploi
00:34:01donc qui vont créer
00:34:02de la richesse
00:34:03etc
00:34:03mais nous devons aussi
00:34:05pour les populations
00:34:07vulnérables
00:34:08les femmes au foyer
00:34:10qui sont
00:34:12qui
00:34:13les femmes seules
00:34:14qui s'occupent
00:34:14de leurs enfants
00:34:15les jeunes filles mères
00:34:16les chômeurs
00:34:17notamment les jeunes
00:34:19les anciens
00:34:21les retraités
00:34:23tous ceux
00:34:24qui ont besoin
00:34:25du soutien
00:34:25de l'état
00:34:26et tous ceux
00:34:27qui vivent
00:34:28le choc
00:34:28de la vie
00:34:29et de la réalité
00:34:30de la vie
00:34:31et bien
00:34:32ces populations
00:34:33vulnérables
00:34:33il faut mettre
00:34:34en place
00:34:34des mécanismes sociaux
00:34:35et moi
00:34:36je développe
00:34:37dans mon ouvrage
00:34:37le concept
00:34:38de filets sociaux
00:34:40vous proposez
00:34:41vous faites
00:34:41un certain nombre
00:34:42de propositions
00:34:42je vais vous laisser
00:34:44les décliner
00:34:45franguillement
00:34:45et ensuite
00:34:46j'aurai une question
00:34:47alors les filets sociaux
00:34:48qu'est-ce que c'est
00:34:49les filets sociaux
00:34:50ce sont des mécanismes
00:34:51de transfert monétaire
00:34:52des transferts d'argent
00:34:54à ces populations
00:34:55pauvres
00:34:56identifiées
00:34:57il faut d'abord
00:34:59identifier les pauvres
00:35:00vous savez au Gabon
00:35:01nous avons
00:35:02900 000 Gabonais
00:35:04économiquement faibles
00:35:07je ne sais pas
00:35:08si vous imaginez
00:35:09900 000 Gabonais
00:35:10économiquement faibles
00:35:11sur une population
00:35:12de 2,3 millions
00:35:14d'habitants environ
00:35:15c'est énorme
00:35:16pour un pays riche
00:35:17comme le Gabon
00:35:18ça veut dire que
00:35:19nous devons
00:35:20soutenir
00:35:22ces Gabonais
00:35:23économiquement faibles
00:35:24pas des mécanismes
00:35:26sociaux
00:35:26comme les filets sociaux
00:35:28à travers
00:35:29des transferts monétaires
00:35:31ciblés
00:35:32c'est pour ça que
00:35:33la méthode
00:35:34que je préconise
00:35:34dans mon ouvrage
00:35:35c'est que nous puissions
00:35:36créer
00:35:37au niveau de notre
00:35:38état
00:35:39le registre
00:35:41social
00:35:41unifié
00:35:42il faut avoir
00:35:43un registre
00:35:44unique
00:35:45où on a recensé
00:35:46tous les pauvres
00:35:47la CNAMGS
00:35:48n'est pas assez fiable
00:35:49Franck Guémane ?
00:35:50je pense qu'on peut
00:35:51se retrouver avec
00:35:52des fraudes sociales
00:35:53on peut se retrouver
00:35:54avec un fichier
00:35:55vous savez dans la CNAMGS
00:35:56tout le monde s'est
00:35:57enrôlé dans la CNAMGS
00:35:58les riches comme
00:35:59les pauvres
00:36:00parce que moi
00:36:01je connais certains riches
00:36:02qui sont
00:36:03qui ont la carte
00:36:04de la CNAMGS
00:36:05ou les cadres
00:36:06qui ont les cartes
00:36:07de la CNAMGS
00:36:08eh bien
00:36:09oui
00:36:10mais
00:36:11les
00:36:13prestations
00:36:14les filets sociaux
00:36:16que l'état
00:36:17doit
00:36:17distribuer
00:36:18aux pauvres
00:36:20il faut que ce soit
00:36:21uniquement les pauvres
00:36:22qui en bénéficient
00:36:23parce que dans
00:36:24le cadre
00:36:25du programme
00:36:25avec le FMI
00:36:26ce sera
00:36:29l'une des grandes
00:36:29discussions
00:36:30oui
00:36:30parce que le FMI
00:36:32va dire
00:36:32ok
00:36:33vous voulez
00:36:34que les pauvres
00:36:35ne soient pas
00:36:35impactés
00:36:36par le régime
00:36:38que l'on va
00:36:40le régime
00:36:41diététique
00:36:42financier
00:36:43que l'on va
00:36:43asséner au Gabon
00:36:45bon
00:36:45mais si les pauvres
00:36:46doivent être
00:36:47protégés
00:36:48de ce choc
00:36:49d'ajustement structurel
00:36:50de l'état
00:36:51et notamment
00:36:52des finances
00:36:53eh bien
00:36:53dites-nous
00:36:54ceux qui sont réellement pauvres
00:36:55et là on peut être coincés
00:36:57et c'est là où le FMI
00:36:58va nous dire
00:36:58bon
00:36:59mais faites-nous
00:36:59d'abord un fichier
00:37:00où on soit sûr
00:37:02que dans ce fichier-là
00:37:03il n'y ait que
00:37:04le véritablement pauvre
00:37:05selon les critères
00:37:07de la pauvreté
00:37:07c'est-à-dire
00:37:08vivre sur le seuil
00:37:09de la pauvreté
00:37:09c'est vivre avec
00:37:11moins de
00:37:123 800 francs CFA
00:37:13par jour
00:37:15et il faut être capable
00:37:17de les identifier
00:37:18à partir de là
00:37:19il faut avoir
00:37:20un registre fiable
00:37:21qui va servir aussi
00:37:22aux différentes régies
00:37:24financières
00:37:24qui vont distribuer
00:37:26ces fonds
00:37:26par exemple
00:37:27l'assurance maladie
00:37:29universelle
00:37:29qu'on appelle au quartier
00:37:30la CNAMGS
00:37:32aujourd'hui
00:37:33les pauvres payent encore
00:37:34le ticket modérateur
00:37:36de 30%
00:37:37alors un pauvre
00:37:38qui va subir
00:37:38une opération chirurgicale
00:37:40de 2 millions de francs CFA
00:37:42quand on a fait
00:37:44les calculs
00:37:44sur la proforma
00:37:46et qu'on enlève
00:37:47la prise en charge
00:37:49de la CNAMGS
00:37:50il reste encore
00:37:5030%
00:37:5130%
00:37:52de 2 millions
00:37:53de francs CFA
00:37:54ça vous fait
00:37:55écoutez
00:37:5630%
00:37:58de 2 millions
00:37:59de francs CFA
00:38:00ça vous fait
00:38:01600 000
00:38:02mais
00:38:04si je ne me trompe
00:38:0630%
00:38:07de 2 millions
00:38:08ça fait
00:38:08600 000
00:38:09bon
00:38:10600 000
00:38:10de francs CFA
00:38:11ceux pauvres
00:38:12là
00:38:13ils vont trouver ça
00:38:13où ?
00:38:14alors moi
00:38:14je préconise
00:38:15que par exemple
00:38:16dans le cas
00:38:16des filets sociaux
00:38:17que l'assurance maladie universelle
00:38:21soit de 100%
00:38:22pour ces pauvres
00:38:24qui seront identifiés
00:38:25dans ce registre social unifié
00:38:26et c'est là
00:38:28la méthode
00:38:28qu'on pourra obtenir
00:38:30ce qu'on appelle
00:38:31on va pouvoir
00:38:32conquérir
00:38:33des espaces budgétaires
00:38:34pour lutter contre
00:38:35la pauvreté au Gabon
00:38:36dans le cadre
00:38:37de cette discussion
00:38:38avec le programme
00:38:39du FMI
00:38:40alors justement
00:38:41Franck Guema
00:38:41c'est quand même
00:38:43pour moi
00:38:43c'est un programme
00:38:46à la limite
00:38:47d'un programme de campagne
00:38:48et là
00:38:48c'est assez chiffré
00:38:50ah non
00:38:50les élections sont passées
00:38:51les prochaines élections
00:38:52c'est en 2030
00:38:53pour les législatives
00:38:55et en 2032
00:38:56pour la présidentielle
00:38:58donc
00:38:58dans 7 ans
00:38:596 ans
00:39:00bon
00:39:00franchement
00:39:01l'élection présidentielle
00:39:02ne m'intéresse pas du tout
00:39:03moi ce que je veux
00:39:04c'est contribuer
00:39:05au développement
00:39:06et à la lutte
00:39:07contre la pauvreté
00:39:08dans mon pays
00:39:08alors justement
00:39:09vous proposez
00:39:11un ciblage
00:39:13donner de l'argent
00:39:14aux populations
00:39:14les plus vulnérables
00:39:16mais ça c'est 6 milliards
00:39:17Franck Guema
00:39:18mais comment on finance ça
00:39:19dans un pays
00:39:20qui a un appareil productif
00:39:21très défaillant
00:39:22où les inégalités
00:39:24sont perdus
00:39:24où la corruption
00:39:25est encore très prégnante
00:39:28et avec un niveau
00:39:28d'endettement soutenu
00:39:30comment on finance ça ?
00:39:31mais écoutez
00:39:32vous savez
00:39:32premièrement
00:39:33on va lutter
00:39:34contre la corruption
00:39:36le gouvernement
00:39:37de la transition
00:39:38nous a annoncé
00:39:39que
00:39:40dernièrement
00:39:41on n'est plus
00:39:42dans le gouvernement
00:39:42de la transition
00:39:43mais dans le gouvernement
00:39:44de la cinquième république
00:39:45il y a quelques mois
00:39:46le gouvernement de la transition
00:39:47nous disait que
00:39:50la corruption
00:39:51absorbée
00:39:52ou détournée
00:39:53entre 400 et 500 milliards
00:39:57de francs CFA
00:39:58c'est plus que le service
00:39:59de la dette
00:40:00entre 400 et 500 milliards
00:40:02chaque année
00:40:02la corruption
00:40:04détourne
00:40:05des recettes
00:40:05de l'état
00:40:06mais on a de quoi
00:40:07financer
00:40:08la protection sociale
00:40:09des Gabonaises
00:40:11et des Gabonais
00:40:11la lutte contre la pauvreté
00:40:13on peut financer
00:40:13400 et 500 milliards
00:40:15on peut prendre une partie
00:40:16pour les infrastructures
00:40:17et une autre partie
00:40:18pour donner par exemple
00:40:19aussi
00:40:20des allocations familiales
00:40:22aux mamans
00:40:22moi je préconise
00:40:24par exemple
00:40:24au niveau des allocations
00:40:25familiales
00:40:2650 000 francs CFA
00:40:28pour un Gabonais
00:40:29économiquement faible
00:40:3050 000 francs CFA
00:40:32par enfant
00:40:32et par mois
00:40:33pour un Gabonais
00:40:34économiquement faible
00:40:35pourquoi ?
00:40:36parce qu'une allocation
00:40:37familiale permet
00:40:38à un Gabonais
00:40:39économiquement faible
00:40:40de s'occuper
00:40:41de son enfant
00:40:42lui payer
00:40:43ses études
00:40:45le nourrir
00:40:46le vêtir
00:40:46le soigner
00:40:47parce que
00:40:48aujourd'hui
00:40:49par exemple
00:40:50vous avez
00:40:51la caisse
00:40:52des pensions
00:40:52des pensions
00:40:53et des prestations
00:40:54familiales
00:40:55qui vient de reprendre
00:40:56par exemple
00:40:57l'allocation
00:40:57de rentrée scolaire
00:40:58aux fonctionnaires
00:41:02elle vient de reverser
00:41:03il y a quelques semaines
00:41:0562 000 francs CFA
00:41:07par enfant
00:41:08pour la rentrée scolaire
00:41:10et je peux vous dire
00:41:11que si les Gabonais
00:41:13économiquement faibles
00:41:13pourraient aussi
00:41:14en bénéficier
00:41:15ce serait une bonne chose
00:41:16parce que voilà
00:41:16aujourd'hui
00:41:17on reverse
00:41:1862 500 francs CFA
00:41:21pour chaque enfant
00:41:23à la rentrée scolaire
00:41:24aux fonctionnaires
00:41:25mais pourquoi ne pas
00:41:26aussi de reverser
00:41:2962 500 francs CFA
00:41:31pour chaque enfant
00:41:33d'une famille
00:41:34Gabonais
00:41:35économiquement faible
00:41:36et les fonctionnaires
00:41:38eux ils reçoivent
00:41:38des allocations familiales
00:41:40de 8 000 francs CFA
00:41:42par enfant
00:41:42et par mois
00:41:43mais les Gabonais
00:41:44économiquement faibles
00:41:45ne reçoivent plus
00:41:46l'allocation familiale
00:41:47et à l'époque
00:41:47c'était même
00:41:485 000 francs CFA
00:41:50est-ce que vous comprenez
00:41:51qu'à l'époque
00:41:52même les Gabonais
00:41:53économiquement faibles
00:41:54recevaient moins
00:41:55d'allocations familiales
00:41:56par enfant et par mois
00:41:57qu'un fonctionnaire
00:41:58donc vous voyez
00:41:59il y a des choses
00:41:59qu'il faut régler
00:42:00et je pense que
00:42:02vous avez aussi
00:42:03l'évasion fiscale
00:42:04comme moyen de financer
00:42:06la lutte contre la pauvreté
00:42:07l'évasion fiscale
00:42:08c'est l'impôt sur les sociétés
00:42:12le gouvernement de la transition
00:42:14nous a aussi annoncé
00:42:16que l'évasion fiscale
00:42:17c'était des centaines
00:42:18et des centaines
00:42:19de milliards de francs CFA
00:42:21par an
00:42:22de fraude fiscale
00:42:24que les entreprises
00:42:25ne payaient pas
00:42:26là aussi
00:42:27on peut financer
00:42:28la protection sociale
00:42:30des Gabonais
00:42:31on peut financer
00:42:32la lutte contre la pauvreté
00:42:33et puis
00:42:34vous avez d'autres
00:42:35subventions générales
00:42:36on parle des subventions
00:42:37au carburant
00:42:38et vous en parlez ici
00:42:39dans l'ouvrage
00:42:40justement
00:42:41est-ce que l'État
00:42:42est assez courageux
00:42:43pour s'attaquer
00:42:44à cette fameuse
00:42:44subvention au carburant ?
00:42:46vous savez
00:42:46c'est une question sensible
00:42:48les filets sociaux
00:42:49aussi financés
00:42:51par les subventions générales
00:42:52ça a été fait au Maroc
00:42:54ça a été fait au Rwanda
00:42:55ça a été fait en Égypte
00:42:57ça a été fait en Zambie
00:42:58en Zambie
00:43:00la Côte d'Ivoire
00:43:01mais c'est quelque chose
00:43:02qu'il faut faire progressivement
00:43:03on ne peut pas arrêter
00:43:05brutalement
00:43:05les subventions
00:43:06du carburant
00:43:07pourquoi ?
00:43:08parce que
00:43:09c'est quelque chose
00:43:10qui est déjà
00:43:11dans le processus économique
00:43:14et le processus
00:43:15des ménages
00:43:16mais ce qu'on peut faire
00:43:17c'est réduire
00:43:18progressivement cela
00:43:19parce que le problème
00:43:20des subventions générales
00:43:22du carburant
00:43:22c'est que ça touche
00:43:23tout le monde
00:43:23quand on va acheter
00:43:25un litre d'essence
00:43:26et bien
00:43:27aussi bien
00:43:28les pauvres
00:43:30que les riches
00:43:31profitent
00:43:32de cette subvention
00:43:33or
00:43:34la lutte contre la pauvreté
00:43:35dans le cadre
00:43:36d'un plan
00:43:38d'ajustement structurel
00:43:40du Fonds monétaire international
00:43:42et bien
00:43:43va nous demander
00:43:44que
00:43:45d'accord
00:43:45si vous voulez faire
00:43:47de la subvention
00:43:48du carburant
00:43:48une action sociale
00:43:51il faut que ça touche
00:43:52uniquement
00:43:53les pauvres
00:43:54et donc ça veut dire
00:43:55on revient toujours
00:43:57à la question
00:43:57du registre social
00:43:58unifié
00:43:59ils vont demander
00:44:00qu'on réduit
00:44:01ces subventions
00:44:01au carburant
00:44:03et que
00:44:04les économies
00:44:05que nous pourrons faire
00:44:06vont permettre
00:44:07d'être redistribuées
00:44:09par les transferts monétaires
00:44:10en partie
00:44:11sur
00:44:12en direction
00:44:13des gabonais
00:44:15économiquement faibles
00:44:16des pauvres
00:44:17qu'on aura identifié
00:44:18dans notre registre
00:44:19social unifié
00:44:20donc c'est pas quelque chose
00:44:21qu'on fait du jour au lendemain
00:44:22c'est quelque chose
00:44:23qu'on planifie
00:44:23sur 3-4 années
00:44:25mais qu'il faut faire
00:44:26parce que
00:44:27le prix du carburant
00:44:29subventionné
00:44:29ne touche pas
00:44:30que les pauvres
00:44:31ils touchent les riches
00:44:32or
00:44:32et la Banque mondiale
00:44:33va plus loin
00:44:34et ils touchent davantage
00:44:35les riches
00:44:35ça c'est eux
00:44:36qui le disent
00:44:37mais
00:44:38je peux vous dire
00:44:39qu'effectivement
00:44:40les riches
00:44:41consomment plus de carburant
00:44:42avec leur gros cylindrée
00:44:44que les pauvres
00:44:45qui eux
00:44:46prennent le transport
00:44:47humain
00:44:47mais il y a quand même
00:44:48un impact aussi
00:44:48sur le transport humain
00:44:50Alors Franck Grima
00:44:51on regarde la situation
00:44:52que vous décrivez
00:44:54dans ce tome 1
00:44:57je vais mettre en parallèle
00:44:58avec l'actualité
00:45:00récemment
00:45:01le gouvernement
00:45:02a communiqué
00:45:03sur
00:45:03a restitué
00:45:05les résultats
00:45:06de l'enquête nationale
00:45:07sur l'emploi
00:45:08et le chômage
00:45:08et à l'intérieur
00:45:09il s'est dit
00:45:10que
00:45:10nous avons
00:45:11108 733
00:45:13personnes
00:45:14en situation
00:45:15de chômage
00:45:15dans le pays
00:45:16en 2024
00:45:17est-ce que ces chiffres
00:45:19vous paraissent crédibles
00:45:20au regard de cette situation
00:45:21que vous décrivez ?
00:45:23J'ai lu cette enquête
00:45:24enfin les résultats
00:45:24de cette enquête
00:45:25notamment dans votre
00:45:26organe de presse
00:45:28c'est une enquête
00:45:29qui a été faite
00:45:30autour de
00:45:30avec un échantillon
00:45:32de 3000 à 4000 personnes
00:45:34un échantillon
00:45:35cette enquête
00:45:36a été faite
00:45:36de 3000 à 4000 personnes
00:45:38je crois 3900 personnes
00:45:4117% de la population
00:45:43serait impactée
00:45:44par le chômage
00:45:45et notamment
00:45:4634%
00:45:48pour les jeunes
00:45:49moi je pense
00:45:50que
00:45:52c'est une enquête
00:45:54qui est crédible
00:45:56mais
00:45:57vous savez
00:45:58souvent
00:45:58entre le ressenti
00:46:00et les statistiques
00:46:02il y a souvent
00:46:03un décalage
00:46:04il faut savoir
00:46:05que l'impact
00:46:06du chômage
00:46:07dans notre pays
00:46:08se ressent
00:46:09bien au-delà
00:46:10parce que
00:46:10il faut savoir
00:46:11qui on a identifié
00:46:12est-ce qu'on a identifié
00:46:15dedans
00:46:15par exemple
00:46:16tous les jeunes
00:46:17qui sont en pré-salaire
00:46:20ou tous les jeunes
00:46:21qui ne sont pas
00:46:22qui sont en période
00:46:23de stage
00:46:24est-ce qu'on a intégré
00:46:26dedans tous les jeunes
00:46:28diplômés
00:46:28bon
00:46:28moi je pense que
00:46:31quand je regarde
00:46:32dans ma circonscription
00:46:33politique
00:46:34du deuxième arrondissement
00:46:35d'Akanda
00:46:36on frôle bien
00:46:37les 50-60%
00:46:38de taux de chômage
00:46:39chez les jeunes
00:46:40non pas que
00:46:41je veux dire
00:46:41que cette enquête
00:46:42n'est pas crédible
00:46:43mais je pense que
00:46:45il faut savoir
00:46:46quels sont été
00:46:47les critères
00:46:48qui ont été utilisés
00:46:49parce que le chômage
00:46:51disons-le
00:46:51en général
00:46:52chez les jeunes
00:46:53est très fort
00:46:54il est très très fort
00:46:56et il faut régler
00:46:57aussi cette question
00:46:58et le président
00:46:59on lui dit
00:47:00s'est engagé
00:47:00à la régler
00:47:01alors Franck Guema
00:47:04la situation
00:47:05toujours que vous décrivez
00:47:06ici
00:47:06vous êtes un ancien ministre
00:47:07vous avez une expérience
00:47:09de la gestion
00:47:09des affaires publiques
00:47:10au regard de ce qui se fait
00:47:13aujourd'hui
00:47:13depuis un an
00:47:15voire même
00:47:15depuis trois ans
00:47:16c'est pour intégrer
00:47:17deux ans de la transition
00:47:18est-ce que
00:47:19les dirigeants actuels
00:47:20sont sur la bonne trajectoire
00:47:21en toute honnêteté
00:47:22vous savez
00:47:27il faut laisser le temps au temps
00:47:28ça fait trois ans
00:47:29pour Franck Guema
00:47:30quand même
00:47:30il y a eu deux ans
00:47:31de transition
00:47:32oui
00:47:32et un an
00:47:37de mandat
00:47:38du président de la république
00:47:39je pense qu'il faut juger
00:47:42à partir
00:47:44de la première année
00:47:45en tout cas
00:47:46du mandat élu
00:47:47pourquoi ?
00:47:49au bout de trois ans
00:47:49Franck Guema
00:47:50on ne peut pas faire
00:47:50un bilan d'étape
00:47:51il y a quand même eu
00:47:52deux ans
00:47:54la transition
00:47:55a fait son bilan
00:47:55avant la première année
00:47:56qu'est-ce qu'on veut évaluer
00:47:58la transition
00:47:59ou le mandat
00:48:00du président Oligi ?
00:48:01non c'est
00:48:01Priscotère Oligi Nguema
00:48:02qui est au pouvoir
00:48:03depuis août 2023
00:48:05on compte sur
00:48:06les trois dernières années
00:48:07est-ce qu'il est sur
00:48:10la bonne trajectoire
00:48:11depuis trois ans
00:48:12qu'il est au pouvoir ?
00:48:13moi ce que je constate
00:48:14c'est qu'il y a du volontarisme
00:48:16politique
00:48:16du président
00:48:18Briscotère Oligi Nguema
00:48:19un volontarisme politique
00:48:21pour changer les choses
00:48:23vous savez
00:48:23le Gabon ne va pas se changer
00:48:25en un claquement de doigts
00:48:26on parlait tout à l'heure
00:48:27d'impunité
00:48:28de corruption
00:48:30c'est la corruption
00:48:31et c'est dans
00:48:33toutes nos familles
00:48:34nous avons
00:48:35des personnes
00:48:36qui sont sujettes
00:48:37à la corruption
00:48:37et vous savez
00:48:39le plus important
00:48:41pour moi
00:48:42c'est qu'au bout
00:48:43du mandat
00:48:44du président
00:48:44de la république
00:48:45au bout de sept ans
00:48:46on fasse le bilan
00:48:47pardon
00:48:48prenons l'exemple
00:48:49de la corruption
00:48:50comme vous évoquez
00:48:51ce cas
00:48:51est-ce que vous avez
00:48:53le sentiment
00:48:53qu'en trois ans
00:48:54il y a des améliorations
00:48:57en matière de lutte
00:48:58contre la corruption
00:48:59est-ce que nous sommes
00:48:59sur la trajectoire ?
00:49:01il faut savoir
00:49:02que la corruption
00:49:02c'est un phénomène
00:49:03que vous ne pouvez pas
00:49:05juguler du jour au lendemain
00:49:06je pense que
00:49:07quand le président
00:49:08le Guillema
00:49:08est arrivé
00:49:09après le coup
00:49:09de la libération
00:49:10il fallait d'abord
00:49:11qu'il prenne
00:49:12je dirais
00:49:12sa place
00:49:14prenez place
00:49:15ça veut dire
00:49:15il fallait d'abord
00:49:16qu'il s'imprègne
00:49:17des affaires de l'état
00:49:19pendant deux ans
00:49:20il a essayé
00:49:21parce que
00:49:22vous savez
00:49:22en période de transition
00:49:23vous n'avez pas
00:49:24tous les leviers
00:49:24de la gouvernance
00:49:25puisque le Gabon
00:49:26était dans une période
00:49:28exceptionnelle
00:49:29notamment avec les partenaires
00:49:30financiers
00:49:31et bien
00:49:32les partenaires
00:49:33internationaux
00:49:34et bien
00:49:35il fallait d'abord
00:49:35régler
00:49:36toutes ces questions
00:49:37pour ramener
00:49:38le Gabon
00:49:38dans le concert
00:49:39des nations
00:49:39mais
00:49:41à partir du
00:49:42moi je dirais
00:49:43à partir de sa
00:49:44première année
00:49:45de mandat
00:49:45j'ai vu que le pays
00:49:47est en chantier
00:49:47quand même
00:49:47on voit que le pays
00:49:49est en chantier
00:49:49on voit que le pays
00:49:51se développe
00:49:52il y a une accélération
00:49:53du développement
00:49:54des infrastructures
00:49:56mais
00:49:56cela n'est pas assez
00:49:57c'est parce que
00:49:58vous ne pouvez pas
00:49:59Paris ne s'est pas
00:50:00construit en un jour
00:50:01il a un mandat
00:50:02de 7 ans
00:50:03que les Gabonais
00:50:04lui ont donné
00:50:04je pense que
00:50:06comme disait
00:50:06François Mitterrand
00:50:07il faut laisser
00:50:08le temps au temps
00:50:08et que le moment
00:50:10des bilans
00:50:10ou du bilan
00:50:12arrivera en 2032
00:50:13et là nous pourrons voir
00:50:14si effectivement
00:50:16il a respecté
00:50:17ses engagements
00:50:18n'allons pas trop vite
00:50:19aussi
00:50:20c'est à dire
00:50:20ne demandons pas
00:50:21à l'autre
00:50:22de faire ce que
00:50:23nous n'avons pas pu faire
00:50:25et je crois
00:50:26que c'est important
00:50:26mais attention
00:50:29il ne faut pas
00:50:30qu'ils prennent
00:50:30trop aussi de temps
00:50:31parce que
00:50:32l'impatience
00:50:34des Gabonais
00:50:35est aujourd'hui
00:50:36à la mesure
00:50:37de leurs espoirs
00:50:38comme je l'ai dit
00:50:39dans mon ouvrage
00:50:40est à la mesure
00:50:41des espoirs
00:50:41que lui-même
00:50:42il a créé
00:50:42pendant la période
00:50:43de transition
00:50:43qui a quand même
00:50:44été une réussite
00:50:45cette transition politique
00:50:47il ne faut pas avoir
00:50:49honte de le dire
00:50:49même si je suis
00:50:50du régime ancien
00:50:51il a quand même
00:50:52réussi des choses
00:50:53mais il y a des choses
00:50:54aussi à améliorer
00:50:55je pense qu'il faut
00:50:57qu'il accélère
00:50:58la cadence
00:51:00au plan de la gouvernance
00:51:01au plan des dossiers
00:51:02de la pauvreté
00:51:03au plan du social
00:51:05et lui-même
00:51:06il a dit
00:51:07dans ses différentes
00:51:08interventions
00:51:08pour notamment
00:51:10faire le point
00:51:11de ses premières
00:51:12années de mandat
00:51:13il a dit
00:51:13que le plan social
00:51:14il va accélérer
00:51:15et je crois
00:51:16qu'à ce niveau-là
00:51:18je vois les communications
00:51:20qu'il fait au gouvernement
00:51:21ce sont quand même
00:51:22des coups de semences
00:51:23donc ça veut dire
00:51:23que tout n'a pas été bien
00:51:25tout n'a pas été bien fait
00:51:26et qu'il faut améliorer cela
00:51:27et c'est le plus important
00:51:29c'est qu'il est lucide
00:51:30il est au moins lucide
00:51:31du fait que
00:51:32tout n'a pas bien marché
00:51:34vous savez
00:51:35on dit quelque part
00:51:36que la critique est facile
00:51:38mais l'art est difficile
00:51:39ce qui est bon
00:51:40pour les gabonains
00:51:41est bon pour le Gabon
00:51:43c'est le tome 1
00:51:44de l'ouvrage
00:51:44de Frank Nguema
00:51:45la lutte contre
00:51:46la pauvreté au Gabon
00:51:48d'ailleurs
00:51:48monsieur le ministre
00:51:49à quand le tome 2
00:51:50le tome 3
00:51:51le tome 4 peut-être ?
00:51:52et bien vous le verrez
00:51:53régulièrement
00:51:54le tome 2 va bientôt sortir
00:51:56dans quelques mois
00:51:56nous aborderons
00:51:58d'autres aspects
00:51:59de la lutte contre la pauvreté
00:52:00au Gabon
00:52:01et ainsi de suite
00:52:01parce que
00:52:02je n'ai pas voulu faire un pavé
00:52:04sur la lutte contre la pauvreté
00:52:07au Gabon
00:52:08parce que bon
00:52:08il est toujours mieux
00:52:09de distiller
00:52:11ces idées
00:52:14de manière progressive
00:52:15et puis de manière claire
00:52:17simple
00:52:18et puis vous voyez
00:52:19j'essaie toujours
00:52:19de coller aussi
00:52:20à l'actualité
00:52:21comme vous voyez
00:52:21à l'intérieur
00:52:22de mon ouvrage
00:52:23ce sont des questions
00:52:24d'actualité
00:52:25que j'aborde
00:52:26et puis les Gabonaises
00:52:27et les Gabonais
00:52:28vont se retrouver
00:52:28dans mon ouvrage
00:52:30voilà
00:52:30alors
00:52:32aborder vos idées
00:52:32de manière progressive
00:52:33avec pour échéance
00:52:352032 peut-être ?
00:52:37non du tout
00:52:37vous seriez candidat
00:52:38en 2032 ?
00:52:38non du tout
00:52:39je ne serais pas candidat
00:52:40parce que je vais vous dire
00:52:41une chose
00:52:42j'ai eu la chance
00:52:43d'être à côté
00:52:44d'un homme politique
00:52:46qui m'a toujours dit
00:52:47qu'on n'a pas besoin
00:52:48d'être président
00:52:48de la République
00:52:49pour pouvoir développer
00:52:50son pays
00:52:51c'est vrai que
00:52:52André Maobam
00:52:53je peux vous le dire ici
00:52:55n'avait pas fait
00:52:56de la présidence
00:52:57de la République
00:52:58il n'était pas
00:52:58omnibulé par ça
00:52:59il a été amené
00:53:01à être candidat
00:53:02pour partager
00:53:03avec les Gabonaises
00:53:05et les Gabonais
00:53:05sa vision du Gabon
00:53:06nouveau
00:53:06d'un Gabon
00:53:08l'espérance
00:53:09la nouvelle espérance
00:53:10c'était son programme
00:53:11mais moi je considère
00:53:13que j'étais chef
00:53:14d'entreprise
00:53:15pendant une trentaine
00:53:16d'années
00:53:16on n'a pas besoin
00:53:18d'être au sommet
00:53:19de l'entreprise
00:53:19pour participer
00:53:20au développement
00:53:21de l'entreprise
00:53:21vous par exemple
00:53:22vous n'êtes pas au sommet
00:53:23de Gabon Mediatime
00:53:24mais vous contribuez
00:53:25de manière efficace
00:53:28efficiente
00:53:28au développement
00:53:29de Gabon Mediatime
00:53:30et je pense que
00:53:31vous en êtes très content
00:53:32d'être là
00:53:33alors Franck et moi
00:53:34j'ai peut-être
00:53:34une toute dernière question
00:53:35mais vraiment
00:53:35très rapidement
00:53:36qui n'a rien à voir
00:53:37avec l'ouvrage
00:53:38vous avez participé
00:53:40aux élections législatives
00:53:41pour le deuxième siècle
00:53:42à la commune d'Acanda
00:53:43aujourd'hui
00:53:44c'est Jean-Gaspard
00:53:45Ndoumaï
00:53:46qui est député
00:53:47votre adversaire
00:53:48de toujours
00:53:48vous avez définitivement
00:53:49acté
00:53:50qu'il est désormais
00:53:50le doyen politique
00:53:51de la circonscription
00:53:54vous savez
00:53:54qu'est-ce qu'on appelle
00:53:56le doyen politique
00:53:57vous savez
00:53:58nous sommes
00:53:59dans une circonscription
00:54:00politique
00:54:01où il y a plusieurs
00:54:03responsables politiques
00:54:03vous avez le maire d'Acanda
00:54:06vous avez le sénateur
00:54:07d'Acanda
00:54:07vous avez deux députés
00:54:09à Acanda
00:54:10vous avez deux maires
00:54:12d'arrondissement
00:54:13vous savez
00:54:14être le doyen politique
00:54:15je m'interroge
00:54:16mais ce que je peux dire
00:54:19c'est que
00:54:20nous avons quand même
00:54:21assisté à une élection
00:54:23du deuxième arrondissement
00:54:24d'Acanda
00:54:24au niveau des législatives
00:54:26qui était quand même
00:54:27rocambolesque
00:54:29la veille
00:54:29et vous pouvez noire
00:54:30à l'actif du chef de l'État
00:54:31je pense que
00:54:32l'organisation des élections
00:54:33est du ressort
00:54:34du ministre de l'Intérieur
00:54:35qui dépend du chef de l'État
00:54:37mais je pense
00:54:38que c'est le gouvernement
00:54:39et lui-même
00:54:39il a reconnu
00:54:40le président de la République
00:54:41dans son discours
00:54:43à la Nation
00:54:44du 31 décembre
00:54:462025
00:54:47que les élections
00:54:48il y avait eu quand même
00:54:49des problèmes
00:54:49à certains endroits
00:54:50sans les citer
00:54:51par exemple
00:54:52il y a eu
00:54:53l'utilisation abusive
00:54:54des procurations
00:54:54comme lui-même
00:54:55il avait dit
00:54:56il y a eu
00:54:57beaucoup de choses
00:54:58de dysfonctionnement
00:54:59et qu'il faut améliorer ça
00:55:00et la preuve
00:55:01dans le gouvernement
00:55:02il est prévu
00:55:03une modification
00:55:04de la loi
00:55:05des partis politiques
00:55:06et du code électoral
00:55:08pour revenir sur la question
00:55:09je voudrais vous dire
00:55:10que moi je suis toujours
00:55:11conseiller municipal
00:55:12de la commune d'Akanda
00:55:13je suis toujours au service
00:55:14des akandaises
00:55:16des akandaises
00:55:17écoutez
00:55:17tous les jours
00:55:18les populations
00:55:19me demandent
00:55:19de passer et les voir
00:55:20et je vous assure
00:55:22que mon taux de notoriété
00:55:24n'a rien à voir
00:55:25avec les résultats
00:55:26des dernières élections
00:55:28bien au contraire
00:55:29je pense que cette injustice
00:55:31m'a rendu
00:55:31même plus populaire
00:55:32encore
00:55:32auprès des populations
00:55:34qui se sont rendu compte
00:55:35que mon élection
00:55:37n'a pas été
00:55:38comme on l'entend
00:55:40organisée
00:55:41et que
00:55:44la légitimité populaire
00:55:45ça se mesure
00:55:46sur le terrain
00:55:47ça ne se mesure pas
00:55:49dans les résultats
00:55:50électoraux
00:55:51la veille
00:55:52on vous annonce
00:55:54premier
00:55:54comme ça a été mon cas
00:55:56et le lendemain
00:55:57on m'annonce
00:55:57troisième
00:55:58je suis disqualifié
00:55:59d'un deuxième tour
00:56:00que j'avais gagné
00:56:01sur le terrain
00:56:01bon moi
00:56:02j'ai passé ça
00:56:04vous savez
00:56:05je regarde de l'avant
00:56:06l'adversité politique
00:56:07j'ai vu mon oncle
00:56:09la vivre
00:56:09entre 2009
00:56:10et 2015
00:56:11je sais que
00:56:12les amis d'hier
00:56:13peuvent devenir
00:56:14des adversaires politiques
00:56:15demain
00:56:16et que cela fait partie
00:56:17aussi du parcours
00:56:19politique d'un homme
00:56:19aujourd'hui
00:56:20je veux être utile
00:56:22à mon pays
00:56:22parce que je considère
00:56:24que la vie politique
00:56:26ne s'arrête pas
00:56:26aux élections
00:56:27vous savez au Gabon
00:56:28nous avons une élite politique
00:56:29qui pense simplement
00:56:31à gagner des élections
00:56:32à être élus
00:56:34à être
00:56:36membre du gouvernement
00:56:37à être dans les hautes
00:56:39fonctions de l'état
00:56:41mais après
00:56:42quand on arrive
00:56:42à atteindre ses objectifs
00:56:44et bien tout le monde
00:56:45rentre dans une certaine
00:56:46apathie générale
00:56:47c'est à dire
00:56:48tout le monde
00:56:49s'intéresse simplement
00:56:49à ce qu'il gagne
00:56:50comme prime
00:56:51comme salaire
00:56:52et puis
00:56:53on laisse de côté
00:56:54ce pourquoi
00:56:55on a été élu
00:56:56c'est à dire
00:56:56régler les questions
00:56:58quotidiennes
00:56:59des populations
00:56:59gabonaises
00:57:00et donc je pense
00:57:01qu'entre
00:57:02deux périodes
00:57:04électorales
00:57:04dans un pays
00:57:06il y a quand même
00:57:07une vie politique
00:57:07à avoir
00:57:08et on peut contribuer
00:57:10utilement
00:57:12au développement
00:57:12de son pays
00:57:13et c'est ma contribution
00:57:14à travers cet ouvrage
00:57:15Merci encore Franck Guema
00:57:17d'être passé chez nous
00:57:18présenter cet essai
00:57:20d'un peu moins
00:57:21de 100 pages
00:57:21ce qui est bon
00:57:22pour les gabonains
00:57:23et est bon
00:57:24pour le Gabon
00:57:25en attente du temps
00:57:26de deux
00:57:26Merci Franck Guema
00:57:27Je vous remercie Karl
00:57:29et je remercie
00:57:30Gabon Media Time
00:57:31et je remercie
00:57:32Gabon Media Time
00:57:33qui est un
00:57:33organe de presse
00:57:35crédible
00:57:35c'est vrai
00:57:36vous vivez
00:57:37des moments difficiles
00:57:38des fois
00:57:38mais je pense que
00:57:40et c'est cela aussi
00:57:41le métier
00:57:41que vous avez
00:57:42embrassé
00:57:43le métier
00:57:44de journaliste
00:57:45d'organes de presse
00:57:46libres et indépendants
00:57:47et bien je vous incite
00:57:49je vous exhorte
00:57:51à continuer
00:57:51dans cette voie
00:57:52tout en respectant
00:57:53l'éthique
00:57:54et la déontologie
00:57:55Merci
00:57:55merci encore Franck Guema
00:57:57d'être passé chez nous
00:57:58je rappelle que
00:58:01cet ouvrage
00:58:02il est accessible
00:58:02comment y accéder
00:58:03si les gabonais
00:58:04veulent s'en procurer
00:58:05Si les gabonais
00:58:06veulent se procurer
00:58:07mon ouvrage
00:58:09actuellement
00:58:10il est disponible
00:58:11en version numérique
00:58:13e-book
00:58:15sur les plateformes
00:58:16numériques
00:58:17d'Amazon
00:58:17vous allez sur
00:58:19l'Amazon
00:58:19vous tapez
00:58:20Franck Guema
00:58:21ou bien
00:58:21la lutte contre
00:58:22la pauvreté au Gabon
00:58:23vous avez
00:58:23une page
00:58:24qui va s'ouvrir
00:58:25vous pouvez le commander
00:58:26vous le recevrez
00:58:26en version numérique
00:58:28directement
00:58:29sur votre smartphone
00:58:30votre téléphone
00:58:31ou bien
00:58:31vous le recevrez
00:58:32sur votre ordinateur
00:58:33ou votre tablette
00:58:34ensuite
00:58:35vous pourrez
00:58:36à la fin
00:58:37du mois de mai
00:58:39vous pourrez
00:58:40le retrouver
00:58:40dans les librairies
00:58:41au Gabon
00:58:42cet ouvrage
00:58:44sera distribué
00:58:45par la maison
00:58:45achète
00:58:46dans près de
00:58:4810 000 librairies
00:58:49francophones
00:58:50à travers le monde
00:58:51et bien évidemment
00:58:53tout le monde
00:58:54pourrait y accéder
00:58:55c'est un ouvrage
00:58:57qui sera accessible
00:58:58au prix de
00:58:586 500 francs
00:59:00CFA
00:59:01c'est un ouvrage
00:59:02de poche
00:59:03et qui est facile à lire
00:59:04il y a 100 pages environ
00:59:05et puis
00:59:06dans un français
00:59:08abordable
00:59:09accessible à tout le monde
00:59:10le but c'était pas
00:59:11de faire un ouvrage
00:59:12pour une élite
00:59:13c'était pour faire
00:59:14un ouvrage accessible
00:59:15au plus grand nombre
00:59:15notamment les jeunes
00:59:16parce que pour moi
00:59:17les jeunes doivent être
00:59:19sensibilisés à la lutte
00:59:20contre la pauvreté
00:59:21et notamment
00:59:22à des questions
00:59:23comme l'impunité
00:59:23la corruption
00:59:24parce que les jeunes
00:59:25qui sont sur les bancs
00:59:26des universités
00:59:27sur les bancs
00:59:28des collèges
00:59:29et des lycées
00:59:29ce sont les décideurs
00:59:30de demain
00:59:31ce sont les futurs cadres
00:59:32et nous ne devons pas
00:59:33reproduire les erreurs
00:59:34du passé
00:59:34il faut former
00:59:35notre future élite
00:59:37notamment à des notions
00:59:38comme l'impunité
00:59:39la lutte contre la corruption
00:59:42la gabégie
00:59:43etc
00:59:43merci encore
00:59:45merci d'être passés chez nous
00:59:46et merci à vous
00:59:46chers internautes
00:59:47pour votre fidélité
00:59:49donc l'ouvrage
00:59:50est désormais disponible
00:59:52ce qui est bon
00:59:52pour les Gabonais
00:59:53est bon pour le Gabon
00:59:55je vous souhaite
00:59:56donc une excellente soirée
00:59:57au programme de GMT TV
00:59:58merci d'avoir regardé la vidéo
01:00:09– Sous-titrage FR 2021
Commentaires