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  • il y a 6 minutes
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, parle de l’immigration en France : «Aujourd’hui, la loi française et les dispositifs européens qui existent sur l’immigration sont des dispositifs qui ont transformé nos États en hôtesses d’accueil pour l’immigration de l’ensemble du continent africain».

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Transcription
00:00Alors d'abord, si vous me le permettez, M. De Villeneuve, M. Rolldwell, il fait le SAV du travail du
00:05Rassemblement National au Parlement européen,
00:07puisque c'est nous qui, dans une alliance, il faut le dire, que nous avons discutée avec les élus de
00:13droite,
00:13et notamment les élus de François-Xavier Bellamy au Parlement européen,
00:17nous avons permis l'avancée d'un nouveau règlement qui s'appelle le règlement retour,
00:23qui va permettre d'inscrire, quand ils retrouvent leur courage, elle peut exister.
00:30Mais il nous arrive de travailler régulièrement ensemble, main dans la main, sur des textes d'intérêt national, en tout
00:36cas européen,
00:36mais qui concernent la protection avec les élus les républicains, avec certains élus les républicains au Parlement européen,
00:43et plus largement avec des élus conservateurs ou avec des élus de droite au sein du Parlement européen,
00:48puisque vous savez que moi j'ai le troisième groupe, le premier groupe d'opposition,
00:51le troisième en nombre du Parlement, le premier groupe d'opposition,
00:53donc il nous arrive de devoir faire front commun contre la Commission européenne,
00:57mais dont Mme Van Der Leen, je le rappelle, est élue précisément de la droite européenne,
01:01donc c'est le paradoxe des républicains.
01:02Mais juste pour répondre à votre question, nous avons permis,
01:06le texte n'est pas encore définitivement adopté,
01:08mais nous avons permis une avancée considérable,
01:10et dans un vote conjoint avec la droite au Parlement européen,
01:13nous avons permis l'entrée en vigueur prochaine
01:15de la réglementation en matière migratoire la plus dure que la construction européenne n'ait jamais connue.
01:20Et il y a notamment dans ces dispositions la possibilité d'allonger le délai de rétention
01:25en centre de rétention administratif d'un an renouvelable, c'est-à-dire jusqu'à deux ans.
01:29Parce qu'aujourd'hui, la loi française et les dispositifs européens qui existent sur l'immigration
01:34sont des dispositifs qui incitent à la submersion migratoire,
01:37qui l'organisent et qui ont transformé nos États en hôtesse d'accueil
01:40pour l'immigration de l'ensemble du continent africain.
01:42Donc il y a urgence à reprendre le contrôle de nos frontières.
01:46Nous sommes évidemment engagés sur cette question.
01:50Et la première mesure que nous mettrons en œuvre demain si les Français nous accordent leur confiance
01:55sera l'organisation d'un référendum sur l'immigration qui aura valeur constitutionnelle
01:59et qui soumettra aux Français dès notre arrivée au pouvoir.
02:03Ça peut être envisagé au premier tour, dès le premier tour des élections législatives,
02:07pour rendre le pouvoir au peuple parce que ça fait 40 ans qu'on impose aux Français
02:10une politique d'immigration complètement folle.
02:12Nous avons, je le rappelais, sous M. Rotaillou passé les 500 000 entrées légales sur le sol français
02:18sans parler des étrangers en situation irrégulière.
02:20Et donc il y a urgence à remettre de l'ordre.
02:22Pourquoi ? Parce que l'immigration est aujourd'hui un facteur de désordre dans le pays
02:26et que notre incapacité à maîtriser nos flux migratoires en France,
02:29mais aussi au niveau européen,
02:31crée les conditions d'une submersion migratoire, d'un choc des communautés sur notre sol.
02:35Et ce sentiment légitime que partagent beaucoup de Français
02:38de ne plus reconnaître le pays dans lequel ils ont grandi,
02:41vous savez que moi j'ai grandi en Seine-Saint-Denis
02:43et j'ai grandi dans des territoires où beaucoup de gens aujourd'hui
02:47ne reconnaissent plus la France qu'ils ont aimée,
02:49la France dans laquelle ils ont grandi.
02:50Et ce sentiment, il est aussi partagé par des Français issus de l'immigration.
02:56Je me rappelle de cette anecdote qui doit dater de plus d'une dizaine d'années.
03:00Je distribuais des tracts pour mon parti sur le marché de Drancy
03:05et j'ai rencontré un franco-algérien qui m'a dit,
03:08vous savez, monsieur, jeune homme, parce que j'étais très jeune à l'époque,
03:12il m'a dit, vous savez, jeune homme, l'islamisme que j'ai fui de mon pays
03:16dans les années 90, avec la terreur du GIA,
03:19je suis en train de la retrouver dans mon pays, dans mon quartier
03:22et dans ma ville aujourd'hui.
03:24Il vivait, et peut-être vit-il encore aujourd'hui à Drancy,
03:28on était quelques mois après les attentats,
03:30entre les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan.
03:32Et donc ce sentiment très sain, au fond,
03:34de ne plus reconnaître la France
03:37est partagé par des millions de gens dans notre pays.
03:40Et donc le meilleur moyen de l'exprimer,
03:42et pour moi, pour nous, le meilleur moyen
03:45de permettre aux Français d'avoir la parole sur ce sujet,
03:48c'est d'organiser un référendum.
03:50Nous le ferons parce que c'est nécessaire
03:52et parce que l'immigration n'en est qu'au début du commencement.
03:56Je veux dire, on a face à nous,
03:57je parlais d'encerclement tout à l'heure,
03:59géopolitique, mais on a face à nous le continent africain
04:02qui compte aujourd'hui 1,2 milliard d'habitants
04:05et qui, à l'horizon 2050, dans une vingtaine d'années tout juste,
04:08va passer à 2,5 milliards d'habitants.
04:10Donc l'immigration n'en est qu'au début du commencement
04:13et je souhaite non pas accepter cette submersion prochaine,
04:18permettre au continent africain de, je dirais,
04:21de conserver ses forces vives,
04:22mais surtout protéger mon peuple, mon identité et mes valeurs.
04:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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