Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, parle du marché du travail : «Je pense que les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Oui, mais vous savez que le système français résulte de tout matière de ces deux critères.
00:04Donc l'âge de départ, l'âge de départ légal en soi n'a pas grande signification
00:10puisque la durée de cotisation prime très largement.
00:13Mais ce que je note, c'est que dans un système où ceux qui travaillent pèlent la retraite de ceux
00:20qui ne travaillent pas,
00:21il y avait une quarantaine d'années, quatre cotisants, quatre actifs pour un retraité.
00:28On est aujourd'hui à 1,7 actif pour un retraité.
00:33Donc le sujet, c'est le travail.
00:35Et le sujet pour moi, ce n'est pas que les Français ne travaillent pas assez.
00:38Les Français, ils aimeraient travailler plus, en l'occurrence, pour gagner encore plus dans un certain nombre de filières
00:43et d'autres qui se contentent aujourd'hui du temps de travail légal.
00:47Moi, ce que je pense, c'est qu'il n'y a pas assez de gens qui, en quantité, travaillent.
00:50Et qu'il y a dans notre pays une partie des Français, une partie du pays qui travaille dur
00:56et qui porte sur ses épaules les efforts de tout le monde.
00:58Et la solidarité nationale qu'ils financent pour tout le monde.
01:02Donc, je pense que les jeunes...
01:02Donc, il y a des assistés ?
01:03Est-ce qu'il y a des assistés dans notre pays ?
01:05Je vais vous répondre.
01:06Je pense que les jeunes rentrent trop tard sur le marché du travail.
01:08D'abord, le premier emploi significatif en France, c'est autour de 27 ans.
01:13C'est bien significatif au sens statistique, au sens de l'INSEE.
01:16C'est 23 ans en Allemagne.
01:18Et donc, ces quatre années de travail, de création de valeur, d'initiatives,
01:23de cotisations dans le système de retraite qui sont perdues.
01:25Et pourquoi ? Parce qu'on a considéré, à tort, me semble-t-il, que toute une classe d'âge,
01:31que toute une classe de jeunes Françaises et de jeunes Français devait faire des études longues
01:35et devait aller à l'université.
01:36On a sous-estimé la richesse inestimable pour la société, pour l'économie française,
01:43des métiers manuels, des métiers professionnalisants, de tous ces métiers de la main,
01:49qui permettent aussi à nos industries d'avoir une main-d'œuvre qualifiée.
01:52Et quand on compare, par exemple, la France à la Suisse ou à l'Allemagne,
01:56eh bien, on gagnerait à s'inspirer.
01:58J'en parle d'ailleurs dans le livre que vous avez « La gentillesse de Cister »,
02:01d'un collège modulaire, c'est-à-dire de pouvoir, dès le collège, mieux orienter,
02:05mieux flécher les jeunes qui n'ont pas l'appétence pour des études longues
02:08ou pour ce qu'on appelle, un peu vulgairement et un peu à tort,
02:12et je m'en excuse, les sciences molles, pour aller aussi vers des métiers,
02:15des plombiers, électriciens, ingénieurs.
02:18On a besoin de toutes ces tâches et de tous ces métiers de la main
02:22que la Suisse et que l'Allemagne ont su garder.
02:24Donc, je pense que dès l'éducation, dès l'école, on a, je pense, intérêt.
02:28– Ingénieurs qui nécessitent de grandes écoles aussi.
02:29– Bien sûr, mais je pense qu'on a intérêt, de manière, je dirais,
02:32très lucide et très pragmatique, à s'inspirer de ce qu'il fait dans les autres pays
02:36parce qu'on a besoin d'une industrie.
02:37Moi, je ne crois pas à un pays sans usines,
02:39je ne crois pas à un pays sans entreprises.
02:41– Enfin, on va parler de la industrie.
02:41– Et donc, on a besoin, eh bien, de mieux orienter les jeunes générations.
02:46Et je pense qu'en faisant rentrer les…
02:48C'est pas, je pense, d'ailleurs, c'est une certitude.
02:50– Un peu plus tôt sur le marché du travail.
02:51– Plutôt sur le marché du travail.
02:52– On ne va pas les forcer non plus.
02:53– Eh bien, on contribuera aussi à rétablir le déséquilibre majeur
02:57qui subsiste aujourd'hui dans le grand système de retraite.
02:59– On ne peut pas les forcer à choisir des filières qu'ils ne veulent pas choisir.
Commentaires

Recommandations