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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 03/05/2026

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00:15On est toujours ensemble sur Median TV. Merci de nous rester fidèles. Voici les titres de votre journal.
00:22Au Maroc, Sa Majesté Lohan Mohamed VI a nommé hier le Prince Éritier Mohamed Hassan, le coordinateur des bureaux et
00:28services de l'état-major général des forces armées royales. On en parle dans Honest.
00:34C'est toujours l'impasse, l'impasse dans les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis. Le président américain
00:40dit étudier au nouveau plan iranien, mais doute qu'il soit acceptable.
00:45Et puis nous serons en Espagne où des étudiants à Nars se sont emparés de la rue pour changer le
00:50visage du quartier de Malathania qui leur a servi de toile géante.
01:00On démarre cette édition dans le Royaume où Sa Majesté Lohan Mohamed VI a nommé hier le Prince Éritier Mohamed
01:07Hassan,
01:08un coordinateur des bureaux et services de l'état-major général des forces armées royales en poste que le souverain
01:16avait lui-même occupé en 1985 lorsqu'il était Prince Éritier.
01:20Il avait été nommé par feu Sa Majesté Lohan Mohamed Hassan II dans l'accomplissement de leur devoir au Maroc.
01:28Les forces armées royales demeurent constamment attachées et fidèles à leur devise éternelle Dieu, la patrie, le roi.
01:44Sa Majesté Lohan Mohamed VI a adressé un message écrit au roi du Bahreïn, Ahmad Ben Issa al-Khalifa.
01:50Et dans ce message, le souverain réitère, je cite, sa ferme condamnation de l'agression iranienne ayant visé la sécurité,
01:58la stabilité de ce pays, ses installations civiles et militaires ainsi que les quartiers résidentiels.
02:04Pour le souverain, la sécurité du Bahreïn comme celle du reste des États du Conseil de coopération du Golfe demeure
02:12indissociable de la sécurité du Maroc.
02:18Je vous l'annonçais dans les titres, c'est toujours l'impasse. L'impasse dans les négociations entre l'Iran
02:23et les États-Unis. Pas de guerre, pas de dialogue. Pour Téhéran, la balle est désormais dans le camp de
02:29Washington.
02:30Le président américain dit de son côté étudier un nouveau plan iranien pour résoudre le conflit, mais doute qu'il
02:37soit acceptable, laissant planer la menace de nouvelles opérations militaires.
02:45Et Donald Trump qui affirmait hier que les hostilités étaient terminées en décrétant la fin du conflit. Le président américain
02:55évite surtout un vote crucial du Congrès pourtant exigé par la loi.
03:01Babacar Tonkar.
03:05Washington joue sur les mots et sur le temps. Le premier mai marqué la date limite pour que Donald Trump
03:10obtienne l'autorisation du Congrès.
03:12Afin de poursuivre l'engagement militaire contre l'Iran. Car selon la loi américaine, au-delà de 60 jours d
03:18'intervention, le président doit obtenir l'aval du Congrès.
03:20En affirmant que la guerre est finie, Donald Trump contourne cette obligation et assume pleinement son choix.
03:29Le 7 avril 2026, j'ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines. Le cessez-le-feu a depuis
03:35été prolongé.
03:36Il n'y a pas eu d'échange de tir entre les forces des États-Unis et l'Iran depuis
03:40le 7 avril 2026.
03:42Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées.
03:51Je ne pense pas que ce qu'ils demandent soit constitutionnel.
03:54Ce qu'ils demandent ne sont pas des patriotes. Personne ne l'a jamais réclamé auparavant.
03:59Personne ne l'a jamais demandé. Alors pourquoi devrions-nous le faire ?
04:03Une position vivement contestée par les démocrates qui dénoncent une réalité bien différente sur le terrain,
04:09avec la présence militaire massive, des tensions persistantes et un risque d'escalade.
04:14De son côté, l'Iran a transmis une nouvelle proposition pour relancer les négociations.
04:19Mais à Washington, le scepticisme domine.
04:24A l'heure qu'il est, je ne suis pas satisfait de ce qu'ils proposent.
04:27Ils veulent conclure un accord, mais je n'en suis pas satisfait.
04:31Nous venons juste d'avoir une conversation avec l'Iran.
04:33Voyons ce qui se passe.
04:35Mais je dirais que je ne suis pas content.
04:37Ils ont fait des progrès, mais je ne suis pas sûr qu'ils y arrivent un jour.
04:41Au Pentagone, le ton est encore plus offensif.
04:44La stratégie américaine se veut claire, maintenir la pression maximale.
04:50La campagne aérienne que nous avons menée et qu'Israël a menée à nos côtés restera dans les livres d
04:56'histoire.
04:57C'est parce que nous avons un président des États-Unis qui, lorsqu'il envoie ses combattants au front,
05:02leur enlève toute contrainte pour qu'il puisse aller affronter et détruire l'ennemi aussi violemment que possible.
05:07Dès le premier instant, nous négocions avec des bombes.
05:11Entre bras de fer institutionnels à Washington, tensions récurrentes au Moyen-Orient et une négociation incertaine.
05:17Donald Trump affirme avoir mis fin à la guerre.
05:20Mais dans les faits, la paix reste encore fragile et hautement politique.
05:27Et pendant ce temps, malgré le cessez-le-feu en vigueur, Israël continue de pilonner le sud du Liban
05:33avec une nouvelle série de frappes ayant coûté la vie hier à au moins trois personnes
05:37dans la ville de Samaïe, située au sud de la ville côtière de Tire.
05:43Il sera dû avoir visé des positions du Hezbollah.
05:45Le Hezbollah qui, de son côté, a revendiqué plusieurs attaques visant des troupes israéliennes
05:50en représailles, je cite, à des violations du cessez-le-feu.
05:56A Gaza, alors que la reconstruction des habitations en ruines est toujours au point mort,
06:01certains habitants n'ont plus la force d'attendre.
06:05Khanounes, par exemple, ont déplacé à décider de relever en défi fou,
06:08bâtir une maison pour sa famille avec ses propres mains,
06:12en utilisant uniquement de la terre et des gravats.
06:15C'est un sujet de Papa Lunsar.
06:17Une montagne de gravats, au plus rien ne semble exister.
06:22Khanounes n'est que l'ombre de lui-même du fait de la guerre à Gaza.
06:26Pourtant, au milieu de ce chaos, Nassim essaie de recommencer sa vie.
06:32Aujourd'hui, il n'a que ses mains pour trouver un toit à sa famille après des mois de déplacement.
06:38C'est une étape que j'ai franchie après avoir souffert à Mawazi
06:43et après avoir été déplacé de plusieurs endroits.
06:46C'est une maison en terre.
06:47Avant, c'était un bâtiment de trois étages avec deux appartements à chaque étage.
06:51C'est presque tout ce qu'il reste de la maison.
06:57Faute de ciment et de matériaux,
06:59Nassim récupère chaque pierre de son ancienne maison pour le bâtir.
07:05J'ai pris cette décision après de grandes difficultés dues aux multiples déplacements.
07:09Nous avons décidé de construire cette maison
07:11car la reconstruction à Gaza va prendre beaucoup de temps
07:14et il n'y a aucune déclaration à ce sujet.
07:16Nous devons donc travailler dur et tout faire par nous-mêmes.
07:22Son mortier lui permet de recycler les ruines avec de l'eau,
07:25des pierres assemblées bloc après bloc,
07:28un véritable art pour survivre dans cette zone.
07:33Tous les matériaux de construction proviennent des décombres de ma maison.
07:37Nous avons collecté des pierres et apporté de la boue de l'ouest.
07:40Comme vous pouvez le voir, tout est fait de mes mains,
07:43pierre par pierre, jusqu'à ce que nous arrivons à ce point.
07:47Ce toit fait de palme va abriter son nouveau foyer,
07:50un abri de fortune qui est un luxe à Khan Younes.
07:54La reconstruction à grande échelle à Gaza n'a pas encore commencé.
07:58Elle pourrait même prendre des années,
08:00d'après les agences d'aide humanitaire.
08:05Le Kenya en proie de fortes inondations provoquées par des pluies d'hygiène,
08:10des pluies suivies, de glissements de terrain.
08:13Le bilan ne cesse de grimper.
08:14Dix personnes y ont perdu la vie.
08:16Sur place, cette période coincide avec la saison des pluies
08:19qui rime souvent avec saturation des sols,
08:23ce qui accentue les risques de crues et de mouvements de terrain.
08:27Et pour ceci, le ministère de l'Intérieur a placé le bassin inférieur du fleuve Tadam en état d'alerte
08:34maximale.
08:37En adoptant une interdiction totale du tabac pour les générations nées après 2009,
08:43le Royaume-Uni fait un pari inédit,
08:46mais à Londres, les avis sont partagés.
08:49Papa Dutsar.
08:51Dans les rues de Londres,
08:53fumier pourrait bientôt appartenir au passé pour la jeune génération.
08:57En cause, chaque année, l'âge légal pour acheter du tabac sera relevé de nom.
09:01En termes clairs, la loi interdit à un adolescent né en 2009 d'acheter de la cigarette à vie.
09:08Le génie de cette politique est qu'elle commence modestement,
09:11mais gagne en impact au fil du temps.
09:13Ainsi, à partir du 1er janvier de l'année prochaine,
09:17les premiers jeunes seront protégés contre la vente de tabac.
09:20Et avec le temps, cette cohorte s'agrandira à mesure que les gens veilleront à cette politique.
09:27Mais dans les boutiques de quartier,
09:29ce texte voté par les députés ne fait pas consensus.
09:32Pour certains, la loi ne peut pas éteindre les volutes de fumier.
09:37Évidemment, fumier n'est pas bon de toute façon.
09:40Donc tout ce que le gouvernement met en place contre le tabagisme sera positif.
09:44Mais les gens vont fumer malgré tout.
09:46Peu importe ce qu'ils mettent en place, ils vont fumer.
09:50Chez les jeunes, les principales cibles, cette loi vise à protéger les mineurs.
09:55Les principales victimes des conséquences du tabagisme.
09:59Je pense effectivement qu'il est important que les enfants n'aient pas accès.
10:03Il y a un peu trop de mineurs et d'adolescents qui ont accès au tabac.
10:07Ce n'est vraiment pas une bonne chose pour eux.
10:10Le gouvernement britannique maintient le cap pour freiner le nombre de fumeurs adultes estimé à plus de 5 millions en
10:162024.
10:17Les récalcitrons se verront infliger une amende de 230 euros.
10:21Le Royaume-Uni devient ainsi le premier pays en Europe et le deuxième au monde à prendre une telle mesure
10:27après les Maldives.
10:29On est allé du football dans ce journal.
10:32Nous parlons de la Botola au Maroc avec ses lures de peine infligées à l'AS Phare et au Rajat
10:37de Casablanca.
10:38Après les violents incidents qui ont marqué le classico au stade Prince Moulay Abdelha,
10:43les Phares ont écopé de 5 matchs à 8 clots, une amende de 200 000 dirhams et une interdiction de
10:50jouer au complexe Moulay Abdelha.
10:52Et quant au vert du Rajat, ils se sont vus infligés 3 matchs à 8 clots et une amende de
10:57200 000 dirhams.
11:00Donc pour son prochain derby face au Ouida de le 9 mai courant, le Rajat disputera la rencontre sans ses
11:07supporters.
11:07Pour rappel, la police a interpellé 136 personnes dont 2 mineurs lors de ces incidents.
11:16Nous restons au Maroc où la ville de Mohamedia accueille les compétitions du championnat national de karaté catégorie kata en
11:26individuel et par équipe.
11:27Cette édition se distingue par la participation de plus de 1000 athlètes représentant les différentes ligues régionales du Royaume.
11:36Rachid Farhan.
11:37Les compétitions du championnat national de karaté spécialité kata en individuel et par équipe ont donné le code envoi.
11:45Ce rendez-vous, l'un des plus importants de la saison sportive, intervient quelques jours seulement
11:49après la participation remarquée de la sélection nationale à une compétition internationale de karaté en Espagne.
11:59Nous vivons deux journées de véritables fêtes sportives consacrées exclusivement au kata.
12:04Aujourd'hui, place aux catégories des plus jeunes. Demain, les seniors.
12:08Nous espérons un niveau élevé car ces jeunes constituent le vivier des équipes nationales.
12:13Le staff technique est d'ailleurs présent pour repérer tout talent en vue de renforcer les sélections.
12:19Le Maroc dispose d'un très bon niveau en kata.
12:22La semaine dernière, nous avons participé à une compétition internationale en Espagne
12:26où l'équipe féminine a décroché une médaille de bronze avec Aya Nasseri, Sana Erlamam et Isra Kahri.
12:32Aujourd'hui, nous sommes ici pour observer les futurs champions qui représenteront le Maroc
12:37dans les prochaines échéances internationales.
12:45Pendant deux jours, plus de 1000 participants, issus de 27 ligues régionales et provinciales,
12:50s'affrontent pour les titres.
12:52La compétition couvre toutes les catégories et tranches d'âge,
12:55y compris les personnes en situation de handicap.
13:01Je viens de la ville de Bijad.
13:03Mon objectif est de devenir champion du monde
13:05et de décrocher la première place dans cette compétition.
13:09Je viens de Tintan et aujourd'hui, je veux me démarquer
13:17et je veux remporter la médaille d'or.
13:23Cette manifestation sportive s'inscrit dans une dynamique de promotion
13:27et de développement du karaté à l'échelle nationale,
13:30tout en permettant de détecter de gens de talent.
13:36Je vais lancer dans les titres.
13:38À Madrid, le quartier de Malasania a servi de toile géante
13:42à la nouvelle génération d'artistes espagnols.
13:45Des étudiants en art se sont emparés de la rue pour changer le visage du quartier
13:49et redonner au commerce local un nouveau sourire.
13:52Une initiative qui, vous allez le voir, a marqué les apprenants.
13:56Papa Lunsar.
13:57Ces étudiants en art sortent des amphithéâtres
14:00pour investir le quartier historique de Malasania à Madrid.
14:05Au rythme de la musique, les façades changent de visage,
14:08transformant les rues en une galerie à ciel ouvert,
14:12au-delà de séduire les visiteurs.
14:14Cette activité est aussi pédagogique que sociale.
14:17C'est vraiment motivant pour les étudiants,
14:19car ils doivent d'abord passer par un processus de sélection,
14:22puis travailler sur le concept,
14:24confronter leurs idées et travailler à grande échelle.
14:28C'est une expérience professionnelle.
14:30Et oui, cela leur fait vraiment un bien fou.
14:33Plus qu'une performance artistique,
14:35peindre dans la rue est un apprentissage collectif.
14:39Pour ces étudiants, cette immersion hors des murs de l'université
14:43agit comme une véritable bouffée d'oxygène.
14:46Les gens apprécient toujours l'opportunité de peindre dans la rue.
14:49Les jeunes en particulier, notamment les élèves de première année,
14:52sont absolument ravis de l'initiative.
14:58L'art est aussi au service de l'écologie.
15:01Le procédé passe par le recyclage des produits chimiques,
15:04mais vise aussi à tourner le dos au plastique.
15:09L'idée d'origine, précisément,
15:11cette partie est d'utiliser moins de plastique,
15:13car nous avons des tubes en papier,
15:15ainsi que les liants.
15:16Tous les produits chimiques sont recyclés
15:18et c'est quelque chose qui correspond tout à fait aux ententes des jeunes étudiants.
15:23L'événement a été organisé à la Malasagna,
15:27l'un des secteurs considérés comme le plus bohème de la capitale espagnole,
15:30l'occasion idéale pour le quartier de faire sa mue
15:33et de gagner en attractivité auprès des visiteurs.
15:38L'autor dans le royaume, nous sommes dans la province de Drioche,
15:42sur place un musée, pas comme les autres,
15:44attire les passionnés d'histoire et de patrimoine.
15:47Créé par un collectionneur passionné,
15:49ce lieu rassemble des milliers de pièces rares du Maroc
15:53et d'ailleurs témoins d'époque et de monde de vie révolu.
15:57Rachid Farhan.
16:00Dès l'entrée, le temps est donné.
16:02Ici, chaque objet raconte une époque
16:04et chaque détail porte la mémoire d'un temps révolu.
16:08Voitures anciennes, motos d'un autre âge.
16:10Dans ce musée, le passé reprend vie
16:12à travers une impressionnante collection
16:15patiemment constituée au fil des années.
16:25Au départ, je possédais environ 12 000 pièces.
16:28Aujourd'hui, la collection compte près de 15 000.
16:30Certaines sont extrêmement rares, introuvables ailleurs.
16:34Une grande partie provient du Maroc,
16:36collectée dans les marchés ou grâce à des amis.
16:38Et d'autres viennent d'Europe et d'Afrique.
16:46À l'intérieur, la visite se poursuit
16:50comme une émersion dans le quotidien d'autrefois.
16:53Outils agricoles, ustensiles de cuisine,
16:56objets domestiques, mais aussi produits de consommation
16:58qui ont marqué plusieurs générations.
17:00Des produits vendus autrefois dans les petits commerces du quartier.
17:03Autant de traces d'un art de vivre aujourd'hui disparu,
17:07mais soigneusement conservé ici.
17:15J'adresse un message aux chercheurs en histoire.
17:18Ce musée constitue une véritable source documentaire.
17:21Il retrace l'histoire des objets à l'échelle internationale,
17:24mais aussi l'histoire locale,
17:26notamment celle de Drewish et de la région du Rif.
17:34Poste de radio d'époque, tourne disque.
17:36La musique d'hier résonne encore entre ces murs,
17:40ravivant les souvenirs d'une génération.
17:47Et parmi les vitrines,
17:49d'anciens billets de banque viennent compléter ce voyage à travers le temps.
17:53Bien plus qu'un simple espace d'exposition,
17:56ce musée est le fruit d'une passion devenue patrimoine.
17:59Un lieu ancré dans la région,
18:00mais ouvert sur le monde,
18:02aux mémoires locales et histoires universelles,
18:05se rencontrent pour ne pas sombrer dans l'obli.
18:09Une baleine à bosse relâchée hier en mer du Nord au large Danemark.
18:14Elle a quitté la marche qui l'avait remorquée depuis la baie de Wiesmer,
18:21sur la côte baltique,
18:23le retour à mer de l'animal surnommé Timi-Urop.
18:26C'est un peu l'histoire de cette baleine.
18:27Elle a tenu à un haleine des millions d'Allemands pendant un mois.
18:37C'est le moment de féliciter la presse à présent avec Dunia Di.
18:47Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Médien TV.
18:50Voici les principaux titres de l'actualité nationale et internationale
18:54qui ont marqué cette semaine.
18:56On commence avec une bonne nouvelle pour l'économie marocaine.
18:59Le secteur du tourisme confirme sa forte dynamique en ce début d'année 2026.
19:04Les recettes voyage en devise ont atteint environ 31 milliards de dirhams
19:08au premier trimestre, traduisant une reprise solide et continue du secteur.
19:13Cette performance inscrit dans une tendance de fond,
19:16le Maroc attire de plus en plus de visiteurs
19:18avec une hausse des arrivées touristiques
19:20et une stratégie nationale axée sur l'amélioration de l'offre et de la connectivité.
19:26Le tourisme, qui représente déjà plus de 7% du PIB national,
19:30s'impose donc comme un levier majeur de croissance
19:33et de rentrée de devise pour le pays.
19:36Direction maintenant la France,
19:38avec une mesure qui inquiète les étudiants marocains.
19:41Les frais d'inscription universitaires pour les étudiants étrangers
19:44devraient augmenter en 2026, a fait savoir le Maroc diplomatique.
19:49Une décision qui risque d'impacter directement
19:51les milliers d'étudiants marocains inscrits dans les universités françaises.
19:56Cette hausse pourrait renforcer les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur à l'étranger.
20:01Elle pourrait même pousser certains étudiants à revoir leurs projets académiques
20:06ou à se tourner vers d'autres destinations.
20:09Un enjeu important quand on sait que la mobilité étudiante
20:13constitue un pilier des échanges entre le Maroc et la France.
20:18Autre sujet préoccupant au niveau national,
20:21c'est celui de l'urbanisme.
20:23Selon plusieurs analyses, le Maroc souffre d'un dysfonctionnement systémique
20:26dans la gestion urbaine qui contribue à réenchérir le coût des villes.
20:31D'après le 360, une planification fragmentée et peu coordonnée entre secteurs
20:36génère des surcoûts importants et des déséquilibres urbains.
20:41Conséquences, pertes de productivité, pression sur les finances publiques
20:45et qualité de vie dégradée pour les citoyens.
20:48Les experts appellent ainsi à un modèle plus intégré et anticipatif
20:52afin de réduire les coûts et mieux accompagner le développement urbain.
20:57Et puis dans l'actualité internationale,
21:00la course à l'intelligence artificielle s'accélère à un rythme spectaculaire.
21:05Les géants de la tech, à savoir Amazon, Google, Microsoft et Meta,
21:10prévoient d'investir plus de 600 milliards de dollars cette année
21:13dans les infrastructures liées à l'IA selon le magazine Usine Digital.
21:18Certains analystes évoquent même des dépenses pouvant atteindre plus de 700 milliards de dollars,
21:24soit un niveau historique supérieur à de nombreux budgets d'État.
21:29Objectif, dominer la prochaine révolution technologique,
21:32notamment via les centres de données et le cloud.
21:36Mais cette frénésie d'investissement soulève aussi des inquiétudes.
21:40Rentabilité incertaine, consommation énergétique massive
21:43et transformation rapide du marché de l'emploi.
21:47Et dans le reste de l'actualité,
21:49le Upday News est intéressé au monde du travail
21:51avec une alerte majeure de l'Organisation Internationale du Travail.
21:56Les risques psychosociaux, stress, surcharge de travail, harcèlement
22:00seraient responsables de 840 000 décès par an dans le monde.
22:06Un chiffre alarmant qui met en lumière une réalité souvent invisible,
22:11la dégradation des conditions de travail
22:13et ses conséquences dramatiques sur la santé mentale et physique des salariés.
22:17Au-delà du drame humain, l'impact économique est considérable,
22:21avec un coût estimé à 1,37% du PIB mondial.
22:26L'OIT appelle à repenser l'organisation du travail
22:29et à renforcer la prévention pour faire face à ce phénomène en forte progression.
22:36Enfin, un dernier sujet préoccupant,
22:39le réchauffement climatique et ses impacts sur la santé.
22:42En Europe, les études montrent une hausse marquée des décès
22:45liés aux vagues de chaleur qui sont devenues plus fréquentes
22:48et intenses ces dernières années.
22:50Au-delà de la mortalité,
22:52le dérèglement climatique favorise aussi la propagation de maladies,
22:56notamment vectorielles,
22:57et aggrave des pathologies cardiovasculaires, respiratoires ou rénales.
23:02Face à ces effets désormais structurels,
23:05les experts alertent.
23:06Sans adaptation et réduction rapide des émissions,
23:10les conséquences sanitaires devraient s'aggraver dans les années à venir.
23:14C'est la fin de cette édition.
23:16Merci de l'avoir suivi.
23:17Très bonne suite des programmes sur Médian TV.
23:21Votre matinale se poursuit sur Médian TV.
23:24Tout de suite, place à la story éco
23:26avec le schéma fécré.
23:34Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Médian
23:37pour faire le tour de l'actualité économique.
23:39On commence avec le tourisme
23:41qui confirme sa bonne dynamique en ce début d'année.
23:44Au premier trimestre,
23:45le Maroc a accueilli 4,3 millions de visiteurs
23:49en hausse de 7%.
23:50Une progression solide,
23:51même si elle reste en deçà du bon enregistré l'an dernier.
23:55Les nuitées dans les établissements classés
23:57progressent de 4% à fin février.
24:00Plusieurs destinations tirent cette croissance,
24:02notamment Casablanca et Rabat,
24:04mais aussi Agadir, Marrakech ou encore Walzazet.
24:07Signe d'un dynamisme réparti sur l'ensemble du territoire.
24:11Même tendance du côté des recettes voyage
24:13qui atteigne 21,4 milliards de dirhams,
24:16en forte hausse de plus de 22%.
24:19Toujours au Maroc qui s'impose comme un partenaire stratégique
24:22clé de l'Union européenne
24:23dans la transition énergétique verte.
24:25Cette coopération s'inscrit dans le cadre du partenariat vert
24:28signé en 2022.
24:30Depuis, plusieurs projets structurants ont été lancés.
24:34Parmi eux, Medgem pour l'hydrogène vert,
24:36une étude sur le carburant d'aviation durable
24:38et le programme Énergie verte,
24:40doté de 10 millions d'euros supplémentaires.
24:43Objectif, soutenir les réformes,
24:45la recherche et créer un hub régional à Guilmimouednoun.
24:49En parallèle, les entreprises européennes
24:51renforcent leur engagement,
24:53les financements se développent
24:54et face aux défis de décarbonation,
24:56notamment dans l'industrie et le transport,
24:59l'hydrogène renouvelable s'impose comme un levier clé.
25:02L'ambition affichée est de positionner le Maroc
25:05au cœur des chaînes de valeur des énergies propres.
25:08Cap maintenant sur Mars à Maroc
25:09qui affiche des résultats en forte croissance en 2025.
25:12Le trafic global dépasse 67 millions de tonnes,
25:16soit une hausse de 6%.
25:18Le chiffre d'affaires atteint environ 6 milliards de dirhams,
25:21en progression de 16%,
25:23un niveau record pour le groupe.
25:25Tous les segments sont orientés à la hausse.
25:27Le trafic conteneurisé franchit un cap historique.
25:31On parle de plus de 3 millions d'EVP,
25:33en hausse de 4%.
25:35Pour rappel, l'EVP est l'unité de mesure standard
25:37dans le transport maritime
25:38pour quantifier la capacité des navires et des terminaux.
25:42Mars à Maroc devient ainsi le quatrième opérateur à conteneurs en Afrique.
25:47Dans le transport aérien, Ryanair ajuste sa stratégie.
25:51La compagnie maintient une réduction importante de ses capacités dans les aéroports régionaux espagnols,
25:57en raison des coûts jugés trop élevés.
25:59En revanche, elle renforce sa présence sur des marchés plus attractifs,
26:03notamment le Maroc, où ses capacités progressent de 11%,
26:06ainsi que l'Italie,
26:07une orientation qui confirme l'attractivité croissante du royaume dans le secteur aérien.
26:12La compagnie appelle par ailleurs à une baisse des redevances en Espagne,
26:16estimant qu'un tel ajustement pourrait relancer fortement le trafic dans les années à venir.
26:21L'Union européenne a décidé d'assouplir les règles encadrant les aides d'État
26:26afin de soutenir les secteurs les plus touchés par la hausse des prix de l'énergie,
26:30un dispositif temporaire et ciblé qui restera en vigueur jusqu'à la fin de l'année.
26:35Les secteurs les plus exposés comme l'agriculture, la pêche et les transports
26:39pourront bénéficier de compensations allant jusqu'à 70% des surcoûlis
26:44et notamment aux carburants et aux engrais.
26:46En parallèle, un dispositif simplifié permettra d'octroyer des aides directes plafonnées
26:51avec des formalités allégées.
26:53L'objectif est clair, permettra aux États membres de réagir rapidement
26:56face à une crise énergétique qui pèse sur l'ensemble de l'économie.
27:01Les prix du pétrole poursuivent leur hausse portée par les craintes
27:05d'un blocage prolongé du détroit d'Hormuz.
27:07Le baril de Brent dépasse ainsi les 114 dollars,
27:10tandis que le WTI franchit les 103 dollars.
27:14Le marché anticipe une perturbation durable des exportations en provenance du Golfe
27:18Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes,
27:21cette situation éclipse pour l'instant l'impact du départ des Émirats Arabes Unis de l'OPEP.
27:27À plus long terme toutefois, ce départ pourrait redessiner l'équilibre du marché pétrolier.
27:32Les Émirats disposent d'une capacité de production importante
27:35et pourraient augmenter rapidement leur offre,
27:37ce qui en ferait un acteur encore plus influent.
27:41L'inflation repart à la hausse au Sri Lanka.
27:44Il atteint 5,4% en avril, soit plus du double en un mois,
27:48en cause de la flambée des prix de l'énergie liées aux tensions au Moyen-Orient.
27:52Les carburants augmentent d'un tiers, l'électricité grimpe jusqu'à 40%.
27:57Conséquence, les coûts de transport et les prix alimentaires progressent.
28:00Le pays reste fragile, il se remet à peine de la crise économique de 2022.
28:05À l'époque, le PIB avait chuté de 7,3% et l'inflation avait atteint près de 70%.
28:12C'est la fin de ce journal économique.
28:14Très bonne suite des programmes sur Médien.
28:18Merci de vous réveiller avec la matinale.
28:21Tout de suite, un nouveau point sur l'actualité.
28:31Au Maroc, Sa Majesté Loha Mohamed VI a nommé hier le Prince-Éritier Moula Hassan,
28:35coordinateur des bureaux et services de l'état-major général des forces armées royales.
28:40On en parle dans Honest.
28:45L'impasse, c'est toujours l'impasse dans les négociations entre l'Iran et les États-Unis.
28:50Le président américain dit étudier au nouveau plan iranien, mais doute qu'il soit acceptable.
28:57Et puis, nous serons en Espagne, où des étudiants en art se sont emparés de la rue
29:02pour changer le visage du quartier de Malasnia qui leur a servi de toile géante.
29:12On démarre cette édition dans le royaume.
29:14Sa Majesté Loha Mohamed VI a nommé hier le Prince-Éritier Moula Hassan,
29:19coordinateur des bureaux et services de l'état-major général des forces armées royales.
29:24On pense que le souverain avait lui-même occupé.
29:27En 1985, lorsqu'il était Prince-Éritier, il avait été nommé par feu Sa Majesté Loha Hassan II.
29:34Dans l'accomplissement de leur devoir au Maroc,
29:36les forces armées royales demeurent attachées et fidèles à leur devise éternelle.
29:42Dieu, la patrie, le roi.
29:49Sa Majesté Loha Mohamed VI a adressé un message écrit au roi du Bahreïn,
29:53Ahmad Ben Issa Al-Khalifa.
29:56Et dans ce message, le souverain réitère, je cite,
29:58sa ferme condamnation de l'agression iranienne,
30:01ayant visé la sécurité et la stabilité de ce pays,
30:04ses installations civiles et militaires,
30:06ainsi que les quartiers résidentiels pour le souverain.
30:10La sécurité du Bahreïn, comme celle du reste des États du Conseil de coopération du Golfe,
30:16demeure indissociable de la sécurité du Maroc.
30:22Selon les titres de ce journal, il parle de l'impasse.
30:26L'impasse dans les négociations entre l'Iran et les États-Unis.
30:29Pas de guerre, pas de dialogue.
30:30Pour Téhéran, la balle est désormais dans le camp de Washington.
30:34Le président américain dit de son côté étudier un nouveau plan iranien pour résoudre le conflit,
30:40mais doute qu'il soit acceptable et sans planer la menace de nouvelles opérations militaires.
30:47La veille pourtant, Donald Trump a dansé la fin des hostilités avec Téhéran.
30:57Washington joue sur les mots et sur le temps.
30:59Le premier met marqué la date limite pour que Donald Trump obtienne l'autorisation du Congrès
31:03afin de poursuivre l'engagement militaire contre l'Iran.
31:06Car selon la loi américaine, au-delà de 60 jours d'intervention,
31:10le président doit obtenir l'aval du Congrès.
31:12En affirmant que la guerre est finie,
31:13Donald Trump contourne cette obligation et assume pleinement son choix.
31:20Le 7 avril 2026, j'ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines.
31:25Le cessez-le-feu a depuis été prolongé.
31:27Il n'y a pas eu d'échange de tir entre les forces des États-Unis et l'Iran depuis
31:31le 7 avril 2026.
31:33Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées.
31:42Je ne pense pas que ce qu'ils demandent soit constitutionnel.
31:45Ceux qui le demandent ne sont pas des patriotes.
31:48Personne ne l'a jamais réclamé auparavant.
31:50Personne ne l'a jamais demandé.
31:52Alors pourquoi devrions-nous le faire ?
31:55Une position vivement contestée par les démocrates
31:57qui dénoncent une réalité bien différente sur le terrain
32:00avec la présence militaire massive, des tensions persistantes et un risque d'escalade.
32:06De son côté, l'Iran a transmis une nouvelle proposition pour relancer les négociations.
32:10Mais à Washington, le scepticisme domine.
32:15Alors qu'il est, je ne suis pas satisfait de ce qu'ils proposent.
32:18Ils veulent conclure un accord, mais je n'en suis pas satisfait.
32:22Nous venons juste d'avoir une conversation avec l'Iran.
32:24Voyons ce qui se passe.
32:26Mais je dirais que je ne suis pas content.
32:28Ils ont fait des progrès, mais je ne suis pas sûr qu'ils y arrivent un jour.
32:33Au Pentagone, le temps est encore plus offensif.
32:35La stratégie américaine se veut claire, maintenir la pression maximale.
32:42La campagne aérienne que nous avons menée et qu'Israël a menée à nos côtés
32:46restera dans les livres d'histoire.
32:48C'est parce que nous avons un président des États-Unis
32:50qui, lorsqu'il envoie ses combattants au front,
32:53leur enlève toute contrainte pour qu'ils puissent aller affronter et détruire l'ennemi
32:57aussi violemment que possible.
32:59Dès le premier instant, nous négocions avec des bombes.
33:02Entre bras de fer institutionnels à Washington,
33:05tensions récurrentes au Moyen-Orient et une négociation incertaine.
33:08Donald Trump affirme avoir mis fin à la guerre.
33:11Mais dans les faits, la paix reste encore fragile et hautement politique.
33:18Pendant ce temps, malgré le cessez-le-feu en vigueur,
33:21Israël continue de pilonner le sud du Liban
33:24avec une nouvelle série de frappes ayant coûté la vie hier à au moins trois personnes.
33:28Dans la ville de Samania, située au sud de la ville côtière de Tire,
33:34salle d'y avoir visé des positions du Hezbollah.
33:37Le Hezbollah, de son côté, a revendiqué plusieurs attaques
33:40visant des troupes israéliennes en représailles aussi à des violations du cessez-le-feu.
33:49Un instant à Gaza,
33:51alors que la reconstruction des habitations en ruine est toujours au point mort,
33:54certains habitants n'ont plus la force d'attendre.
33:58A Khadounes, par exemple,
33:59l'on déplacé a décidé de relever en défi fou,
34:02bâtir une maison pour sa famille avec ses propres mains
34:04en utilisant uniquement de la terre et des gravats.
34:08C'est un sujet de Papa Lunsar.
34:11Une montagne de gravats, au plus rien ne semble exister.
34:15Khadounes n'est que l'ombre de lui-même du fait de la guerre à Gaza.
34:20Pourtant, au milieu de ce chaos,
34:22Nassim essaie de recommencer sa vie.
34:25Aujourd'hui, il n'a que ses mains pour trouver un toit à sa famille
34:29après des mois de déplacement.
34:31C'est une étape que j'ai franchie après avoir souffert à Mawazi
34:36et après avoir été déplacé de plusieurs endroits.
34:39C'est une maison en terre.
34:40Avant, c'était un bâtiment de trois étages
34:42avec deux appartements à chaque étage.
34:44C'est presque tout ce qu'il reste de la maison.
34:51Faute de ciment et de matériaux,
34:53Nassim récupère chaque pierre de son ancienne maison pour le bâtir.
34:58J'ai pris cette décision après de grandes difficultés
35:01dues aux multiples déplacements.
35:02Nous avons décidé de construire cette maison
35:04car la reconstruction à Gaza va prendre beaucoup de temps
35:07et il n'y a aucune déclaration à ce sujet.
35:09Nous devons donc travailler dur et tout faire par nous-mêmes.
35:15Son mortier lui permet de recycler les ruines avec de l'eau,
35:18des pierres assemblées bloc après bloc,
35:22un véritable art pour survivre dans cette zone.
35:27Tous les matériaux de construction proviennent des décombres de ma maison.
35:30Nous avons collecté des pierres et apporté de la boue de l'Ouest.
35:33Comme vous pouvez le voir, tout est fait de mes mains,
35:36pierre par pierre, jusqu'à ce que nous arrivons à ce point.
35:40Ce toit fait de palme va abriter son nouveau foyer,
35:44un abri de fortune qui est en luxe à Khan Younes.
35:47La reconstruction à grande échelle à Gaza n'a pas encore commencé.
35:52Elle pourrait même prendre des années,
35:54d'après les agences d'aide humanitaire.
35:58Le Kenya, en proie de fortes inondations provoquées par des pluies d'Illivienne,
36:03des pluies suivies de glissements de terrain.
36:05Le bilan ne cesse de grimper.
36:07Dix personnes y ont perdu la vie.
36:08Sur place, cette période coincide avec la saison des pluies
36:11qui rime souvent avec saturation des sols
36:14et accentuation des risques de crues et de mouvements de terrain,
36:21ce qui pousse le ministère de l'Intérieur à placer le bassin inférieur du fleuve Tadin en état d'alerte
36:27maximale.
36:32En adoptant une interdiction totale du tabac pour les générations nées après 2009,
36:38le Royaume-Uni fait un pari inédit.
36:40Mais à Londres, les avis sont partagés.
36:43Papa Lunsar.
36:45Dans les rues de Londres, fumier pourrait bientôt appartenir au passé pour la jeune génération.
36:50En cause, chaque année, l'âge légal pour acheter du tabac sera relevé de non.
36:54En termes clairs, la loi interdit à un adolescent né en 2009 d'acheter de la cigarette à vie.
37:01Le génie de cette politique est qu'elle commence modestement, mais gagne en impact au fil du temps.
37:06Ainsi, à partir du 1er janvier de l'année prochaine, les premiers jeunes seront protégés contre la vente de tabac.
37:14Et avec le temps, cette cohorte s'agrandira à mesure que les gens veilleront à cette politique.
37:20Mais dans les boutiques de quartier, ce texte, voté par les députés, ne fait pas consensus.
37:26Pour certains, la loi ne peut pas éteindre les volutes de fumier.
37:31Évidemment, fumier n'est pas bon de toute façon.
37:33Donc, tout ce que le gouvernement met en place contre le tabagisme sera positif.
37:37Mais les gens vont fumer malgré tout.
37:40Peu importe ce qu'ils mettent en place, ils vont fumer.
37:44Chez les jeunes, les principales cibles, cette loi vise à protéger les mineurs,
37:48les principales victimes des conséquences du tabagisme.
37:52Je pense effectivement qu'il est important que les enfants n'aient pas accès.
37:56Il y a un peu trop de mineurs et d'adolescents qui ont accès au tabac.
38:00Ce n'est vraiment pas une bonne chose pour eux.
38:03Le gouvernement britannique maintient le cap pour freiner le nombre de fumeurs adultes
38:08estimé à plus de 5 millions en 2024.
38:10Les récalcitrons se verront infliger une amende de 230 euros.
38:15Le Royaume-Uni devient ainsi le premier pays en Europe et le deuxième au monde
38:19à prendre une telle mesure après les Maldives.
38:23Du football dans ce journal, nous parlons de la Botola au Maroc avec ses lures de peine
38:28affligées à l'ASFAR et au RAJAD Casablanca.
38:31Après les violents incidents qui ont marqué le classico au stade de Prince Moulaï-Abdela,
38:37les phares ont été copés de 5 matchs à huis clos, une amende de 200 000 dirhams
38:42et une interdiction de jouer au complexe Moulaï-Abdela.
38:45Quant au vert du RAJAD, ils se sont vus infligés 3 matchs à huis clos et une amende de 200
38:51000 dirhams.
38:52Donc pour son prochain derby face au UIDAD, le 9 mai courant, le RAJAD disputera la rencontre
38:58sans ses supporters.
38:59Pour rappel, lors de ces incidents, la police a interpellé 136 personnes, dont 2 mineurs.
39:08Nous restons au Maroc où la ville de Mohamedia accueille les compétitions du championnat national
39:14de karaté, catégorie kata, en individuel et par équipe.
39:18Cette édition se distingue par la participation de plus de 1000 athlètes représentant les
39:22différentes ligues régionales du Royaume.
39:25Rachid Farhan.
39:26Les compétitions du championnat national de karaté, spécialité kata, en individuel
39:32et par équipe, ont donné le code d'envoi.
39:33Ce rendez-vous, l'un des plus importants de la saison sportive, intervient quelques
39:37jours seulement, après la participation remarquée de la sélection nationale à une
39:41compétition internationale de karaté en Espagne.
39:48Nous vivons deux journées de véritables fêtes sportives, consacrées exclusivement
39:53au kata.
39:53Aujourd'hui, place aux catégories des plus jeunes, demain, les seniors.
39:57Nous espérons un niveau élevé, car ces jeunes constituent le vivier des équipes nationales.
40:02Le staff technique est d'ailleurs présent pour repérer tout talent en vue de renforcer
40:06les sélections.
40:08Le Maroc dispose d'un très bon niveau en kata.
40:11La semaine dernière, nous avons participé à une compétition internationale en Espagne,
40:15où l'équipe féminine a décroché une médaille de bronze avec Ayen Nasseri, Sana
40:19Arlamam et Isra Kahri.
40:21Aujourd'hui, nous sommes ici pour observer les futurs champions qui représenteront le
40:25Maroc dans les prochaines échéances internationales.
40:33Pendant deux jours, plus de 1000 participants, issus de 27 lignes régionales et provinciales,
40:39s'affrontent pour les titres.
40:41La compétition couvre toutes les catégories et tranches d'âge, y compris les personnes
40:45en situation de handicap.
40:50Je viens de la ville de Bijad.
40:52Mon objectif est de devenir champion du monde et de décrocher la première place dans
40:57cette compétition.
40:58Je viens de Tintan et aujourd'hui, je veux me démarquer et je veux remporter la médaille
41:08d'or.
41:12Cette manifestation sportive s'inscrit dans une dynamique de promotion et de développement
41:17du karaté à l'échelle nationale, tout en permettant de détecter de gens de talent.
41:25Je vous l'annonce dans les titres.
41:27À Madrid, le quartier de Malasania a servi de toile géante à la nouvelle génération
41:32d'artistes espagnols.
41:33Les étudiants en art se sont emparés de la rue pour changer le visage du quartier
41:37et redonner au commerce local, au nouveau sourire, une initiative qui a marqué les
41:43apprenants.
41:43Papa Lunesar.
41:45Ces étudiants en art sortent des amphithéâtres pour investir le quartier historique de Malasania
41:52à Madrid.
41:53Au rythme de la musique, les façades changent de visage, transformant les rues en une galerie
41:58à ciel ouvert, au-delà de séduire les visiteurs.
42:02Cette activité est aussi pédagogique que sociale.
42:04C'est vraiment motivant pour les étudiants, car ils doivent d'abord passer par un processus
42:09de sélection, puis travailler sur le concept, confronter leurs idées et travailler à grande
42:15échelle.
42:15C'est une expérience professionnelle.
42:17Et oui, cela leur fait vraiment un bien fou.
42:21Plus qu'une performance artistique, peindre dans la rue est un apprentissage collectif.
42:27Pour ces étudiants, cette immersion hors des murs de l'université agit comme une véritable
42:32bouffée d'oxygène.
42:34Les gens apprécient toujours l'opportunité de peindre dans la rue.
42:37Les jeunes en particulier, notamment les élèves de première année, sont absolument ravis
42:42de l'initiative.
42:46L'art est aussi au service de l'écologie.
42:49Le procédé passe par le recyclage des produits chimiques, mais vise aussi à tourner le dos
42:54au plastique.
42:57L'idée d'origine, précisément, cette partie est d'utiliser moins de plastique, car nous
43:01avons des tubes en papier ainsi que les liants.
43:05Tous les produits chimiques sont recyclés et c'est quelque chose qui correspond tout à
43:09fait aux attentes des jeunes étudiants.
43:11L'événement a été organisé à la Malasagna, l'un des secteurs considérés comme le plus
43:17bohème de la capitale espagnole.
43:18L'occasion idéale pour le quartier de faire sa mue et de gagner en attractivité auprès
43:24des visiteurs.
43:27L'événement a été organisé à l'invité culture avec Marie Mkhamni.
43:38Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
43:41Le monde change, les cartes se redistribuent et au cœur de ce tumulte global, une question
43:47s'impose avec acuité nouvelle.
43:49Quelle est la véritable place du Maroc sur l'échiquier mondial, l'échiquier des nations ?
43:56Certains parlent de résilience, d'autres de transformation.
43:59Mon invité ce soir, lui a choisi le terme de puissance.
44:03Maroc, le défi de la puissance, c'est son dernier essai, celui de Abdel Malkala Alawi.
44:09Dans le monde actuel, un monde en pleine recomposition géopolitique, énergétique, technologique
44:14et économique, les puissances émergentes jouent aujourd'hui un rôle.
44:19Une partition dans les gains sont à la mesure des risques.
44:22Cet ouvrage pose donc une question simple.
44:24Le Maroc peut-il transformer cette longue marche commencée en 1955 en véritable puissance durable ?
44:31On va justement en parler ce soir avec l'auteur ici présent, M. Abdel Malkala Alawi.
44:36Bonsoir à vous, c'est un plaisir de vous avoir comme invité ce soir.
44:39Bonsoir, madame Fablichy.
44:40Merci de me recevoir.
44:41J'ai votre livre « Entre les mains », donc quatrième essai que vous écrivez.
44:48Il y a la couverture également en background.
44:52La première question que j'aimerais vous poser, c'est qu'est-ce qui a motivé cette écriture, cet essai
44:56?
44:57Qu'est-ce qui vous a donné envie de revenir sur un petit peu l'histoire du Maroc depuis son
45:02indépendance,
45:02depuis 1955 et puis revenir sur la construction de cet état du Maroc avec toutes les phases qu'on a
45:12traversées
45:12depuis ce dernier siècle, on va dire, au demi-siècle ?
45:18Je pense que quand on décide de se livrer ou de livrer sa vision par écrit,
45:24c'est toujours la conjonction à la fois de l'opportunité et de la providence quelque part.
45:29Mais dans ce cas précis, le défi de la puissance, il est né d'abord d'une frustration
45:35qui était que la trajectoire marocaine, qu'elle soit géopolitique, politique, économique, industrielle, sociale,
45:44a souvent été racontée par les étrangers.
45:46Les grands gestes d'écriture qui ont créé les référents sur le modèle marocain
45:53ont souvent été écrits, parfois avec talent, parfois avec moins de bonheur,
45:57par un certain nombre d'auteurs dont une majorité est concentrée sur les années 70.
46:02C'est Claude Palazzoli, c'est Charles-André Julien avec le Maroc face aux impérialismes,
46:06c'est John Waterbury.
46:08Et donc cette frustration de dire pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de Marocains
46:11qui écrivent sur leur pays en essayant d'embrasser ces différentes dimensions
46:15pour faire une analyse multidimensionnelle de leur pays.
46:19Et puis c'est né aussi d'un espoir parce que le monde a changé
46:22et qu'il est possible de s'exprimer sur son pays en faisant une revue systémique
46:29des différents sujets qui ont fait ce parcours et cette trajectoire du Maroc depuis l'indépendance.
46:34Et puis il y a aussi tout simplement l'opportunité,
46:37puisque c'est les 70 ans de notre indépendance,
46:39de notre indépendance formelle, puisque l'acte a été transmis en mars 1956,
46:46mais que nous, Marocains, prenons comme date de départ le retour de Feu Sa Majesté le Roi Mohamed V d
46:52'exil.
46:53Et donc pour moi, j'ai voulu contribuer à cet aspect mémoriel
46:58et à cet anniversaire de notre indépendance.
47:00Il y a un petit peu aussi question de se réapproprier, si on veut, le récit,
47:04notre propre récit, celui de notre histoire, celui de notre nation.
47:08C'est un des objectifs, même pas cachés, c'est un objectif affiché de l'ouvrage.
47:13C'est de nous réapproprier notre roman national et de pouvoir y mettre de la science,
47:19et non pas uniquement des convictions ou des opinions.
47:23Et pour ça, j'ai eu la chance de faire une résidence à l'université d'Oxford,
47:27d'être entouré de grands maîtres qui n'avaient pas les a priori post-coloniaux
47:32qu'on pourrait avoir en France, et donc de trouver ce chemin d'équilibre
47:37sur comment raconter mon pays, et puis faire un bouquin grand public,
47:42un bouquin pour nos enfants, un bouquin qui raconte notre histoire contemporaine,
47:47mais aussi les 20-30 prochaines années et comment est-ce qu'on peut les envisager.
47:52Ce qui est important, connaître son histoire et puis se projeter vers l'avenir également.
47:57Donc ce titre, Maroc, le défi de la puissance, donc il y a ce terme puissance,
48:02qui j'imagine n'a pas été choisi au hasard.
48:05Parlez-nous un petit peu de ce titre.
48:08Alors, pour être d'abord tout à fait franc, le titre n'est pas de moi.
48:11C'est mon éditeur qui a trouvé le titre.
48:13On s'est disputé pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
48:18J'avais des idées très arrêtées sur le titre, le Code Maroc,
48:24indépendance et puissance, des choses très intellos qui étaient dans mon propos.
48:29Et j'ai trouvé à ce moment-là la proposition de Philippe Heracles, mon éditeur au Cherche Midi,
48:35et de Suzette Durand qui travaille avec lui.
48:38Cette approche de dire le défi de la puissance, je l'ai trouvée extrêmement intéressante
48:42parce que ça veut dire qu'il y a une forme d'humilité,
48:45que la puissance, le Maroc n'y est pas encore arrivée,
48:48et que ce nouveau statut, qui n'est pas un statut que les Marocains ont affiché en premier,
48:53c'est le magazine Le Point qui, à l'été 2019, parle la première fois de cette nouvelle puissance qu
48:58'est le Maroc.
49:00Et j'ai trouvé que ça reflétait en tout cas le propos de l'ouvrage,
49:05à savoir que ce nouveau statut arrive avec plein de nouvelles obligations,
49:10plein de nouveaux défis, plein de nouveaux sujets sur lesquels nous, Marocains,
49:14nous devons nous impliquer, être attentifs et aider à porter le pays vers ce mouvement qui est le sien.
49:23Vous revenez sur notre histoire, vous revenez sur la construction progressive de l'État depuis 1955,
49:31sur les différentes phases de développement du royaume,
49:33et quand on parle de ces phases, il y a la consolidation, l'ouverture économique vers le monde,
49:39l'accélération industrielle.
49:41Parlez-nous un petit peu de tous ces moments clés qui ont permis le développement du Maroc aujourd'hui.
49:47Alors, le fil conducteur du Maroc depuis l'indépendance, c'est une nation millénaire
49:54qui arrive, qui récupère son indépendance avec très peu de cadres
49:59pour pouvoir construire des administrations, construire l'État,
50:03construire également une société civile, une armée,
50:07et donc un pays jeune, mais en même temps millénaire,
50:11qui est confronté à ces défis du développement et au vent contraire de la transformation,
50:15des injonctions quasiment contradictoires.
50:1880% du PIB, à ce moment-là, est issu des phosphates,
50:22il y a très peu d'industries qui ont été développées,
50:25il y a une jeunesse bouillonnante qui veut arriver à prendre la parole
50:29et à participer dans le champ politique,
50:31et donc de ces différents vents contraires, de ces affrontements,
50:35vont naître plusieurs moments.
50:36Et il va y avoir évidemment les premières années, la route de l'unité,
50:39beaucoup d'enthousiasme,
50:41et puis il va commencer à y avoir des antagonismes politiques très forts,
50:44l'émergence d'un mouvement de scission au sein de l'Estirlal,
50:48la création d'une gauche un peu plus radicale,
50:51des batailles politiques qui vont être dantesques au sein de ce Maroc des années 60,
50:56et puis ces années 70 qui sont des années du doute,
51:01les années que j'ai appelées celles du feu et du sable,
51:04à la fois le Sahara, mais aussi les défis internes que doit affronter le Maroc,
51:09et puis ces antagonismes de plus en plus forts,
51:12avec des nouveaux pôles qui coexistent de tous les côtés,
51:15et puis 80, l'ajustement structurel, la très grosse difficulté au Maroc
51:20de pouvoir avoir suffisamment de finances publiques
51:23pour faire face à la fois au Sahara,
51:24mais également aux défis de son développement,
51:26à une jeunesse de plus en plus contestataire,
51:28à l'émergence d'une nouvelle classe moyenne,
51:30à une urbanisation massive et rampante.
51:34Décennie 90, on est vers l'ouverture,
51:37c'est l'ouverture télécom, c'est l'ouverture du satellite,
51:40c'est les Marocains qui s'ouvrent de plus en plus au commerce intérieur,
51:44parce qu'ils peuvent parler plus facilement,
51:45parce qu'ils regardent le monde,
51:47et puis l'arrivée de Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
51:49qui est le Maroc contemporain,
51:51cette formidable accélération de l'histoire,
51:53avec ce Maroc qui devient un chantier à ciel ouvert,
51:55et cette marche forcée vers la croissance,
52:00elle va engendrer plein de nouveaux défis,
52:03des inégalités sociales,
52:04des gens qui s'enrichissent beaucoup,
52:06certains qui restent pauvres,
52:07une classe moyenne pas suffisamment vivante,
52:09et c'est cette histoire-là,
52:11cette histoire faite parfois de paradoxes,
52:13de contradictions,
52:14que j'ai voulu raconter,
52:15avec des chiffres,
52:16avec des détails,
52:17et parfois avec des anecdotes,
52:19parce qu'il s'agit de ne pas assommer le lecteur non plus.
52:23En tout cas,
52:24on a hâte de vous lire,
52:27de revenir un petit peu sur cette belle histoire du Maroc,
52:29avec toutes ces contradictions,
52:31et tous ces paradoxes,
52:32comme vous les décrivez,
52:33c'est bien,
52:34et puis d'avoir une ouverture sur les défis futurs,
52:38également,
52:39ceux qui nous attendent,
52:41de vous proposer une espèce de grille de lecture,
52:44pour comprendre les défis de demain,
52:46entre 2030 et 2050.
52:48Alors,
52:49parlez-nous de ces nouveaux défis qui nous attendent.
52:52Au niveau du constat,
52:53c'est un constat qui est majoritairement partagé.
52:56Il y a un travail très important
52:57qui a été fait par la Commission spéciale
52:58sur le nouveau modèle de développement,
53:00qui a fléché les défis auxquels nous sommes confrontés,
53:05que ce soit les technologies de rupture,
53:06et de plus en plus,
53:07avec l'arrivée de l'intelligence artificielle,
53:09et comment est-ce qu'on va pouvoir préserver
53:10le taux d'employabilité des jeunes,
53:12qui est insuffisant pour l'instant au Maroc,
53:15mais également les décrochages territoriaux,
53:17entre le Maroc qui gagne,
53:19le Maroc littoral,
53:20le Maroc de la mondialisation,
53:22et puis le Maroc qui est encore plus à la peine,
53:25celui où il y a encore des zones minières,
53:27où le PIB par habitant est la moitié de celui
53:30qu'on peut retrouver dans l'axe
53:31entre Kenitra et El Jadida.
53:34Comment réorganiser le cœur et la raison,
53:37être en capacité de pouvoir organiser le fait
53:40que la croissance forte soit bien redistribuée,
53:42et qu'elle puisse permettre au consensus social de perdurer ?
53:46Ce sont les enjeux principaux pour le Maroc,
53:49et c'est des enjeux qui, à mon sens,
53:51sont insuffisamment clamés
53:53par l'offre politique que nous avons aujourd'hui.
53:56Ils sont explicités par le souverain,
53:59qui est ce qu'est la quille à un navire,
54:02c'est-à-dire qu'il indique la direction,
54:03mais ceux qui sont chargés de faire vivre cette direction
54:06et cette ambition qui est portée par le roi du Maroc,
54:08qui est cet élément de stabilité institutionnelle
54:11et macroéconomique du pays.
54:12Pour l'instant, c'est insuffisant,
54:14donc très modestement,
54:15sans enfoncer des portes ouvertes
54:18ou juste proposer des solutions prêtes à l'emploi,
54:21j'ai voulu rééclairer le lecteur
54:23sur des défis qui sont des défis absolument massifs,
54:26prégnants,
54:27et qu'il va nous falloir adresser
54:28avec un sentiment d'urgence permanent.
54:30Et vous posez aussi la question,
54:33comme je le disais tout à l'heure en introduction,
54:34comme c'est écrit dans votre livre,
54:36le Maroc peut-il transformer cette longue marche,
54:39donc commencée en 1955,
54:41en une véritable puissance durable ?
54:43Alors je vous pose la question.
54:47Alors, n'importe quel observateur se rend compte
54:48que la durabilité est au cœur
54:50d'absolument tous les sujets qu'on peut avoir aujourd'hui,
54:53qu'elle soit sur le plan environnemental,
54:54sur le plan de la résilience face aux crises,
54:57mais également de la réinvention des modèles
54:59pour être en capacité de pouvoir offrir du temps au temps
55:02et d'être en capacité de pouvoir intégrer
55:04les nouvelles générations.
55:05Les conditions de cette durabilité,
55:07elles sont connues.
55:09Il y a une réforme de l'éducation qui est attendue,
55:11il y a une réforme de la santé,
55:13il y a une réforme de la justice qui est attendue.
55:14Ce sont des revendications qui sont des revendications légitimes,
55:18mais qui nécessitent des réformes de fond.
55:21Or le Maroc est un pays qui se construit par capillarité.
55:25Il a besoin que ça soit fait par touche et par consensus.
55:29Donc pouvoir résoudre cette équation qui nécessite de grandes réformes,
55:34mais en même temps de pouvoir agir par touche n'est pas chose aisée.
55:37Ce sera notre défi collectif au cours des 20 prochaines années.
55:40C'est un équilibre qu'il faudra trouver.
55:42C'est un équilibre que nous sommes condamnés à trouver.
55:46Merci à vous, Hummel Kalahoui.
55:48C'était un plaisir de vous recevoir ce soir et de discuter de cet essai
55:51qui est le vôtre Maroc, le défi de la puissance.
55:55Merci beaucoup.
55:56C'est la fin de l'Invité Culture pour ce soir.
55:58Je vous souhaite une très bonne soirée.
56:02C'est la fin de l'Invité Culture pour ce soir.
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