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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 08/02/2026
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00:00On est toujours ensemble sur Median TV. Merci de nous rester fidèles. Voici les
00:19titres de votre journal. L'aide s'organise dans un royaume mobilisé pour apporter soutien et
00:26réconfort au sinistré des inondations. A Sidi Qassem, des hélicoptères multiplient les vols pour
00:31distribuer de l'aide et évacuer les personnes impactées par les intempéries qui continuent
00:37de s'abattre sur le nord-ouest du royaume. Et dans ce contexte, c'est une hausse exceptionnelle
00:45du niveau des eaux qui a été observée du côté du barrage Ouad al-Mahazine qui poursuit son
00:51exploitation dans des conditions normales. Les Etats-Unis veulent mettre en terme la
00:58guerre en Ukraine d'ici l'été, selon Roli Merzelensky, alors que Moscou poursuit ses
01:03frappes massives sur le terrain. La mobilisation se poursuit dans le nord-ouest du royaume où
01:12plusieurs villes sont toujours sous les eaux. En raison de ces inondations impressionnantes,
01:16les opérations d'évacuation se poursuivent encore ce week-end. Jusqu'ici, plus de 154 000 personnes
01:23ont été mises à l'abri. La province de Larache figure parmi les zones les plus touchées et sur le
01:29terrain. D'importants moyens sont mobilisés, notamment par le ministère de l'Intérieur. Dans
01:36les zones les plus reculées et difficiles d'accès, les habitants sont évacués, notamment par la
01:43gendarmerie royale, à l'aide de petites embarcations. Des images qui renseignent sur
01:51l'étendue des dégâts causés par ces inondations. Alors que le ciel se fait toujours menaçant,
01:57les autorités appellent à plus de vigilance et à éviter les zones affectées. Pour éviter le pire
02:05à Qassar el-Kabir, les devants sont déjà pris. Rues désertes, habitations closes et activités à l'arrêt.
02:12C'est une ville entière qui a été vidée de ses habitants. Et dans ce contexte, je vous l'annonçais
02:20dans les titres, c'est une hausse exceptionnelle du niveau des eaux qui a été observée du côté du
02:26barrage Ouad el-Marazin, qui dépasse de 4 mètres son record historique observé depuis 1972. Le volume
02:33actuel des réserves a atteint 1075 millions de mètres cubes, correspondant à un taux de remplissage
02:41de près de 160%. Le barrage poursuit son exploitation dans des conditions normales. Un suivi quotidien rigoureux
02:49est assuré pour garantir la sécurité de l'infrastructure et la protection des personnes et des biens.
02:55Pour Mohamed Baza, expert international des ressources en eau, les pluies ont permis
03:03de dépasser les 10 milliards de mètres cubes stockés avec une hausse spectaculaire des réserves
03:09cumulées en eau dans les barrages dans le nord et l'ouest du Royaume. Il détaille le processus de
03:17stockage des réserves cumulées en eau ensemble. Nous l'écoutons. Il y a quatre composantes de stock d'eau
03:23importants pour rappel. Il y a les barrages certes, mais plus important que les barrages, il y a le
03:29stock d'eau dans le sol. C'est le stock qui est situé dans le sol, entre la surface du sol et jusqu'à 10 mètres
03:36et qui sert pour l'agriculture, pour toute la flore, qu'elle soit forêt ou agriculture, et qui normalement est le
03:43stock le plus important, quoiqu'il n'est pas accessible aux humains. Et puis le stock des eaux
03:50souterraines et enfin le stock des écosystèmes aquatiques. C'est les quatre composantes du stock
03:56d'eau qui sont très importantes, qui constituent le cycle de l'eau. Et parler d'une composante sans
04:01les autres, je suis désolé, mais on ne traite que 25% de la situation. Maintenant, pour vous répondre,
04:07nous sommes les stocks des barrages maintenant, selon les situations d'aujourd'hui du ministère.
04:11On est à 10,9 milliards de mètres cubes. Très bien. Alors sur ces 10, il y a 5,7 qui étaient déjà
04:18disponibles dans les barrages le 1er septembre. Donc on a jusqu'à présent un apport dans le
04:26barrage supplémentaire par rapport à ce qui était le 1er septembre de 5,2. J'ajouterai à ces 5,2 selon
04:34mon estimation, parce qu'on ne connaît pas la consommation, combien on a consommé depuis le 1er septembre
04:40jusqu'ici. Il fait partie comptabilisé dans les apports. Et puis, je mettrai peut-être au moins
04:48un milliard de mètres cubes qui est stocké dans les barrages non opérationnels, qui est stocké dans
04:53les écosystèmes aquatiques, dans les rivières, un peu partout. Ce qui fait, selon mon estimation,
04:58maintenant, on a des apports au barrage de 7,2 à ajouter à ce qu'il y avait déjà avant,
05:04c'est-à-dire 5,7. Du coup, on est dans une situation assez confortable avec 10,7 milliards
05:11de mètres cubes. Encore faut-il la gérer vraiment bien et tenir compte de la situation, du fait
05:17qu'on n'est pas sorti, on vit toujours dans une région, dans un pays, à une période
05:28où la pénurie d'eau est structurelle chez nous.
05:34Nous avons vu les récentes précipitations considérablement améliorer. Le taux de remplissage
05:39des barrages au Maroc atteignant plus de 65 %, soit un nouveau record depuis 2015.
05:45Mohamed Baza, expert international des ressources en eau, revient, est aussi revenu sur l'impact
05:51des pluies dans le nord et l'ouest, notamment sur l'agriculture au Maroc. Ensemble, nous l'écoutons.
05:57Eh bien, d'abord, l'impact sur l'agriculture en général sur le pays est très positif et
06:04nous en remercions Dieu. C'est une année qui sera indéniablement une bonne année,
06:09Inch'Allah. Maintenant, c'est bien que la question concerne surtout la zone nord parce
06:15qu'au niveau de la zone nord, il y a eu des dégâts. Il y a eu des dégâts particulièrement
06:20dans l'Europe, donc dans la région du Lukos, un peu aussi dans la région, un peu plutôt,
06:28beaucoup plus dans le Sebo, un peu aussi dans le Lukos, mais dans tous les cas. Et quelle
06:34que soit la situation, parce qu'il s'agit de dégâts matériels, donc des cultures qui ont été
06:39endommagées, surtout en grande partie dans le bas Sebo, dans l'Europe. Mais ça, c'est une...
06:47Je dirais, c'est tout à fait naturel. La zone basse dans le Lukos et dans le ral, c'est
06:55des zones qui appartiennent à la rivière. Dès que la rivière déborde, ça fait partie
06:59du patrimoine hydraulique public, en quelque sorte. Et donc, ni l'État, ni quiconque ne
07:06peut empêcher ces débordements, surtout dans le cas de phénomènes extrêmes et exceptionnels
07:11comme ce que nous avons maintenant, il y a pas mal de dégâts pour le cheptel, pour
07:17la production annuelle et un peu pour l'agriculture, surtout dans le ral, mais en gros, en tout et pour
07:25tout, même si on demande aux gens qui ont subi ces dégâts, ils vous diront que, alhamdoulilah,
07:31pour cette précipitation. Et donc, le bilan positif, le bilan, disons, de la situation
07:36ou des impacts sur l'agriculture, reste tout de même positif.
07:41Dans la Provence de Sidi Qassem, suite à la montée des eaux de l'Uetsebo, les opérations
07:47d'évacuation des citoyens se poursuivent au profit de plusieurs douars. Sur ces images,
07:53les éléments de la gendarmerie royale procèdent à l'évacuation des habitants vers
07:59la route reliant Douar-Tihli et Dal-Houafat.
08:07Nous restons dans la Provence de Sidi Qassem, où des coupures de plusieurs axes routiers
08:11ont été provoquées par la montée des eaux. Et compte tenu de la difficulté d'accès
08:17à certaines zones, les forces armées royales ont procédé à l'acheminement d'aides
08:22humanitaires via le largage aérien par hélicoptère au profit des populations cernées par ces eaux.
08:29Ces mauvaises conditions météorologiques ne sont pas sans conséquence sur le trafic maritime.
08:37C'est l'alerte rouge dans le détroit de Gibraltar. De fortes précipitations à l'origine hier
08:42de la suspension des traversées entre les ports d'Al-Désiraz de Tarifa et celui du complexe portuaire de Tangier.
08:49Parallèlement à la suspension du transport de passagers, l'accès aux ports d'Al-Désiraz a été restreint
08:55pour les camions de transport international routier en partance pour Tangier.
09:02Et dans ce contexte de pression hydrologique extrême après le passage de la dépression Léonardo,
09:09la péninsule ibérique a été balayée hier par la tempête Marta avec de fortes pluies et des vents violents,
09:16notamment en Andalousie, dans le sud de l'Espagne et au Portugal,
09:21où un pompier volontaire est mort en opération dans une rivière.
09:24Dans les deux pays, les autorités redoutent une aggravation des glissements de terrain
09:30et des évacuations massives dans des zones déjà fragilisées,
09:34même si une accalmie est attendue ce dimanche avant un retour à la normale prévue lundi.
09:43Un retour dans le Royaume où le Rassemblement National des Indépendants a un nouveau président.
09:48Il s'agit de Mohamed Chouki, candidat unique, il succède ainsi à Aziza Khanouche,
09:55qui avait choisi de ne pas briguer en troisième mandat à la tête du parti.
09:59Il a été élu hier à El Jadida lors du congrès national extraordinaire de la formation.
10:05Mohamed Chouki est par ailleurs membre du bureau politique et président du groupe parlementaire du RNI à la Chambre des représentants.
10:12Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient,
10:18à bord du porte-avions américain Abraham Lincoln dans la région du Golfe.
10:23Une manière pour Washington de maintenir la pression et la menace d'un recours à la force contre l'Iran.
10:30Pourtant, le même jour, le chef de la diplomatie iranienne disait espérer poursuivre prochainement
10:35les négociations engagées avec les États-Unis.
10:38Abbas Rarchi est allé jusqu'à envisager conclure un accord qui rassure avec Washington au sujet du nucléaire.
10:45A quand la fin de la guerre entre la Russie et l'Ukraine ?
10:51Les États-Unis accélèrent la cadence pour trouver une réponse à cette question.
10:55Washington veut mettre un terme à ce conflit d'ici le mois de juin prochain.
11:00En attendant, la diplomatie s'active et les armes continuent de tenir.
11:04Abbas Rarchi est allé jusqu'à la fin de la guerre de l'Ukraine.
11:06La guerre en Ukraine entrera bientôt dans sa cinquième année.
11:09Et selon Volodymyr Zelensky, Washington veut accélérer la cadence.
11:13L'objectif affiché, parvenir à une fin des combats d'ici le mois de juin prochain.
11:18Pour la première fois, Américains, Russes et Ukrainiens pourraient se retrouver aux États-Unis,
11:23probablement à Miami.
11:25Kiev a donné son accord, mais pose une ligne rouge.
11:27Aucun arrangement sur les territoires ne sera accepté sans l'Ukraine.
11:31Moscou affirme de son côté que le dialogue reste ouvert, même s'il s'annonce difficile.
11:37Le travail se poursuit. Il a duré deux jours à Abu Dhabi.
11:41Il a été constructif, mais complexe en même temps. Et il continuera.
11:46Sur le terrain pourtant, la pression militaire continue.
11:49Moscou contrôle environ 20% du pays et exige toujours davantage,
11:53notamment dans la région stratégique de Donetsk.
11:55Les discussions menées cette semaine à Abu Dhabi n'ont pas permis de percer majeure,
11:59malgré un échange de prisonniers, 57 de chaque côté.
12:03Pendant que la diplomatie cherche un chemin, les frappes se poursuivent.
12:06En Ukraine, le réseau énergétique a été à nouveau visé, provoquant des coupures massives,
12:11alors que le thermomètre chute jusqu'à 20 degrés attendus dans les prochains jours.
12:15C'est un danger pour l'Ukraine, pour toute notre région et pour l'Europe.
12:25Un de nos réacteurs a dû s'arrêter automatiquement.
12:31Entre appel à la paix et frappe continue, l'équation reste entière dans ce conflit entre Russes et Ukrainiens
12:37qui n'aura que trop duré.
12:39En Guinée, quelques jours après la restructure du président Mamadi Doumbouya,
12:45la liste complète du gouvernement a été publiée.
12:47On y retrouve 29 ministres, dont 6 femmes,
12:50mais les avis restent partagés sur la composition de l'équipe gouvernementale.
12:55Idriss Assissé.
12:56Le président Mamadi Doumbouya a dévoilé la liste des ministres
13:00après la réconduction du premier ministre Amadou Riba.
13:03Pas de grands changements.
13:05Les anciens ministres sont majoritairement reconduits.
13:07Il faut dire que c'est un gouvernement à la base très bien structuré.
13:13Déjà, le fait de reconduire la majeure partie des ministres de la transition,
13:18ça montre déjà que c'est une équipe vraiment compétente, dynamique.
13:24Et plus qu'au vu du travail qu'ils ont exécuté dans la transition,
13:31donc ils ont été reconduits pour ça.
13:33On attend maintenant à ce qu'ils s'attaquent réellement aux problèmes qu'ils font face à la société.
13:39Je ne voudrais pas que le président de la République soit dans la logique
13:42de récompenser des gens qui ont mouillé le maillot,
13:45qu'ils soient un véritable arbitre.
13:48Les sanctions sont ceux qui ont mouillé le maillot et ceux qui n'ont pas mouillé le maillot.
13:51Et le seul critère, le seul arbitrage pour lui, c'est de savoir qui a bien travaillé.
13:57Cet acteur de la société civile guinéenne invite le pouvoir à ouvrir un dialogue inclusif
14:03et à respecter les droits humains, un signe clé de démocratie.
14:07Il demande aussi la levée des interdictions, notamment le droit de manifester.
14:12Aujourd'hui, à cause du spectre de la peur, énormément d'acteurs de la société civile ont fui le pays.
14:19Il faut pacifier tout ça.
14:20Je crois que maintenant, il est temps de vraiment respecter les droits humains.
14:25Parce que dans un pays, si les droits humains ne sont pas respectés,
14:28on ne peut plus vivre en vase clos.
14:30Que ce soit les investisseurs, que ce soit nos partenaires bi et multilatéraux,
14:35ils ne mettront pas leur bi tant qu'ils savent qu'on est dans un pays
14:38où les droits de l'homme sont constamment bafoués.
14:41On ne peut pas le faire.
14:42Pour des observateurs, ce premier gouvernement de la Vème République
14:46a la mission cruciale de poser les fondations d'une Guinée moderne
14:50en misant sur la rigueur dans la gestion et l'équité pour tous les Guinéens.
14:56En Côte d'Ivoire, depuis 2013, l'utilisation des sachets plastiques est interdite
15:01pour des raisons de santé et de salubrité publique.
15:04Aujourd'hui, cette mesure est-elle respectée ?
15:06Réponse dans ce reportage de Stache Kouakou et Fariz Akora.
15:10Un déchargement d'emballages plastiques en plein jour au grand marché de la commune de Trècheville.
15:17Ces sachets sont destinés à la vente en violation du décret numéro 2013-327 du 22 mai 2013
15:25qui interdit la production, l'importation, la commercialisation, la détention et l'utilisation des sachets plastiques en Côte d'Ivoire.
15:32Commerçants et clients reconnaissent être informés de cette interdition,
15:37mais avancent néanmoins diverses justifications pour défendre leurs pratiques.
15:42C'est vrai que c'est interdit, mais on n'a pas le choix.
15:45Et puis les gars ne viennent pas avec des paniers ou bien, bon, avec le matériel.
15:50On est obligé de mettre ça dans le sachet.
15:51Un temps, on a arrêté de vendre, mais comme on voit les commerçants et les grossiers sont en train de vendre,
15:59c'est pour ça que nous aussi on vend un peu, un peu.
16:04Véritable source de pollution, les sachets plastiques demeurent pourtant omniprésents dans le quotidien des populations.
16:11Selon le CIAPOL, le centre ivoirien anti-pollution,
16:14ils ont des impacts néfastes sur l'environnement, la santé humaine et les écosystèmes en Côte d'Ivoire.
16:19Il y a des risques environnementaux majeurs, mais à long terme,
16:23parce que le plastique que nous utilisons pour se dégrader dans l'environnement
16:28met pratiquement près de 400 ans et même plus.
16:33Aujourd'hui, la science a démontré que ce plastique transfère les barrières
16:37pour se retrouver dans nos aliments, dans les poissons qui sont dans les cours d'eau.
16:41Ensuite, il franchit la barrière du placenta de la femme enceinte et contamine le bébé.
16:49M. Guy Akobe, lui aussi conscient des dangers que représentent ces sachets plastiques,
16:55affirme toutefois les utiliser comme emballage faute d'alternatives accessibles.
17:00C'est ça qu'elles nous remettent.
17:02Donc nous, on jette rapidement dans la voiture pour ne même pas que vous voyez ça dans nos mains.
17:06Parce que ce n'est pas normal.
17:08Il nous faut des sachets dégradables, biodégradables, sinon ça là.
17:12On va retrouver ça au bord, dans l'eau, quelque part là-bas.
17:15On note des changements grâce à l'information et à la sensibilisation dans l'application de cette mesure.
17:21Mais le principal défi demeure la forte consommation des sachets plastiques.
17:27Vous voyez, on a carrément changé nos habitudes.
17:30Aujourd'hui, on ne préfère pas des sachets d'eau sur le marché.
17:35Vous voyez, c'est des sachets d'eau à 25 francs, à 50 francs.
17:39C'est vrai, ça rejoue un problème de consommation d'eau.
17:43Mais, à contrario, ça crée un problème de pollution majeure, qui est très important et qu'il faut regarder en face.
17:50Il faut changer nos habitudes dans ce renouveau vraiment des populations.
17:53La lutte contre la pollution plastique passe par l'application effective de ce décret d'interdiction.
17:59Une mobilisation collective est indispensable pour garantir un environnement sain en Côte d'Ivoire.
18:05Alors, à présent, à Ngaïmehé, c'est dans le nord-ouest du Sénégal.
18:11Sur place, des femmes regroupées en communautés s'activent dans la vannerie.
18:16Elles tissent à l'aide de roseaux assemblés et de fils de plastique colorés, des paniers,
18:22ainsi que divers accessoires décoratifs.
18:25Mais les revenus générés ne reflètent pas toujours la notoriété et la qualité de leur création.
18:31C'est un reportage d'Olivier Boussalle et Monsanier.
18:36À Ngaïméhé, ces nabous tisent ces dernières créations à l'abri de ce manguier.
18:45Elle se fait comme de coutume assistée par d'autres femmes de la localité, spécialistes de ce savoir artisanal.
18:55L'abannerie, cet art traditionnel qui consiste à tresser des fibres végétales comme le bambou ou le rotin, s'exportent énormément.
19:05La paille nous provient de différentes localités.
19:12Il y en a qui nous proviennent du Grandiol, mais aussi de la Casamance.
19:17Les prix varient et on achète selon le besoin.
19:20Le fil aussi, pareil.
19:22On l'octroie à l'usine.
19:24Ensuite, il est vendu en détail.
19:26Un produit comme celui-là peut prendre une demi-journée pour être confectionné.
19:31Cela dépend de la taille en général.
19:33Ce petit-là s'appelle Gall.
19:36Mais il y en a plus gros aussi, comme celui-ci, qu'on appelle Félé.
19:42Ces articles vont plus tard quitter ce village pour allier les quatre coins du monde.
19:48Mais malheureusement, pour ces nabous et les autres,
19:50elles ne percevront jamais les bénéfices tirés de la vente de leurs marchandises.
19:56J'ai fait presque 50 ans dans ce métier, mais les retombées financières restent difficiles à atteindre.
20:05Il nous faut de l'aide pour sauver ce travail, car on peut abandonner à cause des difficultés.
20:11Elle souhaite à l'avenir plus d'équité dans les ventes.
20:15Raison pour laquelle elle se retrouve aujourd'hui réunie en association.
20:19Dans ce combat, ces ouvrières ont trouvé un allié de force.
20:24Les produits finis, le montant ou les prix auxquels ils sont vendus est très, très loin des prix de revient de ces femmes-là qui produisent.
20:35Cela pose un grand problème parce qu'elles vendent à des prix dérisoires.
20:40Et pourtant, le produit est un produit très demandé, très cher, quasiment un produit de luxe dans certains pays.
20:47Présentement, on est en train de travailler sur un programme d'un réseau de boutiques solidaires, interconnectées.
20:55Avec son mouvement, ce jeune chercheur, très actif dans la promotion du Meet in Sénégal,
21:01a déjà touché près d'une centaine de femmes de ce village réculé du pays.
21:06Le combat, c'est aujourd'hui de mieux structurer ces femmes-là, de les organiser,
21:11de faire en sorte que ces femmes-là puissent être bien formées.
21:15Avec plus de 160 filières artisanales au Sénégal,
21:21la vannerie, c'est près de 11 milliards de francs CFA de chiffres d'affaires enregistrés tous les ans.
21:28Nous restons au Sénégal où les frais prix font l'affaire des citoyens.
21:33À Dakar, précisément, nos reporters ont fait un tour au marché Coloban,
21:37au coin de la ville bien connue pour la vente de vêtements d'occasion.
21:41Olivier Abossal et Moussandir y ont promené l'objectif de leur caméra.
21:44Ici, c'est Coloban, un quartier populaire de Dakar.
21:51Derrière ses façades murales et ses ruelles se cachent l'un des plus grands marchés de friperie du pays.
21:58C'est aussi le point de ravitaillement des grossistes et autres détaillants venus des quatre coins du Sénégal.
22:04Je me ravitaille dans plusieurs pays.
22:09Ma marchandise me vient de la France, de l'Italie, de l'Espagne, d'Angleterre, de l'Amérique, du Canada et même de la Chine.
22:19Ce décor, ce sont des ballots empacotés dans des entrepôts.
22:24Dans ces lots, une marchandise soigneusement rangée.
22:27Murtala en est un revendeur depuis 1980.
22:33Je viens de récupérer ma marchandise.
22:35Je vends tout.
22:37Des vêtements de bébé pour adultes, des chemises et des boulousons également.
22:42Ce secteur est le cœur de l'activité de vente à Coloban.
22:46Tout s'y retrouve.
22:47Pour les prix de ces vêtements d'occasion, ils varient selon le contenu, la qualité et la marque.
22:54En fait, les prix varient.
22:57Je peux faire un inventaire et après, je fixe le prix.
23:00Je viens par exemple de solder un vieux stock de ballons à 75 000 francs CFA.
23:06Or, je l'ai acheté il y a un an, bien plus cher.
23:11Avec l'arrivée de la concurrence, la courbe des ventes a connu une baisse considérable.
23:17Avec l'arrivée des Chinois et des Pakistanais, c'est devenu très difficile.
23:23Ils proposent aujourd'hui des vêtements à bas prix, mais de moindre qualité.
23:27Alors que nous concernons, ce sont des vêtements de qualité que nous vendons,
23:31puisque ce sont des Sénégalais qui vont à l'étranger pour se procurer la marchandise.
23:37On se ravitaille principalement en Amérique, en Angleterre et en France.
23:42Les plus astucieux des commerçants se sont adaptés à l'art du digital pour faire du chiffre d'affaires.
23:51Une astuce qui marche bien pour cette jeune femme.
23:57Ceci est mon magasin.
23:59Pour mieux tirer profit, je vends les vêtements en gros en ligne.
24:03Ainsi, mes clients pourront voir et apprécier la qualité, mais également la quantité de la marchandise.
24:08Avec plusieurs emplois directs et indirects générés, le marché de la friperie au Sénégal est devenu avec le temps un secteur économique majeur.
24:20Dans le commerce en gros de la friperie, les premiers clients du Sénégal en Afrique sont la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau.
24:29Au Mali, club de fond de la 11e édition du Festival d'Ogon, espace d'échange et de fraternité.
24:37C'était aussi l'occasion d'exposer toute la richesse culturelle des différentes communautés qui ont marqué d'une pierre blanche ce grand rendez-vous.
24:47C'est un reportage de Mohamed Danyoko.
24:48Dans son stand, Mohamed Alsan propose des bijoux qu'il fabrique et qui représentent l'artisanat sonrail de Tomboktu.
24:57Depuis 11 ans qu'il participe à ce festival, il trouve que c'est l'un des plus fédérateurs organisés au Mali et qui fait de la culture un facteur de cohésion sociale.
25:06Les quatre coins du Mali et des sous-régions se racontent ici.
25:13Donc chacun, il amène sa culture, sa connaissance.
25:18Donc vraiment, c'est un festival qu'il faut participer.
25:22Ce n'est pas son voisin, Mohamed Diabate, qui dira le contraire.
25:26Assidu du festival depuis la toute première édition, lui, en plus du savoir-faire d'Ogon qu'il expose à travers le tissu brûlant de la ville de Sanga,
25:34il expose aussi des bijoux et autres articles Touareg.
25:39Il s'agissait selon lui de perpétuer les lieux fraternels entre ces deux communautés, Dogon et Touareg.
25:46C'est la culture Dogon que j'expose et puis j'expose d'autres qui sont comme les Touareg,
25:50comme c'est des gens qui sont toujours ensemble, c'est des parentés entre eux.
25:55Donc je fais plusieurs produits différents.
25:59Voilà, et ça c'est le produit que je représente ici.
26:02Et les cannes, ça c'est le Dogon.
26:05Et quand tu regardes d'autre part, tu verras aussi pour le Touareg que je fais aussi.
26:10Plusieurs exposants sont venus d'autres pays pour prendre part à ce festival.
26:15C'est en plus d'être une occasion de retrouvailles entre artisans et commerçants,
26:19c'est aussi un moment de faire du chiffre d'affaires.
26:22C'est un lieu de retrouvailles, donc en même temps on gagne un peu aussi.
26:28Donc voilà, c'est pourquoi chaque fois on est là jusqu'à 10 ans.
26:31Pendant une semaine, au rythme de la danse des masques Dogon, de concerts et d'expositions vente,
26:38le festival Ogobagna a tenu toute sa promesse.
26:42Celle d'un festival de valorisation de la culture Dogon et de la cohésion entre les communautés.
26:49Et c'est le moment de nous rendre au cœur des Alpes italiennes,
26:52où se poursuivent les Jeux Olympiques d'hiver.
26:54À Milan, le Maroc est représenté par deux athlètes.
26:57Les Jeux Olympiques d'hiver Milan-Cortina 2026 sont démarrés vendredi,
27:05après une cérémonie grandiose marquée par une mise en scène spectaculaire,
27:09célébrant l'union entre modernité et tradition alpine,
27:13et par une organisation inédite répartie sur plusieurs villes et territoires du nord de l'Italie.
27:18Plus de 3500 athlètes de 93 pays s'affronteront pour remporter 195 médailles dans 16 disciplines olympiques et 6 sports paralympiques.
27:28À cette occasion, la présidente du Comité international olympique, Christy Coventry, a donné un discours d'ouverture.
27:34Mes chers collègues olympiens, c'est votre moment.
27:41Je sais que vous ressentez ce mélange d'excitation et de névrosité,
27:44toute votre vie de travail acharné, de réveils matinaux, de longues journées, des sacrifices, des échecs,
27:51tout cela aboutit à cet instant.
27:53Je connais ce sentiment quand on réalise que c'est le moment, qu'on a réussi,
27:57que la flamme olympique allume l'espoir, qu'elle enflamme la joie et éclaire le chemin pour nous tous.
28:03Merci.
28:07Le Maroc est présent lors de cette édition qui se tiendra jusqu'au 22 février.
28:12Une participation rendue possible grâce au quota attribué par la Fédération internationale de ski
28:17et à la liste des athlètes validés par la Fédération royale marocaine de ski et des sports de montagne.
28:23Ainsi, le Comité national olympique marocain a procédé à l'inscription officielle
28:28de la délégation marocaine auprès du comité d'organisation.
28:31Le Royaume sera représenté par deux athlètes engagés dans deux disciplines différentes.
28:37En ski alpin, Pietro Tranchina portera les couleurs nationales lors des épreuves de slalom et de slalom géant
28:42disputées sur le site de Bormio.
28:45En ski de fond, Abdurrahim Khamnissa prendra part à l'épreuve du 10 km en style libre à Prédazo.
28:52A travers cette participation, le Maroc réaffirme sa présence sur la scène olympique hivernale
28:57et son engagement en faveur du développement des sports d'hiver, fidèle aux valeurs et aux idéaux du mouvement olympique.
29:04Et dans ces Jeux olympiques d'hiver, certains athlètes attirent tous les regards.
29:10Il y a une go, championne olympique, figure incontournable du ski freestyle et véritable icône médiatique.
29:18Elle incarne aujourd'hui le nouveau visage du ski.
29:21Entre exploits sportifs et phénomènes de société, Huda Bid nous dresse le portrait d'une athlète hors nord.
29:27A seulement 22 ans, Aileen Gu est l'une des plus grandes stars du ski freestyle mondial,
29:33connue aussi bien pour ses exploits sportifs que pour son impact médiatique.
29:38Née le 3 septembre 2003 à San Francisco aux Etats-Unis, d'une mère chinoise et d'un père américain,
29:44elle commence le ski dès son plus jeune âge au Lactao.
29:47Très vite, elle se distingue par son talent et les disciplines les plus acrobatiques du ski freestyle,
29:52half-pipe, big air et slopestyle.
29:54Aux Jeux Olympiques de Pékin 2022, Aileen Gu entre dans l'histoire à seulement 18 ans.
30:01Elle devient la plus jeune championne olympique de ski freestyle,
30:04remportant deux médailles d'or en big air et en half-pipe et une médaille d'argent en slopestyle.
30:10Grâce à cet exploit, elle devient la première athlète de sa discipline
30:13à décrocher trois médailles lors d'une seule édition des Jeux.
30:17J'ai remporté plus de Coupes du Monde que n'importe quel autre skieur acrobatique, homme ou femme.
30:26Je suis actuellement à égalité pour le plus grand membre de médailles olympiques.
30:29Je suis la plus jeune médaille d'or en ski libre.
30:32Je suis ici parce que je le veux et cela me procure un sentiment de liberté incroyable.
30:37Avant, je faisais ce que je savais faire.
30:39Maintenant, je fais ce que je veux faire.
30:41Au-delà de son palmarès, Gu est une personnalité médiatique de premier plan.
30:47Elle mène de France sa carrière sportive avec des études à Stanford
30:50et s'impose aussi dans la mode et la publicité,
30:53collaborant avec de grandes marques internationales.
30:56Aujourd'hui, au Jeux de Milan Cortina 2026,
30:59elle revient défier les meilleurs dans les épreuves du ski freestyle
31:02et tentera une nouvelle fois de remporter des médailles.
31:05C'est un parcours formidable, tout le monde skie très bien.
31:08Je me sens honorée de faire partie de ce groupe
31:10et je suis motivée chaque jour, tout en espérant motiver les autres.
31:14Rien n'est plus libérateur que le sentiment de progrès.
31:19À 22 ans, elle incarne une nouvelle génération d'athlètes
31:22capables de faire rayonner leur sport, bien au-delà des pistes,
31:25mêlant performance, personnalité et influence globale.
31:31C'est le moment à présent de faire un tour dans nos quiestes
31:34qu'ajournons avec Dinam Redi.
31:38Bonjour et bienvenue sur Médien TV
31:44pour un tour d'horizon des informations phares de cette semaine.
31:48On commence au Maroc,
31:50où les opérations d'évacuation des habitants
31:53des zones exposées au risque d'inondation se poursuivent,
31:56selon le ministère de l'Intérieur.
31:59Ces interventions sont menées de manière progressive,
32:01rapportent le H24 Info, en fonction du niveau de danger
32:06et de l'ampleur des crues,
32:08avec la mobilisation de moyens logistiques
32:11pour garantir des déplacements sécurisés.
32:14Plus de 143 000 personnes ont été évacuées,
32:17à titre préventif, dans plusieurs provinces,
32:21notamment Larache, Kenitra, Sidiqassam et Sidi Slimen,
32:24afin de limiter les risques humains.
32:27Les autorités poursuivent leur mobilisation sur le terrain
32:30à travers des actions d'assistance,
32:32de relogement provisoire
32:34et de sécurisation des zones menacées
32:36par les perturbations météorologiques.
32:40Entrée en vigueur cette semaine,
32:42la loi 71-24
32:44réforme en profondeur le Code de commerce marocain
32:47et change la gestion des chèques sans provision.
32:50Objectif, désengorger les tribunaux
32:53tout en distinguant les débiteurs de bonne foi des fraudeurs.
32:57Désormais, un délai d'un mois est accordé
33:00pour régulariser un chèque avant toute poursuite,
33:03avec un coût de régularisation fortement réduit.
33:07L'arrestation automatique est supprimée
33:09et les laitiges familiaux sortent du champ pénal.
33:12En revanche, la fraude reste sévèrement punie,
33:16avec des peines pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison.
33:18Cette réforme intervient dans un contexte
33:21de forte pression judiciaire,
33:24avec près d'un million d'incidents de paiement par an.
33:27Le Maroc tente ainsi de concilier
33:29souplesse, fermeté et justice économique.
33:34L'accès au numérique n'est plus un confort.
33:37Il est devenu de nos jours un service essentiel
33:39pour apprendre, s'informer et communiquer.
33:43Et pourtant, au niveau du continent africain,
33:46son accès reste assez inégal.
33:47Au Sénégal, l'arrivée de Starlink,
33:51fournisseur d'accès à Internet par satellite,
33:54lancé par l'entreprise SpaceX,
33:56a relancé ce débat.
33:58Selon Hapa News, le pays affiche un taux d'équipement numérique
34:02de près de 99% des ménages,
34:05essentiellement via le téléphone mobile.
34:08Mais derrière ce chiffre se cache une fracture brutale.
34:11En réalité, environ 43% des ménages de Dakar
34:16disposent d'un accès Internet à domicile,
34:19contre à peine 3% en zone rurale.
34:22Le principal frein reste le coup.
34:2465,6% des ménages cite le prix de l'abonnement comme obstacle.
34:30Et 27,4% évoquent le manque d'infrastructures.
34:33Dans ce contexte, l'Internet satellitaire est présenté
34:37comme une solution pour connecter les zones enclavées,
34:40mais soulève tout de même des questions d'accessibilité réelles
34:43pour les populations modestes.
34:45Et puis dans le reste de l'actualité,
34:50face à l'explosion des crises sanitaires dans le monde,
34:53l'Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d'alarme.
34:57D'après Express français,
34:59l'OMS appelle à mobiliser 1 milliard de dollars en 2026
35:03pour répondre aux urgences
35:05et maintenir des services de santé vitaux
35:08dans plus de 35 pays.
35:10De la banque de Gaza à l'Ukraine,
35:12en passant par le Soudan et la RDC.
35:14Un appel revu à la baisse,
35:17conséquence directe des restrictions budgétaires mondiales,
35:21alors même que les besoins restent immenses.
35:24L'agence au muséen prévient que les coupes de financement
35:27ont déjà entraîné la fermeture de milliers de centres de santé,
35:31laissant des dizaines de millions de personnes sans accès aux soins,
35:35dans ce qui s'annonce comme l'une des périodes
35:37les plus critiques de son histoire.
35:39Et enfin, le changement climatique n'est plus une menace abstraite pour les Européens.
35:47Selon un rapport de l'Agence européenne pour l'environnement,
35:5080% des citoyens de l'Union ont été exposés
35:54à au moins un aléa climatique majeur ces cinq dernières années,
35:58comme les canicules, les inondations ou les feux de forêt.
36:01Mais malgré cette exposition massive, la préparation reste insuffisante.
36:07Un Européen sur cinq ne dispose d'aucune protection face aux intempéries
36:11et près de 40% déclarent ne pas pouvoir rafraîchir leur logement
36:16en période de forte chaleur.
36:18Cette enquête, menée auprès de plus de 27 000 personnes
36:22dans les 27 pays de l'Union européenne,
36:25alerte sur la vulnérabilité persistante des ménages
36:28et appelle à renforcer l'urgence des politiques d'adaptation et de résilience
36:33face à des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses.
36:39C'est la fin de cette édition.
36:41Merci de l'avoir suivie.
36:43Très bonne suite des programmes sur Médien TV.
36:48À présent, en place à l'invité culture,
36:50Marie-Mhamelichi reçoit Baria Waxas,
36:53chanteuse et praticienne en art-thérapie.
36:58Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans notre rendez-vous culture.
37:08Mon invitée ce soir est une chanteuse professionnelle,
37:11coach vocale et praticienne en art-thérapie.
37:16Elle habite la musique et l'utilise comme un pont vers les autres.
37:19Bahia Waxas est une véritable polyglotte de l'âme.
37:23Elle s'aventure dans les nuances feutrées du jazz,
37:26l'énergie de la saule ou la précision du chant lyrique.
37:29Elle navigue entre plusieurs langues avec aisance.
37:34Donc, sa voix n'est pas seulement une performance technique,
37:38c'est une invitation à voyager.
37:40C'est un plaisir de la recevoir ici, ce soir, sur Médien TV.
37:45Baria Waxas, bonsoir à vous.
37:46Bonsoir, Mélienne.
37:48Merci de m'accueillir.
37:49Merci d'accepter cette invitation.
37:52Un plaisir de vous recevoir.
37:54On va parler un petit peu de votre carrière professionnelle en tant que chanteuse professionnelle.
37:58Vous chantez plusieurs styles, plusieurs langues, je le disais en introduction.
38:04Tout d'abord, on va revenir au tout début de cette aventure.
38:07Comment vous avez trouvé votre voix ?
38:09Alors, c'est une question très importante, effectivement.
38:14Moi, je l'ai trouvé, je ne vais pas dire par hasard,
38:17parce que je ne crois pas au hasard,
38:19mais je pense qu'il y avait une prédestination à cela.
38:22J'ai grandi dans une famille religieuse
38:25où la musique était plutôt très, très conditionnée.
38:30Et je me cachais dans ma chambre
38:33et le moyen pour moi de découvrir ma voix,
38:36c'était de psalmodier des sourates.
38:39J'ai appris à psalmodier de par moi-même,
38:43avec la translittération,
38:45parce que je ne lis pas l'arabe.
38:46Je ne suis pas arabophone à proprement parler,
38:49parce que d'origine kabyle,
38:51donc ça parlait kabyle à la maison.
38:53Et donc, à la maison,
38:55en fait, comme j'étais une enfant très intéressée par la religion,
38:59j'avais entre 13 et 15 ans.
39:01J'ai psalmodié des sourates
39:04et là, j'avais la possibilité de lâcher ma voix,
39:08pour le coup.
39:09Il n'y avait pas de notion d'interdit
39:10et je pense que c'est à ce moment-là
39:13que j'ai découvert ma voix.
39:14Vraiment, le bonheur intense
39:17de délivrer cette vibration vocale,
39:22c'était quelque chose de très magique.
39:24Une découverte aussi grâce à la spiritualité,
39:27d'une certaine manière.
39:28Oui, souvent ça commence comme ça.
39:30Enfin, en tout cas, dans l'histoire de l'humanité.
39:32En tout cas, vous chantez dans plusieurs langues différentes.
39:35Quelle impression ça fait ?
39:37Et puis, sur scène,
39:38est-ce que vous changez un petit peu de personnalité
39:41en fonction de la langue
39:42que vous avez choisie pour chanter, justement ?
39:47Alors, moi, j'ai le sentiment qu'à chaque fois que je chante une chanson,
39:52peu importe la langue dans laquelle je vais la chanter,
39:55ce n'est pas nécessairement la langue,
39:57mais davantage le message qu'on délivre,
40:00qui me fait changer de personnalité.
40:03Suivant l'histoire que je vais raconter,
40:06je vais rentrer dans un personnage.
40:08Donc, c'est le texte qui vous emporte plus que la langue ?
40:12Plus que la langue.
40:14Maintenant, si je vais chanter du Aretha Franklin,
40:19donc en anglais, bien sûr,
40:21ou si je vais chanter du Edith Piaf,
40:24il y a une sonorité, il y a une culture derrière la langue
40:28qui fait qu'il y a une attitude qui est différente.
40:32Voilà, mais au-delà de la langue même,
40:35c'est ce que porte la langue à travers le chant.
40:40C'est le message que vous chantez d'une certaine manière.
40:44Le message et évidemment l'énergie de la langue aussi
40:48et de la musique qui l'accompagne.
40:51Vous pouvez nous donner un petit exemple ?
40:54C'est-à-dire en live comme ça ?
40:55En live, chanter, improviser,
40:57choisir la langue d'abord de votre choix.
41:00On a assez de temps ?
41:01Ok, alors puisque j'ai choisi
41:05Aretha Franklin et Edith Piaf,
41:09je vais commencer par Edith Piaf.
41:13Ça ferait...
41:15Des yeux qui font baisser les miens,
41:23un rire qui se perd sur sa bouche,
41:27voilà le portrait sans retouche,
41:31de l'homme auquel j'appartiens.
41:36Quand il me prend dans ses bras,
41:40qu'il me parle tout bas,
41:43je vois la vie en rose.
41:47Il me dit des mots d'amour,
41:51des mots de tous les jours,
41:54et ça me fait quelque chose.
42:00Il est entré dans mon cœur,
42:03une part de bonheur,
42:06dont je connais la cause.
42:10C'est lui pour moi,
42:12moi pour lui dans la vie.
42:15Il me l'a dit,
42:17l'a juré pour la vie.
42:19Etc, etc, etc.
42:24En tout cas, ça me fait plaisir
42:25que vous partagiez votre voix en live
42:27avec notre public.
42:28Effectivement, vous vivez bien
42:30les paroles que vous chantez
42:32et puis l'instant présent,
42:34on le ressent.
42:34Et c'est une époque aussi.
42:36Au-delà de...
42:38On raconte...
42:39Donc, dans l'interprétation,
42:41j'ai choisi l'interprétation
42:42à la Édith Piaf.
42:44J'aurais pu faire une interprétation
42:45beaucoup plus actuelle,
42:47beaucoup plus...
42:48Mais moi, ça a été
42:49un de mes premiers exemples,
42:50Édith Piaf,
42:51une de mes preuves de chant,
42:53ma première preuve de chant,
42:54ça a été Édith Piaf.
42:55D'accord.
42:56Par l'observation.
42:57Après, il y a eu Barbara Sasson,
42:59il y a eu Aretha Franklin,
43:01il y a eu Ella Fitzgerald,
43:03il y a eu Whitney Houston.
43:05Voilà.
43:06Et maintenant,
43:08si je fais du Aretha Franklin,
43:11si je chantais,
43:12on serait carrément
43:13dans une autre dimension.
43:14Une autre interprétation
43:15qu'on peut aussi
43:17écouter tout de suite.
43:18Avec plaisir.
43:19On en profite,
43:20vous êtes là.
43:22You're no good heartbreaker.
43:26You're a liar and you're a cheer.
43:29And I don't know why
43:31I let you do these things to me.
43:35My friends keep telling me
43:37that you're running off good.
43:40Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh.
43:42But they don't know
43:43that I'd leave you if I could.
43:47I guess I'm on tight
43:49and I'm so clocked blue
43:51cause I'm never,
43:53I ain't never,
43:55I ain't never, no, no,
43:57love the man
43:59the way that I love you,
44:03You, you, you, you.
44:06So, like we see, there are several styles.
44:09Is there a musical style in which you feel more comfortable?
44:15The French song, particularly because it's a language that I have well understood,
44:21because it's the language with which I grew up.
44:24So, it's a repertoire that I've been able to enjoy with a lot of facilitation in all its nuances.
44:31And then, there's also the blues, because it's really the blues,
44:36like Aretha Franklin, for example, or Rhythm and Blues.
44:40So, there's this recharge of energy, like that.
44:43And then, the themes abordés in the blues,
44:46it's the suffering, it's the pain, the lack of the other,
44:51or the situations really difficult.
44:54And it's a real exutoire when you chant this genre of text, this genre of story.
45:00Especially when we live on the scene, effectively.
45:02Ah, yes.
45:03What did you want to pass the status of solist to the chef of choeur,
45:09in the chorale du bonheur, of course?
45:13Well, I wasn't predestined to that, like I wasn't predestined to chant.
45:22Enfin, predestined, when I say predestined, it's not something that I had chosen at the beginning.
45:27It was imposed on me as evidence.
45:29So, there are several happy hazards, but we don't believe in it.
45:34The destiny, in fact.
45:35Well, the muktob, exactly.
45:37The muktob, when things are there, they are there, and we welcome them.
45:43I chose to welcome them for my most great pleasure.
45:46And I hope for the pleasure of the people that I accompany within the chorale.
45:52I have even another chorale.
45:53On me asked to make another chorale encore.
45:55Enfin, two other chorales.
45:56But I think that already, if I am well in the two chorales that I'm in mind now,
46:02it's not bad.
46:03We'll see probably by the next time.
46:07Well, what did I mean?
46:09In fact, I've already made an atelier, in fact,
46:15within a group of companies,
46:18where I created a cohesion in groups,
46:25with new recruits, etc.
46:28And, in fact, I was really prise au jeu
46:33of working with the group,
46:36and that gave me a great pleasure.
46:39And a new dimension that I explored.
46:44And when Kenza m'a appelée,
46:47because it was she who called me spontaneously,
46:49Kenza Lahbabi,
46:50who is my partner at the Chorale du Bonheur,
46:53she called me and said,
46:56I wanted to create a chorale.
47:01And she talked a lot about you.
47:03I wanted to talk a lot about you.
47:05I wanted to talk a lot about you.
47:06I wanted to ask you a lot about it.
47:08I wanted to ask you a lot of questions,
47:10of course,
47:11I wanted to make sure that I could engage
47:13without having to put on the other side,
47:17the other side.
47:19And, from the moment when I was in agreement,
47:22I was launched in this new adventure.
47:26In this new adventure.
47:27In this new adventure.
47:28In this adventure, yes.
47:29You said often,
47:31in group,
47:32well,
47:33you're doing art therapy.
47:35It's a Chorale du Bonheur.
47:36So,
47:37talk a little bit about this process
47:40of guising
47:42that we can get through the art
47:44and then,
47:45music,
47:46also.
47:47Well,
47:48I can talk about the art in general.
47:50I'm very, very manual.
47:53I love to use my hands
47:54and do a lot of things with my hands.
47:57So,
47:58painting,
47:59painting,
48:00painting,
48:01painting,
48:02painting,
48:03painting.
48:04So,
48:05it's a great satisfaction.
48:07But,
48:08I'm going to talk specifically
48:10about the voice.
48:11The voice,
48:12it's a...
48:13I'm going to talk about my personal journey.
48:17The voice,
48:18for me,
48:19has been a point of entry
48:21to an incredible
48:24which has ceased to grow
48:26all along my life.
48:28And so,
48:29today,
48:30in fact,
48:31the chemin
48:32which has been proposed by La Vie
48:34to lead people
48:35to connect people
48:37to their voice
48:38to their voice.
48:39For me,
48:40it was just, in fact,
48:41a suite logical.
48:42I see that it's a suite logical.
48:43And,
48:44I do coaching vocal
48:47individually,
48:48of course,
48:49but,
48:50there where I have
48:52a great satisfaction,
48:53it's when I conduise
48:54several people.
48:56Why?
48:57Well,
48:58the impact
48:59of the chant,
49:00in fact,
49:01I touch
49:03more people.
49:04And so,
49:06when I'm with this chorale,
49:10this chorale,
49:11in fact,
49:12it's a...
49:13How would I say?
49:15The first thing,
49:16it's to know that,
49:17already,
49:18the fact of chanting,
49:19it's a stress,
49:20it's a stress,
49:21it's a cortisol.
49:23And the fact of chanting,
49:26the advantages of the chant,
49:28the chant,
49:29it's all the pleasure
49:31that it can bring
49:33and it liberates
49:35the endorphins,
49:36the cytosine,
49:38the dopamine,
49:39all this which ends
49:40in,
49:41which are
49:42hormones
49:43of well-being,
49:44and which are
49:46very good
49:47for the immune system.
49:48So,
49:49I think,
49:50if all the people
49:51can profit,
49:52a maximum of people
49:53can profit,
49:54it's all beneficial.
49:55So,
49:56there's a difference
49:57between just
49:58well-chanted
49:59and chanted
50:00to heal?
50:01Well,
50:02to heal,
50:03to heal,
50:04to heal,
50:05to do well.
50:06Well,
50:07well-chanted,
50:08it's well-executed
50:09a song,
50:10etc.
50:11I want to say,
50:12in the absolute,
50:13in the absolute,
50:14in the art therapy,
50:15well-chanted,
50:16well-chanted,
50:18for me,
50:19as a vocal coach,
50:21it's,
50:23just to touch
50:25his emotions.
50:26It's that,
50:28well-chanted.
50:29There are people
50:30who don't have a voice
50:31very well-chanted,
50:32but they're just
50:33people who chant
50:34just,
50:35but who deliver
50:37a message.
50:38For me,
50:39they already chant well.
50:40So,
50:41it's a technical aspect.
50:43So,
50:44this partage
50:45with the public
50:46which is important,
50:47this exchange
50:48of emotions.
50:49Yes,
50:50it's that,
50:51there,
50:52it's connected to
50:53those emotions.
50:54Chanter
50:55for a pleasure,
50:56it's a condition
50:57for well-chanted.
50:59D'accord.
51:00So,
51:01everything is liable.
51:02Yes,
51:03everything is liable,
51:04in fact.
51:05But in the art therapy,
51:06in the art therapy
51:07for the coup,
51:09we don't forget
51:10to well-chanted.
51:11It's a thing
51:13that is
51:14that is
51:15the little
51:16critic
51:17inside
51:18who tells
51:19you,
51:20you're not just,
51:21you're not a voice,
51:22you're not a voice.
51:23It's a thing
51:24that is
51:25you're not a voice.
51:26You're not a voice.
51:27There is
51:29the intérêt
51:30of the chant.
51:31D'accord.
51:32Before we finish,
51:34very quickly,
51:35in 30 seconds,
51:36what would you define
51:37today's song
51:38which would you define
51:39you,
51:40you're not a voice.
51:43I'll come back to my first love.
51:45My first love,
51:46it's Edith Pia.
51:48It's a song
51:49that is related to this path
51:52that we walk in life
51:54when we arrive
51:55at a certain age
51:56and we say
51:57in fact
51:58all that I've done,
51:59I'm happy
52:00and happy
52:01I'm happy
52:02to have done
52:03and I'll continue
52:04Inch'Allah.
52:05And so,
52:06I'd like to choose
52:07a song
52:09where it's not a question
52:10to come back to the past
52:11and to be there
52:13in the present moment
52:14and then to be there
52:15by what life
52:16brings us to.
52:19And so,
52:20I'd like to choose
52:21I regret nothing
52:22of Edith Piaf.
52:23Thank you very much,
52:24Maria Waksa.
52:25It was a pleasure
52:26to be invited this evening.
52:27Thank you very much,
52:28Maryam.
52:29I remember
52:30you are a professional
52:31coach vocal
52:32and practitioner
52:33in art therapy.
52:34It was a pleasure.
52:36Thank you very much.
52:37It's the end of the culture
52:38for this show.
52:39I wish you a very good evening.
52:40Thank you very much.
52:41That's also the end of this journal.
52:44Thank you for following us in a few moments.
52:46in a few more points on the actuality.
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