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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 29/03/2026
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00:15Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur Median TV, merci de nous rester fidèles.
00:20Voici les titres de votre journée.
00:24Onzième sommet des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, le Maroc, invité d'honneur, défend une vision claire,
00:32celle d'une coopération sud-sud fondée sur le partenariat et la solidarité. On en parle dans un instant.
00:40Israël et l'Iran continuent à se bombarder. Les rebelles houthis du Yémen s'engagent aux côtés de Téhérans qui
00:46visent les pays du Golfe.
00:48L'escalade se poursuit au Moyen-Orient. Des frappes dans toute cette région où les Etats-Unis renforcent leur présence
00:56militaire.
00:59Sur un autre front, l'allié des Américains, Israël, continue de mener des frappes au Liban, où l'un de
01:05ses soldats a été tué aujourd'hui lors du combat contre le Hezbollah.
01:09La veille, trois journalistes libanais ont été tués dans le sud du pays.
01:17Le Maroc est donc à l'honneur à Malabo. Nous sommes dans la capitale équato-guinéenne, invité spécial du sommet
01:25des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
01:28Le Royaume défend une vision claire, celle d'une coopération sud-sud fondée sur le partenariat et la solidarité.
01:38A Malabo, en Guinée équatoriale, le Maroc s'impose comme un acteur incontournable.
01:44Invité d'honneur du 11e sommet de l'Organisation des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique,
01:50le Royaume confirme son rôle central dans les dynamiques de coopération entre pays du Sud.
01:57Un positionnement porté par Sa Majesté le Roi Mohamed VI est relayé ici par le ministre des Affaires étrangères, Nasser
02:04Bourita.
02:04L'OACP est aujourd'hui une des formes institutionnelles les plus abouties de la coopération sud-sud.
02:15Et c'est dans cet esprit que le Maroc apporte ce sommet et se réjouit d'en être l'invité
02:21d'honneur.
02:23Sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, le Maroc a fait le choix stratégique, cohérent et irréversible
02:32de son ancrage à l'Afrique.
02:34Et de la coopération sud-sud, non comme un slogan, mais comme une doctrine fondamentale de sa politique étrangère.
02:44Une doctrine qui défasse les cadres bilatéraux exclusifs vers une vision diversifiée, intégrée et dynamique des partenaires.
02:59Un message clair, la coopération sud-sud n'est pas un slogan, mais une véritable stratégie.
03:06Une approche qui privilégie le partenariat, dépasse les logiques d'assistanat et mise sur des relations équilibrées.
03:12Dans un contexte mondial en plein mutation, Rabat appelle à renforcer le rôle de cette organisation qui célèbre cette année
03:19ses 50 ans.
03:21Objectif, faire entendre la voix des pays du sud dans la construction d'un nouvel ordre économique mondial, plus équilibré
03:28et plus souverain.
03:32Après Malabo, nous sommes à Tangier, la ville du Détroit, capitale économique de l'Afrique.
03:39Le temps d'une semaine, experts et hauts responsables de notre continent se réunissent et y préparent la 58e session
03:47de la Commission économique pour l'Afrique.
03:49L'objectif est d'accélérer l'intégration africaine.
03:55En accueillant ces travaux préparatoires de la 58e session de la Commission économique pour l'Afrique, le Royaume mise sur
04:03sa position géographique à la croisée des échanges entre l'Afrique, l'Europe et l'Atlantique.
04:09L'objectif est clair, transformer cet atout en véritable leadership continental.
04:14Cela prouve que le Maroc est toujours un pays crédible, un pays qui a une vocation et une place particulière
04:21sur la scène internationale,
04:23et ce qui reflète vraiment le leadership de Saint-Marie-Stu le Roy que Dieu l'assiste.
04:28Sur place, experts et décideurs peaufinent les voies de l'intégration.
04:32Le chemin reste toutefois semé d'embûches, endettements des États, croissances en dons de scie et barrières protectionnistes.
04:40Pour lever ces verrous, les experts de la Commission mise sur la Zélékaf.
04:45Quand les pays continuent à commercer plus entre eux, quand on réduit les exploitations et la dépendance par rapport au
04:53monde extérieur,
04:54en considérant l'Afrique comme étant une zone, je pense qu'on règle beaucoup de problèmes.
04:57Les bases sont jetées ici même à Tangier.
05:00Les 2 et 3 avril prochains, ministres et décideurs africains se retrouveront pour transformer le potentiel de la Zélékaf en
05:07résultat concret pour le continent.
05:11Aux Etats-Unis, l'analyste américain Michael Rubin affirme que le soutien des Nations Unies au plan d'autonomie marocain
05:19marque en tournant,
05:20en tournant dans l'évolution du dossier du Sahara, l'appel au démantèlement des camps de Tindouf.
05:27Nasser Nounay.
05:30A l'international, les appels se multiplient pour une révision de la situation des camps de Tindouf,
05:35notamment suite à la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies relatif au Sahara marocain
05:40et le soutien de plusieurs pays à l'initiative marocaine, considérant le plan d'autonomie marocain comme étant le plus
05:46réaliste.
05:47Aux Etats-Unis, l'analyste américain Michael Rubin affirme que le soutien des Nations Unies au plan d'autonomie marocain
05:53marque un tournant.
05:54Dans sa nouvelle tribune sur le Middle East Forum, Michael Rubin appelle au démantèlement de ces camps et avance plusieurs
06:00faits.
06:00Dans les camps de Tindouf, les conditions de vie seraient préoccupantes.
06:04Plusieurs rapports évoquent une situation humanitaire difficile, marquée par de la précarité, mais aussi des pressions sur les populations.
06:10Michael Rubin remet également en question la légitimité de ces camps en pointant le flou autour du nombre réel de
06:17séquestrés par le Front Polisario.
06:19Selon les chiffres avancés, les camps n'abriteraient que près de 40 000 personnes contre les 173 000 revendiquées par
06:25Alger.
06:26Les chiffres seraient gonflés pour détourner l'aide internationale.
06:29Plusieurs rapports européens ont déjà pointé des irrégularités.
06:32L'Office européen de lutte antifraude avait même documenté des cas de détournement.
06:36Outre cette illégitimité, Michael Rubin estime que le maintien des camps aggrave la souffrance humanitaire présente.
06:42Il appelle les Nations Unies à agir pour permettre aux séquestrés souhaitant partir de pouvoir le faire en toute liberté.
06:48Michael Rubin conclut son article en déclarant que le statu quo de ces camps ne répond pas à une logique
06:53humanitaire, mais à des intérêts politiques.
06:57L'article de Michael Rubin appelle donc à la fermeture des camps de Tindouf.
07:03Il accuse le Front Polisario de détenir les résidents en otage et de gonfler les chiffres afin de détourner l
07:11'aide internationale.
07:12Cher Kavir Oudani est expert en relations internationales et géostratégies.
07:17Il est revenu sur les enjeux géopolitiques liés à une éventuelle fermeture des camps de Tindouf.
07:23Ensemble, nous l'écoutons.
07:25De point de vue du droit international, comme vous le savez, la situation des camps de Tindouf se lève plusieurs
07:30problématiques.
07:31Major a commencé par une anomalie persistante, à savoir l'absence de recensement officiel des populations par le Haut-Commissariat
07:37des Nations Unies pour les réfugiés,
07:40malgré les appels répétés du Conseil de sécurité dans plusieurs résolutions, notamment la résolution 2440, 2468, 2548, et plus récemment
07:49la dernière résolution 2797.
07:52Bien sûr, cette absence n'est pas anodine.
07:54Il empêche toute traçabilité de l'aide humanitaire et toute garantie fictive du droit fondamental des populations,
08:01ce qui pose une question de conformité aux standards internationaux en matière de protection des réfugiés et des séquistrés.
08:07Deux éléments fondamentaux à mon sens.
08:09D'abord, il y a la responsabilité de l'État hôte, qui est l'Algérie,
08:12parce qu'en vertu du droit international, et notamment la Convention 1951, c'est à l'État algérien, sur le
08:20territoire duquel se trouvent les camps,
08:23en l'occurrence bien évidemment l'Algérie, d'assurer la protection juridique des populations.
08:27Or, dans les faits, cette responsabilité, malheureusement, est déléguée à un acteur non étatique,
08:32qui est le Front Polisarius, qui crée une situation juridiquement atypique et contestable.
08:38Troisièmement, et c'est un point très important, il y a une démotion sécuritaire que l'on ne peut plus
08:42ignorer avec le temps,
08:44c'est qu'on se sent transformé en ce que l'on pourrait qualifier de biotopes de menaces hybrides,
08:49dans un environnement sahib ou saharien, comme vous le savez, marqué par la montée du terrorisme,
08:55du trafic illicite, des organisations transnationales et transfrontalières, avec des zones grises.
09:01Donc, d'ailleurs, plusieurs rapports à l'échelle internationale ont évoqué des risques de radicalisation,
09:06des connexions et des réseaux opérant dans le Sahel, et même dans des cas documentés d'enrôlement des mineurs,
09:13ce qui constitue une violation grave du droit international, humanitaire,
09:18notamment des conventions relatives aux enfants dans les conflits armés.
09:22Et sur le plan politique, la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies
09:28consacre clairement l'initiative marocaine d'autonomie, combat sérieuse et crédible,
09:32pour une solution durable. Et dans ce cadre, le maintien des camps dans leur forme tactuelle
09:37apparaît en décalage avec la dynamique internationale, car il perpétue une situation d'exception
09:43au lieu de favoriser une solution politique.
09:46Et en définitive, la fermeture ou la transformation de ces camps n'est pas seulement une question humanitaire,
09:52je pense que c'est une exigence juridique, sécuritaire et politique alignée
09:57avec les résolutions des Conseils de sécurité des Nations Unies
10:00et avec la nécessité de stabiliser durablement la région et la seule région.
10:05On poursuit cette édition avec notre chapitre consacré à la guerre au Moyen-Orient.
10:27Je vous l'annonçais dans les titres, l'escalade se poursuit, elle se poursuit au Moyen-Orient,
10:32au moins après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
10:37Le front s'élargit, les rebelles houthis du Yémen, soutien de Téhéran,
10:41ont depuis hier mené deux attaques de missiles contre Israël.
10:45Ils disent viser plusieurs objectifs vitaux et militaires du pays.
10:52Israël, qui n'a pas encore réagi à ces frappes des rebelles houthis du Yémen,
10:58continue de son côté à mener des frappes sur l'Iran.
11:02Plusieurs attaques ont visé aujourd'hui Téhéran.
11:04L'Iran riposte aussi en ayant dans son viseur les pays du Golfe.
11:09L'Iran qui a revendiqué des attaques contre deux des fonderies d'aluminium
11:14les plus importantes du monde, au Bahreïn, aux Émirats arabes unis.
11:19Les gardiens de la révolution menacent désormais de cibler les universités américaines au Moyen-Orient
11:25après avoir fait état de la destruction de deux universités en Iran par des frappes israélo-américaines.
11:34Et dans ce contexte, nous venons de le voir, il n'y a aucun signe d'apaisement.
11:39C'est toute une région qui s'embrase.
11:41Les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région
11:45avec l'arrivée de son navire d'assaut amphibie Tripoli.
11:49Selon le Washington Post, le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines
11:54sur le terrain en Iran.
11:56Selon ces sources, de telles opérations n'iraient pas jusqu'à une invasion à grande échelle de l'Iran.
12:05Sur un autre front, l'allié des Américains, Israël, continue de mener des frappes au Liban
12:11où l'un de ses soldats a été tué aujourd'hui lors de combats contre le Hezbollah.
12:16La veille, trois journalistes libanais ont été tués par Tshal dans le sud du pays.
12:22C'est un crime de guerre, dénonce le président libanais.
12:25Depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah,
12:29plus de 1000 personnes ont été tuées dans le pays du Sèdre.
12:32Rachid Farhan.
12:35Dans le sud du Liban, une voiture calcinée, du matériel de presse éparpillé
12:40et des gilets pare-balles marqués du mot « presse ».
12:43C'était si à Jizine que trois journalistes libanais ont été tués dans une frappe israélienne.
12:49Selon l'armée israélienne, l'un des journalistes visés appartenait à l'unité d'élite du Hezbollah,
12:55une version contestée côté libanais.
12:57Le président libanais Joseph Aoun dénonce un crime flagrant qui viole toutes les normes
13:03et tous les traités en vertu desquels les journalistes bénéficient d'une protection internationale en temps de guerre.
13:10Sur place, l'émotion est vive parmi les confrères.
13:16Voilà la réalité d'Israël lorsqu'il cible des journalistes.
13:19Le mot « presse » est écrit dans toutes les langues.
13:22Qui les protège ? Où sont les lois internationales ?
13:25Que le monde entier sache qu'Israël tue sans distinction des enfants, des civils et des journalistes.
13:32Et les frappes se poursuivent, attirent des colonnes de fumée, s'élèvent au-dessus de la ville.
13:37Sur les collines et près du littoral, les bombardements israéliens laissent derrière eux des panaches noires,
13:44visibles à plusieurs kilomètres.
13:47Depuis le début de la guerre, le 2 mars, le bilan humain ne cesse de s'allourdir.
13:51Plus de 1 100 morts au Liban, selon les autorités.
13:54Dans le secteur de la santé, 51 personnes ont été tuées,
13:5846 secouristes et 5 membres du personnel médical.
14:02Le ministère de la Santé dénonce également 75 attaques contre les services de secours et les hôpitaux.
14:09Face au bombardement, des centaines de milliers de Libanais ont fui.
14:13À Beyrouth, les déplacés vivent dans des tentes de fortune ou dans leurs voitures.
14:21Cela fait presque un mois que nous sommes déplacés.
14:24Nous ne savons pas ce que nous allons faire.
14:26Si la guerre s'arrête mais que nous ne pouvons pas rentrer, que devons-nous faire ?
14:30Nous espérons que la guerre prendra fin et que nous pourrons retourner chez nous.
14:36Entre frappes, exode massif et tensions régionales croissantes,
14:40le Liban s'enfonce un peu plus dans la guerre.
14:42Et pour les civils, comme pour les journalistes, le danger est désormais omniprésent.
14:49On est encore loin de la désescalade au Moyen-Orient.
14:54La diplomatie peine à faire taire les armes.
14:57La guerre des monts se poursuit.
14:59L'économie mondiale vacille.
15:01Et il n'y a jusqu'ici aucun signe d'apaisement.
15:04Un mois s'est écoulé depuis les premières frappes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran.
15:12Un conflit qui a profondément déstabilisé la région, perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales
15:17et provoqué une flambée des prix du pétrole, alors que le détroit stratégique d'Hormuz reste sous tension.
15:23Le 28 février dernier, Donald Trump, président des Etats-Unis, fixait cinq objectifs de guerre.
15:28Mais aujourd'hui, leur atteinte reste floue, malgré des frappes qui auraient, selon plusieurs experts,
15:33fortement affaibli les capacités militaires iraniennes.
15:36Washington maintient une double stratégie entre pression maximale et ouverture diplomatique.
15:45Nous pensons que des discussions pourraient avoir lieu dès cette semaine.
15:49C'est un signe très positif.
15:51Nous exerçons une forte pression, mais nous restons engagés pour une solution diplomatique.
15:57Sur le plan militaire, les Etats-Unis se veulent confiants.
16:04Nous pouvons atteindre tous nos objectifs sans troupes au sol.
16:08Nous sommes même en avance sur la calendrier.
16:13Washington a proposé un plan de paix en 15 points, incluant l'arrêt de l'enrichissement d'uranium par l
16:18'Iran,
16:19un plan aussitôt refusé par Téhéran du côté iranien.
16:22Le temps est ferme.
16:24L'Iran va faire payer un lourd prix en représailles aux crimes israéliens.
16:29Sur le plan économique, Téhéran maintient également sa pression.
16:33Si les Etats-Unis mettent le pied sur le sol iranien, le prix du pétrole atteindra au minimum 150 dollars.
16:40L'Iran se dit prêt à poursuivre ses attaques, tout en continuant, par ailleurs,
16:45à tirer des missiles vers Israël et les pays du Golfe, abritant des bases américaines.
16:49Pendant ce temps, Donald Trump hausse le temps.
16:54L'Iran n'est plus le bully du Moyen-Orient.
16:58Ils sont en fuite, nous les frappons durement, ils veulent négocier.
17:03Alors, se dirige-t-on vers la fin de la guerre ou vers une nouvelle phase plus dangereuse,
17:07si le Wall Street Journal annonce que la Maison-Blanche envisagerait l'envoi de plus de 10 000 soldats au
17:13sol dans les prochains jours ?
17:14Pour l'heure, aucune issue n'est en vue et le monde retient son souffle.
17:35En France, le ministre de l'Intérieur a fait hier le lien entre l'attentat déjoué visant à Paris la
17:43Bank of America et la guerre au Moyen-Orient.
17:46Laurent Nunez y voit des similitudes entre cette action et les opérations menées ces derniers jours dans d'autres pays
17:53européens
17:54et revendiquées par Raqqat Achab al-Yamin al-Islamayi à part en groupuscule à l'origine ces derniers jours de
18:02plusieurs attaques
18:03contre la communauté juive en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
18:07Il a aussi donné quelques indications sur l'homme interpellé en affirmant qu'il était un délinquant de droit commun.
18:17Sur notre continent, au Mali, face à la presse, le ministre de l'Entrepreneuriat, de l'Emploi et de la
18:24Formation Professionnelle
18:26a fait le bilan des emplois créés et perdus durant l'année dernière.
18:30Mohamed Danyouk.
18:30Au sein de la Prémature, le ministre de l'Emploi, accompagné de son homologue de la Communication,
18:36a entretenu la presse sur le bilan des emplois créés en 2025.
18:40Selon Homo Salsec, le nombre d'emplois créés en 2025 est la meilleure performance de ces cinq dernières années.
18:47Notre pays, en 2025, a enregistré la création de 69 298 emplois bruts,
19:03tandis que 3795 emplois ont été perdus.
19:12Cela donne un solde net positif de 65 503 emplois.
19:21Ce résultat, selon elle, s'explique par le dynamisme du secteur public qui a généré 40 566 emplois,
19:28soit 59% des emplois créés, et le secteur privé a généré 28 732 emplois.
19:34Mais les résultats du secteur privé restent en déçà de ceux de 2024,
19:39où le secteur avait réussi à créer 32 282 emplois.
19:43Cette tendance traduit un environnement économique encore fragile,
19:50marqué par une prudence des entreprises face aux investissements et des tensions dans certains secteurs d'activité.
20:02Ces résultats, au-delà du département de l'emploi, sont à mettre au crédit de l'ensemble du gouvernement
20:07et du président de la transition qui ont initié des réformes qui portent aujourd'hui des fruits.
20:12Performance qui honore tous les gouvernements.
20:15Je voudrais ici saluer son leadership, son engagement et sa détermination
20:20qui vont certainement, durablement, améliorer les conditions d'accès à l'emploi dans notre pays.
20:27Pour Oumousal Sec, le solde positif net confirme la solidité des politiques publiques en matière d'emploi,
20:34l'impact structurant des investissements publics, ainsi que l'efficacité des mécanismes d'insertion professionnelle.
20:42Parlons à présent du projet d'initiative régionale africaine pour la résilience en matière d'éducation climatique,
20:49projet officiellement lancé à Dakar.
20:52Le Sénégal bénéficie de ce programme qui mise sur l'intégration structurée de l'éducation au changement climatique.
21:00Daudosau et Moussanière.
21:04Élèves, enseignants, acteurs éducatifs et de la société civile, des décideurs entre autres,
21:10tous réunis à l'occasion du lancement au Sénégal du projet ARIS,
21:15African Regional Resilience Initiative on Climate Education.
21:18Ce programme relève le défi de l'intégration de l'éducation au changement climatique à l'école.
21:25À travers le renforcement de capacité des enseignants, l'expérimentation dans des écoles pilotes
21:31et la mise en réseau des acteurs éducatifs et scientifiques,
21:35ARIS pose les bases d'une intégration structurée et progressive de l'éducation climatique dans notre système éducatif.
21:43Et il est en parfaite cohérence avec les engagements internationaux du Sénégal,
21:49notamment dans le cadre de l'accord de Paris, de l'action pour l'autonomisation climatique
21:53ainsi que des objectifs de développement durable, en particulier les ODD 4 et 13.
21:59L'éducation constitue ainsi un levier essentiel dans le combat climatique,
22:03d'où la nécessité d'inculquer aux apprenants l'éducation environnementale.
22:07Le projet ARIS est mis en oeuvre au Sénégal par Enda Énergie.
22:12ARIS vient pour appuyer les orientations stratégiques du Sénégal,
22:18notamment en matière d'éducation au développement durable et à la résilience climatique.
22:23À l'échelle locale, il se traduira par des actions concrètes au sein des écoles,
22:28en lien étroit avec les enseignants, les élèves et les communautés.
22:32Donc il y a trois composantes là-bas.
22:33Les enseignants qui sont responsables de transmettre le savoir,
22:39les élèves parce que c'est eux et elles les récipients,
22:44les récipiendaires et puis les communautés.
22:46Ce programme, porté au niveau régional par l'Office for Climate Education,
22:51a pour vocation de favoriser l'action climatique dans les établissements scolaires,
22:56ce qui peut passer par l'adaptation ou encore par l'atténuation.
23:00Comment réduire notre impact carbone et limiter le réchauffement climatique ?
23:06Ça va passer par un travail sur les énergies, comment consommer moins d'énergie,
23:11comment consommer des énergies renouvelables.
23:13Ça peut passer par l'alimentation, ça peut passer par les transports, par beaucoup de moyens.
23:18Puis l'autre volet important à développer dans un projet éducatif comme ça, c'est l'adaptation.
23:22C'est-à-dire comment, à travers des initiatives qui sont portées par les jeunes, portées par l'école,
23:28comment aider les communautés et les familles à devenir plus résilientes,
23:32plus résistantes au changement climatique.
23:35Le projet ARIS, déjà développé au Kenya et à l'île Maurice,
23:40vient d'être officiellement lancé au Sénégal.
23:42Il vise à intégrer une éducation au changement climatique de qualité
23:46dans les systèmes éducatifs nationaux à travers l'Afrique,
23:49de façon inclusive et orientée vers des solutions.
23:56Au Mexique, une marée noire frappe de plan fouet les communautés de pêcheurs
24:01entre chutes de ventes, inquiétudes sanitaires et catastrophes écologiques.
24:06C'est toute une économie locale qui va s'y ababacar.
24:11Détectée début mars, une marée noire qui s'étend sur plus de 600 kilomètres
24:16a envahi le golfe du Mexique.
24:17Elle touche les états de Veracruz et Tabasco,
24:20ainsi que plusieurs zones naturelles protégées.
24:23Les autorités évoquent un navire non identifié comme source possible
24:26et indiquent que des centaines de tonnes d'hydrocarbures ont déjà été récupérées.
24:31Cette marée perturbe une période essentielle pour les pêcheurs mexicains.
24:35En pleine saison de carême, moment clé où la consommation de poissons
24:39augmente fortement dans ces pays majoritairement catholiques,
24:43les captures chutent et les clients se font rares.
24:46Nous avons beaucoup prié pour que le pétrole ne nous atténue pas,
24:51qu'il n'arrive pas jusqu'ici parce que nous comptions sur cette saison.
24:56Dans le port de Veracruz, les marchés de poissons tournent au ralenti,
25:00les étals restent remplis, mais les clients hésitent.
25:06Avec cette marée noire, ça a forcément un impact car il y a moins de monde.
25:11La première chose qu'on me demande, c'est si c'est dangereux de manger le poisson que je vends.
25:15Je réponds, non, bien sûr que non.
25:17Je pense que si c'était le cas, beaucoup de gens seraient déjà malades,
25:21mais ce n'est pas le cas.
25:25Habituellement, cette période permet aux pêcheurs de compenser les pertes du reste de l'année.
25:30A Salinas, petite communauté côtière de l'état de Veracruz,
25:34les pêcheurs ramassent les résidus d'hydrocarbures échoués sur les plages.
25:38Le sable, les rochers, mais aussi les filets et les équipements sont contaminés.
25:43La faune est également touchée.
25:46Les ONG alertent sur des dégâts écologiques plus larges, notamment sur les récifs.
25:54Les dégâts prendront des années, des années pour que la pêche et tout le reste se rétablissent.
25:59L'impact sera énorme pour nous.
26:03Alors que les opérations de nettoyage se poursuivent,
26:06l'incertitude demeure totale pour ces communautés,
26:09suspendues à une mer désormais synonyme d'inquiétude.
26:15On est toujours ensemble sur Médien TV.
26:18Votre matinale se poursuit et c'est le moment de feuilleter la presse avec Dynamo.
26:29Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Médien TV.
26:33Voici les principaux titres de l'actualité nationale et internationale
26:37qui ont marqué cette semaine.
26:39A la une de cette édition, le Maroc met en place un mécanisme inédit de rémunération des journalistes
26:47pour leurs droits d'auteur, selon Le Matin.
26:50Doté d'une enveloppe d'environ 30 millions de dirhams,
26:54il prévoit de verser 70% aux journalistes et 30% aux entreprises de presse.
27:00Seuls les articles à forte valeur ajoutée, tels que les enquêtes, les analyses et les décryptages,
27:08seront concernés et le dispositif sera déployé progressivement, en commençant par la presse écrite.
27:15Cette initiative vise à reconnaître et à valoriser le travail journalistique,
27:20tout en soutenant la production de contenus de qualité.
27:24Le Maroc poursuit sa transition démographique.
27:28D'ici 2040, près de 70% de la population vivra en ville,
27:33avec une concentration accrue dans les grandes régions,
27:37telles que Casablanca-State, Rabassalé-Kénitra ou Marrakech-Safi, d'après le brief.
27:44En parallèle, le pays se vieillit rapidement.
27:47La part des plus de 60 ans pourrait atteindre 20% de la population,
27:52contre 14% aujourd'hui, posant des défis pour santé et la protection sociale, détaille l'article.
28:01La taille des ménages diminue, tandis que leur nombre augmente,
28:05reflétant une évolution des modes de vie et des besoins au logement et services.
28:10On poursuit avec le Conseil économique, social et environnemental au Maroc,
28:14qui alerte sur la situation des transports en milieu rural.
28:19Malgré des progrès récents, de nombreuses zones restent mal desservies,
28:24freinant l'accès à l'emploi, aux services essentiels et au développement local,
28:29rapporte le Maroc diplomatique.
28:31Le Conseil économique, social et environnemental préconise une refonte complète du modèle,
28:36avec des infrastructures adaptées, un meilleur maillage des lignes
28:40et une intégration des villages au pôle économique.
28:43Selon l'institution, ces réformes sont indispensables pour freiner l'exode rural
28:48et stimuler l'économie locale.
28:51Place à présent à l'actualité internationale, d'après Science & Vie,
28:56la NASA change de stratégie pour ses missions lunaires.
29:00Elle abandonne la station orbitale Gateway
29:02et concentre plus de 20 milliards de dollars sur la construction d'une base habitée au sol,
29:09près du pôle sud de la Lune.
29:11Cette base servira de station permanente pour les astronautes
29:15et de plateformes expérimentales pour la vie extraterrestre,
29:19tout en préparant les futures missions vers Mars.
29:22L'agence américaine cherche ainsi à simplifier la logistique
29:26et sécuriser sa présence sur la Lune,
29:29tout en posant les bases d'une exploration spatiale durable.
29:33Et enfin, la maîtrise de l'intelligence artificielle devient incontournable.
29:39Aucun étudiant ne peut aujourd'hui se permettre de ne pas savoir utiliser ces outils,
29:44qui sont intégrés dans tous les domaines,
29:47de la recherche au service, selon l'article de Sud-Ouest.
29:51Les écoles et universités doivent désormais intégrer l'intelligence artificielle dans les cursus,
29:56enseigner son usage éthique et pertinent
30:00et préparer les jeunes à un marché du travail transformé.
30:04Cette compétence devient aussi essentielle que savoir lire, écrire ou compter
30:10et représente un enjeu clé pour l'avenir professionnel des nouvelles générations,
30:15selon l'article.
30:16C'est la fin de cette édition.
30:18Merci de l'avoir suivie.
30:20Très bonne suite des programmes sur Médian TV.
30:24Et dans une poignée de secondes, un nouveau point sur l'actualité.
30:34L'essentiel de l'actualité, un bref et un image.
30:37Et on démarre ce flash à Malabo, la capitale équato-guinéenne,
30:41qui accueille le 11e sommet de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
30:47Le Maroc en est l'invité d'honneur.
30:49Sommet qui coïncide avec le 50e anniversaire de l'organisation.
30:54Le Royaume y est représenté par son ministre des Affaires étrangères,
30:58qui a réaffirmé l'engagement indéfectible du Maroc en faveur d'une coopération Sud-Sud,
31:04renouvelée pour Nasser Abouïta.
31:06Cette politique, tant soutenue par sa majesté le roi Mohamed VI, n'est pas un slogan,
31:12mais une doctrine, une doctrine qui préfère le partenariat à l'assistanat.
31:17Il a appelé l'EACP à devenir la voie collective qui défend un nouvel ordre économique plus sécurisé,
31:25plus durable et plus paisible, fondé sur le respect mutuel et la coopération concrète.
31:32Pendant ce temps, l'escalade se poursuit.
31:35Elle se poursuit au Moyen-Orient, un mois après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
31:41Le front s'élargit.
31:43Les rebelles houthis du Yémen, soutien de Téhéran, ont depuis hier mené deux attaques de missiles contre Israël.
31:50Ils disent viser plusieurs objectifs vitaux et militaires du pays.
31:57Israël, qui n'a pas encore réagi à ces frappes des rebelles, houthis continue de son côté à mener des
32:03frappes sur l'Iran.
32:04Plusieurs attaques ont visé aujourd'hui Téhéran.
32:07L'Iran riposte aussi en ayant dans son viseur les pays du Golfe.
32:11Il a revendiqué des attaques aujourd'hui contre deux des fonderies d'aluminium les plus importantes du monde,
32:18aux Bahreïn et aux Émirats arabes unis, les gardiens de la révolution qui menacent désormais de cibler les universités américaines
32:26au Moyen-Orient
32:27après avoir fait état de la destruction de deux temples du savoir en Iran par des frappes américano-israéliennes.
32:37Le navire américain d'assaut amphibie Tripoli est arrivé au Moyen-Orient.
32:43C'est ce qu'a annoncé ce samedi le commandement militaire des États-Unis pour cette zone au moment où
32:49les spéculations battent leur plainte
32:52sur le déploiement potentiel de troupes américaines sur le territoire iranien.
32:59Et enfin au Liban, sachez que trois journalistes ont été tués hier dans le sud du pays par une frappe
33:05qui a visé leur voiture dans la région de Jezin,
33:09éloignée de la frontière dans le sud du pays, selon une source militaire et les médias pour lesquels ils travaillaient.
33:15Le secteur de la santé est aussi durement touché par l'offensive israélienne depuis que le Liban a été entraîné
33:22le 2 mars
33:22dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-Iranien contre Israël.
33:28Plus de 2 000 personnes ont été tuées.
33:33La presse au flash place à l'essentiel de l'actualité économique, c'est avec Nasser Limnaï.
33:45On débute ce journal avec un constat de l'économie marocaine.
33:49Selon le Fonds monétaire international, l'économie du pays continue de faire preuve de résilience.
33:54Malgré les chocs récents, le royaume maintient une stabilité globale, soutenue par les investissements publics et la diversification de son
34:01économie.
34:02Toujours au Maroc, le pays accélère sa transition énergétique avec des avancées concrètes.
34:06Plus de 937 villages ont été électrifiés, tandis que les énergies renouvelables représentent désormais 45,5% de la production
34:14électrique nationale.
34:15Cette progression repose notamment sur le développement du solaire et de l'éolien, mais aussi sur l'extension du réseau
34:21dans les zones rurales.
34:22Un levier important pour réduire la dépendance énergétique du pays, tout en améliorant les conditions de vie et en soutenant
34:28l'activité économique locale.
34:31Le Maroc renforce significativement son réseau routier dans le cadre de sa stratégie de développement économique.
34:37Selon les dernières orientations, l'objectif est d'améliorer la connectivité entre les régions, notamment rurales,
34:42afin de réduire les inégalités territoriales et faciliter la circulation des biens et des personnes.
34:47Concrètement, ces investissements permettent de diminuer les coûts logistiques,
34:51qui représentent un facteur déterminant pour la compétitivité des entreprises marocaines,
34:56entre autres dans le secteur agricole et industriel.
34:58Ils accompagnent également les grands projets structurants du royaume,
35:01en assurant une meilleure intégration des territoires dans les circuits économiques nationaux.
35:06Dernière information concernant le Maroc,
35:08le ministère de l'Industrie lance l'édition 2026 de son programme d'accompagnement des entreprises.
35:13Les autorités sélectionneront les entreprises industrielles à fort potentiel,
35:17afin de leur assurer un développement optimal.
35:20Au programme, améliorer leur organisation, solidifier la structuration de leurs activités,
35:24et surtout faciliter leur accès au marché de capitaux.
35:27Le dispositif propose également un accompagnement sur le mindset entrepreneurial,
35:31c'est-à-dire la capacité d'une entreprise à détecter les opportunités,
35:35prendre des initiatives et s'adapter rapidement aux aléas du marché.
35:38Les entreprises sélectionnées bénéficieront de formations collectives dans tous ces domaines,
35:42l'apprentissage se fera notamment via des ateliers pratiques.
35:46Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 30 avril prochain,
35:49une opportunité pour les entreprises nationales ambitieuses de passer à la vitesse supérieure.
35:53A l'international, après le pétrole, la guerre au Moyen-Orient affecte désormais le marché des engrais.
35:59La production très dépendante du gaz naturel devient plus coûteuse,
36:03tandis que les perturbations logistiques compliquent les échanges.
36:06Résultat, une hausse des prix pour les agriculteurs,
36:08avec un risque de répercussion directe sur les prix alimentaires à l'échelle mondiale.
36:13Dans la zone euro, la croissance du secteur privé montre des signes de ralentissement.
36:17Les entreprises font face à une baisse de la demande à des coûts toujours plus élevés
36:21et à un climat d'incertitude lié aux tensions internationales.
36:25Une situation qui pourrait freiner la reprise économique dans les prochains mois.
36:29En France, le taux d'intérêt de la dette à 10 ans atteint environ 3,8%,
36:33un niveau inédit depuis 2009.
36:36Cette hausse s'explique par les tensions géopolitiques et les craintes liées à l'inflation.
36:40Concrètement, cela signifie que l'État français emprunte à un coût plus élevé,
36:44ce qui accentue la pression sur les finances publiques.
36:47Autre signal intéressant à l'international,
36:49la baisse de l'or et de l'argent pourtant considérée comme des valeurs refuge.
36:53Cette chute s'explique notamment par la force du dollar
36:55et par des anticipations de marchés orientées vers d'autres actifs.
36:59Un mouvement qui illustre la complexité des réactions financières en période de crise.
37:04Toujours à l'international, Washington prend un avantage
37:06dans le bras de fer économique entre Europe et États-Unis.
37:09L'Union européenne vélit d'un accord commercial plutôt en faveur des États-Unis.
37:13Cet accord prévoit la suppression de la plupart des droits de douane
37:16sur les importations américaines dans l'Union.
37:18En contrepartie, Washington s'engage à plafonner à 15% les taxes sur les produits européens,
37:23un compromis jugé nécessaire pour préserver les échanges transatlantiques.
37:28Et dans un contexte de tensions mondiales sur le pétrole, l'Afrique s'organise.
37:33La raffinerie d'Angotte, plus grande raffinerie du continent,
37:36a commencé à exporter ses carburants vers plusieurs pays africains.
37:39Plusieurs cargaisons ont déjà été livrées dans les pays comme la Côte d'Ivoire,
37:43le Ghana, le Togo ou encore le Cameroun.
37:45Résultat, le Nigeria se positionne désormais
37:47comme un fournisseur clé de plusieurs économies africaines.
37:50Selon d'Angotte, cette dynamique pourrait renforcer la sécurité énergétique en Afrique de l'Ouest,
37:55mais aussi en Afrique centrale et de l'Est.
37:57Un repositionnement stratégique qui pourrait redessiner les équilibres énergétiques sur le continent.
38:02Et enfin, en République démocratique du Congo,
38:05la compagnie Congo Airways traverse une crise majeure.
38:08Une grande partie de sa flotte est immobilisée,
38:10ce qui perturbe fortement les liaisons domestiques,
38:12dans un pays où le transport aérien est crucial en raison de la faiblesse des infrastructures routières.
38:18Face à cette situation, les autorités congolaises envisagent un plan de relance
38:22qui inclut la restructuration financière de la compagnie,
38:25le renouvellement de la flotte et l'amélioration de la gouvernance.
38:28Un enjeu qui dépasse la compagnie elle-même,
38:30puisqu'il s'agit de garantir la connectivité économique du pays.
38:35On est toujours ensemble sur Médian TV.
38:38Votre matinale se poursuit.
38:40Elle se poursuit tout de suite avec l'invité culture,
38:43Mariam Hamlichy reçoit l'artiste, chanteur, compositeur Amine Benkirad.
38:55Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
38:59Il y a des artistes pour qui la musique est une respiration,
39:02une manière d'habiter le monde.
39:05Mon invité ce soir est de cela.
39:08Auteur, compositeur, interprète,
39:10il a su bâtir un univers singulier
39:13où les échos du rock rencontrent la douceur de la folk.
39:17C'est un homme qui puise sa force dans l'essentiel,
39:20la vie qui passe, l'ancrage de la famille
39:23et ce tumulte d'émotions qui nous traversent tous.
39:26Après avoir fait vibrer les grandes scènes de boulevard ou de jazablanca,
39:30il a choisi une voie plus personnelle,
39:33des concerts plus intimistes
39:34où la proximité avec le public devient son véritable instrument.
39:39C'est là, dans ce face-à-face sincère,
39:42que ces chansons révèlent toutes leurs dimensions et leurs lumières.
39:47Amine Benkirad, bonsoir à vous.
39:48Merci d'avoir accepté cette invitation.
39:52C'était un plaisir de vous avoir en tout cas avec nous sur ce plateau.
39:56Un plaisir partagé.
39:57La musique pour vous et le chant,
39:59j'imagine que c'est plus qu'une passion, c'est une vocation.
40:03Est-ce que vous pouvez nous parler de ce premier contact,
40:06le premier contact que vous avez eu avec la musique,
40:10votre instrument,
40:11ce qui vous a donné envie d'être le chanteur-compositeur que vous êtes aujourd'hui ?
40:17Je pense que ça s'est fait de manière assez progressive.
40:21Je pense que toutes les personnes qui deviennent artistes à un moment
40:26consomment de la musique, en tout cas pour les musiciens.
40:30Et donc j'ai consommé de la musique de manière inconsciente comme tout le monde.
40:35Et à un moment, j'ai commencé à m'intéresser à des artistes,
40:38et puis très très jeunes.
40:41Et en fait, ce sentiment que m'apportait la musique,
40:44j'avais envie aussi de le créer pour d'autres personnes.
40:47Et puis il y a eu un moment dans ma vie,
40:49à l'adolescence particulièrement,
40:51c'est là où mes influences se sont un peu plus étoffées, enrichies.
40:56Et du coup, la musique était vraiment vitale pour moi à cette période-là.
41:00Elle m'a permis de découvrir des cultures,
41:04de découvrir des mentalités différentes, de m'ouvrir au monde.
41:07À l'époque, on n'avait pas forcément les réseaux sociaux
41:10pour avoir ce regard sur le monde.
41:13Et j'ai envie de dire que ce n'est pas plus mal,
41:15parce qu'on avait aussi un regard plus philosophique sur les choses.
41:18Et voilà.
41:19Et puis, on démarre beaucoup, de manière générale,
41:24avec des influences qui sont assez pop,
41:27que tout le monde consomme.
41:28Et après, on va chercher son chemin dans d'autres influences.
41:31– Avant de constituer son propre style.
41:34– C'est ça, exactement.
41:35– En tout cas, vous avez plusieurs casquettes.
41:37Tu le disais, vous êtes chanteur, écrivain, compositeur,
41:42auteur de vos propres musiques.
41:44Comment on fait pour jouer tous ces rôles à la fois ?
41:46– Pour moi, ce n'est vraiment pas un effort.
41:49Ça a toujours été très naturel.
41:51– Ça vient naturellement.
41:52– Ça vient naturellement, mais ça part aussi des influences
41:54qu'on a choisies et qui nous ont le plus touchés.
41:59Ça a toujours été principalement touché par des singer-songwriters.
42:05Je pense à Ben Harper, je pense à Eddie Vedder d'Apple Jam,
42:08je pense à certains frontmans aussi des groupes de rock
42:13qui ont cette casquette, qui ont cette capacité d'écrire une chanson.
42:18Et puis, ce qui est formidable dans le process,
42:22c'est de pouvoir exprimer des sentiments ou des émotions
42:28et de le faire de manière assez personnelle,
42:31parce que c'est par rapport à notre vécu,
42:32et de voir finalement que chacun va interpréter
42:35ou va vivre cette musique avec ses propres émotions à lui.
42:40Il va s'y retrouver, il va s'y identifier à ce que j'ai pu écrire
42:44ou chanter ou composer.
42:46Donc, c'est vraiment ce truc que je trouve miraculeux
42:49et qui me donne envie vraiment d'aller au bout des choses
42:53et de faire les choses moi-même.
42:55Après, je ne suis pas fermé à d'autres façons de faire,
42:58mais je ne chanterai jamais quelque chose qui ne me représente pas
43:02ou une émotion que je n'ai pas vécue.
43:05Je pense que c'est un peu un principe fondamental.
43:09De toute façon, ça ne passera pas de la même manière, j'imagine.
43:12Oui, je pense que je ne prendrai pas de plaisir à le faire
43:14et je pense qu'on a besoin de rester cohérent dans la vie
43:21en tant qu'être humain de manière générale.
43:23Donc, dans son art, c'est pour moi juste une extension de qui je suis.
43:28De qui vous êtes ?
43:30Qui vous inspire ou qu'est-ce qui vous inspire en ce moment, justement ?
43:35Alors, en ce moment, je suis en train d'écrire une chanson
43:37qui parle des difficultés de la vie
43:41et de à quel point, parfois, il faut juste accepter
43:45les pires choses qui nous arrivent.
43:47Parce qu'aujourd'hui, j'ai un petit peu plus d'expérience dans la vie
43:50et je me suis rendu compte qu'à chaque fois que j'ai vécu un moment très difficile,
43:55c'était un ciment pour le futur moi.
43:58Ça m'a construit, ça m'a renforcé.
44:01C'est quand on arrive à y survivre, bien sûr.
44:04Toutes les épreuves ne sont pas simples ou égales.
44:07Mais l'adversité, pour moi, c'est devenu quelque chose
44:10que je vois avec un peu plus d'acceptation.
44:14Le message d'espoir, de résilience.
44:16Oui, parce que je pense qu'on n'a pas le choix, déjà.
44:19Et puis, juste le fait de me dire,
44:21peut-être que c'est un message qu'il aimerait bien véhiculer,
44:24de dire à quelqu'un bon.
44:26De dire, en tout cas aux gens qui pourraient écouter la chanson,
44:28que rien ne nous dure, l'adversité ne dure pas, le confort ne dure pas.
44:33Et puis, quand on passe par des moments difficiles,
44:37ça nous renforce et c'est de la muscu.
44:40On souffre, mais après, on devient plus fort
44:42et on affronte mieux la vie, on l'accepte et on la vit mieux.
44:46On arrive à être plus résilient.
44:48En tout cas, vous aviez l'habitude de jouer en groupe,
44:50mais depuis quelques temps, vous vous êtes lancé en solo.
44:54Pourquoi ce choix ?
44:55Est-ce que c'était pour vous une nécessité de jouer seul,
44:59d'écrire seul, de chanter seul,
45:01pour pouvoir justement trouver votre propre voix
45:04et vous exprimer ?
45:07Alors, moi, je viens de la scène de base.
45:10J'ai joué des morceaux, des chansons originales
45:12avec des groupes sur scène,
45:13avant même de les enregistrer ou de les composer.
45:16Donc, c'était pour moi...
45:17J'ai fait une chose à l'envers, en fait.
45:19Et voilà, j'ai fait aussi beaucoup de scènes
45:23en faisant de la reprise.
45:25Voilà, dans des...
45:26J'ai commencé à faire des mariages,
45:28dans des restaurants, etc.,
45:31avec des groupes et des musiciens confirmés,
45:34hyper talentueux.
45:35Et voilà, c'était une super école.
45:37Et je viens de cette école-là.
45:42Après, le problème,
45:43quand on essaie de se lancer en tant que groupe
45:46et de composer quelque chose
45:48dans laquelle on va tous se retrouver,
45:52eh bien, ça devient compliqué
45:52parce qu'il y a des pics de motivation
45:56chez les uns qui tombent chez les autres.
45:57Donc, en fait, on n'est pas forcément
45:58tout le temps en phase.
46:00Et puis, on a...
46:02Cette synchronisation est difficile.
46:03La synchronisation est difficile.
46:04Et puis, on a tous,
46:06en tout cas pour les groupes
46:10qu'on avait formés,
46:14chacun avait un travail.
46:16Donc, c'était aussi très compliqué
46:18de pouvoir concilier
46:19et synchroniser chacun
46:20avec son travail de la journée, etc.
46:24Donc, c'était...
46:26C'était un petit peu compliqué
46:29d'avancer en groupe, finalement.
46:31Même si on dit qu'ensemble,
46:33on va plus loin, finalement.
46:34Mais j'avais besoin, en fait,
46:36de me retrouver,
46:37de savoir qui j'étais en tant qu'artiste.
46:39Et là, aujourd'hui, de toute façon,
46:40je ne vois pas l'expérience
46:41de la scène sans le groupe.
46:45C'est-à-dire que je le fais
46:45quand c'est des concerts intimistes
46:47et que j'adore
46:48et qui sont un peu aussi,
46:50pour moi, quelque chose de fondamental
46:51dans ma manière de voir le live.
46:55Mais après, bien sûr,
46:56il y aura des concerts
46:58un peu plus...
46:59avec plus de musiciens, on va dire.
47:02Et voilà, qui sont pour moi
47:03tout aussi importants
47:04parce que l'expérience du groupe,
47:05pour moi, elle est géniale.
47:06Tout aussi enrichissante.
47:08Oui, évidemment.
47:08Et puis après,
47:09c'est...
47:11Voilà, on est dans un petit monde ici,
47:12les musiciens.
47:13On se connaît tous
47:15et on adore passer du temps ensemble.
47:17On adore ce moment
47:18où on est sur scène,
47:19où on est synchro,
47:21où le batteur nous balance
47:23un roulement qui nous impressionne.
47:24Il y a des frissons.
47:26Déjà, entre nous, on s'amuse.
47:27Donc, c'est une expérience
47:29que je n'oublierai jamais
47:30et que je vais reproduire, forcément.
47:31C'est indédiable.
47:32En tout cas, on va proposer
47:34à nos chers téléspectateurs
47:35de vous écouter en solo, justement.
47:37Et c'est tout de suite.
48:06Sous-titrage Société Radio-Canada
48:24Alors, votre musique,
48:26on le voit, navigue.
48:27Comme je le disais tout à l'heure,
48:28entre les tensions...
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