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MEDI1TV Afrique : Entretien avec le Griot des Tambours, Oswald Kouamé - 03/05/2026

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00:09And it's with a great pleasure to meet you on Median TV for our Escalculture at the heart of Africa.
00:18And as we are used to, of course, we will take a full tour of what happens on our continent.
00:24Littérature, art, cinéma, tout y passera, mais avant toute chose, nous parlons musique avec notre invité du jour.
00:38Aujourd'hui, nous avons l'immense plaisir de recevoir un mélomane né, un des plus grands percussionnistes de notre époque.
00:47On va parler, bien sûr, de son actualité, mais pas que. Il est avec nous. Bonjour, Oswald Kwame.
00:54Bonjour, comment allez-vous ?
00:56Ça va et vous ? Merci d'être avec nous.
00:58Ah oui, ça va, ça va. On est là. On avance.
01:02Merci beaucoup. Et c'est vrai qu'on a beaucoup de choses à aborder ensemble.
01:06Non seulement votre actualité récente, mais également votre festival de jazz qui ouvrira bientôt.
01:15Ces portes, ça arrive à très grande vitesse.
01:19Mais avant toute chose, ce que l'on voudrait savoir, c'est comment est née, c'est vrai, cette passion
01:26pour la musique, pour le jazz, mais également et surtout pour la percussion, puisque ce qu'on vous appelle, votre
01:32surnom, c'est un peu le griot des tambours.
01:35Ah oui, oui, en fait, je veux dire que c'est un don, c'est un don divin, si on
01:42peut le dire en griffes, parce qu'aucun membre de ma famille, ni musiciens, ni percussion, ni c'est tout.
01:48Et moi, après les études et tout, c'est venu, c'est venu, c'est venu, c'est parti du
01:56fait que je voyais ma mère en train d'épiler du footou, des personnes autour d'elle en train d
02:02'épiler des calobasses à l'époque et tout ça.
02:05Donc, j'ai été attiré par ces sons multiculeux et exceptionnels, là, qui ont fait de moi peut-être un
02:12percussionnisme.
02:13Maintenant, aujourd'hui, je lui dis, bon, je lui dis que c'est un don, parce que je n'ai
02:17pas appris, je n'ai pas appris.
02:18C'est vrai que je suis allé à l'école pour parler musique, mais je n'ai pas appris.
02:25Voilà, et c'est venu comme ça.
02:27C'est venu comme ça, et ce qui est particulier avec vous, Oswald, c'est votre univers musical qui est
02:35très métissé,
02:36c'est le moins que l'on puisse dire, puisque chez vous, en fait, l'Afrique et l'Asie, le
02:41Japon, pour être plus précis, finalement, ne font qu'un.
02:45Vous arrivez à les faire fusionner, vous avez cet amour également pour le Japon.
02:51Est-ce que vous pouvez nous parler de votre histoire avec le Japon, sa culture, mais également sa musique ?
02:57Alors, le Japon n'est pas un pays aussi facile, c'est un pays très difficile, parce que le Japon,
03:03c'est autre chose,
03:04c'est tout un univers différent de ce qu'on a l'habitude de vivre chaque jour et à chaque
03:09moment.
03:10Alors, l'univers musical a sa spécialité précise dans le pays, donc ils sont très cultured, très cultured accentuée sur
03:19le culture, bien sûr.
03:21Le côté ouvert, l'esprit est un peu concentré, mais par contre, moi, quand je suis arrivé, c'est vrai,
03:31par une structure autonome,
03:32après, j'ai voulu lui donner ce vaccin, en fait, donc culturel africain et tout ça, de notre musique, de
03:43notre recherche, de notre patrimoine, en fait,
03:45dans un brassage bien précis avec l'Asie, parce qu'ils ont des instruments qui ne sont pas forcément la
03:53même chose que nos instruments ici, en Afrique,
03:56mais ils ont pratiquement les mêmes sons ou les mêmes sonorités.
04:00Alors, donc, j'ai voulu faire ce brassage-là pour donner quelque chose de waouh.
04:05Donc, c'est pourquoi vous allez voir aujourd'hui des Japonais qui peuvent chanter dans nos langues africaines,
04:10voilà, que ce soit du Bambara, que ce soit en Wolof, que ce soit de la Côte d'Ivoire, en
04:15Baoulé, Bété et tout ça,
04:17voilà, c'est chanté par les Japonais aujourd'hui.
04:19Donc, vous allez voir peut-être sur les réseaux sociaux un peu partout des Asiatiques qui interprètent des morceaux, waouh
04:25!
04:25Alors, c'est grâce au travail que nous allons faire, en fait.
04:30Voilà, donc, je veux dire, on a injecté nos racines, ils nous ont donné la culture,
04:36et nous, on fait le brassage avec ce qu'on ressemble.
04:39Voilà.
04:40Et c'est vrai que vous faites un travail magnifique entre deux cultures qui sont tout à fait opposées,
04:48mais qui, finalement, ont le même cœur battant.
04:50Et avant de nous quitter, Oswald Kouamé, je voudrais savoir, dans quelques temps déjà,
04:55l'ouverture de votre festival dédié au jazz, au cœur d'Abidjan, donc Abidjan, capitale du jazz.
05:04Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
05:05Qu'est-ce qui nous attend, bien sûr, pour cette nouvelle édition ?
05:08Alors, vous savez que Vos Africa, c'est vraiment super.
05:11Donc, comme je disais à Sofia, elle a eu une bonne initiative de rassembler tous les meilleurs musiciens ou artistes
05:19et tout autour de cette question qui est de sauver des cœurs de tous ces enfants-là.
05:24Et donc, avec ces associations, Sofia fait un travail extraordinaire.
05:29Sofia fait un travail extraordinaire, vraiment, merci, merci infiniment.
05:31Et c'est une initiative à vraiment, qu'est-ce que je vous dis, à vraiment soutenir, voilà, soutenir dans
05:39le monde entier.
05:40Et vraiment, il faut que tout le monde vienne auprès de Sofia, Amsteril, pour pouvoir aussi aider ses enfants, voilà,
05:47pour l'opération du cœur et tout ça, et sauver tous ces enfants qui sont vraiment malades du cœur et
05:53tout.
05:53C'est vraiment un appui.
05:54Et c'est, pour moi, c'est la meilleure des choses, voilà.
05:56Et ça a été vraiment super au Maroc.
05:58On a fait quelque chose de très, très, très formidable avec le battement du cœur, vous voyez,
06:03représenté par une calabasse sur la partie.
06:07Et on a eu un brassage de son, d'une introduction, d'une conclusion bien précise.
06:16Bon, c'était vraiment très super.
06:17Et le public a vraiment, il y avait des formes d'art musiciens, il y avait des formes d'artistes,
06:23et ils venaient de partout, c'était vraiment extraordinaire, c'était quelque chose de waouh, voilà.
06:26Donc, vive, vive, vive, vive cette association, vive Voice of Africa, et merci encore à cette immense personne, Sofia, Amsteril.
06:36Merci, Amsteril.
06:37Voilà.
06:39Et donc, nous avons le festival, bien sûr, Abidjan Capital de Jazz, c'est pour bientôt.
06:47Oui, oui, bientôt, c'est un grand festival qui rassemble tous les plus grands artistes et ménements du jazz en
06:53Côte d'Ivoire.
06:53C'est d'ailleurs le seul grand festival de jazz en Côte d'Ivoire, d'ailleurs.
06:57Voilà, donc, Abidjan Capital de Jazz viendra pour sa 4ème décision à partir du 17 juin au 21 juin.
07:04Donc, nous allons travailler sur beaucoup de disciplines.
07:07En fait, ce n'est pas qu'un festival, mais derrière ce festival, on est dans l'économie culturelle.
07:11Au-delà de l'économie culturelle, on est dans le networking.
07:14Derrière, au-delà du networking, on donne la possibilité à d'autres artistes, à d'autres talents,
07:19de pouvoir se mettre en exercice, de pouvoir se montrer, de pouvoir faire cette découverte extraordinaire.
07:28Au fait, on part dans le plus profond du terroir, ces personnes qui n'ont pas la chance d'être
07:35sur scène,
07:36ces personnes qui ont des talents, mais qui n'ont pas la possibilité de pouvoir les exercer,
07:40qui n'ont pas la possibilité de pouvoir les montrer, les démontrer, démontrer ce qu'ils ont dans le coffre.
07:46Donc, c'est la chance aussi de pouvoir, de venir sur cette scène, qui est une grande plateforme.
07:52Voilà, donc c'est le festival de jazz.
07:54Et dans le monde, nous faisons venir des artistes, dans le monde,
07:57qui viendront de Paris, de l'Amazonie, de l'Angleterre, de l'Amérique, de la France,
08:05de Zimbabwe, du Maroc, du Sénégal, de la Côte d'Ivoire.
08:11Et je vous dis, de partout, de partout, partout.
08:15Et en fait, nous invitons, nous invitons tout le monde à venir à ce festival.
08:20Du 17 juin au 21 juin, ça sera wow !
08:22Nous avons Abidjan, nous avons Grand Bassin, nous avons Boiffé et nous avons Yamsoro et Kuto.
08:30Voilà, donc nous avons cinq villes, vous voyez, en cinq dates, wow !
08:37Ça sera vraiment quelque chose de très super.
08:38Donc, il faut venir, venez voir, venez voir, venez maximum à ce festival de jazz.
08:44Et venez, parce que c'est un échange de brassages culturels entre les différents peuples,
08:48du nord, du sud, de l'Éleste et de tous les continents du monde entier,
08:52pour se retrouver sur une même cause, qui est la musique, qui est la vie.
08:56Voilà, donc je vous exhorte à venir sur ce festival-là.
08:59C'est un voyage rythmique, c'est un voyage rythmique que nous allons mettre en exécution,
09:06en exègue, un voyage rythmique qui va nous faire rétracer, si vous voulez,
09:13toute l'origine de notre vie, de notre source, en fait.
09:20Donc, là, mettre en évidence toutes les différentes capacités culturelles de chaque peuple au monde,
09:25voilà, dans un brassage du jazz, voilà.
09:28Et du jazz moderne à la tradition, donc de la tradition à la fusion,
09:32de la fusion à tout ce que vous voyez autour.
09:34Donc, c'est un jazz différent, venez juste voir et il y aura quelque chose de très wow, wow, wow,
09:39wow, wow.
09:39Donc, vive le festival Abidjan Capital du Jazz et see you on 17 to 21.
09:47And that date, this date is like the last one.
09:52On passe à la fête de la musique le 21 aussi, donc c'est doublément une fête qu'on va
09:57faire,
09:57on va vraiment célébrer.
09:58Donc, venez tous, on se retrouve, vous avez tous les coordonnées que nous allons vous donner,
10:03voilà, bien sûr, voilà.
10:05Et donc, sur le WhatsApp et tout, vous pouvez nous joindre pour pouvoir réserver vos tickets,
10:09pour pouvoir nous donner, oui, on arrive, on arrive, on passe, on arrive.
10:13Alors, ce festival va dépendre aussi de vous.
10:16Merci infiniment et vive l'attitude.
10:19Merci infiniment à tout le monde et Dieu vous bénisse.
10:24Merci d'avoir été avec nous en Svadekoua,
10:26mais c'était un plaisir que de vous recevoir dans l'Afrique en culture.
10:29Et puis, on vous dit à très bientôt. Merci.
10:37Et tout de suite, nous parlons art avec l'univers de Inka.
10:41La Choni-Barré qui repose sur une relecture des récits historiques
10:45à travers la sculpture, la photographie, encore l'installation.
10:48L'artiste revisite l'histoire coloniale et les grandes narrations occidentales
10:52pour en révéler justement les contradictions.
10:54Son œuvre interroge le pouvoir, la domination,
10:57mais surtout les récits que l'histoire a imposés
10:59et ceux qu'elle a décidé d'effacer.
11:02Chez lui, l'art devient une sorte d'espace
11:04où l'on démontre les mythologies coloniales.
11:06Pour mieux les réinventer, on l'écoute tout de suite.
11:12Je m'appelle Inka Choni-Barré.
11:16Et mon approche artistique,
11:18il y a, d'abord, sérieux fun,
11:24et puis aussi sérieux recherches derrière mon travail.
11:28Mais l'artiste, l'artiste, n'est pas fixé à l'écoute.
11:35Il y a un élément de fun et parfois,
11:38il y a un élément de darkness, de seriousness, aussi.
11:41J'ai été invité par Foundation H à faire l'exhibition.
11:49Et puis, j'ai été invité à faire une commission spéciale pour l'exhibition.
11:58Et donc, j'ai fait le Refugee Astronaut,
12:02qui est un astronaute,
12:04dressé en african textiles,
12:07avec des textiles de Madagascé textiles
12:11et d'autres objects dans le travail.
12:15Donc, j'ai été invité à l'exhibition.
12:22Donc, j'ai été invité à l'exhibition.
12:23Et si j'ai aimé l'idée,
12:24j'ai fais ça.
12:26Donc, le titre de l'exhibition
12:30est «Hibridité ».
12:32Et c'est,
12:34c'est-à-dire,
12:36quand tu prends des choses de différentes cultures,
12:39et tu les mets ensemble,
12:40pour faire quelque chose d'autre.
12:43Et c'est ce que je fais dans mon travail.
12:46Je pense que chaque culture est valable.
12:51Donc, je prends des choses de différentes cultures
12:53et je mets les ensemble.
12:55Particularly,
12:56j'ai essayé d'intégrer
13:00l'African culture, l'African history,
13:03en partie de l'histoire du monde.
13:06Donc, j'ai toujours pris quelque chose d'African,
13:10mais j'ai mixé ça avec quelque chose d'autre.
13:14Parce que nous sommes tous citoyens du monde
13:18et nous n'avons pas de rester
13:20uniquement dans notre propre culture,
13:22parce que nous expérons d'autres cultures.
13:26Tout ce que nous avons dans notre maison
13:29n'est pas tout fait dans notre propre pays.
13:33Au cœur du travail de Sean Ibaray,
13:36il y a cette question essentielle.
13:38Qu'est-ce qu'une identité hybride, finalement,
13:40avec ses célèbres tissus wax eux-mêmes
13:44chargés d'une histoire complexe
13:45entre Afrique, Europe et commerce colonial ?
13:48Sean Ibaray fait du métissage,
13:50une matière esthétique et politique.
13:52Costume victorien, figure sans visage,
13:55référence classique, détournée.
13:57Il faut dire que tout son univers joue sur le déplacement,
13:59l'ambiguïté et la circulation des cultures.
14:01Il montre que l'identité n'est jamais pure,
14:04mais toujours traversée d'influences
14:06et surtout de croisements.
14:10On a très heureux de conduire,
14:12on a très heureux de conduire,
14:37des matériaux, ils travaillent avec les matériaux
14:39qu'ils ont autour d'entre eux.
14:41Et ils connaissent vraiment bien,
14:44ils connaissent vraiment l'artiste,
14:47mais ils choisissent être différents.
14:49Et donc, je trouve ça très intéressant.
14:54Il y a beaucoup d'artistes dans l'exposition,
14:58d'El Anatsui, qui font des œuvres intéressantes,
15:02avec très différents matériaux,
15:05à Ibrahim Mahama,
15:06et beaucoup d'autres.
15:10Mais je pense que c'est une façon de regarder
15:15ce genre d'art,
15:18qui aussi inclutait l'African perspective.
15:25Alors, historiquement,
15:29il y a des temps dans la histoire,
15:32de la Renaissance période,
15:33où l'artiste avait des workshops,
15:35et ils ne pouvaient pas faire
15:38toutes les parties de la travail.
15:40Ils ont un grand projet,
15:42ils travaillent avec beaucoup d'autres personnes,
15:44qui sont entraînés dans leur studio,
15:47ou des personnes qui ont différents skill sets.
15:53Mais dans la modernité,
15:56l'artiste, l'artiste,
15:59comme un individu,
16:01qui ne travaille pas avec personne,
16:03qui est dans un jardin,
16:05qui fait tout en son propre.
16:07Cette idée finissait,
16:10vraiment, après la modernité,
16:12parce que, vous savez,
16:14beaucoup d'artistes,
16:14qui veulent collaborer,
16:16et qu'ils veulent faire
16:17beaucoup plus de projets.
16:19Et la seule façon,
16:20que vous pouvez faire ça,
16:21c'est vraiment focus sur vos idées,
16:24et puis, vous savez,
16:25travailler sur les projets plus de projets.
16:27Donc, il y a eu,
16:28qui a été appelé,
16:30de l'art,
16:30qui a été appelé,
16:31«conceptual art ».
16:32Et donc,
16:33avec «conceptual art »,
16:35c'est la période
16:36après la modernité,
16:37l'artiste a priorité
16:40les idées et les philosophies
16:42derrière le travail.
16:43Donc, un travail d'art
16:44n'est pas juste
16:46de l'artiste,
16:48c'est-à-dire que vous avez fait
16:48l'artiste.
16:50Je veux dire,
16:51de course,
16:51je fais des choses
16:52moi-même,
16:53je fais des choses,
16:53je fais des choses,
16:54je fais des choses,
16:54je fais des choses,
16:55mais si vous voulez
16:56vos idées
16:56encore plus,
16:58vous avez de collaborer.
16:59Je veux dire,
17:00je veux dire,
17:00des livres de 6,000
17:02de livres,
17:02et je ne peux pas
17:04imaginer moi-même
17:05de tous les livres.
17:07Donc,
17:09je pense qu'il y a
17:10de l'art,
17:12il y a plus à l'art,
17:14que je fais des choses,
17:16il y a aussi des idées,
17:19il y a aussi des recherches,
17:21donc c'est le point
17:23où la recherche et l'académie
17:29se réunissent avec la création.
17:32Donc,
17:33c'est pas juste des choses,
17:35c'est aussi des idées
17:39dans la culture
17:41et de partager ça avec les gens.
17:43Mais il devait aussi
17:44être un travail
17:45qui n'est pas un livre,
17:48c'est une expérience visuelle.
17:50Donc,
17:51c'est important pour moi,
17:53même quand il y a beaucoup
17:54de recherches,
17:55c'est important
17:55que les gens
17:56qui regardent le travail
17:57a toujours une expérience visuelle.
18:02Ce qui rend l'œuvre
18:03de Chani Baré si singulière,
18:05c'est aussi son usage
18:06de l'ironie derrière
18:07la beauté spectaculaire
18:09de ses pièces,
18:10de ses œuvres.
18:11Il y a souvent une critique
18:12plutôt mordante.
18:13Il détourne les symboles
18:15du pouvoir
18:15avec beaucoup de dérision
18:17d'humour.
18:17Un humour très élégant
18:18et subversion surtout.
18:20En tout cas,
18:20chez lui,
18:21la satire devient
18:22une stratégie artistique.
18:23Séduire le regard
18:25pour mieux troubler
18:25les certitudes,
18:27son œuvre ne dénonce pas
18:28frontalement,
18:29elle déplace plutôt,
18:30elle perturbe,
18:31elle oblige
18:31à regarder autrement.
18:33Tout simplement,
18:34l'univers de Inka Chani Baré
18:36est un théâtre visuel
18:37où l'histoire,
18:38mémoire,
18:39identité
18:39se rejoue finalement sans cesse.
18:43Il n'est pas un livre,
18:44c'est une expérience visuelle.
18:46Et c'est important
18:48pour moi,
18:49même quand il y a beaucoup
18:50de recherche,
18:51c'est important
18:52que les gens
18:53qui voient le travail
18:54toujours
18:55avoir une expérience visuelle.
18:56J'espère que les gens
19:00peuvent engager
19:02avec le travail.
19:04Et j'aimerais aussi
19:05qu'ils voulaient
19:06même si ils
19:06puissent
19:06aguer
19:07sur quelque chose.
19:08Et aussi,
19:09je vais être heureux
19:10si ils
19:10puissent
19:11s'agir.
19:12Ils n'ont pas
19:13de s'agir
19:13sur le travail,
19:14mais,
19:15vous savez,
19:15je veux juste
19:15répondre aux questions.
19:17Je n'ai pas
19:17tous les answers,
19:19mais c'est le point
19:20de l'artiste,
19:20c'est de répondre aux questions.
19:22Les gens pensent que l'art
19:24est haut
19:24et n'est pas pour eux
19:26et n'est pas pour eux
19:27et n'est pas pour eux.
19:27Mais,
19:28en fait,
19:28en tant qu'artiste,
19:29nous sommes
19:29seulement
19:29dealing avec les mêmes
19:31issues
19:31que tout le monde
19:32face.
19:33C'est juste que nous avons
19:34l'opportunité
19:37de penser
19:37à ces issues
19:38publique
19:39et de expérir
19:40ourselves
19:41comme ça.
19:41Donc,
19:42l'art et la vie
19:43n'est pas très
19:43separate.
19:44C'est la même chose.
19:45Donc,
19:45ce que l'artiste
19:46est fait,
19:47il n'y a pas
19:48de ce que nous faisons
19:49en tant qu'artiste,
19:50c'est de votre vie
19:51en tant que membres
19:52de la publique.
19:53Donc,
19:53je vous invite
19:54à venir
19:55et c'est ma show.
20:01On parle tout de suite
20:02cinéma avec
20:03Ancestral
20:04Visions
20:04of the Future,
20:05les Mohang
20:06Jeremia.
20:07Moses propose bien plus
20:09qu'un film,
20:09une traversée sensorielle
20:10et méditative
20:11où mémoire,
20:12exil et imaginaire
20:13se confondent.
20:15Fidèle à son cinéma
20:16profondément poétique,
20:18Moses compose une œuvre
20:19qui échappe
20:20aux récits classiques
20:21pour se déployer
20:22comme une constellation
20:23de souvenirs,
20:24de visions et de fragments.
20:26En tout cas,
20:26le film explore avant tout
20:27la mémoire,
20:28non pas comme archifigée,
20:29mais comme matière vivante,
20:31mouvante,
20:31presque hantée.
20:32On regarde tout de suite
20:33un extrait de la bande-annonce.
20:40de la bande-annonce.
21:15Sous-titrage Société Radio-Canada
21:29Sous-titrage Société Radio-Canada
21:32Sous-titrage Société Radio-Canada
21:50Sous-titrage Société Radio-Canada
22:05Sous-titrage Société Radio-Canada
22:21Sous-titrage Société Radio-Canada
22:24Sous-titrage Société Radio-Canada
22:50the possibility for the African imaginers to raconter autrement,
22:55hors des cadres imposés.
22:56The future in his film is not a rupture with the past,
22:59but an expansion of its traces.
23:01It's what makes the film so powerful.
23:03He transforms the cinema in lieu of memory,
23:05of resistance and, and, of, vision.
23:15And before we quitter, we are in literature with Dream Count
23:20of Shi Mamanda Ngozi Adichie,
23:23who is a very attendee book and offers a sensible meditation
23:27on the desires, choices and lives that we could live
23:30through four trajectories of women,
23:32between Africa and diaspora.
23:34The book explores the love, the solitude, the memory
23:36and the multiple ways to reinvent themselves,
23:39which is what marks in this book.
23:40D'ailleurs, it's his deep depth.
23:42Adichie s'intéresse less to big events
23:45than the interior landscape,
23:46as the silent blessings and the secret aspirations.
23:49It is also a question of femininity,
23:51of freedom, and also,
23:53with an ample and thoughtful writing.
23:56We'll hear it immediately.
24:06I think that men and women are very unequal politically,
24:12socially, culturally, economically,
24:15everywhere in the world.
24:17And I think there are some parts of the world
24:19that like to pretend that everything is fine,
24:23but it's not true.
24:25And I'm interested in talking about not just the big differences
24:30that we can measure.
24:31So we can measure the fact that women are paid less than men
24:34for doing the same kind of work.
24:36We can measure the fact that women are not well represented
24:39in parliaments and in government and in executive positions,
24:45in the corporate world, that kind of thing.
24:48But I'm also interested in the little things,
24:50in the way that it seems to me that gender inequality
24:54is even greater in relationships.
24:58So I think there are women who are intelligent and independent
25:02and brilliant and wonderful.
25:05But in the intimate relationships with men,
25:08they still accept the idea that it really is up to the man
25:12to decide what happens in the relationship.
25:15I think that there are many women who still pretend to be what they're not,
25:19because they think that's the way to be liked.
25:22And I think women all over the world are encouraged to be likeable
25:27and to be likeable at a price, which is,
25:30you know, don't say what you really think,
25:32because people will think you're aggressive and they won't like you.
25:35So women learn to pretend.
25:37The whole talk really was about how we should all become feminists,
25:39both men and women, and how we should raise boys and girls differently.
25:43Because I don't think it's just a question of girls,
25:45I think it's also about boys.
25:47You know, we're raising girls to pretend and we're raising girls not to be confident.
25:54But we're also raising boys to have very fragile egos.
25:58Because we tell girls, you know, the way that women sometimes think that they can't,
26:02they don't want to threaten a man.
26:06And so men have egos that are so fragile,
26:09we have to somehow protect the egos from being threatened.
26:13So I think that's also bad for men.
26:16Dream Count, a roman incontournable qui signe le grand retour
26:19sur le devant de la scène littéraire africaine de Adichie.
26:23On arrive à la fin de l'Afrique en culture.
26:26Merci d'avoir été avec nous.
26:27C'est toujours un plaisir que de vous accompagner.
26:29Et puis, je vous donne rendez-vous dès la semaine prochaine.
26:31D'ici là, portez-vous bien.
26:43Sous-titrage ST' 501
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