Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 15 minutes
François Ruffin, député de la Somme et président de "Picardie Debout", était l'invité du "Face-à-Face" sur BFMTV et RMC ce vendredi 1er mai.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Merci d'être là, oui, en ce 1er mai, en ce 1er mai, Fête du Travail.
00:04Et une fois n'est pas coutume, François Ruffin, ce face-à-face, j'ai un petit cadeau pour vous.
00:09Un petit cadeau pour vous, des brins de muguet, comme c'est la tradition,
00:12quelques brins de muguet que je vous offre donc ce matin, que vous acceptez.
00:17Avec plaisir.
00:17Avec plaisir, même si je vous dis que ce matin, je l'ai acheté ça chez un fleuriste.
00:20Je me doute que c'est la question que vous alliez me poser.
00:23Ah, vous me trouvez si prévisible.
00:24Oui, je les ai achetés chez un fleuriste, qui a pu ouvrir aujourd'hui,
00:27et dont la patronne s'est dit particulièrement satisfaite de pouvoir vendre son muguet avec ses salariés.
00:33Est-ce que vous dites bravo ?
00:34Je dis, moi, la société, elle a besoin de rites, elle a besoin de tradition.
00:39Et moi, je suis partisan de tradition.
00:40Le 11 novembre et le 8 mai, on célèbre nos anciens combattants.
00:45Où on se repose le dimanche.
00:47Où, eh bien, le 1er mai, c'est un jour chômé et on manifeste pour le travail.
00:52Mais vous dites quoi à cette fleuriste, justement, qui disait
00:54« Moi, ce matin, en effet, je suis contente de pouvoir vendre mes brins de guillet et mes fleurs. »
00:59Si elle, elle travaille, c'est son droit.
01:00En revanche, normalement, les salariés, eux, ne doivent pas travailler le 1er mai.
01:04Mais sa salariée était volontaire ?
01:06Sa salariée payait double, en tout cas, c'est ce qu'elle m'a dit, sur ce principe-là.
01:10C'est ce qu'on a dit pour le travail du dimanche.
01:11Et puis, finalement, ça s'est normalisé.
01:12Mais vous savez, aujourd'hui, la grande question du travail, ce n'est pas ça.
01:15D'accord ?
01:16Je ne suis pas d'accord avec cette évolution.
01:18Je pense qu'on a besoin de rites, on a besoin de tradition de notre pays.
01:20Mais vous avez eu, en une semaine, 4 jeunes, 4 mineurs, qui sont morts, soit en apprentissage, soit en stage.
01:28Ça veut dire qu'en ce moment, il y a 4 mères qui pleurent leur enfant.
01:32Effectivement, des drames personnels terribles.
01:34Et c'est 1000 morts par an en France.
01:36Nous sommes la médaille d'or en Europe pour le nombre d'accidents du travail.
Commentaires

Recommandations