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  • il y a 9 heures
Après plusieurs mois, l'exercice Orion-26 touche à sa fin ce jeudi. Pour l'occasion, Emmanuel Macron a assisté à plusieurs séquences liées aux nouveaux défis de la guerre des armées françaises et de l'Otan.

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Transcription
00:00Cet exercice au rayon, avec plusieurs milliers de soldats français,
00:05plus de 10 soldats français qui ont participé depuis le début du mois d'avril,
00:09le président Macron y est allé aujourd'hui parce que c'était la fin de l'exercice.
00:12Il y a une grande question.
00:14On a battu l'adversaire aujourd'hui.
00:16On a gagné aujourd'hui.
00:17Ça tombe bien, ça se finit bien.
00:18Les exercices, c'est ça qui est pratique, ça se finit bien.
00:20Non, la question c'est de savoir, est-ce que la France est prête à la guerre ?
00:23Bien sûr.
00:24C'est en tout cas ça qui est.
00:25La question d'abord c'était, est-ce que la France est prête à empêcher un adversaire de nous attaquer
00:31et de faire la démonstration que nous sommes prêts à ça ?
00:34Et surtout voir aujourd'hui, je vous le dirai tout à l'heure, c'est le scénario ukrainien face à
00:40la Russie,
00:40mais en fait c'est de voir avec la guerre moderne sur le territoire européen,
00:46c'est pour ça qu'on est vraiment très loin de l'Iran,
00:51comment aujourd'hui on fait un commandement, quels sont nos besoins,
00:54comment on déplace, comment on fait de l'interarmée, du multidomaine,
00:58enfin on va vous expliquer tout ça.
01:00C'est quoi la merde ?
01:01Ah oui c'est maintenant, évidemment que c'est maintenant.
01:04Est-ce qu'on est prêts ?
01:05Alors, d'abord on sera prêts parce que s'il faut se battre, on se battra.
01:09Voilà, donc ça c'est quand même le principe de base des armées,
01:11c'est qu'on ne choisit pas sa mission et quand il faut y aller, il faut y aller.
01:14Donc on le fera.
01:14Alors, sachant qu'on est parti sur une chose, c'est le scénario d'engagement majeur
01:21qui a été défini par la revue nationale stratégique qui avait été présentée le 14 juillet dernier
01:26et qui explique que grosso modo, aujourd'hui, on pense que d'ici 2030,
01:30le risque majeur pour la France c'est de devoir s'engager en Europe,
01:34hors de nos frontières, qui sont protégées par la dissuasion,
01:37aux côtés de nos partenaires, avec une possibilité d'entrer en premier sur un champ de bataille
01:43au niveau d'une division, c'est-à-dire à peu près entre 25 et 30 000 hommes
01:46avec l'ensemble de nos moyens, marine, armée de l'air, armée de terre, de manière coordonnée
01:52et en travaillant avec nos partenaires européens dans un combat commun.
01:56Voilà, c'est ça le scénario qu'on a voulu tester.
01:59Pourquoi ? Parce que grosso modo, depuis les années 90, on n'avait plus testé à ce niveau-là.
02:03On n'avait plus fait d'exercice, on avait commencé à remonter en puissance
02:06parce que le général Burkart nous avait demandé de le faire en 2023,
02:10mais là, pour la première fois, depuis début février, lui, février jusqu'à aujourd'hui même,
02:15l'ensemble de la manœuvre a été jouée avec les porte-avions, les rafales, nos unités...
02:20Pardon, pour préciser, l'idée c'est de savoir si on est capable de réagir
02:22si la Russie attaque un pays européen ?
02:24Voilà, c'est exactement ça, et de montrer et de voir aujourd'hui
02:27quelles sont nos forces, quelles sont nos faiblesses,
02:30qu'est-ce qui nous manque, comment on réagirait...
02:33Typiquement, il y a plein de trucs.
02:34Alors, commençons par les trucs qui ne vont pas bien.
02:37C'est pas mal.
02:38On a quand même déployé 12 000 hommes là-dessus, 240 avions, 15 bâtiments de surface.
02:43On y a été forts et on avait beaucoup d'années.
02:45C'est le plus gros exercice depuis la fin de la guerre française.
02:47Oui, grosso modo, la louche, les derniers, c'était 87.
02:49Je me rappelle, c'était Krekorshpach, tu y étais.
02:51C'était avec la sixième division de l'un des légères
02:54et la quatrième dame, direction automobile.
02:57Et bien, on avait travaillé, on avait projeté tout le monde depuis la France
03:00jusqu'en direction de la trouée de Fulda,
03:02avec les Allemands, il y avait 55 000 Allemands.
03:04À l'époque, on sortait tous nos matériels et c'était du lourd.
03:07Là, c'est la première fois qu'on fait ça.
03:09On s'est rendu compte de plein de trucs.
03:10On a mis en place pas mal de retours d'expérience de l'Ukraine, par exemple,
03:15avec une chose, les postes de commandement.
03:17Il faut les bouger, il faut les bouger vite.
03:19Il faut les raccourcir.
03:21Jusqu'à présent, nos états-majors, ils étaient à peu près à 500 mecs en planification.
03:23Il faut qu'on arrive à 100.
03:25Il faut être capable de les déplacer en 24 heures sous le feu.
03:27Il faut avoir des états-majors de rechange.
03:29On a mimé des pertes importantes, parfois plus de 1 000.
03:33On s'est rendu compte qu'on avait un problème,
03:35qu'aujourd'hui, sur le territoire national, par exemple,
03:38pour avoir 1 000 blessés, 1 000 morts sur un engagement,
03:41nos hôpitaux ne suffiraient pas.
03:43Et notre service de santé des armées était un peu sous-équipé.
03:45C'est pour ça que dans la loi de programmation militaire,
03:47on va acheter un hôpital Rôle 3, qui peut faire tous les trucs.
03:52Donc c'est vraiment pour avoir des trucs ultra concrets.
03:54On s'est rendu compte d'un problème sur la guerre électronique.
03:56La guerre électronique, on a du retard, il faut qu'on avance.
03:58Le problème de défense anti-aérienne et de défense anti-missiles.
04:01Là aussi, on a du retard, il faut qu'on avance.
04:03Sur la question des drones, on s'est rendu compte que l'affaire n'était pas gagnée.
04:06Parce qu'on peut travailler sur les histoires de drones,
04:09mais en temps de paix, pour travailler dans la verte,
04:12donc en situation réelle, hors de nos bases.
04:15Il y a de la réglementation qui nous empêche de voler par-ci,
04:18de voler par-là, etc.
04:19Donc il y a des trucs qu'on ne peut pas tester.
04:20Et c'est pour ça que là aussi, dans la reprise de la loi de programmation militaire,
04:25on est en train de voir les questions d'État,
04:28pas d'urgence, je ne sais plus comment ça s'appelle.
04:30En fait, c'est tout ça qu'on a testé
04:32pour voir comment aujourd'hui,
04:35on mènerait, l'armée française serait capable de donner ses agressions.
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