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Frédéric Roy, porte-parole du collectif pour la survie des boulangeries et de l'artisanat, évoque le 1er mai. «On marche sur la tête», selon cet expert.

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Transcription
00:00Ce n'est pas de les aspirations, c'est que là en même temps ça suffit.
00:03On ne peut pas en même temps nous dire vous ouvrez et en même temps vous risquez une amende.
00:06Ce n'est juste pas possible.
00:08Surtout que là en plus c'est uniquement dû à de la politique politicienne.
00:12Puisque lorsque Gabriel Attal a présenté le projet de loi à l'Assemblée Nationale,
00:17projet de loi déjà validé par le Sénat, il aurait dû passer en commission paritaire.
00:23C'est le Premier ministre qui a refusé que celui-ci passe en commission paritaire
00:28uniquement politique.
00:30Puisqu'en fait Gabriel Attal, ça paraît on va dire le bon rôle envers les boulangers
00:35sur un dossier qui faisait l'unanimité quasiment en dehors de la CGT et de l'extrême gauche.
00:41Donc de là ça lui apportait trop de positifs et vu qu'il est candidat à la présidentielle
00:46et que ça ne plaît pas à tout le monde, on l'a cassé en deux, ni plus ni moins.
00:50Donc il n'y a pas eu de commission paritaire.
00:52Le Premier ministre a expliqué que cette commission paritaire,
00:55il fallait la reculer ou l'annuler parce qu'il fallait qu'il y ait des discussions
00:58avec les partenaires sociaux.
00:59Sauf que ce que ne sait pas le Premier ministre, c'est que ça fait trois ans
01:02qu'il y a des discussions avec les partenaires sociaux et que les positions sont les mêmes.
01:05Donc tout ça c'est pipeau, c'est que de la politique,
01:07mais c'est toujours à la sortie.
01:09Les boulangers, les fleuristes et autres métiers qui auraient dû ouvrir
01:12qui sont toujours dans la perspective, mais de se poser beaucoup de questions.
01:16Et on s'en pose encore ce soir.
01:18Et Frédéric, que vous disent vos collègues alors qu'ils soient fleuristes,
01:20qu'ils soient bouchés, parce que pourquoi est-ce qu'ils n'auraient pas le droit
01:23d'ouvrir les bouchés aussi ?
01:24Qu'est-ce qu'ils vous disent de leur côté ?
01:25Ils vont faire comme vous ? Ils vont ouvrir tant pis ou pas ?
01:27Alors j'ai des collègues qui vont ouvrir, j'en ai d'autres qui vont fermer
01:30parce qu'ils en aura le bol, ils ne veulent pas prendre de risques, ça les saoule.
01:33Et de toute façon, d'un point de vue rigoureusement juridique,
01:36en termes d'inspection du travail, on va dire du droit du travail,
01:39il faut faire les plannings une semaine avant le 1er mai,
01:42puisqu'il faut que le salarié soit prévenu au minimum une semaine avant
01:45de son planning de la semaine d'après.
01:48Donc en nous donnant une information hier ou avant-hier,
01:50juridiquement on ne peut rien faire, même si le salarié est volontaire.
01:53Juridiquement, normalement, on est déjà hors clou.
01:56Donc déjà, on est en marché de la tête, comme souvent,
01:59comme ça a été le cas sur l'énergie, comme c'est le cas sur la guerre en Ukraine,
02:04comme c'est le cas actuellement au Moyen-Orient, comme c'est le cas toujours.
02:07On fait du en même temps, on vous fait des effets d'annonce,
02:10puis derrière on vous les retire, puis après on vous redonne des briefs de loi,
02:14de choses et d'autres, mais personne ne sait où on en est.
02:16Allez-y, débrouillez-vous avec ça.
02:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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