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Gérard y Laurent viajan a Roscoff en Bretaña para ver la pesca de langostas. Luego, visitan a Eric Baron, un cultivador de manzanas y productor de sidra. Por último, se reúnen con su amigo, el chef Patrick Jeffroy en Carantec.
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00:15I'm Gérard Depardieu, I'm a citizen of the world, I'm a living, I love to eat, to laugh and to
00:23m'aimouvoir.
00:27J'ai rencontré le chef Laurent Audiot il y a 20 ans. Nous sommes devenus amis et depuis, nous partageons
00:33nos découvertes culinaires.
00:37La simplicité des produits, le contact humain et les territoires à explorer nous émerveillent toujours.
00:45Nous voulons transmettre nos passions, nos aventures et cette vie gastronomique que nous dévorons à pleines dents.
00:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:00Belle pièce, à la vache !
01:02Salut celui-là !
01:03Oh regarde là, il est beau lui !
01:05La faveur là, allez hop !
01:08C'est le cas des mâles, faveur dessous ?
01:10Il est beau ?
01:11Quel est le plus beau ?
01:13Alors pourquoi les couleurs, ça c'est un mâle ?
01:15C'est les fonds qui les filissent les couleurs.
01:17Moi j'aime bien ceux-là, moi les noirs comme ça.
01:20C'est celui-là, c'est celui-là préféré.
01:22Ça, ça fait quoi ? Ça fait 2 kilos ?
01:25Ouais, t'as l'air, non ?
01:26Oui, ça fait 2 kilos ça.
01:28Il est beau aussi.
01:31Comme un homard qui grandit, comme un abricot qui burie, comme un beurre qui monte,
01:36comme un artichaut qui s'arrondit, l'amitié se construit avec le temps.
01:40Au fil des saisons, des rencontres et des instants présents transformés en souvenirs,
01:46Laurent Odio est devenu un ami, mon ami.
01:48Laurent est chef cuisinier,
01:50et ensemble nous partons régulièrement à la recherche de nouvelles pépites culinaires
01:54et de produits authentiques.
01:57Cette simple perfection, nous voulons la partager
02:00et devenir un moyen de transport,
02:02une embarcation qui dérive sur le plaisir.
02:06La Bretagne est la première région de pêche en France
02:09avec plus de 2500 kilomètres de côtes.
02:12Ici, dans le Philistère, autour de Morlaix, de Carantec, de Lanilis avec Laurent,
02:19nous allons raconter le cidre, délivrer le secret du levain
02:23et cultiver ces instants magiques qui s'égrènent au fil de la vague.
02:28Sur le salutier parti de Roscoff, ancien repère de corsaires devenu la capitale de l'Oignon,
02:35c'est le Grand Bleu qui nous intéresse, le Homar.
02:38Un roi qui n'a pourtant pas toujours été honoré.
02:41Il y a quelques siècles, il abondait et servait d'alimentation aux moins riches.
02:47On en donnait aux prisonniers et le surplus ramassé sur les plages servait même d'engrais.
02:54Aujourd'hui, les pêcheurs de Roscoff en rapportent encore plusieurs centaines de tonnes par an.
03:05Un doublé ! Un doublé !
03:08On en marche !
03:09Une maman !
03:10Une maman !
03:11Une maman !
03:12Non, c'est une mère ?
03:13Oui, c'est une femelle.
03:14Tu peux voir la femelle ?
03:15Elle est blanche !
03:16Elle est blanche !
03:18Les homards, ils ont une taille réglementaire, c'est ça ?
03:23C'est quoi ? C'est du coffre à la...
03:25Du coin de l'œil ?
03:26Jusqu'au bas du coffre.
03:28Du coin de l'œil à...
03:29Derrière la tête.
03:30Et il faut combien ?
03:318,5, 8,7, c'est ça.
03:34Et autrement, tu l'as...
03:34Ça fait quoi ?
03:35Ça fait à...
03:36Ça fait environ de 500 grammes, 450 grammes, ouais.
03:41Mais ça, regarde.
03:42Oh, il est bon, celui-là.
03:43Je sais pas, tu vois ?
03:44Si, si, si.
03:45T'as un fait pour mesurer ?
03:47Si.
03:48Tu vois, tu mesures de...
03:50De l'intérieur, là.
03:51Ah bah là, ça l'est fait.
03:52Oui, mais celui-là...
03:53Celui-là, il fait bon.
03:55L'intérieur de l'œil.
03:57Ah, si, c'est bon.
03:58Si, c'est bon.
03:58Ah, juste, ouais.
04:00Si, il passe, celui-là.
04:02Ouais.
04:02Il passe, celui-là.
04:04Ah, il passe, là.
04:06Ah, il passe, là.
04:06Ah, ah, ah, ah, ah.
04:08Et le homard, c'est vraiment le crustacé de la Bretagne par excellence, hein.
04:13Ah, ah, ah.
04:13Sauf, c'est vraiment le homard bleu, c'est...
04:15C'est...
04:15C'est le roi, ici.
04:16Ah, ouais, ouais.
04:17Moi, j'ai compris qu'un homard, des grands idées, environ de...
04:21200 grammes par an, à peu près.
04:22Ah, oui.
04:23C'est ça ?
04:24C'est ce que disent, ils ont fait des recherches là-dessus.
04:27L'eau est à bonne température.
04:28Je pense, ouais.
04:29C'est 5, 15 degrés.
04:30C'est entre 5 et 18 degrés.
04:32Il y a pas de pollution, je pense.
04:33Voilà.
04:345 et 18 degrés.
04:355 et 18.
04:37Ah, ouais.
04:38Après ce qu'on a compris, avant 5 degrés, le homard mange pas.
04:41Non.
04:41Il se nourrit pas.
04:42Il hiberne, il se met dans un coin, il attend.
04:44Les tourteaux, c'est pareil.
04:45C'est pareil pour les tourteaux, tu vois.
04:46Et après, 20 degrés, parce qu'ils doivent essayer, bien évidemment, d'en élever, etc.
04:50Ils meurent.
04:51Ils meurent, ouais.
04:51Et puis après, nous, ici, il y a quand même les morteaux.
04:56Les morteaux, oui.
04:57Les morteaux dont on peut travailler en morteaux.
04:58En gros coefficient, on peut pas travailler.
05:00C'est quoi les morteaux ?
05:02Quand les coefficients sont les plus bas.
05:05Et après, quand il y a trop de courant, on peut plus travailler.
05:08Ah ouais.
05:09Donc finalement, on est obligé de se limiter.
05:11En fait, c'est la nature qui régule elle-même le...
05:14Mais voilà, c'est formidable.
05:16Mais tes casiers, tu les échanges souvent, tes casiers ?
05:20C'est quasiment ça.
05:21C'est son père qui ne les répare.
05:23Ah ouais.
05:23C'est son père qui ne les répare, il a 93 ans.
05:25Ah, c'est ton père qui ne les répare.
05:27Il a 93 ans, c'est ça ?
05:2884...
05:2984 ans.
05:33Il a toujours...
05:35Il a toujours ça dans la peau.
05:37Ah ouais, ouais.
05:37Jamais fumé, jamais bu.
05:39Ah ouais ?
05:39Ah ouais, je peux...
05:40Thank you very much.
06:11I started in 1973 and there was the first petrol shock.
06:14In 1975.
06:15Yes, in 1973.
06:17We all had to get rid of it.
06:18And then I'm better at the pêche.
06:23Jean-Marie !
06:24Hey Jean-Marie !
06:25Hey !
06:29You didn't eat all that !
06:34Let's go !
06:40Oh !
06:41This is beautiful algues.
06:45These are beautiful.
06:46They're amazing.
06:47They're amazing.
06:47But this one, what do you think this one ?
06:48It's for doing polypharmacetic.
06:50Yes, yes.
06:53Polypharmacetic, beauty.
06:55This is not a leaf.
07:00It's hard.
07:01You have to do it.
07:03You know what I need ?
07:04You have to do it.
07:05You have to put it in the vinegar.
07:08You have to go.
07:10You have to go.
07:10You have to go.
07:12You have to go.
07:13Bye bye.
07:14Bye bye.
07:15Bye bye.
07:18Bye bye.
07:21You want to get wet there.
07:24Look.
07:25You know how it goes.
07:27It can be cut.
07:29It can be cut.
07:31Do you want to put it on your finger ?
07:32On the other hand.
07:34Ah.
07:34Why did they not mix it?
07:35Why did they mix it?
07:36No, no.
07:37Because they're going to get wet.
07:38You think they're going to get wet ?
07:39They're going to get wet.
07:41Let's go there.
07:43Let's go there.
07:43Let's go there.
07:45Start away.
08:02Let's go about the skirt.
08:03We'll get wet there now.
08:10Even if we have it in the 한국
08:17What is it? It's huge, these champs of pommiers.
08:20You can see, it's about 2-3 thousand pommiers, I think.
08:27Look at this.
08:30Look at this, it's beautiful.
08:32Oh, it's beautiful.
08:34It's beautiful.
08:36It's beautiful.
08:38It's beautiful.
08:41It's beautiful.
08:43It's a grip.
08:45Well, here we go.
08:46Hello, Eric.
08:47Hello, Laurent.
08:49How are you?
08:49Enchanté.
08:50Enchanté.
08:51Bravo.
08:52Bravo, really.
08:53You see, it's nice.
08:55It's a berger in flowers.
08:57I'm trying to show you a little bit about your pommiers,
09:00the pride you had with your soil.
09:03I like when it's good and beautiful.
09:05How many kilos are you?
09:07Well, they have 20 years.
09:09I've got 20 years, I don't know.
09:11I don't know.
09:11The problem is that they produce almost a year on two.
09:15So, here, this morning, I was trying to burn a bit the flowers
09:19because there would be too many pommes.
09:21I don't have it in 2 years, I've never had any more.
09:23So, I hope to have 200 kilos, not more.
09:25But I can't have 400 kilos.
09:27It's very, very beautiful.
09:29Do you want to move the cave?
09:31Yes, yes.
09:33We'll work a little bit, Gérard.
09:35Yes, absolutely.
09:46Well, Gérard.
09:47Yes.
09:48What I'd like to do is make an assemblage.
09:50How do you do the assemblage?
09:53Do you want to say how these fuchs are full?
09:55Almost full.
09:56You'll complete them.
09:58How do you do the assemblage?
09:59The pump will do the work.
10:01But every 30 seconds, you'll change.
10:03Because there's a variety with the 12 moines.
10:05There's another variety with the mariménard.
10:07So you have to do a mix.
10:09It's an assemblage and a mix of variety.
10:11The game starts with what?
10:13You're going to start at the bottom here.
10:16You're going to remove all the board.
10:17Do you cut each time?
10:18No.
10:19That's right.
10:20Because it doesn't rest.
10:24Yes, that's right.
10:25Plus you're long, plus you're going down.
10:27Plus you're going down.
10:27You're going down.
10:28It's fast.
10:31You're going down like this.
10:32It's going to go down.
10:33So you'll follow us.
10:33We're going down.
10:34You're going down.
10:34You'll be able to do it.
10:36You'll cut after that.
10:37You'll cut it.
10:38You're going down.
10:39Let's go!
10:44Look at that, it doesn't work well.
10:46Let's do it.
10:47Let's do it.
10:48Let's do it.
10:52It's good.
10:53It's good, huh?
10:54Top!
10:57It's good!
10:58It's good!
10:59What is it?
11:00It's the Mary Ménard.
11:02Three seconds, huh?
11:04Come on!
11:05Fonce, Fira! Fonce!
11:07J'y suis là, regarde.
11:08Je n'ai même pas perdu un litre.
11:10Non, là, il n'a rien perdu du tout.
11:11Rien!
11:12Je me surprends moi-même.
11:15La Mary Ménard, elle est plutôt douce ou elle est plutôt...
11:17Ah, c'est une empoisonneuse.
11:19Elle est comment, la Mary Ménard?
11:20Elle empoisonne.
11:21C'était pas la Mary Ménard, c'était la Mary Renard, non ?
11:23Marie Bénard.
11:25Top!
11:25J'ai oublié de te parler des 5 secondes.
11:31Oh là, attention.
11:36Qu'est-ce que c'est beau, là, ce que je vois, là.
11:38Pourquoi t'as cassé le carreau, là ?
11:40C'est un joueur au foot, mais mon fils, il a cassé.
11:41Depuis, on l'a jamais réparé.
11:42Il était beau ?
11:43Ouais, c'est beau.
11:44C'est très beau, là, cette...
11:46Cette vue du...
11:51Hop là !
11:52Hop là !
11:53C'est magnifique, ce que tu fais.
11:56Comment ça t'est venu de faire du cidre ?
11:59Dans les années 90, j'étais en fac de socio à Rennes.
12:01C'était passionnant, c'est sûr.
12:04Mais pendant cette époque-là, j'ai aidé mon père à faire son cidre, son pressoir,
12:07parce qu'il avait lui...
12:08Il était paysan, il avait des vaches et des cochons, tout ça.
12:10Mais il fait son cidre pour sa consommation pendant pas mal de fermes.
12:13Et puis on les danse, son pressoir, en mettant le main dans le mar de pommes.
12:16Putain, j'ai dit, c'est ça, quoi.
12:18C'est un coup de cœur énorme, quoi.
12:20J'ai su immédiatement ce que j'allais faire, quoi.
12:22C'était pour moi une évidence, voilà.
12:24Comment il était ici de ton père ?
12:26Super bon.
12:27Est-ce que tu penses que les pommes ont changé ?
12:30Est-ce que les...
12:31Il n'y a pas d'engrais dans son champ ?
12:32Non, c'était presque pareil, tu vois.
12:34Sauf que lui, au lieu de faire...
12:36Il produisait juste pour sa consommation.
12:38Il en vendait un peu sous le manteau aussi.
12:39Oui.
12:39Moi, j'ai développé tout ça.
12:42Allégé.
12:43Hop, hop, hop, hop, hop.
12:45Là, c'est pas un brut, hein, attention.
12:46Là, c'est la douce moine.
12:47Alors ça, c'est la douce moine.
12:48Et là, il y avait du sucre résiduel.
12:50On allait plutôt sur un demi-sac.
12:51Donc après, il faut le laisser fermenter, tu connais le truc.
12:53Voilà, oui.
12:54Donc...
12:54Combien de temps tu fermes, toi ?
12:55Ben là, ça va faire huit mois.
12:57On va pas le mettre en bouteille avant le mois de juillet, celui-là.
12:59Il est très sucré.
12:59Mais il est bon.
13:00Il faut laisser du temps.
13:01Il y a un joli rétro-lasane.
13:04Ça se mange, ça.
13:06Mais c'est vrai que...
13:08Là, t'as rien.
13:09T'as pas...
13:10T'as deux degrés d'alcool, même pas.
13:12Un petit peu plus, quand même.
13:13Un petit peu plus, quand même.
13:13Surtout, t'as pas de gaz carbonique.
13:14Le gaz carbonique, après, il va venir dans la bouteille.
13:17Oui.
13:17C'est pour ça, cette sensation de douceur aussi.
13:19Oui.
13:19J'aime bien les cidres paysans.
13:21Les cidres qui font...
13:22Qui s'appellent des torboyaux, qui te donnent la chiasse tout de suite.
13:25Dans le Béry, il y avait ça.
13:27J'avais l'espèce d'oncle à mon père.
13:29Il faisait 2 mètres et 125 kilos.
13:31Il la mettait à goutte-à-goutte et il dormait.
13:33Il faisait sa sieste avec un goutte-à-goutte.
13:36Et moi, quand je suis allé, j'en prenais des cidres.
13:39Et c'était ce cidre-là, tu vois.
13:41Mais c'était très sec.
13:42T'avais même pas de bulles dedans.
13:44T'appétillais pas.
13:46C'était très bon, un alcool.
13:48Et ça te fitait.
13:49C'était un torboyau.
13:50Ça te faisait mal au ventre.
13:51Et bien, j'en ai le dernier que j'ai bu.
13:53Je devais avoir 30 ans.
13:55Mais j'y allais tout le temps.
13:57Le goût de la cuite, tu vois.
13:59Le goût, non ?
14:02Tu ne cuisines pas aussi, Antoine ?
14:04Non.
14:05Alors non, pourquoi ?
14:06Tu n'as pas envie d'essayer de...
14:07Tu es une femme marronienne.
14:08Tu ne cuisines pas aussi.
14:21Tu es un peu plus.
14:22C'est encore un peu plus vieux.
14:25Mais au pied, on a donc le faire,
14:26c'est un peu plus vieux.
14:38J'ai pas encore plus vieux.
14:39T'es juste une femme femme.
15:03What is it there?
15:04A little bit of olive oil.
15:06So with the head of lamb.
15:09Look.
15:10Oh, tell me, it's really flat.
15:13That's what?
15:14That's the ribot.
15:15A little oil.
15:17I like that.
15:19It's called Laurentia.
15:22It's beautiful.
15:25It's good.
15:26It's good, Patrick.
15:28Patrick.
15:30Your head is good.
15:33It's good.
15:35And the oil is good.
15:36It's good too, Gérard?
15:38Ah, yes.
15:39It's a meal of my childhood.
15:44This is a meal that Jean Carnet would love.
15:47Exactly.
15:48When we met,
15:49it was with Jean Carnet.
15:51I remember going to the Rosé party.
15:54It was at Tigné.
15:56You're going to eat it like this in the meal.
15:59Look.
16:00The onion of Roscoff.
16:01We had cooked them like that in the grill.
16:03With the meat and the blancs of the beef.
16:06It's burning.
16:07It's burning.
16:08It's fine because we're in a very close place.
16:11It's very cold.
16:12Don't go away.
16:13I don't know.
16:16I remember when we were doing a cold beer with Millet,
16:19there were Bernard Millet,
16:21Jean Carnet and me.
16:23And there was a actor called Jean Rougerie.
16:26And we were on the third floor,
16:28in a closed car.
16:30And the guy,
16:31he came in the car.
16:33And then I said, excuse me Jean,
16:34I'm going to touch the nez.
16:35And there,
16:36I saw all the two
16:38startling.
16:40Paf,
16:41it was a recipe.
16:44And there,
16:44there were different flavors.
16:45It was a different taste.
16:47It was a different taste.
16:48It was a different taste.
16:48A taste of the black.
16:49A taste of the carmé.
16:51It was a little bit of wine,
16:53and a half panache.
16:56Because it was a sugar.
16:58And Blillet,
16:59we never found the son of the big Blillet.
17:01And then,
17:02I don't know,
17:03but it was a bad taste.
17:04I don't know.
17:05And then,
17:06I said,
17:07the engine was turning,
17:08everyone was beating.
17:09And then it started to go crazy.
17:11It was cut.
17:13And at the end,
17:14he said,
17:16Oh!
17:17He said,
17:19he said,
17:20he said,
17:20he said,
17:20he said,
17:20he said,
17:21he said,
17:21he said,
17:21he said,
17:21he said,
17:22he said,
17:22With us.
17:38A force de voyage et de rencontres,
17:41l'esprit des lieux et des produits apparaît,
17:44les histoires se dévoilent.
17:47C'est l'aventure humaine plus que l'œuvre
17:49et sa morale qui nous attirent.
17:52C'est ce qui nous motive, nous fait avancer.
17:55Et si les sorties de route sont fréquentes,
17:57c'est que la vie attire ailleurs,
17:58fait renoncer à la ligne droite
18:00et se perd dans les vignes, les amitiés
18:03ou les champs de pommes de terre.
18:06Il fait toujours 4 à 5 degrés de plus sur l'île de Bas.
18:10Son climat permet 3 récoltes par an,
18:12un mois plus tôt que sur le continent.
18:15Parfois pieds nus pour sentir la terre,
18:17parfois cédant de l'aura, son cheval aux yeux bleus.
18:21Le maraîcher travaille la patate qu'il aime regarder grandir.
18:37En fait, ici, ils fertilisent leur terre avec les algues qu'ils ramassent là.
18:41Et je crois que c'est un des seuls endroits où on le fait encore.
18:44En fait, ils sont restés sur les traditions.
18:47Mais ils ont quoi comme animaux, là ?
18:48Ils ont de la vache ?
18:50Ils ont des chevaux.
18:50Je ne sais pas s'ils ont tellement de la vache,
18:52je crois qu'ils ont beaucoup de chevaux.
18:53Ah bah, il est là, regarde.
18:53Il est en pied.
18:54Regarde.
18:56Viens voir.
18:57Viens voir les patates, là.
18:58Viens voir les patates.
19:00Alors ça, c'est quoi comme...
19:01La starlette.
19:02Oh oui, la saupette, dis donc, regarde.
19:05Oh la vache.
19:06Oh là là.
19:08Mais la floraison est faite ?
19:09Oui.
19:10C'est bon, là.
19:12C'est bon, là.
19:12Ah oui, regarde.
19:13Regarde, ça s'épuise tout seul.
19:15T'as vu la terre ?
19:18Ah oui, c'est du sable.
19:19La terre, c'est du sable.
19:20La terre, c'est du sable.
19:20La terre, dira.
19:21Je ne fais que du bio, moi.
19:22Je mets du fumier de cheval aussi sur tes...
19:24Non ?
19:25Je mets du fumier de cheval et du guémon.
19:26C'est tout.
19:27C'est tout.
19:27Voilà.
19:28Pas trop.
19:29Mais je mets pas trop de fumier.
19:31Parce qu'il ne faut pas mettre trop.
19:32Parce qu'après, on arrive à avoir des maladies
19:34comme le midiou qui s'y met.
19:35Eh oui, bien sûr.
19:35Oui, oui.
19:36Il ne faut pas trop azoter.
19:37Il faut la laisser.
19:38Par exemple, en bio, il faut à peu près 15 jours,
19:413 semaines de plus que des prometteurs entremands.
19:44Les gens qui azotent beaucoup, qui mettent beaucoup de...
19:47Oui, mais le midiou, tu peux l'en aller.
19:48D'ailleurs, dans la vigne, ils disent que c'est bio.
19:51Mais c'est pas vrai.
19:52Il y a le midiou qui s'y met, forcément.
19:54C'est pour ça que tu mets des rosiers à chaque plan de vigne.
19:57Parce que le midiou, il vient en premier sur les rosiers.
20:00Et là, après, tu la traites avec de la bouillie bordeaux.
20:03Moi, je traite au cuivre.
20:04Au cuivre.
20:04Mais si tu mets 0 g de main par litre, tu es toujours dans les normes.
20:08Oui, mais il faut faire tous les 3 jours.
20:11Oui.
20:11Le midiou, c'est tous les 3 jours.
20:14Sauf après la pluie.
20:16Mais tout dépend du temps.
20:17C'est le temps qui fait tout.
20:18C'est le temps.
20:19C'est pas autre chose, hein.
20:20Voilà, la terre, moi, je la connais.
20:22Toi, t'as toujours habité là.
20:23Moi, j'ai toujours habité ici.
20:24Si je suis né là, je vais mourir là.
20:25Oui.
20:26Mais ma terre, c'est quelque chose.
20:28Alors les mains, voilà, ça, c'est de la main qui a fait de la patate.
20:31Ah oui, ça, c'est de la main qui a fait de la patate.
20:32Ça, c'est des mains.
20:34Il y a du boulot là-dedans.
20:36Tu comprends ?
20:36Oui, il y a des heures de travail.
20:38Il y a du boulot.
20:38Tu te rends compte ?
20:39Jamais t'es malade.
20:41Jamais.
20:41Hein ?
20:42Incroyable.
20:43Jamais t'es malade.
20:46Dans la vie, il disait, faut foncer dedans.
20:48Faut foncer dedans, exactement.
20:49C'est mieux.
20:51En tout cas, c'est magnifique, ces pommes de terre.
20:55Oui, hein, Gérard ?
20:57On est bien.
20:57Là, on est bien.
21:01Ça serait curieux de goûter une purée de ça.
21:04Oui.
21:05Il faudrait que t'en ramènes.
21:15Lolo.
21:16Viens là.
21:17Laura.
21:21Ah, ma fille.
21:24Non, c'est beau à manger.
21:28Tu veux que je t'amène un mâle ?
21:31Un joli mâle ?
21:35T'es bien bien, là.
21:37Tu manges quand t'as envie de manger.
21:39Hein ?
21:40Moi, j'ai mangé.
21:41J'ai été nourri aux chevales quand j'étais enfant.
21:44Toi, t'as mangé des steaks du chèvre ?
21:46Je mangeais du cheval une fois par semaine.
21:48Ah, du cheval, oui.
21:49Mangez ça tout le temps.
21:50Voilà.
21:50Ma fille fille.
21:52Je te rends compte, hein.
22:07Gérard, monde !
22:09Gérard !
22:10Oui !
22:11Viens, mon pote !
22:14Tu te mets là !
22:16Tu reviens en combien de temps ?
22:18Tu reviens en combien de temps, Gérard ?
22:20Bientôt, dès que je peux.
22:21Bientôt, il revient !
22:23Bientôt !
22:25Obélix !
22:27Obélix !
22:29Obélix !
22:33Obélix !
22:34On est pas bien, là.
22:36C'est pas beau, ça ?
22:37C'est pas beau, ça.
22:38Là, c'est très beau, hein.
22:41Ça, c'est à toi, ça ?
22:42Oui.
22:43Jusqu'à la haie.
22:44Jusqu'à la haie, là-bas.
22:46T'en as combien d'hectares, en tout ?
22:4818.
22:4918 hectares, c'est bien.
22:54Elle est pas belle, mon île ?
22:56Elle est très belle.
22:57Elle est belle.
22:58Elle sent la pomme de terre.
22:59Elle fenouille.
23:01Elle sent la vie.
23:04Elle t'as 잘 fait.
23:12On a la haie.
23:25Elle s' �rvi Yongnutine,
23:25elle est송ée avec...
23:25dans cette zone de Victoria.
23:25les plusons et ses zeigt.
23:26les plusons,
23:26les plusons ».
23:29Il y a du bien,
23:32les plusons s'éliggés qu'on pense,
23:32qui sont dans la ognikomence ab atrás,
23:32qui est heeft écrit.
23:33Oh, my God.
24:28Oh, my God.
24:46Oh, my God.
24:49Oh, ça sent bon.
24:51Ça sent bon et ça sent bon.
24:53Bonjour.
24:54Bonjour.
24:55Ça va bien ?
24:56Ça va bien ?
24:57Ça va bien ?
24:58Ravie de vous rencontrer.
24:59Ravie de te tutoie parce que je te connais par lui, par Laurent.
25:05Ah, si, qu'ils en savent.
25:07Mais je te connais, toi.
25:10C'est vrai.
25:11Ils sont en bon...
25:13T'es le chat du boulanger ?
25:14Il faut me connaître, là.
25:16Il faut me connaître.
25:18On y va.
25:18Je passe devant.
25:19Oui, passe devant.
25:20Vas-y.
25:21Vas-y, toi.
25:26Comment se fait-il que tu sois venu à faire la boulangerie ?
25:30Parce que tu adhères complètement passionné par ça.
25:32T'étais cuisinier, je crois, avant.
25:33Alors, oui, oui.
25:34Moi, j'étais cuisinier pendant 15 ans.
25:36Et puis, j'ai eu l'occasion de travailler sur des bateaux, sur les lieux privés.
25:40Je me suis...
25:41Il fallait que je fasse le pain.
25:42Mais je trouvais que c'était un petit peu pour un public privilégié.
25:46Oui, le pain, c'est vraiment pour tout le monde.
25:48Le pain, c'est la démocratisation par essence.
25:51Et cette idée-là me plaisait bien de pouvoir apporter, il y a une vingtaine d'années,
25:54peut-être quelque chose d'un tout petit peu différent de ce qui existait.
25:57On n'a rien inventé.
25:57Mais simplement de l'amener de l'autre manière, via l'expérience que j'avais.
26:01Voilà.
26:01Et ici, je voulais te faire voir, si tu veux, le levain.
26:04Oui.
26:05Voilà.
26:05Donc ça, c'est vraiment l'âme de notre métier.
26:08C'est le cœur de métier.
26:09Ça, c'est le levain, c'est que du levain.
26:10Voilà.
26:10Il bouge encore, il bouge encore.
26:12Regarde, tu vois, regarde.
26:13Là, il est actif.
26:13S'il était plus actif, s'il était inactif, il serait beaucoup plus liquide.
26:17Si tu le laisses comme ça, qu'est-ce qui se passe ?
26:20Il va mourir.
26:21Il va mourir.
26:21Il va mourir.
26:22Si on ne s'en occupe pas, il meurt.
26:23C'est ça.
26:23Ah ouais ?
26:23Il ne pourra plus fermenter.
26:24Ah oui.
26:25D'accord ?
26:25Donc nous, on le réensemence deux fois par jour avec de l'eau et de la farine, tout simplement.
26:30Et on réensemence.
26:31C'est le miracle de la régénérescence.
26:36Tu fais ça tout le temps, tout le temps ?
26:37Tout le temps.
26:46Voilà.
26:47Là, hop.
26:48Voilà.
26:48Il va chercher un peu plus loin.
26:50Là, plus loin.
26:51Voilà, comme ça.
26:56Et c'est pas mal.
26:57Un petit peu de vin.
26:58Là, c'est ça.
26:58On dit toujours que le vin ressemble à celui qu'il fait.
27:02C'est fait.
27:02Je crois que le vin aussi.
27:03C'est pas, c'est pareil.
27:28On va te voir.
27:32Oui, on se voit bien sans ça.
27:34C'est incroyable.
27:36Magnifique.
27:37Ça sent bon, hein ?
27:38Les arômes, hein ?
27:39Ah, c'est hallucinant comme ça sent.
27:40Oh là là.
27:42Et c'est ça, le pain des marins ?
27:43Oui, c'est celui-là.
27:44Oui, c'est celui-là.
27:44C'est celui-là qu'on fait pour Olivier de Cassauzon et pour les autres marins qui partent
27:47au long cours.
27:47Le pain des abeilles.
27:48Le pain des abeilles, voilà.
27:52Pour faire ça, c'est simple.
27:54Globalement, il faut de la farine, une bonne qualité de farine, de l'eau et c'est le levain.
28:00Et la cuisson aussi est très, très importante parce que c'est ce qui va permettre de protéger
28:04cette humidité par la croûte.
28:06Et donc, on va le faire cuire deux et trois fois, de façon à épaissir cette croûte
28:10pour éviter l'échange d'hygrométrie entre l'air ambiant et la mie.
28:19Et puis, la cuisson, le four à bois, ça reflète bien notre métier parce que c'est quand même
28:24une leçon d'humidité quasi quotidienne parce que devant un monument comme ça, on n'est
28:29pas grand-chose.
28:30Et ne serait-ce que de l'alimenter en bois, ça oblige quasiment à faire une géniflexion
28:34tous les jours.
28:35Oui, parce que d'un coup, on se réagir et puis on le met le boire.
28:40En question d'humidité, il n'y a pas de pire.
28:42Il n'y a pas de pire.
28:44Il n'y a pas d'humidité, il n'y a pas d'humidité, il n'y a pas d
28:54'humidité.
28:57Il n'y a pas d'humidité, il n'y a pas d'humidité, il n'y a pas d
29:06'humidité.
29:06Il n'y a pas d'humidité, il n'y a pas d'humidité.
29:11Il n'y a pas d'humidité.
29:46Il n'y a pas d'humidité, il n'y a pas d'humidité.
30:10140 douzaines.
30:11Attends, 140 douzaines.
30:11En l'hiver, c'est à peu près 80, 100.
30:132000 par jour, quoi.
30:142000 crêpes ?
30:15Oui.
30:15Oui, à peu près, oui.
30:172000 crêpes par jour.
30:18C'est énorme.
30:22Elles sont très fines, moi je suis quand même étonné.
30:24C'est pour qu'elles se conservent que je les fais, ces fines.
30:27Ah oui ?
30:27Oui, bien sûr.
30:28Ton père était crêpier.
30:29Oui, oui.
30:30Tu es né dedans.
30:31Mes parents faisaient ça avant.
30:33Petit, on ne sait pas ce qu'on fait, on est dans le désir de ses parents.
30:36Mais lui, il a été là, la crêpe, parce que ses parents avaient déjà la crêpe, et puis voilà.
30:41Après, on copie les modèles.
30:43Regarde-toi.
30:44Pareil.
30:44Moi, mon père, il buvait.
30:46Regarde.
30:47J'ai fait un alambic.
30:53Tiens-moi.
30:55Voilà, c'est déjà, déjà, je me suis trompé.
30:58Il faut prendre là où c'est cuit.
30:59Là où c'est cuit, c'est là, voilà.
31:00Ah oui, là.
31:01Là, et après, voilà.
31:02Ça ne brûle pas, là où c'est cuit.
31:03Là, voilà.
31:04Hop là.
31:05Chut, chut, chut.
31:06Tac, voilà.
31:08J'aimais bien les crêpes de la lilette.
31:09Ma mère faisait des crêpes, c'était vraiment une fête.
31:13Mais elle est un peu plus épaisse.
31:14Et qu'est-ce que je me filais un pot de confiture entier, dis donc.
31:17Pour ça, après, j'ai beaucoup...
31:19Et c'est tous des diabétiques chez moi.
31:21Sauf moi.
31:21J'ai échappé au diabète parce que je suis soigné par les Russes.
31:31Tiens, je vais en manger une avant.
31:33D'accord.
31:33Tu vois, du l'or.
31:35Ça se mange en fin.
31:36Oui, c'est vrai que ça se mange bien.
31:39Quel endroit.
31:40Vous êtes vraiment en Bretagne.
31:41Vous êtes vraiment des gens exceptionnels.
31:44Merci en tout cas.
31:45Je vous en prie.
31:46Alain, merci à toi.
31:47C'est un honneur de vous recevoir.
31:47Merci.
31:48Au revoir Alain.
31:48Merci beaucoup.
31:49Merci.
31:49Au revoir.
31:52On va en prendre quelques-unes, très bien.
31:53Oui.
32:04L'histoire est gravée dans la géographie française.
32:07Une chronologie qui se mélange.
32:09La force du passé qui est tournie par sa diversité et sa profondeur.
32:15Le château du Taureau qui garde la baie de Morlaix fut construit au XVIe siècle.
32:21Puis Vauban, le grand architecte guerrier le façonna 200 ans plus tard.
32:27Et Lilo fut tour à tour une prison, une résidence privée ou une école de voile.
32:59Et ça, c'est quoi qu'il a fait ça ?
33:00Non, c'est ce caillou qui est là, le premier.
33:02Ah, le premier caillou, oui.
33:04Et l'oiseau qui est là, si tu veux, je l'ai mis dans le ciel.
33:06Ah, d'accord.
33:07En fait, moi, tu vois, je suis en train de faire toute une série de croquis, là, sur tout ce
33:11coin-là.
33:11Je fais une anatomie du général du quartier parce que je suis en train de peindre des grandes toiles
33:17sur lesquelles je supprime toute trace humaine.
33:20Les balises, les phares, les bateaux, les maisons.
33:23Je ne garde que la nature.
33:24Et les couleurs, comment tu l'as fait ? Parce que les couleurs changent tout le temps.
33:26Les couleurs changent tout le temps.
33:28J'ai habité trois ans à Marseille.
33:30Et les mecs, ils me disaient, mais c'est formidable pour un peintre,
33:32t'as choisi le pays de la lumière et tout.
33:34Et je disais, mais non, mais c'est pas vrai du tout.
33:36Ah, non, non, non.
33:37La lumière, elle est là, certes, mais ici, les nuages créent des paysages.
33:42Comme on est dans un pays de marée et que toutes les six heures,
33:45ça change complètement de paysage.
33:46Ah, ben, voilà.
33:47Et bien, ça change de couleur et ça change de nuance.
33:50Et en plus, les Bretons, pendant six mois, il fait un temps triste et qu'il pleut
33:56parce qu'on se prend toutes les dépressions en pleine poire à Brest, par exemple,
34:00ça incite à aller se balader et à partir.
34:03Et c'est pour ça qu'on trouve des crêperies bretonnes un peu partout dans le monde, entre autres.
34:08La mer, tu décides de partir par là, par là, par là, par là, par là.
34:11Tu peux partir partout.
34:26C'est bien, ça.
34:28Les ailes de poivrer.
34:31Malheureusement, c'est quand même marrant, ça.
34:51Celle-là, elle est bonne, là.
34:55Comment ça va, les gars ?
34:56Ça va ?
34:57Oui, c'est ça, là.
34:58Ça, c'est de la poivrée, c'est ça ?
34:59C'est la Laurentia.
35:00Là, comment, là ?
35:01La Laurentia.
35:02La Laurentia.
35:02Ah, oui.
35:04Tu veux un peu de Laurentia, je vais en prendre un peu.
35:05Elle est très bonne.
35:06Moi, j'aime beaucoup, ça.
35:07Ça, j'en veux bien, si tu peux, Jean-Michel, m'en faire venir.
35:09C'est magnifique, ça.
35:11Ça, c'est magnifique.
35:12C'est beau, hein.
35:13Ça, dans un lard, c'est très poivré, en même temps.
35:15Oui, oui.
35:16On appelle ça le poivre, 10 litres de bas.
35:18À mon avis, ça, dans un tartare de poisson, avec ça.
35:21C'est fabuleux.
35:21Le dorade ou un truc comme ça.
35:23Oui, c'est...
35:24Non, non, mais il faut le manger comme ça, ça, ça.
35:25Oui.
35:28Quelles sont les propriétés des algues, en général ?
35:31On a dit que c'était très bon.
35:33Vitamine, oligo-éléments, sel, minéraux, fibres, lipides, glucides, très peu.
35:36Pas de calories.
35:37Pas de calories.
35:37Oui.
35:38Et la vitamine C, dans le nourri, c'est extraordinaire, quoi.
35:41Moi, j'ai un copain qui, une fois qu'il a mangé 200 grammes un soir,
35:43il n'a pas dormi de la nuit.
35:44Il n'a pas dormi de la nuit, qu'est-ce qu'il a fait ?
35:46C'est énervé.
35:47Ben, il a fait des choses.
35:48C'est énervé.
35:49C'est vrai, ça a fait le...
35:50De gourmand.
35:51Non, il conduisait, je crois.
35:52Même sur une omelette, sans problème.
35:53Même sur une omelette, le porfura le nourrit, là.
35:56Ah oui ?
35:56C'est un goût.
35:57C'est une culture, les algues, hein.
35:59Il faut y venir doucement.
36:00Ça, tu peux le mettre dans un tartare aussi, ça.
36:02Ça, au même...
36:03Parce qu'il y a un croquant.
36:04Au beurre, à mon avis, sauter dans une...
36:06Enfin, poêler avec du beurre, un peu d'échalote, non ?
36:09On peut tout faire avec.
36:10Qu'est-ce que tu mets, toi ?
36:10Comment tu les fais ?
36:11Même du poisson, même à une viande blanche, comme le poulet, avec une sauce crème, avec des champignons.
36:17Moi, je cherche une oeuvre qui pourrait être mélangée à du sel, tu vois, pour cuire un beau poisson.
36:22Ben, l'enjeu, on peut.
36:23Tu peux couper ça...
36:24Tu mets des algues fraîches salées autour du poisson.
36:27Moi, je voudrais mélanger à du sel, de l'œuf, du gros sel, pour faire une croûte.
36:31Mais je cherche quelle...
36:33Le laminaire.
36:34Le laminaire.
36:34Le large.
36:36Ça, c'est bon aussi, ça.
36:47T'en envoies un paquet au Japon, non ?
36:50J'en envoie par des grossistes locaux.
36:52Ça va même jusqu'à Dubaï, à la Grande Tour.
36:54Ça m'étonne pas, oui.
36:57C'est dans la région de Bretagne qu'il y a le plus que d'un.
37:00Ah oui, parce qu'il y a de la marée, ça devient un champ.
37:03Et là, on a 12 mètres au-dessus, un marée haute, un grand marée haute.
37:06Donc, quelqu'un qui vient, par contre...
37:0712 mètres au-dessus de l'île ?
37:08Non, 9 mètres.
37:099 mètres.
37:09En dessous de la passerelle, il y a 2 mètres, quoi.
37:12Il y a 2 mètres, à peu près.
37:32Il faut absolument que les algues soient accrochées à quelque chose quand on les ramasse.
37:36Ah oui, le Laurentien, il est sur un pied, là, regarde.
37:40Là, c'est ça.
37:41Ah oui, il est beau, là.
37:42Là, il est accroché, là.
37:44Donc, il va grandir.
37:45Là aussi, il est sur la roche.
37:47C'est des petits, ça.
37:48Exactement.
37:49Alors ça, c'est vivant.
37:51Oui, c'est vivant, là.
37:53Ça ne pousse que par la photosynthèse, la lumière et l'oxygène de l'eau.
37:57Il n'y a pas de racines.
37:58Ça s'accroche, c'est tout.
37:59Ça s'accroche.
38:00Ça, je la serre crue.
38:01C'est la même famille que le filament qu'il y avait tout à l'heure.
38:05Ça, elle est plus grosse, quelquefois.
38:07Il y a une petite papillote de Saint-Jacques avec ça, tiens.
38:08Oui, c'est très intéressant.
38:10Mais pourquoi il y a des petits trous comme ça ?
38:12Parce qu'elle est bouffée par les bigorneaux.
38:13Ah, les bigorneaux.
38:15Je nourrisse de ça, oui.
38:16Ah, les fumiers.
38:17Mais c'est très fort en goût.
38:19Oui.
38:19Il faut la mixer, il faut la mettre en petit morceau.
38:21En omelette, c'est extraordinaire, ça.
38:23Ou dans une tourte, une quiche, une tarte.
38:26Est-ce que le goût, la dominante de poivre reste quand c'est dans le...
38:31Celle-là, je ne connais pas trop en cuisine.
38:32Dans la cuisine ?
38:33Oui.
38:33Je pense que celle-là, il faut la servir crue parce qu'elle a une fraîcheur incroyable.
38:36Moi, je me démantisse.
38:37Moi, je ne serais pas d'avis de la cuire, celle-ci.
38:39Bon, ben écoute, en tout cas, merci pour toutes les autres.
38:41Je compte sur toi pour les...
38:45On vous voit à la télé ou un peu partout, évidemment, quand même.
38:47On ne me boit pas, mais tu peux me serrer la mâcre.
38:49Oui, oui.
38:51Allez, bonjour.
38:52À bientôt.
39:14Il y a quand même la mer ici aussi, les climats.
39:17L'air, c'est important, même.
39:19L'herbe, ben oui, parce que quand tu fais pousser de l'herbe, il faut les rendre de l'herbe
39:23d'une peinture sanitaire.
39:25Tu vois, elles sont en train de venir tout doucement.
39:27On peut partager, non ?
39:28Ça, c'est pour les viandes.
39:30On mange son beurre, il faut qu'elle...
39:32Elle n'aime pas qu'on me bouffe sa meule.
39:35Viens manger, ta meule.
39:39Sophie !
39:39Sophie !
39:41C'est la Dormande.
39:42Là, là, oui.
39:43Oh, non, non, non.
39:50Euh...
39:50Et les Bretons, lorsqu'ils se sont rattachés, donc, au Royaume de France,
39:54n'ont pas voulu.
39:55Ils ont dit non, non, pas du tout.
39:57Nous, on se rattache au Royaume de France à une seule condition,
39:59c'est qu'on ne paie pas l'impôt sur le sel.
40:03Donc, on leur a donné ce droit.
40:05Qui continue d'avoir.
40:06Qui continue d'avoir.
40:07Donc, ce sont les seuls, quasiment, qui font encore le beurre avec le sel.
40:12Donc, je trouve que c'est une belle...
40:13C'était pas pour le mettre dans...
40:14Pourquoi ils le mettaient dans le sel ?
40:16Le beurre, c'était pour le conserver.
40:18Conserver.
40:19Voilà, conserver.
40:19Tu vois, on voit bien les grains de sel.
40:21On les voit bien, les morceaux, hein, qui donnent cette couleur-là.
40:27C'est bon.
40:29C'est quelque chose, il est bon.
40:30Ah oui, ça, c'est grand.
40:32On va mettre un, on va mettre un.
40:36Tu veux que tu le coupes ?
40:37Non, je vais bien le couper, mais je vais faire la croix, moi.
40:40Très.
40:41Et vraiment ?
40:44Là, je prends ça pour boiter un coup, tu vois, ça.
40:48Là, je crois que le coup est comme ça.
40:50Oui.
40:53Et ça, par exemple, le beurre, là, il faut les barattes et il y a tout à travail.
40:59Bon, maintenant, c'est même pas la peine de rentrer dans une letterie, je croirais dans
41:02une usine atomique.
41:04Bon, David qui arrive là-bas.
41:05Ah, David !
41:06Ah, ça va, David ?
41:08Ça va, non, non.
41:11Viens voir, il est bon, ton beurre, viens voir.
41:12Viens voir, nous raconter les bâches, là.
41:14Tiens, si t'as une bâche et que tu traites, tu sais traire, moi j'en ai été grandir
41:24à la campagne, tu peux faire ton beurre.
41:26Si t'as rien, si tu veux faire ça à l'ancienne, complète, à la main, totalement, tu peux
41:30faire du beurre.
41:31Tu peux faire, c'est ça.
41:32Ben, Dubas, il disait qu'il accrochait son lit de nez bien bouché au cou de son cheval
41:36et que le soir, il cassait le goulot et il avait sa bolle.
41:39Est-ce que c'est...
41:40Raconte-moi comment c'est possible.
41:41Disons que la façon, on va dire, historique de faire du beurre, donc tu traites ta vache,
41:47ensuite tu laisses ton lait reposer pendant quelques heures, il y a un dépôt de crème
41:50qui va se faire au-dessus, naturellement.
41:52T'en as combien par rapport à ton pot de lait ?
41:54T'en as la moitié ?
41:56C'est 10%.
41:5810%.
41:58Et après, ces 10%-là de crème, tu les récupères et en fait, pour faire venir du beurre,
42:03la crème, il suffit de la battre.
42:05Là, il y a quelque chose de noble à l'intérieur, dans le goût.
42:08Oui, bien sûr, la façon dont on fait le beurre aujourd'hui, nous, qui est d'une façon
42:11tout à fait naturelle et tout à fait artisanale, n'est pas la façon dont mes grands-parents
42:16faisaient du beurre, par exemple.
42:18On a fait évoluer...
42:19Vous avez réadapté à...
42:20A l'ère du ton, aujourd'hui, voilà, c'est ça.
42:22Aujourd'hui, on a cherché à avoir un lien, à avoir vraiment un beurre le plus pur possible
42:28qui soit directement lié au lait des vaches, quoi.
42:50Salut, Valentin.
42:52C'est toi, c'est tes vaches à toi.
42:57Oui.
42:58Mais tu es associé avec...
43:00Avec mon père.
43:01Avec mon père, mais lui, il travaille avec toi pour le lait.
43:03Voilà, il m'achète mon lait, ouais.
43:06Regarde si c'est beau, ça, voilà.
43:08Hein ?
43:09Oui, c'est des vaches calmes.
43:10C'est extraordinaire, quand même, de voir ça.
43:12Mais regarde, elle se part tout seul.
43:15Qui sait qu'elle lui met la paume ?
43:19Gâchis.
43:19Du gâchis.
43:21J'adorais ça, comme ça.
43:23Tu vois, t'allumes la paume, et ça part tout seul.
43:27Mais je me souviens qu'il y avait...
43:30T'entends, ça ?
43:31Hein ?
43:32Oui.
43:35Je me souviens, tu sais, quand tu ne l'éterais pas...
43:37Regarde, le brûlé.
43:39Quand tu ne l'éterais pas, elles peuvent...
43:42Attention, ça.
43:42C'est crevé.
43:43Ah oui, oui.
43:44Moi, je me souviens qu'il y avait la grève des traîtres,
43:47des grèves des paysans.
43:49Quand on a fait le film de Bertolucci,
43:50le Noveshento,
43:52c'était horrible.
43:53Des vaches qui hurlaient...
43:55Ah oui, elles ont besoin.
43:56...à la traître, oui, oui.
43:57Il y avait des paysans qui ne voulaient plus travailler, quoi.
44:00Et ils ne traillaient pas les vaches.
44:02C'était terrible, parce qu'ils avaient leur dilemme
44:04entre l'amour de leur bétail
44:07et puis la haine de ces gens
44:10qui les forçaient à tuer leur bétail.
44:12Enfin, Valentin.
44:14Continue avec la hache.
44:17Merci.
44:18Amène des beaux taureaux.
44:33Mon ami Laurent Odio aime les produits.
44:36Il respecte la coquille Saint-Jacques,
44:38simplifie la cuisson d'un bar de ligne,
44:41perfectionne la fraise de Plougastel
44:43ou la carotte des sables.
44:46Car la cuisine est une affaire de morale.
44:49Il faut travailler l'authenticité
44:51avec une économie de moyens
44:53pour que les arômes et les saveurs
44:55s'expriment pleinement.
44:58Patrick Geffroy de Carantec est du même sang.
45:01Devant leur fourneau,
45:02les produits sont les stars du repas.
45:04Le cuisinier s'efface,
45:06car les bonnes choses sont celles
45:08qui gardent la saveur de ce qui les compose.
45:11Bon, j'ai faim, il faut y aller.
45:15Ouais, on y va.
45:15Parce que là, c'est pas le tout de causer,
45:17mais bon, il faut y aller travailler aussi, tu vois.
45:18Ah bah oui, t'as du monde à midi.
45:19Bah oui.
45:20Tu peux préparer ça chez toi ?
45:22Bien sûr, tu fais ça chez moi.
45:23Super, ok, impeccable.
45:28Te coupe pas.
45:29Non.
45:30Moi, je vais faire un petit peu d'oignon.
45:34Oignon de Roscoff.
45:35Ah oui, oignon de Roscoff.
45:36Il y en a encore un petit peu ?
45:37C'est les derniers.
45:38Je suis toujours malheureux, moi,
45:40à cette époxy, parce que...
45:41C'est la fin.
45:42Ah, c'est bien comme tu le coupes,
45:43parce que ça va bien donner du goût, ça.
45:46Voilà, plus c'est coupé petit,
45:47et plus ça a de saveur.
45:48Moi, je vais faire fondre la garniture.
45:50Je te coupe les tomates en attendant ?
45:52Tu me coupes les tomates,
45:54et puis, moi, je vais sauter le homard.
45:57D'accord.
45:57D'accord ?
45:58Ça marche.
46:03T'as vu, je suis breton,
46:04mais je travaille quand même un petit peu
46:06à l'huile d'olive.
46:13Moi, je suis bientôt bon, moi.
46:15Ah, ça va être bien, ça.
46:17Ça, je le sens bien.
46:17Moi, moi aussi.
46:19Gérard, il va être content, là.
46:21Il adore ça, ça.
46:24On va aller flamber au cognac.
46:26Au cognac.
46:27Attends, on ne doit pas faire
46:27l'omard américaine ?
46:29Nous, on fait un homard
46:30à l'armoricaine.
46:31Je croyais qu'on faisait
46:32l'omard américaine, moi.
46:33Parce que tu connais
46:34l'origine de tout ça.
46:35Non, dis-moi.
46:36Alors, en fait, c'est un cuisinier
46:37qui s'appelait Pierre Fraisse.
46:39Il s'était pris une cuite au whisky,
46:40tu ne peux pas t'imaginer la veille.
46:42Et là, d'un seul coup,
46:44il était crevé,
46:45il avait qu'une envie,
46:45c'est d'aller se coucher.
46:46Et là, il y a six Américains
46:47qui se pointent
46:48et qui veulent manger très rapide.
46:50Alors lui, bon, fatigué, etc.
46:52Il se dit,
46:52qu'est-ce que je vais faire ?
46:53Il décide de prendre un homard
46:55et de le couper en morceaux
46:57et de le faire
46:58comme il avait l'habitude
46:59de le faire à Sète,
47:00c'est-à-dire à la Provençale.
47:01Et il voyait,
47:01il voyait cette espèce
47:02de fin de whisky
47:03qu'il avait envie de le prendre
47:05mais il se dit,
47:06non, il ne faut pas que je le prenne
47:06parce que si je le prends,
47:07je vais rallumer la chaudière.
47:09Il était là,
47:10donc il fait son homard
47:11à la Provençale
47:11et l'idée lui vient
47:12de vider son whisky dedans
47:13pour s'en débarrasser
47:14parce qu'il pensait
47:15que c'était mieux
47:16que de le boire.
47:17Avec le homard.
47:17Avec le homard.
47:18Et là, il en voit.
47:20Et les Américains,
47:21les personnes stupéfaites
47:23du résultat
47:23viennent le voir.
47:24Qu'est-ce que c'est
47:24que ce...
47:25Qu'est-ce que vous avez ?
47:25C'est là, monsieur.
47:26Je ne connaissais pas ça.
47:27Et il dit,
47:28c'est du homard à l'américaine.
47:30Comme c'était des Américains
47:31et de homard à l'américaine,
47:32elle est née.
47:33Je ne connaissais pas ça.
47:34Ah si, c'est un truc de lingue.
47:36Ah, ça, c'est marrant.
47:37Comme quoi la cuisine,
47:38elle appartient au moment.
47:40Je remets ça là
47:41et après...
47:42Moi, je suis bon.
47:43J'ai quand même bien envie
47:44de mettre du whisky.
47:44Bon, allez,
47:45on va mettre du cognac.
47:47Combien je t'en mets un verre ?
47:48Attends, on va mettre du whisky.
47:49On va le flamber au whisky.
47:52Ça va, c'est pas trop dur
47:53de mettre du whisky
47:54dans un homard à l'américaine ?
47:56Je suis sûr
47:56qu'on va être surpris.
47:59Ouah !
47:59C'est un peu celtique aussi
48:00de ce qu'il y a.
48:01C'est celtique,
48:01complètement.
48:05Voilà.
48:30Allez, on y va.
48:35Il est cuit là.
48:36C'est ça.
48:37Ça sent bon, hein,
48:38le whisky.
48:39Ah oui, le whisky,
48:40c'est mieux.
48:40C'est mieux, hein.
48:47Alors, qu'est-ce que t'en penses ?
48:48C'est bon ?
48:48Le saisonnement, c'est bien.
48:50On peut y aller.
48:50Bon, allez, hop.
48:52On va leur servir
48:52pendant que c'est chaud.
48:53Le premier homard à l'américaine.
48:54Allez, viens.
48:57Donne-moi un bout de pain
48:58avec une croûte.
48:59Donne-moi le crouton.
49:01J'arrive.
49:02Le crouton,
49:02qui est bien, le crouton.
49:03Voilà.
49:04Le dur crouton.
49:05C'est chaud,
49:06c'est sûr.
49:07Allez, voilà !
49:09Les pommes de terre
49:10de l'île de Bas
49:11en cocotte.
49:12Ah, pommes de terre.
49:13À l'américaine.
49:14À l'américaine.
49:16À l'amandine.
49:16Il a le pan.
49:17La culotte de Bélix.
49:18Ça rappelle quelque chose.
49:20La culotte de Bélix.
49:22C'est le repas des Gaulois.
49:24À table.
49:26Alors, je dirais à la Bretagne
49:27et à vous.
49:29Yermat.
49:30Yermat.
49:31Yermat.
49:32Yermat.
49:33Ça, c'est un peu russe.
49:34Ça, c'est à la russe.
49:35Ça, c'est à la russe.
49:36Yermat.
49:36Yermat.
49:38Quand vous allez revenir ?
49:40Oui.
49:40Bien sûr.
49:41Pour revenir, Jérard.
49:42Bien sûr, je vais revenir, Jean-Pierre.
49:44Bien entendu, je vais revenir
49:46parce que des gens comme toi...
49:46On te fera manger des ormeaux.
49:48Ah, c'est beau.
49:49On te fera manger des ormeaux.
49:50Il y a des gens comme toi, ça existe encore.
49:54Parce que ça existera toujours.
49:56Parce que le monde devient de plus en plus con
49:59et grâce à toi,
50:01les gens pourront retrouver des choses
50:04ou même transmettre des valeurs.
50:07C'est vrai que c'est chiant.
50:10Sauf qu'il ne faut pas avoir plantes blessées
50:11pour porter les patates.
50:12Il ne faut pas avoir plantes blessées.
50:14Quand Jean-Pierre s'en va, il s'en va.
50:16Merci beaucoup, Jean-Pierre.
50:17Jean-Pierre, il a envie de se barrer.
50:18Mais Jean-Pierre, il est pire.
50:21La marée ne l'attend pas.
50:23La marée ne l'attend pas.
50:28Il est à vous, Jean-Pierre.
50:30Merci encore.
50:31Il est à vous, Jean-Pierre.
50:38Quittez ses amis, quittez la Bretagne,
50:40quittez les légendes.
50:41Sur la Bretagne, tout a été dit.
50:43Tout est vrai, tout est faux.
50:45Tourments, mythes et provocations.
50:47Tout à la fois.
50:48Solitude et vacarme, jour et nuit,
50:51ombre et lumière, Dieu et diable.
50:54Dans la forêt de Brosséliande,
50:55à quelques flottements de nuages,
50:57depuis quelques siècles,
50:59le Graal rapporté de Terre Sainte a disparu.
51:01Sans doute, dérobé par Lancoux,
51:04l'ouvrier de la mort.
51:07Les Bretons n'ont jamais retrouvé le Graal,
51:09mais ils ont trouvé une âme puissante
51:12qui brise les frontières
51:14qui brise les frontières
51:14et qui, ultime paradoxe,
51:17grâce à des racines bien ancrées dans la terre et la mer,
51:21en font de brillants citoyens du monde.
51:23Sous-titrage Société Radio-Canada
51:38« D'après ce que j'ai cru comprendre,
51:40c'est que tu es cuisinier, toi ? »
51:43« Ça c'est quoi, là ? »
51:44« Ça c'est... »
51:47« Alors où est-ce qu'ils m'ont mis mes patates ? »
51:49« Mais ça c'est quoi, là ? »
52:06« Ça c'est bien compris, là, voilà. »
52:11« Ça c'est rouge, là, c'est rien. »
52:14« Voilà, bien rouge, là. »
52:15« Ah, si j'ai bien compris, t'étais... »
52:18« Ça fait trois fois. »
52:20« Non, tu nous dis non, pas maintenant. »
52:22« Oh, merde ! »
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