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  • il y a 2 jours
Et si, au fond, le vrai regret n’était pas de se tromper… mais de ne jamais avoir choisi pour soi ?

On peut passer d’un jour à l’autre à se projeter avec un enfant, puis à se sentir submergée par cette même idée. On oscille entre envie et rejet, entre la peur de regretter et celle de se perdre. On cherche à comprendre ce qui ne va pas : son âge, son couple, son histoire, cette fameuse “horloge biologique”. Mais si ce doute venait surtout de tout ce qu’on attend des femmes, bien plus que de ce que l’on veut profondément ?

C’est précisément l’espace qu’ouvrent Emmy Druesne et Laurie Lejeune dans leur livre. À travers une approche à la fois féministe et nuancée, elles proposent de prendre le temps de réfléchir sans pression, de ressentir sans culpabilité, et de démêler ce qui nous appartient vraiment.

Au fil des pages, on avance entre pratiques concrètes, réflexions et témoignages, pour faire le tri dans ses pensées et dans ses émotions. Une manière de reprendre la main sur son désir, et sur son propre chemin.

Avec cet ouvrage, les autrices, qui accompagnent depuis plusieurs années des femmes confrontées à l’ambivalence du désir d’enfant via leur programme « Devenir mère ou pas », prolongent leur travail en ouvrant un espace de questionnement sans injonction. Elles explorent ce qui se joue derrière les hésitations, là où se construit le désir.

Un livre pour celles qui veulent décider par elles-mêmes, loin des attentes et des pressions.

Le livre "Tu vas regretter de ne pas avoir d'enfant" est disponible partout depuis le 19 février 2026, collection Jouvence, 264 pages, 19,95 €.

Retrouvez-les sur leur compte Instagram : @devenir_mere_ou_pas
Transcription
00:00Bonjour à tous, dans cette nouvelle émission, on accueille Amy et Laurie qui vont nous parler de leur livre
00:05« Tu vas regretter de ne pas avoir d'enfant ».
00:08Ce livre, il est un peu spécial pour nous, puisque vous savez, on s'appelle « Parents épuisés ».
00:11Donc on traite surtout de la parentalité, mais ça nous semble important,
00:16et surtout parce qu'on est épuisé et qu'on a conscience aujourd'hui de ce qu'est être parent
00:20dans cette société,
00:22des injonctions qui vont avec, de ce qu'est le rôle de parent,
00:25de ce qu'est le rôle de mère surtout, qui assume une très grosse charge de cette parentalité,
00:32d'explorer aussi le parcours des femmes qui font le choix de ne pas en avoir.
00:38Ce livre, il est hyper intéressant parce que ce n'est pas seulement un livre,
00:41qui serait déjà très bien, mais ça n'est pas le cas.
00:43Il y a vraiment des fiches, c'est des pistes de réflexion, vous allez nous présenter tout ça.
00:49C'est pour s'aider à faire ce choix ou non de la parentalité.
00:55Est-ce que vous pouvez nous en parler et nous raconter ce qui vous a amené à rédiger ce livre
00:59?
00:59Eh bien, on a commencé à rédiger ce livre parce que depuis plusieurs années, maintenant trois ans,
01:05on accompagne justement des femmes qui sont, elles, non pas encore mères
01:10ou ne deviendront peut-être pas, selon le choix qu'elles vont faire.
01:14Et dans cet accompagnement, ça nous a permis d'avoir beaucoup de témoignages,
01:18beaucoup de ressentis sur les peurs, mais aussi les années à prendre conscience des envies
01:25et des désirs qu'il peut y avoir, avoir un enfant ou choisir une vie sans enfant.
01:31On est arrivé en fait à cette démarche-là aussi parce qu'avec Émy,
01:35on a rencontré ce même questionnement.
01:38Et à la base, eh bien, on s'est accompagné chacune,
01:42de par notre amitié depuis plus de dix ans, dans ce cheminement-là.
01:46Et on s'est dit, autant ouvrir un espace de parole, de réflexion, d'exploration,
01:53aussi depuis nos métiers, puisqu'on est respectivement coach et psychopraticienne.
01:59Oui, ça nous tenait aussi beaucoup à cœur d'avoir un format qui soit plus intime,
02:03plus intimiste, qui rentre chez les femmes qu'on accompagne,
02:07parce que c'est un sujet avec lequel souvent les femmes restent.
02:09Elles osent peu en parler, que ce soit à leurs amis ou même à leur famille
02:13ou parfois même dans leur couple, et qu'elles puissent avoir un objet physique
02:16sur lequel elles se posent, elles réfléchissent, elles prennent le temps d'écrire
02:20et de déplier cette question avec nuance et prendre le temps d'y réfléchir.
02:24Tu dis que cette question, elle est intime et pourtant,
02:26elle n'a jamais été aussi mise en avant dans les médias, dans la vie des femmes, etc.
02:34On n'a pas fait beaucoup de chemin, mais un petit peu,
02:37c'est-à-dire que là où vraiment, ce n'était pas du tout accepté,
02:41voire on ne comprenait pas du tout les femmes qui faisaient ce choix-là
02:45il y a encore 10, 15, 20 ans, aujourd'hui on comprend un peu plus,
02:49mais ce n'est pas non plus la grosse acceptation non plus.
02:53Mais c'est plus si intime que ça, c'est-à-dire que les gens rentrent dans votre vie aussi
02:56pour savoir pourquoi vous n'avez pas d'enfants, l'horloge, etc.
03:00Donc peut-être qu'on pose la question moins tôt,
03:03parce qu'il y a eu une époque où à 25 ans, tout le monde avait des enfants.
03:06Aujourd'hui, il y a plein de femmes qui ont leur premier enfant à l'aube de la quarantaine.
03:11Mais cette question, en tout cas à 45 ans, si on n'en a pas,
03:14tout le monde l'a eu au moins une ou plusieurs fois.
03:16C'est plus si intime que ça au final.
03:19Complètement.
03:19En fait, c'est le fait que l'intime devient politique.
03:23Et c'est justement aussi pour cela qu'on a choisi le titre de ce livre.
03:29« Tu vas regretter de ne pas avoir d'enfant »,
03:31parce que cette phrase-là, je pense qu'en tant que femme,
03:35en effet, on l'aura entendue au moins une fois, si ce n'est plus,
03:40lorsque l'on n'a pas d'enfant à partir d'un certain âge.
03:43Et dans ce que tu partageais, justement,
03:45peut-être qu'on ne nous pose pas la question à 25 ans.
03:48Et en réalité, si à 25 ans, on nous pose encore la question.
03:52Et si on a un enfant avant, on va même venir commenter ce choix
03:58d'avoir eu, à l'inverse, un enfant trop tôt.
04:01De toute façon, il n'y a jamais de bon choix.
04:02On n'a pas d'enfant, on nous demande pourquoi.
04:04On n'en a qu'un, on nous demande pourquoi.
04:06On en a deux, c'est acceptable.
04:10On en a trois, c'est « Ah, tu vas commencer à prendre cher ».
04:13Et alors, au-dessus de trois, c'est « Mais tu es une malade ».
04:15Donc, en fait, il n'y a jamais, si peut-être, allez, on va dire,
04:19si tu as réussi à faire deux enfants, un garçon et une fille,
04:22peut-être que là, on va te ficher la paix.
04:24Et encore, c'est vrai qu'on parlait de la question de l'âge
04:27et du fait que ça devienne politique.
04:30Aujourd'hui, on nous dit qu'on va recevoir une lettre à 29 ans
04:32pour nous annoncer qu'on est bientôt périmés et qu'il faut s'y mettre.
04:35Donc, effectivement, la politique commence à rentrer vachement là-dedans.
04:40Il y a des pays beaucoup plus serrés que ça.
04:45Je ne sais plus si c'est en Russie ou en Corée,
04:47mais ils vous envoient carrément chez un psy,
04:50si jamais vous n'y êtes toujours pas passés, etc.
04:53Vous, comment vous voyez toute cette pression sur les femmes ?
04:59Est-ce que c'est aussi ça qui vous a poussé à écrire ce livre
05:02quand c'est devenu politique, en fait ?
05:04C'était déjà une question politique avant qu'on s'y mette,
05:07mais c'est vrai qu'il y a une montée depuis un an.
05:11Donc, en fait, cette montée arrivait au moment
05:13où on était encore dans l'écriture du livre.
05:15Et donc, c'est vrai, on s'est dit, tiens, vraiment,
05:17on est pile dans le sujet.
05:20Et c'est aussi de ce fait-là que toute la première partie du livre,
05:24on relève pas moins de 24 injonctions à soit avoir un enfant
05:29ou les injonctions de, en effet, quand on a un enfant,
05:32qu'est-ce qu'on va continuer à nourrir comme commentaire,
05:35comme tu le formulais, si on a trois enfants,
05:38on dit, il y a peut-être eu un problème quand même quelque part.
05:41Et aussi, les injonctions qu'on peut recevoir
05:44dans le fait de ne pas avoir choisi de faire des enfants
05:48et comment on vit avec ça.
05:50Et il y a toute cette démarche,
05:52et c'est vrai que ça serait important
05:55qu'on puisse envoyer ce livre, finalement, plutôt qu'une lettre.
05:57Complètement.
05:58Et puis, il y a, en plus, dans cette injonction à la maternité,
06:03tout de suite un pan qui est aussi oublié,
06:05des femmes qui ne peuvent pas, qui n'y arrivent pas,
06:08qui, au-delà de ne pas en souhaiter, n'y arrivent pas.
06:11Et c'est vrai que tout ça arrive à un gros lot d'injonctions
06:15qui pèsent sur les femmes.
06:17Et on va faire un petit tour de certaines
06:20et discuter de ça.
06:22Je peux rebondir sur ce que tu dis.
06:23Bien sûr.
06:24Parce qu'en fait, c'est assez important ce que tu viens de dire
06:26par rapport au fait des femmes,
06:28il y a certaines femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants.
06:30Donc, se poser la question d'en avoir ou pas
06:31devient légitime dans l'espace public.
06:33C'est quelque chose qui est...
06:34Ah oui, bah ok, effectivement,
06:35tu es à ta cinquième tentative de PMA.
06:39Bon, bah ok, effectivement, je comprends
06:40que tu te poses cette question-là.
06:41Mais pour toutes les femmes qui n'ont pas de problème,
06:45que ce soit de problème de santé mentale
06:47ou de santé physique,
06:48il y a vraiment...
06:49Ça, c'est identifié comme problème.
06:50Se questionner, identifier comme problème.
06:52Et réfléchir à la question.
06:54Et vu aussi comme c'est trop intellectualisé,
06:57ce problème-là,
06:59c'est un désir,
07:00normalement, ça devrait venir des tripes.
07:01Comme si on ne pouvait pas avoir
07:03et un désir qui vient des tripes,
07:05ou un non-désir d'ailleurs,
07:06qui vient des tripes,
07:06et réfléchir en ayant conscience
07:08de l'ensemble des charges, quand même,
07:11qui pèsent aujourd'hui sur les femmes,
07:12en tout cas en France.
07:12Bien sûr.
07:13Puis il y a tout ce truc de cette différence aussi
07:16de traitement entre les hommes et les femmes.
07:19Le fait que les hommes...
07:20On le voit souvent chez les stars, etc.
07:24Puissent faire des enfants à 70 ans, etc.
07:27On part du principe que, de toute façon,
07:29bon, l'âge est moins compliqué,
07:31et puis que ça ne se comprend plus.
07:32Ils ont une carrière, machin.
07:33De la part d'une femme, on ne comprend pas.
07:36Et souvent, on juge ça même très égoïste, en fait.
07:39Oui.
07:40Mais égoïste par rapport à qui, en fait ?
07:41C'est toujours la question.
07:43Oui, la question du double standard, en effet.
07:46Sur cette question d'avoir ou pas un enfant,
07:48un homme, on ne va pas commenter son choix et sa décision,
07:52alors qu'une femme, si, toujours.
07:53Et d'ailleurs, on peut dire que là, oui,
07:55on s'adresse aux femmes dans ce livre,
07:58mais c'est aussi pour pouvoir l'ouvrir
08:00dans la question du couple.
08:01Oui.
08:01Parce que souvent, c'est aussi la femme
08:03qui va prendre le lead sur ce questionnement-là,
08:06parce que, pour un homme, la biologie,
08:10on a beaucoup avancé ça,
08:11que la biologie n'est pas la même,
08:13donc ça laisse un espace différent
08:15où la question ne va pas se poser au même timing non plus.
08:18Exactement.
08:19On va discuter un petit peu d'envie, d'injonctions.
08:24Par exemple, quand une femme dit
08:25« je ne sais pas si je veux un enfant »,
08:28clairement, elle est exposée à un nombre d'injonctions
08:31et le nombre d'avis de personnes.
08:34Vous vous rencontrez souvent des femmes
08:36qui ont ce questionnement-là.
08:40À quoi elles ont été confrontées ?
08:43Le premier, c'est le « tu vas regretter ».
08:46Si tu ne fais pas d'enfant,
08:48tu vas regretter un moment ou un autre.
08:49Ça, c'est vraiment le premier,
08:51la peur du regret, le spectre du regret,
08:53qui va venir activer une peur
08:55chez quelqu'un qui est déjà vulnérable
08:57parce qu'elle partage le fait qu'elle sépare.
08:59C'est quand même assez vulnérable pour elle.
09:01Ça, c'est vraiment la plus grosse injonction.
09:03Ensuite, il y a des questions autour du couple.
09:07Si tu es en couple,
09:09est-ce que c'est ton compagnon ou ta compagne qui ne veut pas ?
09:11D'une certaine manière, voilà.
09:12Si tu es célibataire,
09:15oui, mais pas de problème,
09:16tu as encore le temps de décider
09:18parce que finalement,
09:19tu ne pourras pas faire un enfant toute seule.
09:20Ce n'est pas très bien vu.
09:22Ça, c'est vraiment les premières idées qui me viennent.
09:24Je pense à une situation récente aussi
09:26où je me suis retrouvée dans la situation au cabinet
09:29et le patient, parce que c'est un homme,
09:33me dit « Vous avez des enfants, vous ? »
09:35Et puis, je dis non.
09:36Il dit « Ah oui, pas encore. »
09:38Et donc, voilà.
09:39En fait, c'est vraiment la présomption
09:42que, de toute façon, une femme aura des enfants.
09:44Même quand ce n'est pas fait pour juger,
09:46en fait, c'est plein de petits mots de réflexion
09:50dans la logique des choses.
09:52C'est ça, c'est la logique des choses.
09:53Ça peut être aussi des injonctions autour de la liberté.
09:56« Ah, mais toi, tu n'as pas d'enfant,
09:58donc vraiment, tu peux être libre. »
09:59Mais tu sais, tu peux aussi être libre en ayant des enfants.
10:01Moi, je connais une copine qui a fait le tour du monde
10:03avec ses deux enfants en bas âge.
10:05Ils les ont déscolarisés sur un an, ça se faisait.
10:07Voilà.
10:08Et ensuite, ça déroule des exemples
10:10qui sont complètement décorrélés de toi à ta réalité.
10:13Et c'est ce que nous partagent aussi les femmes qui viennent
10:15et qui nous partagent ça.
10:17En fait, les gens vont parler d'eux derrière.
10:19Ou d'elles, comment est-ce qu'elles ont vécu.
10:22Ça peut être aussi « Ah, mais tu vas voir, c'est génial.
10:23Moi, c'était vraiment quelque chose qui m'a traversée,
10:26qui m'a transportée.
10:27J'ai sorti l'amour inconditionnel. »
10:30Tu ne peux pas renoncer à ça.
10:32Il y a vraiment quelque chose où...
10:34C'est comme si ces personnes-là prenaient en charge
10:36ton propre bonheur.
10:37Je veux dire, laissez-moi l'espace de l'explorer,
10:40de choisir dans quelle direction j'ai envie d'envoyer ma vie.
10:42Il y a aussi ça, d'ailleurs.
10:43Oui, et puis il y a toujours ce...
10:44On transpose, en fait.
10:46Les gens vont réagir avec leur propre vécu, etc.
10:52Et sans forcément essayer d'ouvrir un petit peu les chakras.
10:56Et c'est aussi leur propre limite qui parle.
10:58Quand tu parlais de liberté, etc.
11:01Alors oui, c'est sûr que si on a les moyens
11:04d'avoir six baby-sitters, machin,
11:06et qu'on est très entourés,
11:07et qu'on a un village,
11:08la liberté est plus présente.
11:10Et il y a aussi des gens qui voient bien
11:13que ça va être compliqué financièrement,
11:16dans leur vie de tous les jours, etc.
11:18Et ne font pas le choix de se perdre au passage.
11:21Pour rebondir sur ce que tu dis,
11:22on a plusieurs participantes qui n'habitent pas en France
11:25et qui sont du coup expatriées.
11:27Là, pour elles, c'est très présent.
11:29La famille, leur famille n'est pas à côté.
11:32Ça coûte beaucoup plus cher émotionnellement
11:34d'aller demander de l'aide.
11:35Elles n'ont pas souvent un réseau personnel
11:37qui est très ancien.
11:41Il y a vraiment ce sujet-là
11:42de comment est-ce que je suis accompagnée.
11:43Et en fait, on va venir individualiser la question,
11:48alors que c'est une question
11:49qui est beaucoup plus systémique.
11:51C'est la question du couple,
11:52c'est la question de la femme dans la société,
11:55c'est la question de quelle éducation
11:56est-ce que derrière,
11:58tu vas pouvoir offrir à tes enfants
11:59si tu décides d'en faire.
12:00Comment est-ce qu'en tant que femme,
12:01tu vas pouvoir aussi,
12:02en fonction du pays dans lequel tu habites,
12:04être accompagnée par rapport aux congés parentaux.
12:07Toutes ces questions-là derrière
12:08qu'on ne questionne pas, en fait.
12:10Et donc, on va les demander à la personne
12:12de justifier sur des questions très intimes
12:14en oblitérant tout le reste.
12:19Complètement.
12:20Il y a ce truc aussi de
12:23est-ce que tu seras une bonne mère ?
12:25C'est-à-dire que c'est pareil,
12:28c'est un truc qui peut venir
12:28sur cette réflexion,
12:31de ne pas se sentir suffisamment épaulé
12:35et d'avoir suffisamment réglé soi-même son histoire
12:39pour être responsable de celle de quelqu'un d'autre.
12:42Et ça, les gens ne comprennent pas toujours non plus.
12:44Il y a un vécu qui fait qu'on ne se sent pas
12:47d'être le centre du monde d'une nouvelle personne.
12:50La responsabilité où, en fait,
12:52on nous offre aujourd'hui le choix
12:55de pouvoir devenir mère ou pas.
12:58Mais derrière, ça a entraîné
12:59beaucoup de responsabilités vis-à-vis de cette décision.
13:02Dont la décision de mettre un enfant au monde ou pas,
13:06ou plusieurs enfants, du coup.
13:08Mais en attendant, oui,
13:09la personne, avec toute cette responsabilité
13:13que provoque cette décision-là,
13:15elle vient forcément se questionner sur
13:17« mais est-ce que je suis à la hauteur ? »
13:18Et ça, c'est vraiment quelque chose
13:20qui revient tout le temps dans les peurs
13:22des femmes qu'on accompagne.
13:24C'est vraiment « est-ce que je vais être à la hauteur
13:26d'accompagner une vie, un être vivant sur cette planète ? »
13:32On parle souvent du contexte dans lequel on est.
13:35Ça vient bien évidemment dans la discussion.
13:37Il y a aussi des femmes qui se disent
13:39dans un autre contexte peut-être.
13:41Mais aujourd'hui, face aux défis écologiques, politiques,
13:46je ne me sens pas d'assurer la sécurité d'un être
13:50pendant 50 ans.
13:51Et c'est là où la politique est importante.
13:54Quand on disait l'intime est politique,
13:55ok, du coup, la politique vient de ce côté-là.
13:58Et donc, par rapport en effet à l'environnement,
14:01là où ils peuvent agir,
14:03pour que justement, par la responsabilité
14:05de la décision pour une femme,
14:07elle puisse le faire en conscience
14:09et se sentir soutenue.
14:11Là où, comme disait Amy,
14:14la géographie de la famille a bougé, etc.
14:17Donc, on continue quand même
14:18à accompagner ces mouvements sociaux-là
14:20pour aller au bout de l'accompagnement.
14:23Ah oui, j'ai envie de devenir mère.
14:24Et même si je ne serai pas
14:26la bonne mère idéalisée qu'on a,
14:29eh bien, voilà.
14:31Et souvent, c'est quelque chose aussi d'important
14:33de dire, ok, bonne mère, mauvaise mère,
14:35ça vient polariser quelque chose.
14:37C'est très noir ou blanc.
14:38C'est pareil, avoir des enfants,
14:39pas avoir d'enfants,
14:40c'est...
14:40On vient tirer un peu cette...
14:42Mais quel est le périmètre au milieu ?
14:45Qu'est-ce qu'il y a au milieu ?
14:46Dans quelles conditions j'aurais envie d'être mère ?
14:48Dans quelles conditions j'aurais pas envie d'être mère ?
14:51Qu'est-ce qui serait acceptable pour moi en tant que mère ?
14:53Ben voilà, j'aimerais bien que dans le couple,
14:55idéalement, je puisse répartir la charge.
14:59Ok, quelle discussion doit y avoir en amont de ça ?
15:01Qu'est-ce qui est important aussi d'échanger
15:03avec ton partenaire, ta partenaire
15:05sur ces sujets-là ?
15:07Et souvent, c'est des questions
15:09qui sont portées par les femmes
15:11et qui sont encore peu mises
15:13au centre de la discussion
15:15du couple à minima
15:16et de la famille de manière plus générale.
15:18On peut se dire d'ailleurs
15:20que toutes ces femmes qui se posent
15:22ces questions-là
15:22ont toutes les raisons
15:25d'être finalement de bonne mère
15:26si elles le choisissent.
15:28C'est-à-dire que quand on a déjà conscience de ça,
15:30on a déjà fait une grosse partie du chemin.
15:33Quand on se pose la question de sa responsabilité,
15:34c'est qu'on est responsable.
15:37Absolument.
15:38Et c'est vrai que finalement,
15:41il n'y a pas de mieux
15:42ou pas mieux entre quelqu'un
15:44qui a foncé en kamikaze
15:45et quelqu'un qui s'est posé
15:47les questions avant
15:48et qui ira ou non
15:49sur le chemin de la parentalité.
15:51Mais c'est vachement lié
15:54avec le temps.
15:55Il y a vraiment
15:57cette pression aussi sur les femmes.
15:59Alors, il y a toutes les femmes qui savent
16:00et qui parfois le savent depuis des années.
16:02« Je ne veux pas d'enfant,
16:04je n'en voudrais pas,
16:04c'est décidé,
16:05c'est terminé, etc. »
16:06Et il y a toutes celles
16:07que vous allez aider avec votre livre
16:09qui sont dans un questionnement
16:10et qui subissent la pression du temps.
16:14C'est vraiment...
16:14Quand on voit,
16:15je crois que c'est à partir de 35 ans
16:16qu'on appelle ça une grossesse gériatrique.
16:18Absolument.
16:20Ça fait mal.
16:21C'est quand même hyper violent.
16:24Et vraiment,
16:25il y a toutes les injonctions
16:28dans la trentaine
16:29sur les femmes
16:30qui sont hyper violentes.
16:31C'est vraiment la décennie
16:32où il faut réussir sa carrière,
16:34réussir son couple,
16:35réussir sa famille,
16:36ce qui pour beaucoup
16:37veut dire enfantée.
16:39C'est ça.
16:40Être sportive,
16:41être cultivée,
16:42avoir du temps
16:43pour prendre soin de soi,
16:45avoir des beaux cheveux,
16:46se bien se maquiller.
16:46Bref, on peut faire une liste
16:48d'invention à la féminité.
16:50Est-ce que le temps
16:50est quelque chose
16:51que vous voyez
16:52chez les personnes
16:54que vous coachez,
16:55que vous accompagnez ?
16:56Est-ce que c'est
16:57une des plus grosses peurs,
16:58le temps,
16:59d'en manquer ?
17:00En fait,
17:01dans les femmes
17:02qu'on accompagne,
17:04c'est vrai qu'elles arrivent
17:05de toute façon
17:06à peu près à l'âge
17:08de 32 ans.
17:10Avec vraiment ensuite
17:11de 35 ans
17:12jusqu'à...
17:13On a eu des femmes
17:14à 45 ans.
17:15Et en fait,
17:17cette question
17:17du temps
17:18de la fameuse
17:20et vraiment
17:20entre guillemets
17:21horloge biologique
17:22met une pression phénoménale
17:25et dans ce mouvement
17:27de pression,
17:28c'est un vrai tourbillon
17:29où finalement,
17:31c'est encore moins clair.
17:33C'est encore plus
17:34dans la confusion
17:34que dans cette pression-là,
17:37on ne peut pas obtenir
17:38une réponse
17:39de cette manière.
17:40On trouve même
17:41des femmes
17:42qui ont participé
17:43avec nous
17:44ou dans nos accompagnements
17:46qui se voient annoncer
17:49aussi
17:49de l'endométriose
17:51ou une réserve
17:52ovarienne faible
17:53et où les médecins
17:55leur disent immédiatement
17:56« Essayez pendant six mois
17:58et revenez après. »
18:01Essayez,
18:02mais on ne nous a pas demandé
18:03en fait
18:03si on voulait un enfant
18:04ou pas.
18:05Et donc,
18:06ils se retrouvent
18:06face à ça
18:07et dans un mouvement
18:09de panique.
18:10Bon,
18:11ok,
18:11en fait,
18:12on essaye,
18:12mais sans ça
18:13de vraiment poser
18:14la question.
18:16Et donc,
18:16on essaye
18:17de les faire sortir
18:18en fait
18:18de cette pression-là
18:19en disant,
18:20par exemple,
18:22ok,
18:22suit le cheminement
18:23de ce livre
18:24parce qu'on pose
18:26des questions,
18:27il y a des pratiques
18:28pour évoluer
18:28dans ce questionnement-là,
18:30seul ou en couple
18:31et aussi
18:32lors des accompagnements
18:34qu'on a par ailleurs
18:35où, ok,
18:36on se donne trois mois
18:37pour vraiment sortir
18:39de toutes les injonctions,
18:41de toutes les pressions
18:41qu'on peut recevoir
18:42pour te focaliser
18:44sur ton désir à toi,
18:46sur tes désirs,
18:47tes peurs.
18:48Et après,
18:49on fait re-rentrer
18:50les autres.
18:51Et la pression du temps.
18:52Et on le voit aussi
18:53d'un point de vue
18:54très,
18:56enfin,
18:56en France,
18:56par rapport
18:57à la préservation
18:58ovocitaire.
18:59Souvent,
18:59il y a vraiment
19:00cette pression du temps.
19:01On se dit,
19:01bon,
19:01ben voilà,
19:02je vais essayer
19:02de m'acheter du temps.
19:04Et aujourd'hui,
19:04c'est possible
19:05de le faire en France
19:05jusqu'à 37 ans.
19:07Donc,
19:07je vais faire
19:08cette préservation
19:08ovocitaire-là.
19:09Mais ce qu'on observe
19:10aussi ensuite,
19:11aussi parce qu'on a
19:12ces femmes-là
19:13qui sont dans
19:13l'accompagnement
19:14qui viennent,
19:14on dit,
19:14bon,
19:14ben moi,
19:15j'ai fait une préservation
19:15ovocitaire.
19:16En fait,
19:16ça ne m'a pas aidée,
19:17ça m'a achetée du temps.
19:20Mais ça ne m'a pas,
19:22mine de rien,
19:23la pression du temps
19:23va rester toujours là.
19:25Oui,
19:26parce que finalement,
19:26même cette préservation,
19:28elle a une date
19:29de péremption.
19:30Et du coup,
19:31c'est une nouvelle horloge,
19:32en fait.
19:33Exactement.
19:33Alors qu'on...
19:34Et du coup,
19:35ça crée encore plus
19:36d'injonctions
19:38à performer,
19:39entre guillemets,
19:39de dire,
19:39bon,
19:39alors maintenant que j'ai fait
19:40cette préservation-là,
19:42il faut que je me décide
19:44parce que je vais avoir
19:45un an,
19:46deux ans,
19:46trois ans
19:47pour pouvoir bien
19:48utiliser mes ovocytes.
19:49Surtout qu'on reçoit
19:50une lettre.
19:51on est passées
19:51toutes les deux.
19:52Enfin,
19:53toi,
19:53c'est en Espagne,
19:53moi,
19:54c'est en France.
19:54Mais on reçoit
19:56tous les ans
19:56une lettre
19:57pour nous demander
19:58qu'est-ce qu'on souhaite
19:59faire des ovocytes.
20:02est-ce qu'on souhaite
20:03les garder ?
20:04Est-ce qu'on souhaite
20:05les donner ?
20:06Ou est-ce qu'on souhaite
20:07les détruire ?
20:08En France.
20:08En France.
20:09Et rien que le mot
20:10détruire,
20:11en fait,
20:12nous expose
20:13à forcément,
20:15même si,
20:15finalement,
20:16on a pris une décision,
20:18ah, quand même,
20:18est-ce qu'il ne faut pas
20:20que je revienne
20:20sur ce que je m'étais dit,
20:22ma situation,
20:23est-ce qu'elle a évolué ?
20:24Donc,
20:25c'est un questionnement
20:26qui revient,
20:26en fait,
20:26sans cesse.
20:27Tu parles du vocabulaire,
20:29mais je trouve qu'en France,
20:29je ne suis pas suffisamment
20:32polyglotte pour savoir
20:33dans les autres langues,
20:34mais on a des mots
20:34hyper violents en France.
20:36On s'en parlait,
20:37grossesse gériatrique,
20:39les femmes qui n'ont pas
20:40d'enfant,
20:40nulle y part,
20:42même nulle dedans.
20:43Je sais que ça ne vient
20:43pas de là,
20:44mais c'est quand même,
20:45on a,
20:46franchement,
20:46on a des trucs
20:47qui sont,
20:49la fausse couche,
20:50ils s'appellent ça
20:50un avortement spontané.
20:52C'est hyper violent
20:53quand on a fait
20:54une grosse couche
20:54de qualifier ça
20:55d'avortement et tout.
20:56En France,
20:57on est quand même,
20:58que ce soit les pratiques médicales
21:00envers les femmes
21:01ou le lexique,
21:04ça participe aussi
21:05à des petites violences,
21:06des petits coups de couteau
21:07comme ça,
21:08qui paraissent discrets,
21:10mais où on se dit
21:10tout est fait
21:11un peu pour piquer quand même.
21:13Et c'est hyper important
21:13pour nous,
21:14par rapport à ce que tu dis,
21:15que les femmes
21:16se réapproprient les mots,
21:19leur langage,
21:19leur histoire
21:20avec leurs mots.
21:21Qu'est-ce que ça veut dire
21:22pour elles ?
21:23Et dans le livre,
21:24il y a beaucoup de pratiques
21:25d'écriture,
21:25parce que c'est quelque chose
21:26qui nous a aussi beaucoup aidé
21:27avec Laurée
21:28à titre individuel.
21:29En fait,
21:29derrière tous ces mots-là
21:30un peu très violents
21:32comme tu le dis,
21:33en fait,
21:33moi,
21:33comment je le ressens ?
21:34Quel mot j'aurais envie de poser
21:36qui ne soit pas un mot
21:37qu'on m'impose en fait,
21:38qui est une autre violence ?
21:39C'est mon mot à moi
21:41et comment est-ce que
21:41dans six mois,
21:42dans un an,
21:43dans deux ans,
21:43quand je vais relire
21:44un peu mes réflexions,
21:45je vais pouvoir me raconter
21:46une histoire
21:47qui est beaucoup plus
21:48empoirante en bon français
21:49que puissante,
21:51en tout cas pour moi,
21:52que celle
21:52à laquelle on veut me faire adhérer
21:56d'une certaine manière.
21:57Et on utilise d'ailleurs
21:58le mot ambivalence
22:00et non pas indécision
22:02parce qu'il ne renvoie pas
22:03à la même chose.
22:04Bien sûr.
22:05L'ambivalence,
22:05c'est que j'explore.
22:07L'indécision,
22:08ça renvoie à l'indécise.
22:10Oui.
22:11Oh,
22:11elle va changer d'idée
22:13chaque jour,
22:14etc.
22:14Alors que non,
22:15c'est vraiment
22:16le concept d'ambivalence.
22:18Pour finir,
22:19j'aimerais qu'on explore
22:20les liens de la filiation
22:21qui peuvent être aussi
22:23un gros poids.
22:25C'est-à-dire qu'on a ce...
22:26Voilà,
22:27faire un enfant,
22:28ça devrait être d'abord
22:29une histoire personnelle,
22:30etc.
22:31Mais il y a la filiation
22:32qui peut être très forte
22:33et donc le poids,
22:34au-delà du couple,
22:35mais de la famille,
22:36de la mère,
22:37du père,
22:38qui voit aussi
22:40son accomplissement
22:41dans le fait de devenir
22:42grand-parent,
22:43etc.
22:43dans le fait de transmettre
22:46sur plusieurs générations.
22:48Quand on est la personne
22:49qui décide d'arrêter
22:51cette filiation,
22:52c'est aussi une responsabilité
22:55envers les générations antérieures.
22:58On parle beaucoup de deuil.
23:00En fait,
23:00il y a un deuil à faire
23:01et nous,
23:02en tant que femmes,
23:04de faire le deuil
23:05de la maternité
23:05si on choisit
23:06de ne pas avoir d'enfant.
23:07Mais il y a aussi
23:08un deuil qu'on impose
23:10à nos parents,
23:11par exemple.
23:12en tout cas,
23:12c'est mon cas.
23:13Je sais que c'est quelque chose
23:14que j'ai imposé à mes parents.
23:15Ils doivent faire le deuil
23:16d'être grands-parents,
23:17en tout cas,
23:17de mon côté.
23:19Et ça,
23:20je ne trouve pas facile
23:23à faire.
23:24Parce que,
23:25voilà,
23:25c'est aussi...
23:27comme tu dis,
23:28tu ne t'es pas projetée
23:29sur le fait d'avoir d'enfants,
23:30mais eux,
23:30ils se sont projetés
23:31sur le fait
23:32d'avoir des petits-enfants.
23:34Exactement.
23:34Et ça participe aussi
23:35de leur construction,
23:37de leur identité sociale,
23:38de leur réussite.
23:39C'est un endroit,
23:40en tout cas,
23:41qui est assez positif.
23:43Voilà,
23:44jouer avec tes petits-enfants,
23:45il y a beaucoup
23:45d'imaginaire autour de ça.
23:48Et c'est sûr
23:48que ce sont des discussions
23:49qui ne sont pas évidentes
23:50à avoir.
23:51On n'a pas de bonnes recettes
23:52là-dessus,
23:53mais on les a eues
23:54avec nos parents respectifs.
23:55et c'est vrai que c'est pas simple.
23:57Oui,
23:58il y a toute cette transmission,
23:59le nom,
24:00où on en fait aussi
24:01tout un truc en France,
24:03alors qu'aujourd'hui,
24:04une femme est tout à fait capable
24:05de donner son nom,
24:06etc.
24:07Mais c'est vrai que du côté
24:10du conjoint,
24:11etc.,
24:11peut y avoir cette question
24:12de...
24:13Complètement.
24:14Enfin,
24:15moi,
24:15qui m'étonne toujours en 2026,
24:17mais genre,
24:17vraiment,
24:18ce droit à la affiliation
24:19et à la transmission
24:20que les autres
24:21voudraient imposer
24:22sur les générations en dessous
24:24et vraiment de se dire
24:25non,
24:25mais...
24:25comme s'il fallait coloniser
24:28encore des régions,
24:29des villages,
24:30etc.
24:32Et du coup,
24:32ça devient le poids du village,
24:34quoi.
24:34C'est vraiment...
24:35Oui.
24:36Mais c'est vrai que
24:37c'était vraiment ça auparavant
24:39et donc encore maintenant,
24:40un peu moins,
24:41mais cette transmission,
24:42c'était vraiment le patrimoine.
24:44Oui.
24:45Et c'est pour ça
24:45qu'on utilise le mot patrimoine
24:47et non pas matrimoine,
24:48mais le patrimoine,
24:50c'est le nom
24:51et l'héritage.
24:53Et aujourd'hui,
24:53ça amène le conjoint
24:55à prendre une autre place
24:56parce qu'en effet,
24:58une femme peut aussi
24:59transmettre son nom
25:00à son enfant,
25:01à ses enfants.
25:03Une femme peut aussi
25:04avoir un matrimoine.
25:06Et du coup,
25:07il y a vraiment
25:07un repositionnement
25:08en fait aussi là-dessus.
25:09Et par rapport
25:10aux grands-parents
25:11qui doivent faire le deuil
25:13s'il n'y a pas
25:13cette transmission-là,
25:15c'est en effet un nom
25:15qui peut-être s'arrête
25:17s'il n'y a pas de neveux,
25:18nièce,
25:18voilà,
25:19d'autres petits-enfants.
25:21Mais c'est aussi
25:23le deuil, je pense,
25:24de...
25:25Un enfant,
25:26ça amène de la vie.
25:28Et donc,
25:28quand ils sont à la retraite,
25:31c'est trouver un nouveau sens,
25:32en fait.
25:33On va continuer
25:34à trouver une place
25:35dans la société.
25:36Ils iront au parc,
25:37s'ils ont envie
25:38de voir des enfants.
25:39Ils vont aller au parc,
25:40il y aura plein de mères
25:41au bout du rouleau
25:42qui seront ravies
25:43de voir des grands-parents
25:45ramasser du sable.
25:47Il n'y aura pas de problème.
25:48On va leur trouver
25:48des activités
25:49s'il n'y a que ça.
25:51Complètement.
25:51En tout cas,
25:52merci beaucoup
25:53pour ce livre
25:54que j'espère
25:55qu'il pourra aider
25:56beaucoup de femmes.
25:57Donc, je le rappelle,
25:58c'est au-delà d'un livre,
25:59il y a vraiment
26:01tout un cheminement,
26:02vous l'avez très bien dit,
26:04écrit à faire
26:06pour explorer
26:07cette question-là
26:08et justement,
26:09pouvoir sortir
26:10de l'ambivalence
26:11et être en paix
26:14avec son propre choix
26:16et pouvoir continuer
26:18sa route
26:19comme on l'a décidé.
26:20Et pour des femmes
26:21aussi qu'on rencontre
26:22qui se disent
26:22« moi, je pense
26:23que j'ai plutôt envie
26:24d'avoir des enfants »,
26:25ça leur permet aussi
26:25d'explorer vraiment
26:26en profondeur
26:27leur désir,
26:27pourquoi et comment
26:28est-ce qu'elles peuvent
26:29le mettre en place
26:29dans le futur.
26:30Donc, c'est aussi
26:30vraiment puissant pour elles.
26:33Merci beaucoup.
26:34Donc, je rappelle
26:34qu'il est disponible
26:35partout.
26:36Absolument.
26:36Et que donc,
26:37il s'appelle
26:37« Tu vas regretter
26:38de ne pas avoir d'enfant »,
26:39le guide pour clarifier
26:40son désir ou non
26:42de devenir mère
26:43et sans pression.
26:44Merci beaucoup.
26:45Merci pour cet échange.
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