- il y a 10 heures
Retrouvez notre soirée spéciale "Guerre en Iran", présenté par Maxime Switek, sur BVMTV ce lundi 27 avril 2026.
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00:00Le roi Charles III qui vient d'arriver avec la reine Camilla aux Etats-Unis, j'imagine Maxime que vous
00:05allez en dire un mot.
00:06Bonsoir.
00:07Bonsoir toutes et à tous.
00:08Évidemment, on va suivre les premiers pas du roi Charles ce soir du côté de Washington.
00:11Tout à l'heure, il y a effectivement la Cup of Tea, comme le disait Philippe Terrell, ce sera après
00:1422h.
00:15Et puis ensuite, la Garden Party dans les jardins de la Maison Blanche.
00:18À partir de 23h, on aura toutes les images, vous ne raterrez rien, évidemment.
00:22Mais ce soir, l'autre information importante, c'est cette réunion de crise du côté de la Maison Blanche.
00:28Demain, cela fera deux mois que la guerre contre l'Iran a commencé.
00:31Alors que peut faire Trump pour sortir de cet impasse ?
00:34Les Américains vont-ils devoir reprendre leurs frappes ?
00:36C'est l'une des questions ce soir.
00:37On va tout de suite retrouver Naoufel El-Kawafi du côté de la Maison Blanche.
00:41Naoufel, avec donc cette réunion de crise, les conseillers de Trump autour du président américain pour tenter de trouver une
00:48sortie de crise.
00:51Oui, plusieurs hauts responsables américains autour de Donald Trump,
00:55parmi lesquels, sans doute, le secrétaire à l'État, Marco Rubio,
00:59le ministre de la Défense autour de Donald Trump,
01:02avec cette réunion largement consacrée à la situation en Iran,
01:06à ces négociations qui tombent au ralenti depuis plusieurs jours maintenant.
01:10Donald Trump qui a dû balayer l'ensemble des hypothèses qui sont toujours sur la table
01:15concernant les prochaines étapes de cette guerre.
01:18Et parmi les options, il y a toujours la possibilité de reprendre les frappes sur Téhéran.
01:24Une option qui est jugée sérieuse et qui est toujours à l'étude.
01:27La porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Lévy, tout à l'heure, dans sa revue de presse,
01:33tout à l'heure, a expliqué, conférence de presse, a expliqué,
01:36eh bien, confirmer cette proposition qui a été faite de l'Iran,
01:40proposition pour rouvrir le détroit d'Hormuz,
01:44à condition, à condition seulement, que les États-Unis acceptent de reporter les négociations sur le nucléaire.
01:49On n'a pas plus de détails concernant cette proposition, si elle convient ou non à la Maison Blanche.
01:54Ce que l'on sait, en tout cas, c'est que Donald Trump expliquait hier qu'il souhaitait poursuivre le
01:58blocus naval,
02:00qu'il souhaitait étouffer, d'une certaine manière, l'économie iranienne en bloquant les différentes exportations de pétrole
02:05pour pousser, d'une certaine manière, Téhéran, pousser Téhéran à accepter les différentes exigences américaines
02:11concernant notamment le nucléaire.
02:13Donald Trump qui devrait s'exprimer là-dessus dans les progences heures, c'est ce qu'a expliqué, en tout
02:18cas, la porte-parole de la Maison Blanche.
02:20Donald Trump qui est toujours derrière moi dans cette Maison Blanche,
02:23où il doit recevoir, dans les prochaines heures, le roi Charles III pour une visite officielle de 4 jours.
02:30Naoufel El-Kawafi avec Valentin Rib en direct de Washington.
02:33On reviendra vers vous, évidemment, Naoufel, dès qu'on a plus de précision sur cette réunion de crise.
02:37Il y a vraiment crise ce soir, Général Paloméros.
02:39Il faut sortir de cette impasse.
02:42Pardon, j'ai découvert à la une de la presse américaine le même mot revenir, stalemate.
02:47Impasse.
02:48J'ai bon, Romualt-Sorin, c'est bien ça ?
02:49Ah oui, tout à fait, on est dans une impasse, c'est un piège.
02:51Stalemate, c'est un équilibre.
02:55Oui, c'est-à-dire que c'est assez contradictoire quand même, la stratégie telle qu'on peut essayer de
03:02la deviner.
03:03Je ne suis pas sûr que ce soit une stratégie, d'ailleurs.
03:04D'un côté, on ferme le détroit d'Orbouz, bon, on n'a pas combattu dans le détroit d'Orbouz,
03:11on l'a fermé.
03:14Enfin, Donald Trump.
03:17Et quand on fait un blocage de cette nature, il ne faut pas s'attendre à des résultats tangibles avant
03:22un certain temps, comme disait l'autre.
03:25Et ça peut durer, surtout quand on a un pays résilient en face de vous.
03:29Donc, ce n'est pas sous cet angle-là qu'il peut espérer avoir des résultats rapides.
03:35Lancer une nouvelle attaque, l'expérience l'a prouvé que ce n'est peut-être pas comme ça qu'il
03:40y arriverait non plus.
03:41Il faudrait que ce soit très...
03:42Si par hasard, cette nouvelle phase a lieu, elle sera violente.
03:46C'est ipso facto.
03:48Ils ont déjà frappé tout ce qu'ils avaient à frapper, donc ça sera encore plus dur.
03:54Donc, il n'a pas vraiment de voie de sortie.
03:56Et derrière, il y a 95% des populations qui les disent, ce serait quand même bien qu'on rouvre
04:02le détroit d'Orbouz maintenant.
04:04Et peut-être que les pays arabes, ils n'ont pas envie de revoir les séquences de missiles balistiques
04:11à tirer sur leur carburant, sur leur usine de production d'eau, etc.
04:19Donc, on est dans un équilibre très subtil où Donald Trump veut sans doute y aller,
04:24mais il retient la main parce qu'il ne sait pas trop jusqu'où il devra aller pour arriver à
04:30un résultat torgible.
04:31– Oui, effectivement.
04:33Didier François, je vous voyais acquiescer quand le général disait,
04:36s'il y va, rien ne dit qu'il ira,
04:38mais visiblement, ce que nous dit la presse américaine ce soir, notamment CNN,
04:42c'est que parmi les hypothèses, il y a effectivement celle de retourner au combat, entre guillemets,
04:47de relancer des frappes.
04:48Ce que disait le général, c'est que s'il y retourne, ce sera forcément très violent.
04:51– Ce sera terriblement violent, parce que de toute manière, il n'y a quasiment plus cibles militaires.
04:55En vrai, si on voit ce qui a été fait, la campagne militaire, elle a été menée,
04:58la destruction des défenses antiaériennes, la destruction des avions, etc.
05:01Donc, s'ils y vont, ça va être pour casser de la cible civile, de l'infrastructure.
05:06Ça sera de l'électricité, ça sera le raffinage de l'essence,
05:10ça sera tout ce qui permet au pouvoir de tenir ce que, jusqu'à présent,
05:13les Américains s'étaient refusés à faire.
05:16Les Israéliens leur avaient dit, si vous voulez faire tomber le régime, c'est ça.
05:18Mais les Américains, de toute évidence, ne voulaient pas vraiment faire tomber le régime,
05:21ils voulaient trouver des interlocuteurs.
05:23Alors là, ils en ont vaguement trouvé, mais pas suffisamment,
05:26puisque, comme encore une fois, une grande partie de ce régime estime
05:29qu'ils n'ont pas été mis à genoux, qu'ils ont réussi à résister 40 jours
05:33face à la première armée du monde, appuyée par son plus grand allié.
05:37Ils se disent, mais pourquoi céder ?
05:39Donc, ceux qui sont pour les négociations sont un peu à mal.
05:41On l'a bien vu.
05:42Donc, aujourd'hui, le problème, c'est qu'il a bien des gens pour négocier,
05:45mais ils sont tenus par…
05:47Alors, soit ils repartent sur de la frappe individuelle, ciblée, pour tuer ceux…
05:52Mais enfin bon, là aussi, il peut aller taper le patron des gardiens de la Révolution, etc.
05:58Mais enfin, ça ne veut pas dire que les autres pourront revenir plus facilement que ça.
06:01Avec un paradoxe, pardon Didier, que les Américains se plaignent en disant
06:04on ne sait pas qui dirige ce pays après avoir tué une bonne partie des dirigeants.
06:07Donc, ils peuvent continuer en se disant, tiens, ceux-là, ils sont gentils, ceux-là, ils sont pas bien.
06:11Ce n'est pas impossible.
06:12Mais, encore une fois, le problème, c'est quoi ?
06:14C'est qu'il n'y a pas de solution rapide.
06:16Il n'y a pas la guerre, c'est du temps.
06:18Enfin, le premier qu'il a toujours dit, c'est le général Paloméros, c'est la patience stratégique.
06:23Donald Trump, qui n'avait jamais fait de guerre, puisqu'il était même plutôt contre les guerres à l'origine,
06:28est en train d'apprendre, de toute évidence, ça.
06:31Alors, le blocus fait partie de ça, mais c'est pas rapide.
06:34Six mères frappées, enfin voilà.
06:36Donc, attention, les Iraniens aussi n'ont pas autant de temps que ça.
06:41Sur le pétrole, sur plein de choses, ils ont quand même été affaiblis.
06:44Et nous, on voit nos faiblesses parce qu'on est en démocratie.
06:47On en débat tous les soirs.
06:48Les Iraniens, eux, les cachent et montrent bien.
06:50Mais il leur reste des drones.
06:51Il leur reste de quoi taper sur les pays de la région.
06:54Il leur reste de quoi nous embêter, nous tous, le reste du monde, sur la question du pétrole.
06:58Mais attention, la question du pétrole, ça ne gêne pas tant que ça, Donald Trump.
07:02Enfin, je parle sous contrôle, mais ils en produisent, à la différence de nous.
07:05La question des missiles, ils ne sont pas visés.
07:07Alors, même s'ils ont moins d'intercepteurs, d'ailleurs, ça ne tombe pas chez eux.
07:11Ça tombe chez les Israéliens ou chez les pays du Golfe.
07:15Donc, encore une fois, il a des avantages s'il veut y aller.
07:18Le seul problème qu'il a, c'est les échéances politiques intérieures.
07:21Alors, pour le coup, je n'ai pas la main dessus, je n'y comprends rien, je ne les connais
07:23pas.
07:25Il y a notamment cette limite vendredi.
07:27Il faut que vendredi, il ait la progression du Congrès.
07:28Oui, oui, ou s'il prend le gré l'embête, ils n'ont pas l'air de vouloir beaucoup l
07:33'embêter.
07:33Non, non, on est d'accord, mais il y a la majorité.
07:35Donc, attention, je ne pense pas qu'il soit aussi pris que ça à la gorge.
07:39Et il est en train de, en tout cas, il a l'air de s'auto-convaincre du fait que
07:44c'est lui qui n'arrête pas de parler de temps, maintenant, aujourd'hui.
07:48Ce qui est toujours marrant avec Trump, c'est que quand il dit un truc, on sent une partie de
07:51ses briefings.
07:52Pas tout, mais une partie de ses briefings.
07:55Une partie de ce qu'on lui a dit et sur lequel il fait une fixette.
07:58Donc là, en tout cas, il a compris le temps long.
08:00Bon, après, est-ce qu'il va le faire ? Franchement, je n'en sais rien.
08:02Mais, Romuald Seurat, est-ce que vous voyez ce soir des signaux qui pourraient laisser penser que Trump va y
08:07aller, va reprendre un certain nombre de combats ?
08:09On a vu ce week-end, par exemple, que lui avait dit à ses négociateurs, vous n'allez pas au
08:12Pakistan, ça ne sert à rien, ça ne sert plus à rien pour l'instant, etc.
08:15Est-ce que vous voyez des signaux ?
08:16C'est une possibilité.
08:17Alors, je ne sais pas si je vois vraiment des signaux, mais il faut voir les choses telles qu'elles
08:20sont.
08:21Trump est acculé.
08:21Il s'est lancé dans cette guerre contre la vie de son vice-président, de sa secrétaire générale à la
08:26Maison-Blanche, des généraux du Pentagone, des Républicains,
08:29et surtout de sa base MAGA, qui, pour la première fois en plus de dix ans, est en train de
08:32s'éloigner de lui.
08:33Une base qu'il aurait suivi jusqu'en enfer.
08:35Bref, les élections qui se profilent méchamment perdues, l'inflation qui repart à la hausse, il faut qu'ils se
08:41sortent de ce guépier à tout prix.
08:42Donc, comme je le répète toujours, il est prêt à avaler de nombreuses couloves, à faire passer de nombreux compromis.
08:47Il lui faut un papier, un petit papier pour montrer ça à la face des Américains, il s'en tirerait
08:50minimum la tête haute et probablement passer à Cuba.
08:52Un papier signé des Iraniens ?
08:54Une feuille de route, un truc bidon, il y aura des négociations qui ensuite vont se poursuivre pendant des semaines,
08:58des mois, il lui faut un prétexte pour garder la tête haute.
09:00Mais pardon, Romney Alçora, vous nous disiez ça aussi la semaine dernière.
09:03Là, finalement, ce week-end, il n'y est pas allé, il ne voulait pas d'accord bidon, visiblement.
09:07Il aurait pu envoyer ses troupes et ses négociateurs.
09:10Ce sont les Iraniens qui ne sont pas venus.
09:12Il lui faut quand même un minimum.
09:13Les Iraniens étaient plus au Pakistan que les Américains.
09:16Oui, mais quand je dis un accord bidon, il est prêt, je le répète, à avaler de nombreuses couloves et
09:20à passer de nombreux compromis.
09:21Mais il lui faut quand même quelque chose.
09:22Il lui faut quand même quelque chose pour garder un minimum la tête haute.
09:25Et pour répondre clairement à votre question, s'il n'obtient pas ce quelque chose, parce qu'effectivement, il ne
09:29lui faudra pas un papier verge non plus.
09:30Là, effectivement, il pourrait revenir méchant.
09:32Et aujourd'hui, il y a des signaux qui, très clairement, et là, vous avez tout à fait raison, nous
09:36laissent penser que Trump pourrait éventuellement repartir au combat.
09:39Et s'il repart, il sera très, très méchant ce coup-ci.
09:41Alors, en voyant, il n'y a que des mauvaises solutions devant lui, entre guillemets, Donald Trump.
09:45Soit repartir au combat avec les risques que l'on vient de donner, soit d'une certaine manière laisser pourrir
09:49la situation.
09:50Est-ce que ça, ça n'est pas aussi une stratégie de dire de toute façon, je tiendrai plus longtemps
09:54que les Iraniens ?
09:55Oui, c'est fort probable. La vraie question, c'est de savoir à combien de temps les alliés, si l
10:00'on peut dire, en tout cas les occidentaux,
10:02qui ne sont pas partis à l'opération militaire de Donald Trump et d'Israël en Iran et au Liban,
10:08pourront, eux, tenir, sans même parler des alliés traditionnels asiatiques, qui ont été, on l'a beaucoup répété, les premiers
10:14impactés.
10:15Nous, en Europe aussi, nous commençons à sentir la morsure de ce blocus.
10:21Aujourd'hui, Emmanuel Macron a quand même dit qu'il fallait réouvrir ce fichu détroit et qu'il reprendrait à
10:27la fin de son déplacement en Andorre
10:29le contact avec les autorités iraniennes pour travailler à une solution diplomatique en ce sens.
10:34Est-ce que c'est précisément comme ça qu'il a dit, réouvrir ce fichu détroit ?
10:37Oui, c'est une citation, ce n'est pas du tout une improvisation ou ma propre appréciation de la situation.
10:42Et il y a donc effectivement une urgence.
10:46Et lequel d'entre tous les protagonistes va céder et rendre gorge le plus tôt ?
10:51C'est le calcul qu'est en train de faire Donald Trump.
10:53Sans doute comprend-il que du point de vue des États-Unis, il a quand même un peu plus de
10:59temps que d'autres.
11:00Les Iraniens qui engrangeaient jusque-là leurs principales ressources en vendant des hydrocarbures
11:06et les Européens qui commencent à sentir et l'inflation et la question du prix des carburants à la pompe
11:13les gêner.
11:14Je précise une petite chose, cette édition spéciale risque d'être bousculée dans quelques instants
11:19par la conférence de presse des autorités judiciaires américaines concernant Cole Allen
11:24qui a ouvert le feu lors du gala de la presse, c'était samedi à proximité de Donald Trump.
11:29Allen qui a été inculpé ce soir de tentative d'assassinat contre le président américain, contre Donald Trump.
11:34Et on attend maintenant la conférence de presse des autorités judiciaires.
11:37Vous voyez ces images-là, mais pour l'instant, on reste évidemment sur ce qui nous intéresse ce soir,
11:41c'est-à-dire cette réunion de crise à la Maison-Blanche.
11:44Général Paloméros, la stratégie du pourrissement, est-ce que ça, ça fonctionne ?
11:50Encore une fois, une partie de la presse américaine dit ce soir, à la Maison-Blanche,
11:53on peut considérer que le fait de maintenir ce blocus américain a des répercussions,
11:59fonctionne et fait pression sur le camp iranien.
12:03Il faut penser qu'il y a un peu de logique derrière tout ça, quand même, c'est pas impossible.
12:09En se disant, comme je le disais tout à l'heure, on met un blocus en place,
12:13donc on se situe dans le temps long, sinon ça n'a aucun sens.
12:16Donc oui, peut-être qu'il s'ouvre des options, on peut voir ça aussi comme ça,
12:21en disant, d'abord, on veut reprendre Hormouz.
12:25Ils ont pris cette solution.
12:27Pardon mon général, priorité au direct, la conférence des autorités judiciaires américaines.
12:36La capacité de la presse et des fonctionnaires de l'État de travailler ensemble
12:45ont permis d'empêcher un acte horrible grâce au professionnalisme et au courage des forces de l'ordre.
12:54Les officiers ont répondu sans hésiter, ont fait leur travail comme ils ont été formés pour le faire.
13:02Les agents des services secrets ont pu tacler le suspect.
13:08Paul Thomas Allen, le président, ainsi que tous les participants de ce dîner, ont été mis en sécurité.
13:16Un officier courageux a été blessé et a pu sortir de l'hôpital.
13:24Je veux être très clair.
13:26Cet homme se trouvait à un étage supérieur de la salle de bal avec des centaines d'agents fédéraux
13:34entre lui et le président des États-Unis.
13:38Le ministère de la Justice a pu agir avec urgence et clarté.
13:45La violence n'a aucune place dans la vie civique.
13:50Cela ne peut pas être utilisé pour perturber les institutions démocratiques
13:55ou intimider ceux qui les servent.
13:57Et nous ne pouvons pas utiliser la violence, en particulier contre le président des États-Unis.
14:03Nous avons une enquête en cours.
14:06Nous allons utiliser la loi et l'appliquer de manière juste pour rendre justice de manière certaine et agile.
14:15Il faut aussi reconnaître ce qu'il ne s'est pas passé.
14:18Les forces de l'ordre n'ont pas échoué.
14:21Elles ont fait exactement ce qu'elles devaient faire.
14:23Il ne s'agit pas d'un accident.
14:25Et la solution a été résolue, comme nous le savons, aujourd'hui, grâce à la préparation.
14:30Les hommes et les femmes qui nous ont protégés cette nuit-là ont été formés.
14:34C'étaient des professionnels formés qui sont engagés envers l'État de droit.
14:41Aujourd'hui, il y a trois chefs d'inculpation contre Cole Thomas Allen.
14:47Le premier compte, c'est la tentative d'assassinat sur le président des États-Unis.
14:54Ce chef d'inculpation peut être puni par l'emprisonnement à vie.
15:00Le deuxième chef d'inculpation est celui de l'utilisation d'une arme à feu lors d'un crime violent.
15:05Et le troisième, l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.
15:11Et cela peut être puni par dix ans d'emprisonnement.
15:15Le maximum est une peine à perpétuité.
15:20Et je vais passer très rapidement, à présent en revue, la ligne de temps que vous connaissez tous très bien.
15:29Donc, M. Allen a fait une réservation à l'hôtel Hilton du 24 au 26 avril.
15:36Il a effectué cette réservation le 21 avril.
15:41Il est arrivé en train de Los Angeles à Chicago, puis de Chicago à Washington, D.C.
15:49Le 24 avril, il est arrivé à Washington à environ 13 heures.
15:54Et il s'est enregistré à l'hôtel Hilton.
15:58À 20h30, à peu près, la nuit du 25, Allen s'est approché d'un point de sécurité au niveau
16:07de la terrasse de l'hôtel,
16:10ce qui était donc à l'étage supérieur par rapport à où se déroulait le dîner.
16:15Alors qu'il s'est approché, le personnel de sécurité s'est approché.
16:21Et un tir, il y a eu un tir, un des agents a été blessé, mais grâce à son balai
16:29par balle et qu'il a protégé, il est maintenant en rémission.
16:35Puis, il y a eu cinq autres tirs, à la suite duquel M. Allen a été arrêté.
16:42J'aimerais remercier chacun, chacune qui ont travaillé samedi et qui continuent de travailler aujourd'hui,
16:47les membres du FBI, et Cash Patel va également prendre la parole,
16:53les membres de la police du district de Colombie, Columbia, qui étaient là,
17:01qui ont pu faire leur travail immédiatement, qui ont déployé leurs forces et leurs outils,
17:07et notre procureur général également, Janine Pirro,
17:14tous les agents qui sont restés éveillés toute la nuit, qui n'ont pas dormi,
17:19qui ont fait en sorte que nous ayons les mandats d'arrêt et les différentes arrestations qui ont eu lieu,
17:31garde à vue, et nous continuons de travailler aujourd'hui très dur.
17:35Cette enquête est en cours, elle n'est pas conclue,
17:38beaucoup d'informations qui parviennent à la presse, à travers des fuites.
17:44Certaines de ces informations sont vraies, d'autres ne le sont pas,
17:47et vous entendrez les informations qui proviennent directement de nous en temps et en heure.
17:55Et je vais donner la parole à mon collègue M. Patel.
17:58Merci, M. le procureur général.
18:04Cole Allen, c'est une histoire de responsabilité devant la justice qui commence aujourd'hui.
18:15Ces chefs d'inculpation, il n'y en a que trois pour l'instant,
18:19qui ont été présentés au niveau du tribunal fédéral de justice.
18:23Il y a une heure, d'autres chefs d'inculpation supplémentaires vont être apportés au cours de l'enquête.
18:29Mais ne vous y trompez pas, il s'agit d'une tentative d'assassinat du président des Etats-Unis
18:37où l'accusé a été très clair sur son intention.
18:42Son intention était d'abattre le plus possible de responsables de haut gradé de l'administration.
18:49C'est le type de situation qui ne peut être tolérée.
18:53Et comme le procureur général l'a très bien dit,
18:57la situation aurait pu être bien pire, bien pire par rapport à la réalité
19:02que nous avons connue grâce aux agents fédéraux, aux FBI, aux agents de police.
19:10Les faits sont très clairs par rapport à l'intention.
19:16Le 2 mars, le président a fait savoir qu'il serait présent lors de cet événement au Hilton.
19:24Et le 6 avril, excusez-moi, Thomas Allen a fait cette réservation de l'hôtel au Hilton de Washington
19:32pour trois nuits, la nuit du 23, du 24, du 24, du 25 et du 26.
19:37Et c'est le 21 avril qu'il s'est déplacé de la côte ouest de chez lui, à côté
19:45de Los Angeles.
19:46Il arrive à Chicago le 23 et ensuite, le 24, il arrive à Washington
19:53où il arrive à l'hôtel à 15 heures.
19:57Il reste une nuit.
20:00Il est très conscient du fait que le président et la première dame
20:06vont se rendre dans la salle de balle à 20 heures.
20:10Et il décide de se rendre vers la salle de balle.
20:16Grâce à Dieu, les services secrets et les services de sécurité
20:20ont pu l'empêcher d'entrer dans cette salle de balle.
20:24Et il n'a pas été blessé, à part des petites égratignures au genou.
20:29Alors, comme nous l'avons indiqué, voilà les armes
20:34que l'accusé possédait sur sa personne au moment.
20:38Alors, il s'agit ici d'un fusil d'assaut.
20:41Il y avait au moins trois types de couteaux et une arme de poing.
20:46Alors, tous ceux qui suggéraient qu'ils n'étaient pas là pour faire du mal
20:51se trompent lourdement.
20:53Nous allons prouver que lorsqu'ils achètent ces armes,
20:57ils les achètent en Californie.
20:58Pourquoi est-ce pertinent ?
21:00Parce qu'il a traversé des frontières d'État
21:04pour acheter ces armes qu'il a ensuite essayé d'utiliser la nuit dernière.
21:11Alors, le manifeste est clair également en ce qui concerne ce à quoi il s'attend.
21:18Vous pouvez lire ce manifeste et on a l'impression que c'est beaucoup de blabla.
21:22Mais ne vous y trompez pas, à la fin du manifeste, il dit
21:25« Je cible les responsables de l'administration.
21:29Ce sont mes cibles et je vais les prioriser
21:32du poste de plus haute responsabilité au poste de moindre responsabilité. »
21:38« Je n'hésiterai pas à me battre pour atteindre le président. »
21:45Et enfin, j'aimerais dire une dernière chose.
21:48Après quelques jours de ma nomination en tant que procureure générale des États-Unis
21:53dans le district de Colombian-Britann,
21:56lorsque Elise Rodriguez a franchi des frontières
22:02et qu'il a été aujourd'hui arrêté
22:06pour le meurtre de deux individus ici,
22:09dans l'État du district de Colombie.
22:15Deux jours plus tard,
22:16une autre personne a traversé ces frontières
22:23et cette personne aujourd'hui est inculpée
22:28du meurtre d'un garde national
22:32et de la tentative d'assassinat d'un autre garde national.
22:35Aujourd'hui, nous avons donc Cole Allen
22:39et d'autres individus
22:41qui sont inculpés
22:43pour les crimes,
22:45donc de traverser des frontières d'État
22:49pour commettre des crimes.
22:50Et j'aimerais que ce soit un message
22:51pour tous ceux qui pensent
22:53qu'ils peuvent commettre des crimes
22:55à Washington.
22:58Eh bien, nous allons vous trouver.
23:00Nous retracerons votre chemin
23:03et nous appliquerons la loi
23:07dans toute sa capacité.
23:11Washington n'est pas l'endroit
23:12où vous devez vous rendre
23:13pour commettre des crimes.
23:15Et la loi nous permet
23:17aujourd'hui aux États-Unis
23:21d'exprimer sa voix
23:23par le vote
23:24et par d'autres biais
23:25ce que la loi ne permet pas
23:27et d'exprimer ses opinions
23:29par la violence
23:30et en particulier
23:31par la violence
23:32contre le président des États-Unis.
23:36Merci.
23:37Merci.
23:41Général.
23:43Tout cela change bien des choses.
23:45Vous étiez présents.
23:47Vous avez vu les événements.
23:49Le président était présent,
23:51le vice-président,
23:52les membres rapprochés
23:53du gouvernement également.
23:54Et ce que vous avez vu,
23:56tel que l'ont décrit
23:57les intervenants précédents,
24:00est vrai.
24:00Le président s'est exprimé
24:02samedi après-midi,
24:04il a parlé d'union,
24:05il a soutenu la police.
24:07Nous avons concrétisé
24:09ce message.
24:10Nous avons travaillé
24:11main dans la main
24:11avec toutes les agences.
24:13Le FBI remercie
24:14le département
24:16de la sécurité intérieure,
24:19les services de sécurité,
24:21les différentes agences.
24:23Nous avons une position unique.
24:27Chacun avec ses forces.
24:29L'unité de Washington
24:31a agi immédiatement
24:32en déployant
24:33différentes cellules
24:35et des techniciens
24:37qui ont agi rapidement
24:39pour recueillir
24:40les éléments de preuves
24:41nécessités par le FBI.
24:44Utilisé aujourd'hui
24:45sur la scène du crime,
24:48vous entendrez parler,
24:50comme vous l'avez remarqué,
24:53les actes de bravoure
24:55des différents agents
24:57qui ont fait exactement
24:58ce pour quoi
24:59ils étaient entraînés.
25:00Ils ont arrêté
25:02un attentat.
25:04Ils devraient être salués
25:06pour leur bravoure
25:07et leur courage.
25:09Le FBI
25:11ainsi que différentes
25:13cellules mobiles
25:15étaient présents
25:16sur la scène du crime.
25:21Nous avons agi
25:22rapidement,
25:24nous avons travaillé
25:26avec l'unité locale
25:28à Washington.
25:29Dans toute la soirée,
25:31nous avons travaillé
25:33avec nos partenaires
25:34du département de la justice
25:35pour trouver les éléments
25:37de preuves
25:38et lancer l'enquête.
25:40Nous avons donc
25:42perquisitionné
25:43la chambre
25:44utilisée par le suspect
25:46et trouvé
25:47et trouvé
25:48différents éléments
25:49de preuves.
25:51À Washington,
25:52nous avons coordonné
25:53une enquête nationale
25:56d'une côte
25:57à l'autre
25:57du pays.
25:58Comme vous savez,
25:59les agents du FBI
26:00et d'autres
26:01ont été déployés
26:02à la demeure
26:04du suspect
26:04en Californie.
26:05Nous avons mené
26:06des analyses
26:07liées à cet attentat.
26:09nous avons déployé
26:11des agents
26:11au Connecticut
26:12où d'autres entretiens
26:14ont été menés
26:14pour recueillir
26:15des preuves
26:16qui figurent
26:17dans cette plainte
26:19présentée par le département
26:20de la justice.
26:21D'autres agents
26:22ont travaillé
26:22pendant la nuit
26:23pour mener
26:25encore
26:26d'autres enquêtes.
26:29Entretiens,
26:29plus de 2 000 personnes
26:30étaient présentes
26:31sur site.
26:33Nous établissons
26:34une liste de priorités
26:35pour savoir
26:37qui interviewer,
26:40interroger.
26:44Et si vous avez
26:45des éléments
26:45d'information,
26:46appelez le FBI
26:48par la ligne téléphonique
26:49disponible.
26:50Ces preuves sont nécessaires.
26:52Au-delà
26:53de la réponse
26:54sur site
26:55et au QG
26:57et ailleurs,
26:59le FBI
26:59a également
27:01déployé
27:02d'autres dispositifs.
27:03nous avons déployé
27:05plusieurs
27:09dispositifs
27:09dans le pays
27:10pour analyser
27:12des éléments
27:12de preuves,
27:14notamment
27:14des cartouches
27:15qui ont été retrouvées
27:16sur le site
27:18de la scène
27:19de crime.
27:20Elles ont été analysées.
27:22Vous pouvez être fier
27:23du fait que le FBI
27:24a agi rapidement
27:25et efficacement.
27:26Il a été à la hauteur
27:28des enjeux.
27:29Le président
27:29a dit que nous
27:30agissons
27:31de manière unie.
27:32le président
27:33soutient
27:34les agences
27:35de police
27:36et tous
27:36les agents
27:38aux côtés
27:39desquels je me tenais
27:40samedi soir,
27:42dimanche
27:42et encore aujourd'hui
27:43sont fiers
27:45de porter le badge
27:46et de défendre
27:47ce pays.
27:47Ils méritent
27:48d'être remerciés.
27:48Vous l'avez suivi
27:49en direct
27:49sur BFM TV.
27:51Elsa Vidal,
27:52la première information
27:53à retenir,
27:53encore une fois,
27:53on parle de Cole Allen,
27:55ce jeune homme
27:55de 31 ans
27:56qui est accusé
27:57désormais,
27:58ce soir,
27:59officiellement,
27:59d'avoir tenté
28:00d'assassiné
28:01Donald Trump
28:02samedi soir.
28:03Absolument.
28:04Trois chefs d'accusation,
28:05le premier que vous avez mentionné,
28:07la tentative d'assassinat
28:08du président
28:09des Etats-Unis,
28:11le deuxième chef
28:11d'accusation,
28:12que ce soit une violence
28:14portée par
28:15armes à feu,
28:16le troisième chef
28:17d'accusation,
28:17agression d'un agent
28:19fédéral,
28:19au pluriel,
28:20d'agents fédéraux
28:21par des armes.
28:23Il risque
28:23au maximum
28:24la perpétuité.
28:25Aujourd'hui,
28:26avant de connaître
28:27les chefs d'inculpation,
28:28d'aucuns,
28:28s'inquiéter qu'il puisse
28:29être exposé
28:30à une peine
28:31encore plus grave,
28:32là,
28:33il risque
28:33la perpétuité
28:34avec,
28:35notamment,
28:36cette tentative
28:37d'assassinat
28:37contre le président
28:38des Etats-Unis,
28:39ce qui n'était pas
28:40évident initialement,
28:41étant donné le fait
28:42qu'il a été arrêté,
28:43finalement,
28:44avant même d'avoir
28:44pu pénétrer
28:45dans la salle
28:46où se trouvait
28:46le premier personnage
28:48de l'État américain,
28:49mais son manifeste
28:50ne laissait pas de doute,
28:51en tout cas,
28:52sur son intention,
28:53celle de tuer le président
28:54et tous les membres
28:55de l'administration
28:56qu'il aurait pu atteindre.
28:58– Oui, Romy Al-Sora,
28:58il y a une espèce
28:59de ligne de crête
28:59parce que,
29:00d'un côté,
29:01les autorités judiciaires
29:01disent ce soir
29:02que c'était une tentative
29:03d'assassinat
29:04et, d'un autre côté,
29:05ils disent tous
29:05la même chose,
29:06c'est-à-dire,
29:06non, non,
29:06mais ne vous inquiétez pas,
29:07Donald Trump
29:08n'a pas été mis en danger,
29:09l'homme se trouvait
29:10à l'étage du dessus,
29:11il y avait une centaine
29:12d'agents fédéraux
29:12autour de lui, etc.
29:13– Moi, ça me rend
29:14un petit peu fou,
29:14quand même,
29:15c'est huguesque,
29:15on aurait vu ça
29:16dans un film de Netflix,
29:17on aurait tous trouvé
29:18que le scénario était bidon,
29:19un homme qui arrive
29:20avec un sac
29:20où il y a un revolver,
29:21un fusil,
29:22des couteaux,
29:23on lui donne sa clé
29:23sans fouiller le sac
29:24en sachant que le président
29:25va venir s'exprimer
29:26deux jours après,
29:27imaginez s'il y avait eu
29:27trois types armés,
29:31l'agent du secret de service
29:32n'aurait pas pu du tout
29:33les stopper
29:33comme il a pu stopper celui-ci
29:35et ça aurait été un massacre.
29:36Non, la vie du président
29:37a quand même été en danger,
29:39il y a eu des erreurs monumentales,
29:44des têtes devraient tomber
29:45mais l'administration
29:46essaie de se couvrir.
29:47Ils en sont quand même responsables
29:48sans parler du fait
29:49qu'il y avait dans la même salle
29:51toute la ligne de succession
29:52président, vice-président,
29:53président de la chambre
29:53des représentants,
29:54secrétaire d'état
29:55et le pompon,
29:56le secrétaire à la guerre.
29:57Imaginons s'il y avait un type
29:58qui était entré
29:59avec une mitraillette,
30:00l'état fédéral
30:01aurait été décapité.
30:01Oui, alors que encore une fois
30:02j'insiste,
30:03le discours officiel
30:04qui a été tenu ce soir
30:04c'est de dire
30:05les forces de l'ordre
30:06ont parfaitement fait leur boulot.
30:07Alors oui,
30:08le secrét agent,
30:09celui qui a stoppé le type
30:10a parfaitement fait son boulot.
30:11Les erreurs,
30:12ce n'est pas tant
30:13le service secret,
30:14c'est vraiment
30:15les personnes
30:16qui ont chapeauté tout ça.
30:18Comment peut-on ?
30:19J'ai entendu des bêtises
30:22mais grosses
30:23comme je ne sais trop quoi.
30:24Oui, mais il y a
30:252000 personnes dans cet hôtel
30:26on ne peut pas fouiller tout le monde.
30:27Allez faire une croisière de luxe,
30:29chaque fois que vous rentrez
30:29dans le bateau
30:30il y a 2000 personnes,
30:31vous serez fouillés.
30:32Enfin fouillés,
30:32on passerait votre truc
30:33dans une machine.
30:34Aller à l'aéroport
30:35il y a plus de 2000 personnes.
30:36On parle quand même
30:37du président,
30:38du vice-président
30:38de toutes les têtes
30:39de l'état fédéral
30:40et on n'a pas fouillé
30:41le sac de ce type.
30:42Il y a quand même eu
30:43vraiment,
30:43enfin des têtes devraient tomber
30:44je le répète
30:45et les responsabilités
30:46on incombe quand même
30:47au gouvernement
30:47et à ses représentants.
30:49Et que le Thomas Allen
30:49lui-même
30:51s'en étonne
30:52et se dit
30:52mon dieu
30:53mais je passe la sécurité
30:54personne ne regarde mon sac
30:55je monte dans ma chambre
30:57je ne suis toujours pas repéré
30:59je descends dans l'ascenseur.
31:00Bon alors effectivement
31:01au dernier moment
31:02là où il s'est approché
31:04il a tenté de s'approcher
31:05d'une déporte d'entrée
31:06il attire l'attention
31:09sur lui en courant
31:10et là il est repéré
31:11et effectivement
31:12il est stoppé
31:12donc effectivement
31:13les deux versions coexistent.
31:14Oui mais parce qu'il était seul
31:15si le type
31:17a pu rentrer avec son sac
31:18dans l'hôtel
31:18il aurait très bien pu rentrer
31:19avec trois autres copains
31:20qui auraient des fusils
31:21mitrailleurs, des grenades
31:22et là je suis désolé
31:23quatre types n'auraient pas
31:24pu être arrêtés
31:25donc c'est déjà
31:25une erreur monumentale
31:27sans parler une fois encore
31:28qu'il y avait
31:28tous les exécutifs
31:30réunis
31:30et cela contre toute règle
31:32de la République américaine.
31:33Alors on va retrouver
31:34le renseignement
31:35en direct de Washington
31:35parce que Laurence
31:36vous avez suivi
31:37cet après-midi
31:37l'audience
31:39l'audience
31:40pendant laquelle
31:42Cole Allen
31:42pardon
31:43a donc été inculpé
31:44de cette tentative
31:46d'assassinat
31:46sur le président américain
31:47vous l'avez vu ?
31:51Oui absolument
31:52je l'ai vu rentrer
31:53il y a deux heures
31:54dans la salle de tribunal
31:55alors vous savez
31:56c'était un peu
31:56comme dans un film
31:57il y avait quatre Marshall
31:58qui étaient en train
32:00de le sécuriser
32:01on nous a demandé
32:01de ne pas avoir
32:02nos portables allumés
32:04nos ordinateurs allumés
32:05mais en même temps
32:06on était vraiment
32:07à dix mètres de lui
32:08et l'apparence
32:09qu'il nous a donné
32:10c'est de quelqu'un
32:11de très calme
32:12pas du tout
32:13quelqu'un
32:14qui ne comprend pas
32:15ou qui souffre
32:16de troubles mentaux
32:17il y a eu quelque chose
32:19qui nous a aussi marqué
32:20c'est que
32:20avant qu'il ne pénètre
32:21dans la salle du tribunal
32:23et bien d'un sac marron
32:24ces chaussures
32:26qu'il portait
32:26au moment où il a tiré
32:28dans l'hôtel
32:28des chaussures noires
32:30lui ont été données
32:31il les a mises
32:32il est rentré
32:33à l'intérieur
32:33de la salle du tribunal
32:35vêtu
32:35d'un survêtement
32:38bleu ciel
32:38alors que d'habitude
32:39les détenus
32:41en préventive
32:42portent
32:42des tenues
32:43oranges
32:44comme à Guantanamo
32:45et là
32:46il était extrêmement calme
32:47c'est quelqu'un
32:48de grand
32:48de très athlétique
32:49qui semble comprendre
32:51parfaitement
32:51ce qui se passe
32:52il a refusé
32:53de prendre
32:55un avocat
32:56qu'il devait payer
32:57donc le juge
32:58lui a donné
32:58un avocat
32:59qui va être payé
33:00par l'état américain
33:01comme la loi
33:02le permet
33:03et il nous regardait
33:04très calmement
33:05il n'était pas du tout
33:06agité
33:07lorsque le juge
33:08lui a demandé
33:09de décliner son identité
33:10il s'est levé
33:12encore une fois
33:13de manière très calme
33:13il a dit
33:14voilà
33:14je m'appelle
33:15un tel
33:16j'ai 31 ans
33:17il a juré
33:18de bien dire la vérité
33:19et vraiment
33:20ce qui nous a tous marqué
33:21comme je vous le décris
33:22depuis quelques instants
33:23c'est le fait
33:25qu'il soit très calme
33:26et c'est pas du tout
33:27quelqu'un
33:28qui ne comprend rien
33:29c'est quelqu'un
33:30qui est très calme
33:31et qui sait très bien
33:32ce qui se passe
33:32et qui comprend bien aussi
33:34ce qu'on lui explique
33:36dans la salle de tribunal
33:37merci à vous
33:38Laurence
33:38qui a donc vu
33:39cet après-midi
33:40Cole Allen
33:40désormais inculpé
33:41pour tentative d'assassinat
33:43contre le président
33:44des Etats-Unis
33:45Laurence en direct
33:45de Washington
33:46qu'on va continuer
33:47à retrouver évidemment
33:47tout au long de cette soirée
33:49plusieurs informations
33:50que l'on suit en parallèle
33:51tout à l'heure
33:51on retrouvera
33:52Donald Trump
33:53avec le roi Charles III
33:54qui est arrivé
33:54du côté de la Maison Blanche
33:56ou qui sont en train d'arriver
33:57mais d'abord
33:58évidemment la guerre
33:59je vous le disais
33:59juste avant cette parenthèse
34:01consacrée à la tentative
34:02d'assassinat
34:02contre le président américain
34:04il y avait cette réunion
34:05d'urgence du côté
34:06de la Maison Blanche
34:06ce soir pour tenter
34:07de trouver une sortie
34:08à cette guerre
34:1059ème jour de guerre
34:11bonsoir Amir El Rogel
34:12merci beaucoup
34:13d'être avec nous
34:14ce soir
34:15ancien chef d'état-major
34:16particulier
34:16du président de la République
34:18des présidents de la République
34:19François Hollande
34:19et Emmanuel Macron
34:21auteur notamment
34:21d'un marin à l'Elysée
34:23aux éditions
34:23pardon
34:24talentier
34:24on va parler avec vous
34:25notamment
34:26de l'un des points de crispation
34:27c'est-à-dire le détroit d'Hormuz
34:29il y a une toute dernière information
34:30qu'on n'avait pas forcément vu venir
34:32qu'on a découvert
34:33juste avant le début
34:34de cette émission
34:34avec Lisa Hadef
34:35un bateau
34:36a réussi
34:37à passer
34:38de l'étroit d'Hormuz
34:38ce week-end
34:39mais pas
34:40n'importe quel bateau
34:41de qui parle-t-on
34:42Lisa Hadef ?
34:43il s'agit d'un super yacht
34:45russe
34:45super yacht
34:46parce qu'il mesure
34:47142 mètres
34:48et parce qu'il vaut
34:49370 millions de livres sterling
34:51soit à peu près
34:52427 millions d'euros
34:53et selon les informations
34:54du journal Desson
34:55qui a dévoilé ceci
34:56ce bateau qui s'appelle
34:57le Nord
34:57aurait quitté Dubaï
34:59vendredi après-midi
35:00avant de traverser
35:00le détroit d'Est
35:01en Ouest
35:02et d'accoster dimanche
35:03à Mascate
35:03la capitale du sultanat
35:05d'Omane
35:06et à ce stade
35:06on ne sait pas
35:07comment ce bateau
35:07a pu emprunter
35:08cet itinéraire
35:09ce que l'on sait en revanche
35:10c'est que le Nord
35:11est l'un des plus grands yachts
35:12du monde
35:13d'abord il y a
35:1320 cabines de luxe
35:14une piscine
35:15un héliport
35:15et il aurait même
35:16son propre sous-marin
35:17et ce que l'on sait aussi
35:18surtout
35:19c'est qu'il est placé
35:20sous sanctions européennes
35:21depuis 2022
35:21à cause des liens
35:23de son propriétaire
35:24avec le Kremlin
35:25puisque le Nord
35:26appartient à un certain
35:27Alexei Mourdachov
35:28un homme d'affaires russe
35:30sur la première place
35:31du classement
35:32des hommes russes
35:32les plus influents du pays
35:33c'est le milliardaire
35:34le plus riche de Russie
35:35il est le principal actionnaire
35:37et le président
35:37de l'entreprise
35:38Severstal
35:39c'est la plus grande société
35:40syrie-diérurgique
35:41de Russie
35:42et c'est donc
35:42un proche de Vladimir Poutine
35:43J'ai donc un mystère
35:45pour vous Amiral
35:46comment un navire
35:47repéré
35:49sanctionné
35:49arrive à traverser
35:50l'endroit le plus
35:51surveillé de la planète
35:52comme il a pu le faire
35:53visiblement ce week-end
35:54Alors c'est pas vraiment
35:55un mystère
35:56parce que
35:57d'après les informations
35:58que vous donnez
35:59ce bateau était
36:00dans un port à Dubaï
36:01donc il ne venait pas
36:02d'un port iranien
36:03donc il ne rentrait pas
36:04dans la définition
36:06du blocus
36:07par les américains
36:08quant aux iraniens
36:10la visite du ministère
36:11des affaires étrangères
36:13en Russie
36:14à Saint-Pétersbourg
36:15aujourd'hui
36:15peut peut-être expliquer
36:16cette largesse
36:19envers ce bateau russe
36:20donc il n'y a pas
36:22simplement
36:22enfin
36:24il faut bien comprendre
36:25qu'on peut passer
36:26le détroit d'Hormuz
36:27sous les conditions
36:28des uns et des autres
36:29mais il y a une solution
36:31pour un bateau
36:31qui a un faible tir en dos
36:32c'est de longer
36:33les côtes d'Omane
36:34tout au sud
36:35et il arrivera
36:36à partir
36:37et c'est le cas
36:37pour Ayod comme celui-là
36:38ça ne présente
36:39aucun intérêt
36:40ni économique
36:41ni militaire
36:42politique peut-être
36:44mais pas militaire
36:45ni économique
36:45c'est-à-dire qu'il n'y avait
36:46aucun intérêt
36:47pour les iraniens
36:48de viser ce bateau-là
36:49parce qu'il appartient
36:50à un de leurs alliés
36:51il n'y avait aucun intérêt
36:52pour les américains
36:53d'aller raisonner ça
36:54si ce n'est
36:55de vouloir énerver
36:55Vladimir Poutine
36:56il faut relire
36:58la déclaration américaine
36:59ça n'est pas
37:00un blocus d'Hormuz
37:01qu'ils font
37:02c'est un blocus
37:03des ports iraniens
37:03ça n'est pas limité
37:05à la mer d'Arabie
37:06c'est limité
37:06au monde entier
37:07c'est-à-dire qu'ils se donnent
37:08le droit
37:09d'aller intercepter
37:11et neutraliser
37:12au sens militaire
37:14du terme
37:15des bâtiments
37:16qui viendraient
37:16des ports iraniens
37:17mais pas de Dubaï
37:18ils n'ont jamais prétendu
37:19vouloir bloquer
37:21complètement
37:22le détroit d'Hormuz
37:22donc ce lieu
37:24désormais
37:25est à l'abri
37:25on voit les images
37:26en direct
37:26du trafic
37:27si on peut appeler ça
37:28le trafic
37:28du côté du détroit d'Hormuz
37:30on le disait tout à l'heure
37:32on a une situation figée
37:33bloquée
37:3359 jours
37:34depuis le début de la guerre
37:36Didier François
37:37on a ce soir
37:38les exigences iraniennes
37:39d'une certaine manière
37:41l'Iran veut percevoir
37:42des droits de péage
37:43dans sa monnaie nationale
37:44l'Iran veut garder
37:45autorité sur le détroit d'Hormuz
37:47l'Iran propose
37:48un déblocage du détroit
37:50pourquoi pas
37:50mais à condition
37:51que les américains
37:51d'abord débloquent
37:53leur blocus
37:53si je puis dire
37:54si je peux m'exprimer ainsi
37:55c'est-à-dire que là
37:56c'est irrésoluble
37:58insoluble pardon
37:59oui alors
38:00ça a l'air insoluble
38:01évidemment les Iraniens
38:03et surtout
38:04une grande partie
38:05du régime iranien
38:06estiment que
38:07ayant tenu 40 jours
38:08face à la première puissance
38:10mondiale
38:11et n'ayant pas
38:12finalement le genou à terre
38:13ils n'ont pas à céder
38:14alors que les américains
38:15leur demandent en fait
38:16une capitulation
38:17sur la question du nucléaire
38:18et du reste d'ailleurs
38:19mais à juste titre
38:21ils sont restés
38:22sur leur demande
38:22donc évidemment
38:23ils disent que
38:23bah non
38:24ils veulent
38:24donc ils font monter
38:25les enchères
38:26le problème là
38:26c'est qu'on va avoir
38:27un affrontement
38:28de deux choses
38:28un affrontement
38:29de volonté
38:31c'est-à-dire celui
38:31qui est capable
38:32de tenir le plus longtemps
38:32c'est celui qui va être
38:33capable de tenir
38:34le plus longtemps
38:34c'est la patience stratégique
38:35il trouve que
38:36moi ce qui me surprend
38:37le plus dans cette affaire
38:38c'est que Trump
38:39qui jusqu'à présent
38:40n'avait pas
38:41n'était pas plutôt
38:42n'était pas franchement
38:43va-t'en guerre
38:44pas tous les guerriers
38:45n'aiment pas la guerre
38:45etc.
38:46il est en train d'apprendre
38:47en tout cas
38:48il semble dire
38:49qu'il est prêt
38:50à prendre
38:50la patience stratégique
38:51ce qui est important
38:53dans ces choses-là
38:53l'air de rien
38:55parce que
38:56la vraie question
38:57c'est qui
38:58coincera l'autre
38:58le plus longtemps
38:59aujourd'hui
39:00avec le blocus
39:01des ports iraniens
39:02les américains
39:03se sont enfin
39:04donné
39:05un levier
39:06qu'ils auraient peut-être
39:06dû commencer
39:06à faire avant
39:07les bombardements
39:08sur l'économie iranienne
39:10qui est réelle
39:11le fait qu'aujourd'hui
39:12on voit les cuves
39:13monter
39:14de stockage
39:15et que les iraniens
39:16vont se trouver
39:17avec un vrai problème
39:18d'exportation
39:19et donc
39:20de continuer à pomper
39:21le problème c'est
39:22que s'ils arrêtent de pomper
39:23leur puits de pétrole
39:24vont commencer
39:24eux aussi
39:25à avoir des problèmes
39:26donc on voit bien
39:27qu'ils ont
39:29ils vont avoir
39:31ils n'ont pas
39:32autant de temps
39:33que ça
39:34les américains
39:35c'est eux qui ont déclenché
39:36la guerre
39:36contre la vie de tout le monde
39:37certes
39:37maintenant qu'ils l'ont déclenché
39:39ils ne peuvent pas l'arrêter
39:40sans avoir obtenu
39:41quoi que ce soit
39:41même si ça pèse
39:42sur l'économie européenne
39:44sur l'économie chinoise
39:45sur l'économie
39:47africaine
39:47en fait ceux qui souffrent
39:49c'est nous
39:50les pays du golfe
39:51etc
39:51mais les américains
39:52pas tant que ça
39:52ils produisent du pétrole
39:54ils peuvent
39:54voilà
39:54je ne dis pas qu'après
39:55il n'y a pas des problèmes
39:56de politique intérieure
39:57on en a parlé
39:58mais en fait
39:58il n'a pas
40:01il n'est pas aussi
40:02coincé que ça
40:03alors justement
40:04Amiral
40:04vous acquiescez
40:05quand l'idée disait
40:06c'est d'une certaine manière
40:07un bras de fer
40:08et c'est celui qui tient
40:08le plus longtemps
40:09qui a gagné
40:09est-ce que vous voyez
40:10des signaux de faiblesse
40:11d'un côté ou de l'autre
40:12que ce soit chez Trump
40:12ou chez les Iraniens
40:13mais on voit
40:14à la fois
40:15des signaux de force
40:16et des signaux de faiblesse
40:16des deux côtés
40:17on est dans
40:18une grande partie
40:20de poker menteur
40:21entre deux parties
40:23qui prétendent
40:24avoir le temps
40:24en réalité
40:25tu disais tout à l'heure
40:27Didier
40:29les puits
40:31pardon
40:31les cuves
40:32se remplissent
40:32mais les banques
40:33se vident
40:34pour les Iraniens
40:35et on sait
40:36combien ce régime
40:37tient sur
40:39le partage
40:40des bénéfices
40:40au moins
40:41au sein des gardiens
40:42de la révolution
40:44et puis d'un autre côté
40:45un Trump
40:46qui d'un coup
40:47comme ça a été dit
40:48apprend la passion stratégique
40:50et s'inscrit
40:51dans le temps long
40:51alors que c'est vraiment
40:52pas l'image
40:53qu'il donnait
40:54jusqu'à maintenant
40:55donc on est dans
40:56ce statu quo
40:58avec des irailles
40:59enfin c'est
41:00c'est presque une cour d'école
41:01pardonnez-moi
41:02mais en disant
41:02c'est pas moi
41:03qui craquais le premier
41:04une cour d'école
41:04avec des conséquences économiques
41:05gigantesques
41:06c'est le problème
41:07la preuve
41:07ce statu quo
41:08il a des victimes
41:10qui sont
41:11l'économie mondiale
41:13plus particulièrement
41:14les économies asiatiques
41:15et l'économie européenne
41:15évidemment
41:16la preuve
41:17ce soir
41:17en direct
41:18l'ISADF
41:18avec le prix du baril du pétrole
41:19le prix du baril du pétrole
41:20est à 107,87 dollars
41:23à l'instant
41:24donc il est maintenant
41:25largement au-dessus
41:26des 100 dollars
41:28aujourd'hui qu'on écoute
41:28Emmanuel Macron
41:29qui a pris la parole
41:30tout à l'heure
41:30il était du côté de l'Ariège
41:31et d'Andorre
41:32le président de la république
41:33qui le dit
41:34comme Elsa Vidal
41:35rouvrait ce fichu
41:37détroit
41:43il faut qu'on rouvre
41:44ce fichu détroit
41:45c'est ça qui nous aide
41:46c'est compliqué
41:47c'est détroit
41:48dans
41:48c'est chandard
41:49c'est à 20%
41:50des capacités mondiales
41:52bloquées dans ce truc là
41:52il faut absolument
41:55il faut qu'on rouvre
41:57ce fichu détroit
41:57mais il y en a
41:58qui ne nous aide pas
41:59est-ce que la France
41:59peut faire quoi que ce soit
42:00aujourd'hui
42:01j'ai bien dit aujourd'hui
42:02pas une fois que la guerre
42:03sera terminée
42:05à envoyer notre armada
42:06à nous
42:06mais aujourd'hui
42:07est-ce que la France
42:07peut faire quelque chose
42:08aujourd'hui c'est
42:09c'est très difficile
42:10je rappelle que
42:11on a des frégates
42:12qui sécurisent
42:13la mer rouge
42:14donc le gros flux
42:16de portes conteneurs
42:18par le détroit
42:19de Babel-Mandem
42:20mais comme nous ne sommes pas
42:21co-billigérants
42:22et que la guerre
42:23n'est pas finie
42:24je ne vois pas très bien
42:25comment les européens
42:27pour parler simplement
42:28de la France
42:28les européens
42:29pourraient s'intégrer
42:30dans une opération
42:31en revanche
42:31dès lors qu'un cessez-le-feu
42:33sera prononcé
42:35oui on peut amener
42:36des moyens
42:36pour déminer
42:38pour sécuriser
42:39le trafic
42:40pour éviter
42:41qu'il y ait des incidents
42:42post-cessez-le-feu
42:43etc
42:43mais ce n'est pas aujourd'hui
42:46c'est dans une phase ultérieure
42:48donc pour l'instant
42:48on est spectateur
42:49d'une certaine manière
42:50forcément spectateur
42:51d'une guerre
42:52qu'on n'a pas déclenché
42:52d'une guerre
42:53qu'on n'a pas déclenché
42:54Romuald Sera
42:54je mets en parallèle
42:55deux informations
42:56la phrase d'Emmanuel Macron
42:57ce soir
42:57il y en a qui ne nous aident pas
42:59et le fait que visiblement
43:00le président français
43:00et le président américain
43:01se sont parlé
43:02ce week-end
43:03est-ce que le président américain
43:04est capable
43:05d'entendre
43:06ce que lui dit
43:06le président français
43:07en disant
43:08rouvrait ce fichu détroit
43:10chez les bisounours
43:11oui
43:11mais pas dans la réalité
43:13dans laquelle nous vivons
43:14non
43:14non
43:15ça n'existe pas
43:16non ça n'existe pas
43:17et il pourra dire
43:19ce qu'il veut au Donald
43:20cela ne changera rien
43:22surtout ce genre
43:22de petite phrase
43:23malheureusement
43:23la France n'a aucune influence
43:26n'étant pas
43:26comme l'a dit l'amiral
43:28qu'au belligérant
43:29mais d'autant plus
43:31qu'aujourd'hui
43:32l'influence d'Emmanuel Macron
43:33ne dépasse guère son bureau
43:36c'est quand même
43:37l'aberration ultime
43:38de cette guerre
43:39c'est-à-dire que le détroit
43:39était totalement ouvert
43:40avant la guerre
43:43c'est un peu
43:44l'aberration
43:45de la proposition iranienne
43:47en tout cas
43:48vue par les américains
43:48puisque
43:49les deux premiers items
43:51de la proposition iranienne
43:52c'est
43:53on arrête la guerre
43:55mais c'est
43:56pas les européens
43:57qui l'ont déclenché
43:58c'est
43:58les américains
44:00et les iraniens
44:01ensuite
44:01on réouvre
44:02le détroit d'Hormuz
44:03mais il était ouvert
44:06largement
44:06et on revient
44:07à la troisième proposition
44:08on négocie sur le nucléaire
44:09donc en gros
44:10on revient à 2015
44:11et au GCPOA
44:13c'est-à-dire
44:13l'accord sur le nucléaire iranien
44:16donc je vois pas
44:17comment Donald Trump
44:18pourrait accepter
44:20ce deal là
44:21Trump il a besoin
44:22d'une victoire
44:23il a besoin
44:24d'un narratif
44:24qui lui permette
44:25de se retirer
44:26de se retirer
44:28proprement
44:28si je puis dire
44:29Elsa avec ce que l'on disait
44:30c'est-à-dire cette réunion de crise
44:31tout à l'heure autour de Donald Trump
44:32à la Maison-Blanche
44:33avec ses conseillers
44:34pour tenter
44:35de trouver une issue
44:36à la crise
44:37avec des négociations
44:38qui n'ont rien donné ce week-end
44:39parce qu'elles n'ont pas eu lieu
44:40tout simplement
44:41avec Hormuz
44:43le nucléaire
44:43dont on parlera un peu plus tard
44:44Poutine
44:45qui s'invite dans cette guerre
44:46aussi
44:46on en parlera
44:48là aussi
44:48et comment dire
44:50on a l'impression
44:50que chaque jour
44:51on empile une difficulté supplémentaire
44:53d'une certaine manière
44:53où on s'enfonce
44:54un peu plus dans la guerre
44:55oui là c'est vrai
44:56qu'après ce week-end
44:57et la contre-proposition iranienne
44:59on est obligé de constater
45:01qu'il y a un côté
45:02absolument irréconciliable
45:03et donc pour le moment
45:04ce que vous disiez tout à l'heure
45:05une impasse
45:06ce moment suspendu
45:07mais qui coûte très très cher
45:09aux Européens
45:10aux pays asiatiques
45:11bientôt aux pays africains
45:12puisqu'il y a quand même
45:13une insécurité alimentaire
45:14donc moment suspendu
45:16est-ce qu'on peut
45:17véritablement sortir
45:18de la crise ?
45:19Oui en réalité
45:20on le peut par deux moyens
45:21on le peut par le moyen
45:22de la négociation
45:23pour l'instant
45:23les deux positions
45:24sont irréconciliables
45:25mais ce ne sera pas
45:26la première fois dans l'histoire
45:26qu'on part de très très loin
45:28et qu'au bout
45:28de plusieurs semaines
45:30et ce sera le problème du temps
45:31on rapproche les positions
45:33ou alors
45:33on reprise des hostilités
45:35mais reprise des hostilités
45:36ce serait quand même
45:37très défavorable
45:38pour Donald Trump
45:40je rappelle qu'aux Etats-Unis
45:42la cote de popularité
45:43de Donald Trump
45:44atteint
45:45des bas historiques
45:47donc contre lui
45:49il fait l'unanimité
45:50à 61%
45:51parmi les Américains
45:52et puis il y a
45:53un dernier baromètre
45:54publié par l'université Princeton
45:56qui s'appelle
45:56le Arab Barometer
45:58qui depuis plusieurs années
45:59suit la popularité
46:01des Etats
46:01des différents Etats
46:02dans une dizaine
46:03d'Etats du Moyen-Orient
46:04et donc
46:05les Etats-Unis
46:06sont désormais
46:07repoussés
46:08en faveur
46:09de la Chine
46:10de l'Union Européenne
46:12de la Russie
46:13donc ça
46:14pas sûr que ça joue
46:15dans la prise de décision
46:16américaine
46:17mais ça continue
46:18d'infuser
46:19et ça risque
46:19d'infuser longuement
46:20Amiral
46:21je vous soumets
46:21les deux hypothèses
46:22d'Elsa Vidal
46:22d'abord
46:23une sortie
46:24du blocus d'Hormuz
46:25par la négociation
46:26comment est-ce qu'on rapproche
46:29deux positions
46:30aussi antagonistes
46:31comment est-ce qu'on lève
46:32le blocage
46:32alors en fait
46:33dans ces négociations
46:34les deux adversaires
46:36utilisent
46:36la méthode Trump
46:38telle qu'il l'a décrite
46:39dans son livre
46:39en 1987
46:40je crois
46:41qui s'appelle
46:42The Heart of the Deal
46:43donc j'arrive
46:44je mets la barre très haut
46:46je donne quelques baffes
46:48à mon adversaire
46:49et je sature
46:49l'espace médiatique
46:50donc ils sont tous les deux
46:51aujourd'hui
46:52donc c'est ça
46:52la difficulté
46:54maintenant
46:54une négociation
46:55ça commence toujours
46:56comme ça
46:56c'est-à-dire
46:57chacun étale sa force
46:58chacun étale sa patience
47:00sa maîtrise du temps long
47:01et puis à un moment
47:02on se retrouve
47:02parce que
47:03la vérité
47:04c'est que
47:04ni l'un ni l'autre
47:05n'ont tant de temps
47:06que ça
47:07alors
47:08on n'est pas trop
47:09en mesure de savoir
47:10qui est celui
47:11qui a le plus de temps
47:12mais en tout cas
47:13ça peut aboutir
47:14la deuxième
47:15c'est une reprise
47:15des hostilités
47:16ça vous y croyez ou pas ?
47:18je posais la question
47:19tout à l'heure
47:19à Roméo Alceurin
47:20est-ce que vous voyez
47:20les signaux
47:22d'une possibilité
47:23de reprise des hostilités
47:24ce soir ?
47:24ils ne lèvent pas du tout
47:25le pied sur le déploiement
47:26de leur groupe aéronaval
47:28puisque là
47:29ils sont
47:30ils sont à trois
47:31bon
47:31l'USS
47:32Ford va partir
47:33mais on sait
47:35pour l'instant
47:35ils sont à trois porte-avions
47:36ils sont à trois porte-avions
47:37et on sait
47:37qu'ils sont en train
47:38de préparer d'autres
47:39aux Etats-Unis
47:39dans une phase
47:40de préparation opérationnelle
47:42donc pour l'instant
47:42il n'y a pas de signaux
47:43qui vont lever
47:45le dispositif militaire
47:46donc ça peut reprendre
47:47il y a quand même
47:48un troisième larron
47:49qui est Israël
47:50et la position d'Israël
47:51ça peut être
47:52de durcir le ton
47:54parce que
47:54l'objectif d'Israël
47:56lui il est clair
47:56c'est faire tomber le régime
47:57donc on peut arriver
47:58et puis il y a
47:59un troisième scénario
48:00si je peux me permettre
48:01qu'il ne faut pas
48:03négliger
48:04c'est
48:05une victoire tactique
48:06sur le terrain
48:08qu'on peut imaginer
48:09de plusieurs sortes
48:11Trump clame victoire
48:12et il part
48:13et il part
48:14en disant
48:17débrouillez-vous
48:18et deux
48:19quels sont les traîtres
48:21et là nous
48:21on va avoir
48:22nous l'OTAN
48:23on va avoir une cible
48:24attendez
48:25d'abord première étape
48:25quelle victoire tactique
48:26vous imaginez
48:27dans ce cas là
48:27on peut un torpillage
48:30de bateaux iraniens
48:31quelque chose de symbolique
48:32ou je ne sais trop quoi
48:32quelque chose de très symbolique
48:34de très visuel
48:35de très symbolique
48:35très symbolique
48:37et très médiatique
48:37donc
48:39s'il fait un truc comme ça
48:40il peut très bien dire
48:41du jour au lendemain
48:42moi j'ai fait le job
48:43ils n'ont plus de marine
48:44ils n'ont plus d'armée de l'air
48:45le nucléaire est à peu près détruit
48:48ou sous contrôle
48:49et si on n'a pas réussi à aller plus loin
48:52c'est la faute des Européens
48:53et de l'OTAN
48:54qui ne sont pas venus nous aider
48:55c'est quand même un narratif
48:57c'est tout à fait probable
48:57et ensuite il passe à Cuba
48:58avant le 4 juillet 2026
49:00250e anniversaire des Etats-Unis
49:02pour se jouer Alexandre Legrand
49:03mais oui c'est un scénario
49:04qui me semble très très probable
49:06et bien restez avec nous
49:07on continue à en parler dans un instant
49:09réunion de crise
49:09du côté de la Maison Blanche
49:11justement après 59 jours
49:13de guerre
49:14on sera sur place
49:15du côté de Washington
49:16on va aussi parler du nucléaire
49:17de Poutine
49:17qui a reçu les Iraniens aujourd'hui
49:19que vient faire Poutine dans cette guerre
49:20on en parlera notamment
49:21avec Sergei Gironov
49:22on reste avec nous
49:23la suite de cette édition spéciale
49:24c'est dans un instant
49:25c'est sur BFM
49:25à tout de suite
49:26merci
49:26vous
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