Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 minutes
En Grèce, Emmanuel Macron répond aux critiques américaines sur l'Otan.
"Ce qui est demandé, parfois gentiment, parfois moins gentiment, par les Américains aux Européens, c'est de s'occuper de leur sécurité". 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Monsieur l'ambassadeur, mesdames et messieurs, merci pour vos mots, monsieur le Premier ministre.
00:05A l'instant, cher Chériaco, c'est votre accueil pour l'ensemble de ma délégation et moi-même.
00:11Vous venez de rappeler une fois encore, nous l'avons fait hier, la profondeur, l'intensité de la relation entre
00:18nos deux pays, l'amitié qui nous lie.
00:21Et alors que le monde se fait chaque jour plus brutal, plus instable, en déséquilibre,
00:26celle-ci n'est pas simplement importante et ce n'est pas un leg de l'histoire. Nous l'avons,
00:32si je puis dire, revigoré.
00:34En effet, en 2021, nous avons signé ce partenariat stratégique de défense, aussi parce que la France avait, dès l
00:41'été, su réagir face aux menaces
00:44qui réapparaissaient et qui vous touchaient. Et c'est ce partenariat que nous avons reconduit ici.
00:51Et pendant cinq années, nous l'avons fait vivre de manière très concrète et avons densifié en matière de défense,
00:58en matière de relations stratégiques, de manière inédite, le lien entre nos deux pays.
01:02Et ce faisant, nous avons lancé un mouvement qui a inspiré et continue d'inspirer le reste de l'Europe
01:08et a consolidé ce pilier européen de l'OTAN, cette Europe de la défense,
01:13qui est maintenant devenue, si je puis dire, une vraie stratégie au cœur de notre Europe.
01:18Quelques mois après notre partenariat stratégique, nous lancions un exercice stratégique européen,
01:23nous ont débouché sur ce fameux compas. Et puis on a fait, il y a maintenant un an, au niveau
01:29européen,
01:30ce conseil si important de mars dernier qui a consacré, justement, cette Europe de la défense.
01:35Mais en 2021, quand la Grèce et la France se liaient par ce partenariat, c'était un gros mot pour
01:40beaucoup de gens.
01:42Donc nous avons eu, au travers de ce partenariat aussi, une fonction, si je puis dire, d'inspiration, d'élan
01:47pour beaucoup.
01:49Il y a au sein de ce partenariat une clause d'aide et d'assurance mutuelle en cas d'agression
01:53armée.
01:55Et je veux dire ici qu'il est bon de le dire, ce ne sont pas simplement des mots.
02:01Cette clause, elle se vivra en acte. Et d'ailleurs, c'est exactement celle que nous avons aussi mise en
02:08acte, ensemble, vis-à-vis de Chypre,
02:11le 1er et 2 mars dernier. Puis pour les semaines qui ont suivi.
02:18Et puis elle s'est traduite par des coopérations industrielles de défense,
02:21la Grèce ayant fait le choix de s'équiper de 24 Rafales et de 4 frégates de naval groupe,
02:28dont la 1re, la Kimone, produite à l'Orient, dont nous avons été visités ce matin,
02:33qui vous a été livrée en janvier, cette même frégate qui s'est d'ailleurs déployée au large de Chypre
02:38au mars dernier.
02:39Nous avons multiplié les échanges entre nos armées, les opérations communes, maritimes et terrestres.
02:44Ce partenariat, aujourd'hui, nous venons pas simplement de le consacrer, mais de l'élargir par la signature d'un
02:51partenariat stratégique global renforcé.
02:54Bien sûr, la défense, avec, en matière d'innovation, là aussi un renforcement de nos liens,
03:00la dimension nouvelle que représente la dissuasion aussi avancée, que j'ai annoncé il y a quelques semaines,
03:05qui a fait l'objet d'un travail intense entre nos équipes et que nous allons poursuivre,
03:09et qui permet d'ancrer ce lien stratégique entre la Grèce et la France.
03:16Aussi, en allant bien au-delà de la défense, ce partenariat prend un nouveau tour,
03:20en renforçant la coopération entre nos services diplomatiques,
03:24dans l'énergie, avec un accord sur le nucléaire civil,
03:27dans l'environnement, avec la décision de la Grèce, que je salue vivement,
03:31de rejoindre l'organisation internationale Mercator, de systèmes et services numériques pour les océans,
03:36dans l'enseignement supérieur, dans l'éducation.
03:39Et puis nous aurons tout à l'heure l'occasion de visiter, avec M. le Premier ministre,
03:44l'exposition célébrant les 180 ans de l'École française d'Athènes,
03:49lieu de référence pour les chercheuses et les chercheurs en sciences humaines et sociales.
03:53Et nous renforçons ce faisant le partenariat scientifique et notre partenariat en matière de culture.
03:59Ce matin, l'ensemble de nos musées se sont, sous l'autorité de nos ministres, réunis
04:02pour voir aussi les politiques d'échange, de renforcement et de partenariat.
04:07Celui-ci vient aussi couvrir l'économie et la compétitivité.
04:11Les échanges franco-grettes ont doublé en 10 ans.
04:14Ils n'ont jamais été aussi élevés.
04:16Près de 200 entreprises françaises, comptant près de 17 000 salariés, sont implantées en Grèce.
04:22Elles opèrent dans des secteurs stratégiques, le numérique, l'intelligence artificielle, le renouvelable,
04:26les réseaux électriques, les services financiers, avec, par exemple, vous l'avez évoqué,
04:31le rachat de la bourse d'Athènes par Euronexte en novembre 2025.
04:36Consolidation, d'ailleurs, qui, là aussi, permettra de servir de point d'appui à l'union des marchés de capitaux,
04:41à laquelle nous croyons l'un et l'autre profondément.
04:44Et puis, je me réjouis à ce titre que cette visite ait été l'occasion de signer plusieurs grands contrats,
04:49dans le domaine de la défense, avec la rénovation des missiles MICA de l'armée hélénique par MBDA,
04:55dans les énergies renouvelables, avec la signature par ACUO d'un contrat de développement conjoint
05:00pour 7 projets éoliens en Grèce centrale.
05:03Et le forum économique que nous clôturerons ensemble tout à l'heure permettra d'accélérer dans cette voie,
05:09parce que nous avons encore beaucoup à faire.
05:12Alors, je le disais, au-delà de la relation bilatérale, nous oeuvrons ensemble avec une intimité stratégique très forte.
05:19Face à la situation que nous connaissons au Moyen-Orient, nous appelons l'un et l'autre au retour de
05:25la paix,
05:26au maintien du cessez-le-feu, incluant le Liban, à la poursuite des négociations diplomatiques
05:32pour traiter de la question nucléaire, balistique et des déstabilisations régionales,
05:37à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz, et ensemble, avec 47 autres pays,
05:43nous avons tenu la première réunion de cette mission ad hoc pour la réouverture pacifique d'Hormuz il y a
05:49une semaine.
05:52Et ensemble, nous plaidons pour que la paix soit trouvée au Liban,
05:56que ce pays puisse retrouver sa pleine souveraineté et sa stabilité,
06:01et que le gouvernement libanais et ses forces armées puissent procéder au désarmement du Hezbollah.
06:08Paix, stabilité dans la région, c'est l'agenda que nous défendons.
06:11De la même manière, depuis le premier jour, ensemble, nous sommes aux côtés de l'Ukraine
06:15pour résister à la guerre d'agression russe.
06:17Nous l'avons fait avec des aides multiples.
06:19Et ces dernières heures encore, nous étions à Chypre ensemble,
06:23avec la finalisation donc du prêt de 90 milliards d'euros de l'Union européenne,
06:28finalement confirmée, qui va pouvoir acter la décision prise ensemble en décembre dernier.
06:35Nous voulons et nous continuons d'avancer pour une Europe plus forte, plus sûre, plus souveraine
06:41en matière de défense et de sécurité, mais aussi une Europe plus compétitive.
06:45Et ça veut dire également une Europe plus forte en matière économique et technologique.
06:49Et les deux sont indissociables.
06:52Et notre conviction profonde, ce qui nourrit nos stratégies,
06:55c'est que nous plaidons pour que notre Europe accélère dans cet agenda,
06:59se tienne comme une vraie puissance géopolitique,
07:02c'est-à-dire de défense et de sécurité, mais aussi industrielle, agricole, économique, technologique,
07:07et puisse être beaucoup plus compétitive, investir davantage et protéger davantage son économie.
07:13Enfin, puisque nous parlons d'Europe, je veux dire là aussi que
07:17nous avons ensemble contribué à impulser un mouvement que je crois inarrêtable et salutaire,
07:23qui est celui de la protection de nos démocraties et de nos enfances.
07:27Il y a quelques mois, ensemble, nous avons lancé, avec quelques autres collègues d'ailleurs méditerranéens,
07:33une première initiative pour protéger nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux
07:39et aller vers des politiques d'interdiction.
07:41Nous la portons dans nos deux pays.
07:43Nous étions 6, un peu comme dans le site, vous savez.
07:48On est partis à 6, on est déjà à 14.
07:51Et je suis sûr qu'on arrivera à 27, parce que c'est une évidence.
07:55Des scientifiques, maintenant, l'ont prouvé.
07:57Et donc, nous allons aller au bout de ce combat.
08:01Et en septembre prochain, nous aurons mis en oeuvre un texte
08:07qui permettra d'interdire nos réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans.
08:11Je sais que la Grèce, à compter de janvier 2027, sera exactement la même chose.
08:15On s'est coordonné pour pousser la mise en oeuvre au niveau européen.
08:18On est en train de convaincre tous les collègues.
08:19Et de la même manière, on veut aussi, ensemble, se battre
08:23pour que les règles démocratiques soient mieux respectées
08:26par les plateformes numériques.
08:27La transparence des algorithmes, la lutte contre les faux comptes,
08:33la responsabilisation aussi des acteurs,
08:34comme d'ailleurs, ensemble, nous avions oeuvré en ce sens pour le DSA.
08:39Voilà, mesdames et messieurs, ce que je voulais ici dire.
08:41Mais au fond, tout cela dit une chose.
08:44C'est combien l'alliance de nos pays
08:48peut non seulement nous renforcer conjointement,
08:51mais rendre aussi l'Europe plus forte,
08:53parce que l'histoire entre la Grèce et la France,
08:55c'est une histoire d'inspiration et d'amitié réciproque.
09:00En termes de démocratie, en termes de liberté,
09:04en termes d'innovation.
09:07A chaque fois, nous avons su reconnaître la force de l'autre,
09:11nous en sommes inspirés,
09:12et c'est cela qui, au fond, a toujours nourri la relation bilatérale.
09:15Parce que la Grèce et la France sont aussi ceux-là de commun,
09:19qu'elles ont toujours et qu'elles continuent de toujours vouloir penser
09:22plus grande que la frontière de nos pays.
09:24Comme deux puissances maritimes,
09:26nous pensons un peu l'universel.
09:28C'est aussi pour cela que nos deux pays sont liés par cette alliance
09:32si singulière que nous avons encore célébrée hier,
09:35si maïa,
09:36et que nous continuerons de faire avancer.
09:39Merci, M. le Premier ministre,
09:40merci infiniment,
09:43très chère Kyriakos,
09:44pour ces discussions,
09:45ces textes importants que nous avons signés,
09:47mais surtout pour le chemin commun que nous continuons de mener ensemble.
09:50Et que le chef de l'État qui répond à une question...
09:51... plus fort que l'article 5,
09:54parce qu'il prévoit une solidarité entre les États membres,
09:56mais il ne laisse pas l'option.
09:59Et nous, nous avons montré
10:00que l'article 42, paragraphe 7,
10:03n'était pas des mots.
10:05Ensemble, au début du mois de mars dernier,
10:08Chypre a été visée par des attaques du Hezbollah.
10:12Nous sommes venus.
10:13Et la décision a été prise dans la minute.
10:18Votre frégate,
10:20le groupe de notre côté,
10:23avec notre porte-avions,
10:24nos frégates,
10:25et la frégate de plusieurs de nos collègues,
10:27et des moyens supplémentaires.
10:28De la même manière,
10:31lorsque le Danemark a commencé à être menacé,
10:33la situation était différente,
10:34mais des alertes étaient là,
10:36nous avons tout de suite réagi.
10:37Je crois pouvoir dire que pour la Grèce et la France,
10:39l'article 42,7, c'est du béton.
10:42C'est-à-dire que c'est une obligation.
10:45Et nous sommes là.
10:46Mais nous avons rendu encore plus fort cet article,
10:49si je puis dire,
10:50par notre partenariat stratégique de défense,
10:52et maintenant ce partenariat stratégique global renforcé.
10:57Et qu'est-ce qu'il dit ?
10:58Il y a cette clause d'assurance mutuelle.
11:01Il le rend encore plus fort,
11:02il le lit de manière bilatérale entre nos deux pays.
11:05Et c'est ce qui m'a permis de vous dire hier soir,
11:07avec beaucoup de clarté,
11:09ne vous posez même pas la question,
11:11quoi qu'il arrive, nous serons là,
11:12à vos côtés.
11:14Et nous l'avons renforcé par aussi des capacités communes.
11:17Et je pense que ce qui est très fort,
11:19et ce qui a changé,
11:19et ce que ce partenariat vient changer à nouveau,
11:22c'est que non seulement on a des programmes industriels communs,
11:24on a des équipements communs,
11:26c'est-à-dire on utilise les mêmes frégates.
11:28Et en vrai, votre programme de frégates,
11:30il est jumeau d'une autre.
11:31On avance ensemble.
11:34On n'en a pas plus que vous,
11:35on est les deux nations clientes de Naval Group sur ces FDI.
11:39Vous vous dotez des rafales.
11:41On avance ensemble.
11:41On fait des exercices communs.
11:43Là, on renouvelle les MICA.
11:45Et on a encore d'autres projets.
11:47La suite est à construire.
11:49Et avec ce dialogue aussi sur la dissuasion renforcée,
11:51c'est une intimité stratégique beaucoup plus forte,
11:54qui fait que moi, j'ai souhaité proposer,
11:56à M. le Premier ministre,
11:57et il a souhaité engager ce dialogue stratégique,
11:59de voir comment on pouvait encore renforcer ces liens.
12:02Et donc ce sont des coopérations industrielles,
12:04capacitaires et stratégiques,
12:05pour encore renforcer cette clause d'assistance.
12:08C'est assez inédit.
12:10Ça l'est même résolument.
12:11Et ceci montre le lien entre nos deux pays.
12:13Voilà exactement ce que c'est.
12:14Et donc c'est beaucoup plus fort que tout ce qu'on peut avoir
12:17à travers les alliances qui lient beaucoup d'autres Etats.
12:21Et je veux ici que vous ayez bien en tête une chose.
12:24C'est que cette clause d'assurance mutuelle et d'assistance,
12:28elle est intangible.
12:30Et elle n'est pas discutée entre nous.
12:32Donc il n'y a pas de point d'interrogation à avoir.
12:34Il n'y a pas de doute à nourrir.
12:36Et pour tous nos ennemis potentiels ou réels,
12:41il faut qu'ils le sachent très clairement.
12:43Voilà.
12:44Il y a une demande dans la région, y compris à Chypre,
12:47où vous étiez hier, de clarification de l'opérationnalité,
12:50de renforcement de cet article.
12:52Est-ce que vous y êtes ?
12:54La France y est favorable pour vraiment graver dans le marbre
12:57ce renforcement pour que les Européennes prennent le relais
13:01d'une OTAN qui peut se montrer défaillante.
13:03Et justement sur l'OTAN, vous avez redit hier qu'elle était affaiblie
13:07par les remises en cause constantes côté américain.
13:10Ces critiques virulentes contre les Européens se sont encore poursuivies hier
13:14sur la question du détroit d'Hormuz
13:16et avec des fuites sur une présumée volonté de suspendre l'Espagne.
13:21Dans ces conditions, M. le Président,
13:23est-ce que vous diriez que l'OTAN est toujours une alliance,
13:26qu'elle n'est pas totalement dévitalisée
13:29pour ne pas reprendre un autre diagnostic
13:30que vous avez pu émettre il y a quelques années ?
13:33Merci.
13:34Merci beaucoup.
13:35Sur l'article 42, paragraphe 7, on vient de l'évoquer,
13:38je crois que pour nous il est clair et qu'il n'y a pas d'interprétation
13:44ou d'ambiguïté, si je puis dire, sur cet article.
13:47Il faut maintenant, dès que la vocation est mise en œuvre,
13:50l'opérationnaliser.
13:51Ce que nous avons fait encore récemment
13:52et ce que nous ferons à l'égard de tous ceux
13:55qui auraient besoin de le solliciter.
13:57C'est aussi la force de notre Union européenne.
13:59Donc je ne crois pas qu'il y ait un besoin aujourd'hui
14:02de changer les traités ou de les modifier.
14:04Ils sont très clairs.
14:05Il y a simplement un besoin d'abord
14:08de continuer de renforcer la défense et la sécurité
14:12de tous nos pays.
14:12C'est la logique dans laquelle nous sommes engagés.
14:14Et donc c'est nous-mêmes nous équiper,
14:16continuer d'innover.
14:17Et c'est ce que nous défendons depuis 9 ans.
14:20L'Europe plus souveraine que nous appelons de nos voeux,
14:23c'est une Europe qui innove, qui produit sur son sol.
14:26Et donc on a besoin, nous tous Européens,
14:28la relation franco-grecque en est l'illustration vivante,
14:32d'acheter davantage Européens,
14:33de produire davantage Européens,
14:35d'innover davantage en Européens.
14:36Mais pour ça, il faut aussi rester très compétitif en Européens.
14:39Parce qu'on ne va pas acheter des choses
14:40qui sont moins bien que les compétiteurs
14:42ou qui sont beaucoup plus chères.
14:43Et c'est ça notre défi.
14:45C'est comme ça qu'on le mettra en oeuvre.
14:47Donc les stratégies nationales, la clarté est donnée.
14:50Elle a été rappelée d'ailleurs hier par la présidente de la Commission
14:52lors de nos débats.
14:5342, paragraphe 7, elle a la même lecture que nous deux.
14:56La même.
14:56Et ensuite, c'est sa mise en oeuvre,
14:58le moins souvent possible,
14:59parce que ça voudrait dire sinon
15:00qu'il y a des agressions ou des attaques,
15:02mais en tout cas, en ne laissant aucune ambiguïté.
15:05L'OTAN apporte des choses.
15:07Et nous n'avons jamais considéré
15:08que nos alliances, nos partenariats
15:10ou l'Union européenne
15:11étaient une alternative à l'OTAN,
15:13quelque chose pour supprimer l'OTAN.
15:15L'OTAN, c'est une alliance plus large
15:17qui apporte l'interopérabilité,
15:18qui avait évidemment notre allié américain.
15:21Et donc nous, notre responsabilité,
15:24c'est de ne jamais rien faire
15:25pour affaiblir l'OTAN.
15:27Et je crois pouvoir dire
15:28qu'avec méthode,
15:30c'est exactement ce que nous faisons.
15:32Mais c'est aussi de regarder avec lucidité
15:35le fait que ce qui est demandé,
15:37parfois gentiment,
15:38parfois moins gentiment,
15:39par les Américains aux Européens,
15:41c'est au fond de faire quoi ?
15:43De s'occuper de leur sécurité.
15:44C'est ça le message qui est donné.
15:46Quand on nous dit
15:47vous devez prendre vos parts du fardeau,
15:48vous devez investir plus,
15:49ce qui était le message déjà
15:50il y a près de 10 ans.
15:52Quand on nous dit,
15:53on nous secoue aujourd'hui un peu
15:54en menaçant un tel ou tel,
15:56la leçon qu'on doit en tirer,
15:58ne soyons plus dépendants.
16:01Et donc on doit, oui, investir davantage,
16:03mais nous, Européens,
16:04on doit renforcer ce pilier européen de l'OTAN,
16:07on doit renforcer cette Europe de la défense,
16:09non pas contre qui que ce soit,
16:10non pas en alternative à quoi que ce soit,
16:12en essayant de consolider
16:13nos alliances historiques,
16:15parce qu'elles nous rendent plus fortes
16:16et elles sont le fruit aussi
16:17d'une amitié, d'une estime,
16:19mais en ayant la lucidité de voir
16:21que ça peut être fragilisé.
16:22Donc on ne doit pas courir ce risque.
16:25Voilà.
16:25C'est exactement notre stratégie.
16:27Question simple.
16:28Est-ce qu'on pourrait avoir
16:28des stations françaises,
16:30même grecques,
16:31complètement à secs cet été ?
16:32Et puis juste une question
16:34sur la marge des distributeurs,
16:36sur les 15 principaux distributeurs
16:37étudiés dans un document de travail
16:39du gouvernement et une majorité d'entre eux
16:41qui ont augmenté de manière considérable
16:43leurs marges.
16:44Est-ce que vous reconnaissez
16:45qu'il y a des abus
16:46et est-ce qu'il faut plafonner
16:48les marges selon vous ?
16:50Alors, je vais répondre d'abord
16:52à la deuxième question,
16:53puis j'irai sur la première.
16:55le Premier ministre,
16:57le ministre de l'économie,
17:00des finances et de l'énergie
17:01et son collègue en charge
17:03de la consommation
17:04à juste titre ont mis en place
17:05dès le début
17:07un mécanisme de transparence.
17:09Donc moi, je ne ferai pas ici
17:10de commentaire parce que
17:11dans ces contextes-là,
17:13il ne faut pas créer
17:13de la défiance ou stigmatiser.
17:16Il y a de la transparence,
17:18c'est contrôlé, c'est vérifié.
17:19La direction générale compétente,
17:21celle de la consommation,
17:23commerce et de la répression
17:24des fraudes,
17:25regarde chacun
17:26de ses distributeurs
17:27et regarde comment les prix
17:29sont répercutés à la pompe
17:30et s'il y a des marges excessives
17:32ou pas, à la hausse
17:33comme à la baisse.
17:34Sur la base de ces rapports,
17:36et moi, je ne commande pas
17:37des fuites ou autres,
17:39la transparence est faite
17:40et des décisions sont prises.
17:42Voilà.
17:42Donc on n'a pas attendu
17:45deux mois.
17:46Dès le début,
17:47le gouvernement a pris
17:48les bonnes dispositions
17:49et transparence,
17:50accompagnement,
17:52responsabilisation.
17:53C'est la bonne pratique.
17:54On est tous embarqués
17:55dans la même galère
17:57et cette galère,
17:58on ne l'a pas choisie,
17:59si je puis dire.
18:00Nous subissons la géopolitique
18:03et nous subissons
18:05cette guerre
18:05qui a été enclenchée
18:06il y a maintenant
18:07plusieurs mois.
18:08Sur votre première question,
18:10je me garderais bien
18:11de faire de la politique fiction
18:13parce que ce n'est pas mon travail
18:14et surtout,
18:16je sais comment la psychologie
18:17peut se comporter.
18:19On n'est pas là
18:19pour expliquer le pire des risques
18:21parce que la pire des choses
18:22dans ces moments-là
18:23où il y a des tensions
18:24de l'incertitude géopolitique,
18:25c'est que ces tensions
18:27soient accrues
18:28par des comportements
18:29de panique.
18:30Et bien souvent,
18:31la pénurie,
18:31on la crée
18:31par ces comportements
18:32de panique eux-mêmes.
18:34Donc,
18:36je crois pouvoir vous dire
18:37à ce stade
18:38que la situation,
18:39elle est contrôlée,
18:40qu'il y a un impact
18:41sur les prix mondiaux
18:42que malheureusement
18:42vivent nos compatriotes,
18:44qu'on a mis en place
18:45des dispositifs
18:46d'aide sectorielle
18:47et un accompagnement
18:48pour les plus grands rouleurs,
18:49qu'aujourd'hui,
18:50la situation ne nous fait
18:51envisager aucune pénurie
18:52et qu'on consacre
18:54plutôt notre énergie
18:56pour réouvrir
18:57le plus vite possible
18:58Hormuz.
18:59Et donc,
18:59encourager les parties
19:00prenantes
19:01à aller au bout
19:03des négociations,
19:05stabiliser la situation
19:06et réouvrir Hormuz.
19:07C'est pour ça
19:08qu'on s'est mobilisés
19:08vendredi dernier.
19:09Et donc,
19:10notre travail,
19:10c'est plutôt que
19:11dans les prochains jours
19:11et prochaines semaines,
19:12on puisse obtenir
19:14une réouverture complète,
19:16conforme aux droits internationaux
19:17et à la liberté de navigation,
19:19sans péage
19:20sur le détroit d'Hormuz.
19:21Et là,
19:22les choses pourront
19:22progressivement
19:23revenir à la normale.
19:24On sait qu'il faudra
19:25un petit peu de temps
19:26pour restabiliser
19:27parce qu'il faudra
19:28retrouver la fluidité logistique,
19:30il faudra faire redémarrer
19:31des capacités de production.
19:32Donc les choses
19:32ne sont pas simples.
19:33Mais on n'est pas
19:34dans le scénario
19:35qui est un des scénarios
19:36du pire que vous avez décrit,
19:37qui n'est aujourd'hui
19:38pas le plus probable
19:38et qui ne m'appartient pas
19:40de commenter.
19:40Merci.
19:41Merci.
Commentaires

Recommandations