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Prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs : Représentants du Groupe Ardian
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00:19:29par celle du groupe Ardian. Je salue en notre nom à tous M. Mathias Burghardt, directeur général délégué du groupe
00:19:39Ardian et président du directoire d'Ardian France,
00:19:42et M. François Girfagnon, membre du comité exécutif du groupe Ardian et directeur général du directoire d'Ardian France.
00:19:51Alors je rappelle que ce groupe Ardian a été créé en 1996. Il est issu du pôle de private equity
00:20:02de l'assureur AXA.
00:20:04En 30 ans, il a considérablement diversifié ses secteurs d'intervention et ses modes d'intervention, dotés d'un réseau
00:20:16qui passait à 22 bureaux et plus de 1 100 collaborateurs.
00:20:21Il dispose aujourd'hui d'un portefeuille d'actifs sous gestion supérieure à 200 milliards de dollars, je crois, avec
00:20:27plus de 270 sociétés en portefeuille.
00:20:31Il se présente comme le plus grand investisseur en fonds de fonds secondaires au monde. En même temps, il est
00:20:36un acteur majeur du financement des grandes infrastructures.
00:20:40La valeur du groupe Ardian va donc bien au-delà du fonds de LBO français qu'il était à son
00:20:45origine. Pour autant, la technique du LBO fait partie des méthodes qui ont fait sa réputation.
00:20:50Alors précisément, les auditions précédentes de notre commission n'ont pas été particulièrement favorables aux pratiques de certains fonds d
00:21:00'investissement et notamment à l'usage qu'ils peuvent faire du LBO.
00:21:04Les effets de leur action sur l'emploi, l'équilibre des territoires ou la souveraineté industrielle de notre pays ont
00:21:11été dénoncés. Nous aimerions alors connaître – c'est important pour nous – votre appréciation sur ces comportements
00:21:18et plus positivement et plus positivement savoir s'il est possible de développer une politique active d'investissement, y compris
00:21:25par la voie du LBO qui éviterait ces travers.
00:21:29Alors je vous donne la parole pour une intervention liminaire d'une dizaine de minutes environ, ce qui permettra ensuite
00:21:37d'avoir un échange sous forme de questions-réponses tout à fait classiques.
00:21:42Auparavant, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées
00:21:50parlementaires impose aux personnes interrogées par une commission d'enquête,
00:21:55comme c'est le cas aujourd'hui, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
00:22:02Alors je vous invite donc, messieurs, à lever la main droite et à dire « je le jure ».
00:22:08Je vous remercie et je vous cède tout de suite la parole.
00:22:14Merci, monsieur le président, madame la rapporteure, mesdames et messieurs les députés.
00:22:20Je vous remercie d'avoir invité Ardian dans le cadre des travaux de votre commission d'enquête.
00:22:25Nous avons été attentifs et nous sommes honorés de pouvoir nous présenter devant la représentation nationale et témoigner du soutien
00:22:33que nous apportons au tissu économique français.
00:22:36Afin de structurer mon propos liminaire, je vous propose dans un premier temps de vous présenter la société Ardian depuis
00:22:42notre création il y a 30 ans,
00:22:44puis de partager quelques réflexions relatives à notre métier.
00:22:49Ardian est une société de gestion, vous l'avez rappelé, française, créée en 1996.
00:22:53Elle est née d'une initiative portée par Claude Bébéard, alors président d'AXA,
00:22:59qui avait confié à Dominique Sénéquier, notre présidente, la mission de créer un pôle de capital investissement au sein du
00:23:05groupe AXA.
00:23:07En 2013, lorsque le groupe AXA a souhaité céder le contrôle d'AXA Private Equity, c'était le nom de
00:23:13l'époque,
00:23:14Dominique Sénéquier a mené le rachat par ses salariés et ainsi créé Ardian.
00:23:19Depuis cette étape fondatrice, 80% des salariés sont devenus, ou plutôt dès cette étape fondatrice,
00:23:2880% des salariés sont devenus associés à un élément qui reste central dans notre gouvernance.
00:23:35Aujourd'hui encore, les salariés demeurent les premiers actionnaires du groupe avec un peu plus de 40% du capital.
00:23:41Au total, les salariés et les autres actionnaires fondateurs institutionnels français représentent environ 90% du capital.
00:23:51Nos racines sont profondément françaises et européennes, mais notre présence est aujourd'hui mondiale,
00:23:57avec, comme vous l'avez souligné, 22 bureaux répartis sur 4 continents, dont 11 en Europe.
00:24:04Nous sommes l'un des principaux acteurs de l'investissement de nos côtés en Europe et figurons parmi les dix
00:24:10premiers au niveau mondial.
00:24:12Notre métier consiste, comme vous le savez, à orienter l'épargne des investisseurs institutionnels et particuliers pour l'investir dans
00:24:19l'économie productive.
00:24:20Nous avons d'ailleurs levé moins de capitaux en France que ce que nous y avons investi,
00:24:25démontrant ainsi notre capacité à canaliser efficacement l'épargne européenne et extra-européenne vers l'économie française.
00:24:33Pour ce faire, nous collaborons au quotidien avec près de 2 000 investisseurs, dont plus de la moitié sont non
00:24:41européens.
00:24:42Nous assurons également la qualité du marché du capital investissement dans le cadre de notre activité fonds de fonds, dont
00:24:54nous sommes le leader mondial.
00:24:56Au total, nous gérons près de 170 milliards d'euros et nous connectons chaque année 17 milliards de capitaux, dont
00:25:0490% à l'étranger,
00:25:06qui sont destinés à soutenir, comme je l'ai mentionné, l'investissement productif.
00:25:12Ardian France est la principale entité du groupe, qui rassemble plus de la moitié des salariés et représente la moitié
00:25:19de notre activité économique.
00:25:20Elle a notamment la responsabilité en matière d'investissement direct.
00:25:24C'est donc Ardian France qui prend les décisions d'investissement dans les entreprises, PME, ETI, infrastructures et immobiliers en
00:25:33France, mais aussi à l'étranger.
00:25:35Au total, plus de 80% de nos investissements directs sont réalisés en Europe.
00:25:40Ardian France est une société régulée sous la supervision de l'AMF.
00:25:44Et les décisions, notamment en matière d'investissement, sont prises à Paris par son directoire, dont je suis le président,
00:25:50et François en est le directeur général.
00:25:53A ce titre, nous contribuons à faire rayonner l'attractivité de la France et de celle aussi de l'Europe
00:25:59à l'international.
00:26:00Nous sommes fiers d'être l'un des champions européens sur un marché qui est, quand même, il faut bien
00:26:05le dire, dominé par les Etats-Unis.
00:26:08L'activité d'Ardian France se déploie à travers trois grandes stratégies.
00:26:12Le capital investissement, les actifs réels, les infrastructures, mais aussi l'immobilier, et la dette privée.
00:26:21S'agissant du capital investissement, nous sommes un acteur important et historique, avec 30 milliards d'euros d'actifs sous
00:26:29gestion.
00:26:30C'est une activité qu'Ardian a commencé en 1996.
00:26:39J'aimerais, si vous le voulez bien, donner quelques exemples très concrets qui sont des réussites économiques françaises.
00:26:47Je pense d'abord à Revima, qui est spécialiste de la maintenance et des révisions de matériel aéronautique, que nous
00:26:54accompagnons depuis 2019.
00:26:56Comme de nombreuses entreprises industrielles, Revima a été durement touchée par la crise sanitaire.
00:27:02Dans ce contexte, nous avons fait le choix de réinvestir dans l'entreprise à deux reprises, avec une conviction forte
00:27:08dans son potentiel et dans ses équipes.
00:27:10Ce soutien, dans les moments les plus critiques, a permis de préserver les savoir-faire, de maintenir l'emploi,
00:27:16de relancer une dynamique de croissance qui se poursuit aujourd'hui et d'en faire un des leaders mondiaux dans
00:27:22son domaine.
00:27:23Je pense également à Artefact, acteur français d'envergure mondiale du Conseil en Data Intelligence Artificielle.
00:27:31Nous sommes entrés au capital en 2021 et depuis, l'entreprise a fortement accéléré son développement à l'international.
00:27:3813 nouveaux bureaux ont été ouverts, 6 acquisitions ont été réalisées et les effectifs sont passés de 800 à 1
00:27:45700 collaborateurs dans 25 pays.
00:27:48Cela marque le passage d'un groupe qui était français à notre entrée et qui est devenu global.
00:27:56Enfin, Ardian a accompagné Planisware, éditeur de logiciels qui a conçu une plateforme de gestion de projets de portée mondiale.
00:28:03Nous l'avons accompagné pendant une décennie et deux ans également après son introduction en bourse en 2024.
00:28:14Nous investissons donc pour l'essentiel dans des entreprises européennes, dans différents cycles de leur développement, avec ou sans effet
00:28:22levier,
00:28:23en accompagnant des entrepreneurs fondateurs ou des équipes de direction.
00:28:26Nous sommes principalement en position majoritaire au capital, mais pouvons aussi être minoritaires aux côtés de dirigeants fondateurs,
00:28:35en particulier dans l'activité de capital croissance.
00:28:39Toutes ces stratégies d'investissement directes visent à accompagner des entrepreneurs et des équipes de direction dans un projet de
00:28:47croissance,
00:28:47en les épaulant dans leur création de valeur, mais également en les aidant à s'internationaliser en Europe comme dans
00:28:54le reste du monde.
00:28:55Ce sont les équipes de direction qui élaborent ces projets pluriannels de croissance, sur lesquels se basent nos décisions d
00:29:02'investissement.
00:29:03C'est sur ceci que nous décidons ou pas de nous engager, que ce soit pour des raisons financières ou
00:29:10autres.
00:29:11Par la suite, nous travaillons aux côtés des dirigeants en participant au conseil d'administration
00:29:16et les accompagnant dans la définition et la mise en œuvre de leur stratégie.
00:29:21Ensuite, j'en viens à notre activité dans les infrastructures, dont je suis le fondateur et reste le président,
00:29:29et qui totalise plus de 40 milliards d'actifs de gestion, 40 milliards d'euros.
00:29:34Ardian est un leader international, mais aussi un des gérants pionniers dans les infrastructures essentielles.
00:29:40Nous avons une approche qui consiste en la création de valeurs industrielles, en favorisant des dépenses d'investissement dans le
00:29:46long terme.
00:29:48Historiquement, nous n'investissons que dans trois secteurs, souvent en collaboration avec des collectivités locales ou des industriels,
00:29:56les transports, l'énergie et services à l'environnement et les infrastructures numériques.
00:30:03Dans le domaine des transports, nous sommes notamment le premier actionnaire d'ISRO, qui est le premier aéroport européen,
00:30:09mais aussi d'autres aéroports comme Véronne ou Venise.
00:30:12Nous sommes également actifs dans le domaine de la transition énergétique,
00:30:16en étant notamment actionnaires majoritaires de deux très belles sociétés françaises,
00:30:20ACUO et Grignelo, spécialisées dans la production d'énergie renouvelable et la décarbonation.
00:30:25Ces deux sociétés ont une puissance installée de 4 gigawatts, soit l'équivalent en capacité de 4 réacteurs nucléaires en
00:30:33France,
00:30:34et contribuent activement à l'indépense énergétique de la France et de l'Europe.
00:30:39Ardian, en tant qu'actionnaire de référence, soutient activement leur plan d'investissement,
00:30:43qui représente à peu près 5 milliards dans les cinq prochaines années.
00:30:47Dans les domaines des infrastructures numériques, nous avons financé la construction du réseau mobile de la SNCF,
00:30:54qui s'appelait GSM Rail, et nous sommes aussi actionnaires, par exemple, de la société Verne,
00:31:00qui est spécialisée dans les centres de données alimentés par de l'énergie bas carbone.
00:31:04Tous ces projets illustrent notre vision de long terme en faveur de notre souveraineté industrielle et énergétique.
00:31:10En immobilier, la stratégie repose sur une sélection très ciblée d'actifs,
00:31:15couvrant les bureaux, le résidentiel ou le logement étudiant,
00:31:18dans les grandes capitales européennes, avec un accent fort sur la dimension durabilité.
00:31:24Enfin, la dette privée est notre troisième stratégie.
00:31:28Ardian gère environ 10 milliards d'euros de capital dans cette activité,
00:31:32dont nous sommes un des pionniers en Europe.
00:31:35Fort d'une expérience éprouvée à travers plusieurs cycles économiques,
00:31:39l'équipe déploie une stratégie européenne exclusivement disciplinée, sélective,
00:31:43et qui nous a permis d'avoir un taux de perte quasiment nul depuis plus d'un temps.
00:31:49Par ailleurs, plus récemment, nous avons créé des stratégies d'investissement dans les secteurs de la souveraineté.
00:31:55En 2021, nous avons lancé avec nos partenaires de 5T la plateforme HY24,
00:32:01destinée à investir dans les infrastructures et les équipements de la chaîne de valeur de l'hydrogène bas carbone,
00:32:06vecteur énergétique essentiel pour permettre la décarbonation de notre industrie et du secteur des transports.
00:32:12De même, en 2023, nous avons lancé un fonds dédié au soutien de la chaîne de valeur de semi-conducteurs,
00:32:18un secteur stratégique pour la souveraineté technologique européenne.
00:32:23Monsieur le Président, Madame la rapporteure, Mesdames et Messieurs les députés,
00:32:27j'aimerais conclure, si vous le voulez bien, par quelques remarques.
00:32:31Nous sommes un investisseur de long terme,
00:32:33qui accompagne les entreprises sur la durée pour créer de la valeur
00:32:36et répond aux obligations fiduciaires qui sont les nôtres au terme des relations que nous avons avec nos clients.
00:32:42Nous ne sommes pas un fonds spéculatif ou hedge fund
00:32:45et n'avons pas de stratégie visant à arbitrer la valeur des entreprises sur les marchés financiers.
00:32:50Nous n'estimons en rien faire preuve de prédation
00:32:52et ne déployons pas de stratégie de capital retournement,
00:32:56car nous n'investissons pas dans des entreprises en difficulté
00:32:58dans la perspective de les restructurer.
00:33:02Au total, depuis 30 ans,
00:33:04Ardian a accompagné 630 sociétés
00:33:06et s'est développé dans de très nombreux secteurs
00:33:09où nous avons investi et accompagné des projets stratégiques en France et en Europe.
00:33:15Depuis sa création,
00:33:17Ardian a investi plus de 17 milliards d'euros en France,
00:33:20au total près de 250 sociétés françaises.
00:33:24Nous sommes toujours au capital de 67 entreprises aujourd'hui.
00:33:29Je vous remercie pour votre attention
00:33:31et nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.
00:33:37Je vous remercie pour cette présentation.
00:33:42Je me dois d'ouvrir un petit peu le débat
00:33:47par quelques premières questions.
00:33:51Alors, quels partent les différents segments du capital investissement,
00:33:55que ce soit le capital risque, capital développement,
00:33:58capital transmission, capital retournement,
00:34:02représentent-ils dans vos investissements ?
00:34:04Vous avez déjà un petit peu abordé la question,
00:34:07mais si vous pouvez être un petit peu plus précis.
00:34:10Et pourriez-vous présenter de manière plus détaillée
00:34:12vos investissements dans le cadre de LBO ?
00:34:17Pardon, votre deuxième question ?
00:34:18Oui, c'est sur le LBO.
00:34:20Vous vous présentez de manière plus détaillée
00:34:22vos investissements dans le cadre de LBO.
00:34:25Les entreprises que nous avons investi,
00:34:27les entreprises que nous avons investi, c'est ça ?
00:34:28Oui.
00:34:32Alors, je vous donne...
00:34:39Alors, donc, en capital investissement,
00:34:43si nous reprenons ce que nous appelons buy-out et expansion,
00:34:51qui sont les deux activités dans l'expansion
00:34:53qui est dirigée directement par François Gerfagnon,
00:34:56elles représentent à peu près 20 milliards.
00:35:00Le capital développement est beaucoup plus modeste
00:35:02puisque nous ne gérons, entre guillemets,
00:35:04que 1 milliard.
00:35:09Donc ça, c'est...
00:35:10Réponds à la première question.
00:35:11Alors, si nous ne prenons que le capital investissement,
00:35:13j'exclus les infrastructures,
00:35:15les principales entreprises,
00:35:17peut-être que tu veux les mentionner,
00:35:21j'ai la société...
00:35:22Ça, c'est en santé.
00:35:23Comment ?
00:35:24C'est en santé.
00:35:25C'est en santé.
00:35:28Monsieur le Président, on peut citer, par exemple,
00:35:30quelques sociétés que nous avons dans l'activité...
00:35:35Voilà.
00:35:36Monsieur le Président,
00:35:37on peut citer quelques exemples
00:35:40de sociétés de taille moyenne
00:35:42dans lesquelles nous investissons
00:35:43à travers l'activité expansion qu'a mentionné Mathias.
00:35:46Donc, par exemple,
00:35:47CYCLEF,
00:35:48qui est dans le domaine
00:35:50de l'installation et de la maintenance
00:35:53de systèmes à froid
00:35:54pour l'industrie agroalimentaire.
00:35:57Nous investissons également
00:35:59dans une société basée à Grenoble
00:36:01qui s'appelle Mastergrid,
00:36:03qui intervient dans la maintenance
00:36:04de systèmes électriques à haute tension.
00:36:07Orion,
00:36:08une plateforme d'investissement financier,
00:36:11de conseillers en investissement financier,
00:36:14qui est basée en Bretagne.
00:36:16Diam,
00:36:17qui est un leader mondial
00:36:19dans le domaine
00:36:21des présentoirs
00:36:23pour l'industrie cosmétique,
00:36:24donc qui accompagne
00:36:25les grands leaders français
00:36:27de leur développement international.
00:36:29On peut citer également
00:36:30la société Vulcan,
00:36:32qui intervient dans le domaine
00:36:33du conseil
00:36:34pour les infrastructures
00:36:36essentielles,
00:36:38notamment le nucléaire.
00:36:39et puis effectivement,
00:36:40nous avons aussi
00:36:41quelques investissements
00:36:42dans le domaine
00:36:42de la santé.
00:36:43Je peux citer par exemple
00:36:45Simago,
00:36:46qui est un leader
00:36:46dans le domaine
00:36:47de la radiologie
00:36:48et puis également
00:36:49Montvéto,
00:36:50qui est également
00:36:51un des leaders
00:36:51dans le domaine
00:36:52des cliniques vétérinaires.
00:36:57Monsieur le Président,
00:36:58si on reprend des sociétés
00:36:59cette fois-ci
00:37:00dans lesquelles
00:37:01l'équipe
00:37:03Buyout a investi,
00:37:05vous avez la société
00:37:06Expleo,
00:37:07vous avez le leader
00:37:08européen
00:37:09du courtage,
00:37:10la société
00:37:10Diosiasi,
00:37:12vous avez la société
00:37:13Innovi,
00:37:14la société
00:37:15Cerelia,
00:37:16pour en citer
00:37:18quelques-unes.
00:37:19Mais nous vous remettrons
00:37:20une liste complète
00:37:22classée par taille
00:37:23par écrit.
00:37:29Merci.
00:37:30Est-ce que vous pourriez
00:37:32nous préciser
00:37:33le niveau
00:37:33d'endettement moyen
00:37:35si on regarde
00:37:36le ratio
00:37:37dette
00:37:37et BIDDA ?
00:37:41Donc le niveau
00:37:42d'endettement moyen
00:37:43et le pourcentage
00:37:44de dette moyenne
00:37:44observée
00:37:45dans vos opérations
00:37:46de rachat.
00:37:46Comment est-ce que
00:37:48vous calibrez
00:37:50vos LBO
00:37:51pour en garantir
00:37:52garantir la soutenabilité ?
00:37:55C'est une question
00:37:57essentielle,
00:37:57effectivement,
00:37:57M. le Président.
00:37:59Ce qu'on peut dire
00:38:00en propos liminaire,
00:38:01c'est que
00:38:02les équipes
00:38:03de direction
00:38:03que nous rencontrons
00:38:05qui nous font part
00:38:06de leurs projets,
00:38:07nous avons des discussions
00:38:08approfondies
00:38:09avec elles
00:38:10concernant
00:38:10leur plan de développement
00:38:11d'abord,
00:38:13quelles sont
00:38:13les perspectives
00:38:14de croissance,
00:38:14comment y arriver
00:38:15et quels sont
00:38:16les moyens financiers
00:38:17pour y arriver également
00:38:19et notamment
00:38:19les besoins
00:38:21en investissement.
00:38:22Donc nous avons
00:38:22ces dialogues-là,
00:38:25nous les challengeons
00:38:26évidemment
00:38:27sur les différentes hypothèses
00:38:28et nous arrivons
00:38:30ensuite
00:38:30à un niveau
00:38:32qui nous paraît
00:38:33de manière adéquate
00:38:36effectivement
00:38:37pour calibrer
00:38:38un effet de levier
00:38:39qui nous paraît
00:38:40raisonnable.
00:38:41C'est-à-dire que
00:38:41ça part avant toute chose
00:38:43des besoins
00:38:44et des plans de développement
00:38:46qui nous sont présentés
00:38:47par les équipes de direction
00:38:48et donc c'est quelque chose
00:38:49qui est concerté
00:38:50avec elles
00:38:51et qui surtout
00:38:52tiennent compte
00:38:52des besoins
00:38:54financiers
00:38:54de ces sociétés
00:38:55et je dirais
00:38:56de ces besoins
00:38:58financiers
00:38:58à la fois
00:38:59dans un environnement
00:39:00tel qu'on peut le prévoir
00:39:01mais également
00:39:02avec une marge de sécurité
00:39:04telle que
00:39:05en cas d'événement
00:39:06macroéconomique
00:39:07qu'on peut le connaître
00:39:08et il y en a eu
00:39:09dans les années passées
00:39:10on soit dans une situation
00:39:12telle que ces chocs-là
00:39:13puissent être absorbés
00:39:14par les sociétés.
00:39:16Donc
00:39:17la vision que nous en avons
00:39:18c'est d'abord
00:39:19le fruit d'une concertation
00:39:21avec les équipes de direction
00:39:23ensuite
00:39:23c'est une mesure
00:39:25qui doit être raisonnable
00:39:26et Ardian
00:39:28de ce point de vue-là
00:39:28est reconnu
00:39:29comme un acteur
00:39:30qui a
00:39:31généralement
00:39:32des niveaux de levier
00:39:33qui sont inférieurs
00:39:34à ceux du marché.
00:39:36Si on doit donner
00:39:37un chiffre
00:39:37qu'on serait
00:39:38en moyenne
00:39:39autour de 4 fois
00:39:39l'ébidda
00:39:40mais en fait
00:39:41je crois que
00:39:42surtout ce qui est important
00:39:43c'est que ça part
00:39:43d'une analyse
00:39:44qui part des sociétés
00:39:46et non pas
00:39:47d'une vision générale
00:39:50elle est adaptée
00:39:51en fait
00:39:51à chaque société.
00:39:52Et le point important
00:39:53c'est que
00:39:53le chiffre que je vous citais
00:39:55est évidemment
00:39:56à un niveau consolidé
00:39:57c'est-à-dire
00:39:57que nous appréhendons
00:39:58le niveau d'endettement
00:40:00de manière consolidée
00:40:01pour les sociétés
00:40:02que nous accompagnons.
00:40:03Alors
00:40:04une autre mesure
00:40:05qu'on peut donner aussi
00:40:06c'est que
00:40:07dans les opérations
00:40:08d'investissement
00:40:09que nous réalisons
00:40:09dans le cadre de LBO
00:40:10on peut regarder
00:40:12l'effet de levier
00:40:13qui était ma réponse
00:40:14mais on peut regarder aussi
00:40:16la répartition
00:40:17des modes de financement
00:40:18en l'espèce
00:40:19aujourd'hui
00:40:20nos opérations
00:40:21et depuis plusieurs années
00:40:22maintenant
00:40:22sont essentiellement
00:40:23financées par fonds propres
00:40:24et quasi fonds propres
00:40:25on est à peu près
00:40:26à un niveau
00:40:27de 2 tiers
00:40:28fonds propres
00:40:29et quasi fonds propres
00:40:30le solde étant
00:40:31effectivement
00:40:31de la dette bancaire
00:40:33pour à peu près un tiers
00:40:34donc on est majoritairement
00:40:35aujourd'hui
00:40:35en accompagnement
00:40:36de financement
00:40:38en fonds propres
00:40:39et en quasi fonds propres
00:40:47Non, rajouter effectivement
00:40:48je pense que la notion
00:40:49qu'a précisé François
00:40:50est importante
00:40:51c'est-à-dire que
00:40:51c'est la dette consolidée
00:40:53c'est-à-dire qu'elle
00:40:55inclut également
00:40:56la dette d'acquisition
00:40:57la dette au niveau
00:40:58des sociétés
00:41:01que nous détenons
00:41:02est inférieure
00:41:04parce que j'ai vu
00:41:05que pendant les débats
00:41:06il peut y avoir
00:41:06un peu de confusion
00:41:07sur ce thème-là
00:41:08on voulait être précis
00:41:09sur ce sujet
00:41:13Merci de vos réponses
00:41:14et j'aurais
00:41:15simplement
00:41:15une dernière question
00:41:16avant de passer
00:41:18très vite
00:41:19la parole
00:41:21à madame
00:41:21la rapporteure
00:41:23Quelle est votre analyse
00:41:25justement
00:41:25des tensions
00:41:26qui sont observées
00:41:27sur certains fonds
00:41:28aux Etats-Unis
00:41:29notamment
00:41:30les restrictions
00:41:32de liquidités
00:41:33qui ont été mises en place
00:41:36pour faire face
00:41:37aux demandes
00:41:38de rachats
00:41:39des investisseurs
00:41:40est-ce que vous-même
00:41:42vous êtes concerné
00:41:44directement
00:41:45ou indirectement
00:41:47par ce type de situation
00:41:50Alors
00:41:50nous ne sommes pas
00:41:52concernés
00:41:53parce qu'effectivement
00:41:54c'est aujourd'hui
00:41:57une crise
00:41:58ou en tout cas
00:41:59une tension
00:41:59qui est observée
00:42:00aux Etats-Unis
00:42:01d'abord
00:42:02pour une raison simple
00:42:04c'est que
00:42:04nous n'avons
00:42:05et la deuxième
00:42:06c'est que
00:42:07ces problèmes
00:42:09que vous avez mentionnés
00:42:10touchent des fonds
00:42:11qui sont ouverts
00:42:12à la souscription
00:42:12par des particuliers
00:42:14Alors
00:42:14Ardian n'investit
00:42:15en dettes privées
00:42:17qu'en Europe
00:42:20donc pas aux Etats-Unis
00:42:22et
00:42:23il faut savoir
00:42:24qu'une partie
00:42:24des problèmes
00:42:25aux Etats-Unis
00:42:26viennent de la surexposition
00:42:27aux sociétés
00:42:29de logiciels
00:42:29qui est évidemment
00:42:31bien moindre
00:42:32en Europe
00:42:32donc on parle
00:42:33d'un rapport
00:42:33de 1 à 2
00:42:34en termes de pourcentage
00:42:35donc c'est pas du tout
00:42:36la même situation
00:42:37de ce point de vue là
00:42:38Deuxièmement
00:42:38Ardian n'a pas
00:42:39de fonds
00:42:40ouverts aux particuliers
00:42:41dans le secteur
00:42:43de la dette privée
00:42:45Alors pourquoi
00:42:47pourquoi
00:42:48c'est une analyse
00:42:49plus personnelle
00:42:50je pense qu'il y a
00:42:52ce problème là
00:42:53d'abord parce que
00:42:54les valorisations
00:42:55des sociétés
00:42:55de logiciels
00:42:56ont quand même
00:42:58beaucoup progressé
00:42:59aux Etats-Unis
00:42:59parce qu'il est vrai
00:43:01que l'intelligence
00:43:02artificielle
00:43:03va avoir un impact
00:43:05très fort
00:43:05mais on ne connaît pas
00:43:06lequel
00:43:06et surtout sur qui
00:43:09dans ces sociétés
00:43:10de logiciels
00:43:11et pourquoi
00:43:13plus sur la dette
00:43:14que sur le capital
00:43:16mon analyse
00:43:17c'est qu'il y aura
00:43:18des gagnants
00:43:19et des perdants
00:43:19quand vous investissez
00:43:20en dette
00:43:21et vous perdez
00:43:22dans une entreprise
00:43:23vous n'allez pas
00:43:24vous rattraper
00:43:24sur une autre
00:43:25parce que
00:43:26votre emprunteur
00:43:26il ne va pas
00:43:27vous payer plus
00:43:27parce que ça se passe bien
00:43:28vous n'avez que
00:43:29l'aspect négatif
00:43:31donc je pense
00:43:32qu'effectivement
00:43:33ces différents aspects
00:43:38expliquent
00:43:40pourquoi on a ce problème
00:43:42spécifique aux Etats-Unis
00:43:43alors est-ce que
00:43:45ça risque d'arriver
00:43:46en Europe
00:43:47malheureusement
00:43:48souvent les crises financières
00:43:49commencent aux Etats-Unis
00:43:50et finissent chez nous
00:43:51historiquement
00:43:55madame
00:43:55merci
00:43:56madame la rapporteure
00:43:59merci
00:43:59messieurs les présidents
00:44:01et monsieur
00:44:02le directeur général
00:44:04bien
00:44:05j'ai trois séries de questions
00:44:07je commencerai d'abord
00:44:07par vos investissements
00:44:09de façon générale
00:44:09puis j'arriverai
00:44:10au dossier ELSAN
00:44:11et au dossier
00:44:12Photonis
00:44:12d'accord
00:44:14Photonis
00:44:16bien
00:44:17donc Ardian
00:44:18c'est le plus gros fonds
00:44:19d'investissement
00:44:20français
00:44:21donc évidemment
00:44:22c'est très important
00:44:23pour nous
00:44:24de vous auditionner
00:44:25et vous investissez
00:44:27particulièrement
00:44:28en fait
00:44:28dans des activités
00:44:30qui
00:44:32sont financées
00:44:33directement
00:44:33ou indirectement
00:44:35par le contribuable
00:44:36et le cotisant français
00:44:38je pense évidemment
00:44:40à ELSAN
00:44:40par exemple
00:44:42puisque
00:44:43c'est le premier groupe
00:44:44d'hôpitaux privés
00:44:45donc déjà
00:44:46pour nous
00:44:47se pose une question
00:44:47évidemment
00:44:48d'intérêt général
00:44:49est-ce qu'il est
00:44:51normal
00:44:51logique
00:44:52acceptable
00:44:53que des fonds
00:44:54d'investissement
00:44:55comme les vôtres
00:44:55investissent
00:44:56ainsi
00:44:57dans des activités
00:44:59qui en réalité
00:44:59sont financées
00:45:00par le public
00:45:01les contribuables
00:45:02pour rentabiliser
00:45:03au maximum
00:45:04pour rendre des profits
00:45:05au maximum
00:45:06à des investisseurs
00:45:07privés
00:45:07voilà
00:45:08c'est évidemment
00:45:08une question centrale
00:45:09pour nous
00:45:10et donc
00:45:11ma première question
00:45:12elle est ceci
00:45:13elle est celle-ci
00:45:14est-ce que
00:45:15enfin
00:45:15quels sont
00:45:16les principaux
00:45:17investissements
00:45:18que vous avez réalisés
00:45:19et qui dépendent
00:45:20indirectement
00:45:20ou directement
00:45:21de fonds publics
00:45:24voilà
00:45:25des contribuables
00:45:26et des cotisants français
00:45:29madame la rapporteure
00:45:30oui je vais laisser la parole
00:45:31à françois gerfagnon
00:45:33qui vous répondra
00:45:34sur le secteur
00:45:35de la santé
00:45:35je voulais juste
00:45:36vous dire que
00:45:37en plus
00:45:38vous avez raison
00:45:39en plus effectivement
00:45:40du secteur de la santé
00:45:41nous sommes très engagés
00:45:42comme je vous le disais
00:45:42dans le secteur des infrastructures
00:45:43qui lui aussi
00:45:44est régulé
00:45:45et qui lui aussi
00:45:46dépend
00:45:47du contribuable
00:45:48donc
00:45:49la santé
00:45:50et c'est aussi
00:45:51le cas pour la santé
00:45:52mais pas que
00:45:55sur votre question
00:45:57madame la rapporteure
00:45:58sur les investissements
00:45:59qui dépendent
00:46:00de financement public
00:46:01si on prend l'exemple
00:46:02effectivement
00:46:03de la santé
00:46:04d'abord ce que je dirais
00:46:05c'est qu'il y a un cadre
00:46:06aujourd'hui
00:46:06qui est régulé
00:46:07par l'état
00:46:09qui fixe
00:46:10les modalités
00:46:11d'intervention
00:46:11du secteur public
00:46:13et du secteur privé
00:46:15les sociétés
00:46:16que nous pouvons accompagner
00:46:17dans le secteur
00:46:18de la santé
00:46:20évidemment
00:46:21respectent
00:46:21scrupuleusement
00:46:22ces régulations
00:46:24et agissent
00:46:24dans le cadre
00:46:25qui est fixé
00:46:26non pas
00:46:27par les fonds d'investissement
00:46:28mais
00:46:29par les autorités publiques
00:46:30et donc vous avez
00:46:31dans le domaine privé
00:46:32des sociétés
00:46:33qui sont accompagnées
00:46:34par des fonds d'investissement
00:46:35des sociétés
00:46:35qui sont cotées
00:46:37il y a différents
00:46:38cas de figure
00:46:40qu'est-ce qui est important
00:46:41pour nous
00:46:43plusieurs choses
00:46:44d'abord
00:46:44ce que nous cherchons
00:46:45c'est à accompagner
00:46:46des sociétés
00:46:47qui sont en croissance
00:46:48c'est la thématique générale
00:46:50que nous avons
00:46:50chez Ardian
00:46:51et qui s'applique
00:46:53aux investissements
00:46:54que nous étudions
00:46:55et que nous réalisons
00:46:57dans le domaine
00:46:57de la santé
00:46:59ce qui nous paraît
00:46:59particulièrement important
00:47:01c'est d'abord
00:47:03d'être extrêmement
00:47:04diligent
00:47:04sur les procédures
00:47:06qui sont mises en place
00:47:06puisque on parle ici
00:47:07de service à la personne
00:47:09et on parle de patient
00:47:10et donc nous avons
00:47:12une équipe
00:47:12en interne
00:47:14dite ESG
00:47:15qui regarde les sujets
00:47:16de durabilité
00:47:17et qui en amont
00:47:18d'un investissement
00:47:18regarde les procédures
00:47:20qui sont mises en place
00:47:21les bonnes pratiques
00:47:23si nous observons
00:47:24que ces pratiques
00:47:25contreviennent
00:47:25à ce que nous estimons
00:47:26des standards
00:47:27de suffisamment
00:47:27haute qualité
00:47:28nous n'investissons pas
00:47:29quand bien même
00:47:30les sujets financiers
00:47:31pourraient le laisser
00:47:34présager
00:47:34c'est le premier
00:47:36critère
00:47:36que nous regardons
00:47:39ce parcours patient
00:47:40il nous paraît
00:47:41particulièrement important
00:47:42j'ai cité tout à l'heure
00:47:44en réponse
00:47:44à la question du président
00:47:45un exemple
00:47:47dans lequel
00:47:48nous sommes investis
00:47:49la société Simago
00:47:50qui est dans le domaine
00:47:52de la radiologie
00:47:54si on observe aujourd'hui
00:47:55par exemple
00:47:56les délais d'attente
00:47:59pour aujourd'hui
00:48:00passer un IRM
00:48:00en France
00:48:01vous êtes à peu près
00:48:02sur des délais d'attente
00:48:03de deux mois
00:48:04il nous paraît important
00:48:05en tout cas
00:48:06ça a fait partie
00:48:06des objets de discussion
00:48:08que nous avons eu
00:48:09avec l'équipe de management
00:48:12d'aider la société
00:48:13à réduire
00:48:14en fait
00:48:14ces délais d'attente
00:48:16un IRM
00:48:17aujourd'hui
00:48:18c'est à peu près
00:48:19un million d'euros
00:48:19d'investissement
00:48:20un scanner
00:48:21c'est à peu près
00:48:21500 000 euros
00:48:22donc c'est des investissements
00:48:23importants
00:48:24et donc
00:48:24à un moment
00:48:25où les financements publics
00:48:27sont probablement
00:48:28assez contraints
00:48:28ces sociétés là
00:48:30en fait
00:48:30permettent d'investir
00:48:31de renouveler
00:48:32le matériel
00:48:33et de manière importante
00:48:34pour vous donner une idée
00:48:36Simago investit
00:48:37à peu près
00:48:3715 millions d'euros
00:48:38par an
00:48:39dans du matériel
00:48:40de haute qualité
00:48:41qui permettent
00:48:42le meilleur diagnostic
00:48:43de même
00:48:44et c'est un autre élément
00:48:45important
00:48:46dans le domaine
00:48:46de la santé
00:48:47il y a un enjeu
00:48:48de digitalisation
00:48:49de plus en plus important
00:48:50on a parlé tout à l'heure
00:48:51d'intelligence artificielle
00:48:52qui peut aussi s'appliquer
00:48:53dans ce domaine là
00:48:54notamment la téléradiologie
00:48:56Simago investit
00:48:57près de 4 millions d'euros
00:48:59par an
00:48:59dans ces outils là
00:49:01qui servent directement
00:49:02le parcours patient
00:49:03la téléradiologie
00:49:03par exemple
00:49:04ça permet d'avoir
00:49:06une réponse plus rapide
00:49:07une analyse
00:49:08qui est plus rapide
00:49:09et derrière
00:49:10une prévention
00:49:11sur des maladies
00:49:13qui sont importantes
00:49:15et donc
00:49:16c'est ça
00:49:16avant toute chose
00:49:17que nous regardons
00:49:18après bien entendu
00:49:21cette dimension
00:49:22de parcours patient
00:49:24de procédure de qualité
00:49:25nous y sommes
00:49:27non seulement
00:49:28extrêmement attentifs
00:49:29mais nous regardons aussi
00:49:30les devoirs fiduciaires
00:49:31que nous avons
00:49:31auprès de nos investisseurs
00:49:33et dans ce cadre là
00:49:35nous regardons
00:49:36les rentabilités
00:49:38et les théories
00:49:39que nous pouvons faire
00:49:40qui sont raisonnables
00:49:41et
00:49:43par rapport au point
00:49:44du financement public
00:49:45je regarde sur la radiologie
00:49:47vous avez un effort
00:49:48qui est demandé
00:49:49à ces sociétés là
00:49:51de 300 millions d'euros
00:49:52sur les trois prochaines années
00:49:53donc il y a bien aujourd'hui
00:49:54une baisse des tarifs
00:49:56qui affecte
00:49:57les sociétés de radiologie
00:49:59pour vous donner
00:50:00quelques éléments
00:50:01de cadrage
00:50:03En fait
00:50:04vos activités
00:50:05sont-elles durables
00:50:06s'il n'y a plus
00:50:07ces financements publics
00:50:08et parapublics
00:50:09en l'occurrence
00:50:11vos activités
00:50:13tiennent-elles
00:50:13par exemple
00:50:14sans protection sociale ?
00:50:19Alors
00:50:19nous
00:50:19nous refusons
00:50:21à
00:50:22à mettre
00:50:23en opposition
00:50:25la protection sociale
00:50:26la durabilité
00:50:27et l'investissement
00:50:30Que représentent
00:50:31les investissements
00:50:33en France
00:50:34en santé
00:50:34par rapport
00:50:35à nos investissements
00:50:36globaux ?
00:50:37Moins de 1%
00:50:39Pourquoi ?
00:50:40On est ravis
00:50:41d'accompagner
00:50:42ces sociétés là
00:50:42mais effectivement
00:50:43souvent
00:50:43on regarde
00:50:44les dimensions
00:50:45à la fois
00:50:46de qualité
00:50:46du parcours patient
00:50:47des soins
00:50:48et puis la rentabilité
00:50:49et nous observons
00:50:50que
00:50:52les contraintes
00:50:53que nous avons
00:50:53vis-à-vis
00:50:54de nos investisseurs
00:50:55et la
00:50:55la qualité
00:50:57que nous devons avoir
00:50:58auprès
00:50:59des équipes
00:51:00de direction
00:51:00et le parcours patient
00:51:01ne coïncide pas toujours
00:51:03et donc
00:51:03nous considérons
00:51:04dans ce cadre là
00:51:05que nous ne devons pas investir
00:51:08fort heureusement
00:51:09il y a des opportunités
00:51:10et
00:51:11des sociétés
00:51:12qui présentent
00:51:13des caractéristiques
00:51:14qui sont importantes
00:51:14et qui sont
00:51:15non pas en opposition
00:51:17mais bien
00:51:18de manière
00:51:18convergente
00:51:19entre
00:51:20le parcours patient
00:51:21comme je l'indiquais
00:51:22sur la société
00:51:23Simago tout à l'heure
00:51:24et les devoirs fiduciaires
00:51:26que nous avons
00:51:26auprès de nos investisseurs
00:51:28et c'est vraiment
00:51:30uniquement
00:51:31lorsque ces deux critères là
00:51:32sont réunis
00:51:33que nous décidons
00:51:34d'investir
00:51:35et peut-être
00:51:36la dernière remarque
00:51:37que je ferai
00:51:38sur ce sujet là
00:51:39c'est que
00:51:39deux dernières remarques
00:51:40si vous me le permettez
00:51:42la première
00:51:43c'est que nous n'intervenons
00:51:44qu'en tant qu'actionnaire
00:51:45et dans les instances
00:51:46de gouvernance
00:51:47au sein des conseils
00:51:48de surveillance
00:51:49donc nous ne sommes pas
00:51:50opérationnels
00:51:52et la seconde remarque
00:51:53c'est que nous sommes
00:51:54particulièrement sensibles
00:51:55et vigilants
00:51:56sur les actifs
00:51:56de santé
00:51:57et donc
00:51:57dans la plupart
00:51:58des cas
00:51:59ceux que je vous ai cités
00:52:00et d'autres
00:52:01nous sommes minoritaires
00:52:02en fait
00:52:03au capital
00:52:03de ces sociétés là
00:52:07et pour tous
00:52:08ces investissements
00:52:09qui dépendent
00:52:10donc de financement
00:52:11public ou parapublic
00:52:12quel taux de rendement
00:52:13vous recherchez
00:52:14et finalement
00:52:15est-ce que vous avez
00:52:16une estimation
00:52:17des revenus financiers
00:52:19que vous pouvez retirer
00:52:20de toutes ces activités
00:52:25les rentabilités
00:52:26que nous attendons
00:52:27sur nos investissements
00:52:28en général
00:52:29sont comprises
00:52:31entre 9 et 15%
00:52:33c'est ça que nous observons
00:52:35et que nous souhaitons
00:52:36et que nous visons
00:52:38alors dans le domaine
00:52:40de la santé
00:52:41on observe
00:52:42à la fin
00:52:43lorsque nous
00:52:44cédons notre participation
00:52:47la réalité
00:52:48de ces rentabilités
00:52:51ce qu'on peut vous dire
00:52:53aujourd'hui
00:52:53quand on regarde
00:52:55la position actuelle
00:52:56le développement actuel
00:52:57et le cadre
00:52:58dans lequel nous évoluons
00:52:59qui est un cadre
00:53:00qui est en fait
00:53:01compliqué
00:53:02parce qu'une des raisons
00:53:04aussi pour lesquelles
00:53:04nous investissons
00:53:05de manière
00:53:07relativement
00:53:09modérée
00:53:10dans la santé
00:53:10en France
00:53:11c'est que
00:53:12nous observons
00:53:13que les règles
00:53:13évoluent assez régulièrement
00:53:15et donc nous considérons
00:53:16que c'est les investissements
00:53:16qui présentent
00:53:17un certain nombre
00:53:17de risques
00:53:18et donc dans ce cadre-là
00:53:20aujourd'hui
00:53:21les rentabilités
00:53:23que nous observerons
00:53:24sur ces investissements
00:53:25seront probablement
00:53:25un peu inférieures
00:53:26en fait
00:53:26à ces rentabilités-là
00:53:28notamment
00:53:29par les évolutions
00:53:31réglementaires
00:53:31et les baisses tarifaires
00:53:32fortes
00:53:32qui ont eu lieu
00:53:33ces dernières années
00:53:34je vais vous donner
00:53:35un exemple
00:53:35dans le domaine
00:53:36de la biologie
00:53:37on a observé
00:53:39sur les 5 dernières années
00:53:40une baisse de 20%
00:53:42du point B
00:53:43de la nomenclature
00:53:44qui fixe
00:53:45le cadre
00:53:46un peu normatif
00:53:47des prestations
00:53:49et si on remonte
00:53:49même à 10 ans
00:53:50c'est 30%
00:53:51et là on parle bien
00:53:52de valeur nominale
00:53:53donc en valeur réelle
00:53:54c'est encore plus élevé
00:53:57pour compléter
00:53:59la réponse
00:54:00de François
00:54:00en réalité
00:54:03la rentabilité
00:54:04attendue
00:54:05par les investisseurs
00:54:05dépend de la perception
00:54:07du risque
00:54:07c'est surtout ça
00:54:08en fait
00:54:08c'est-à-dire que
00:54:09plus vous avez
00:54:10et vous retrouvez
00:54:10ce sujet-là
00:54:11sur beaucoup
00:54:12de secteurs régulés
00:54:14plus la perception
00:54:16des investisseurs
00:54:17est que
00:54:19c'est un secteur
00:54:20peu risqué
00:54:20parce que
00:54:21les règles du jeu
00:54:21sont très stables
00:54:22parce que
00:54:23l'État
00:54:24vous assure
00:54:27une rentabilité
00:54:29minimum
00:54:29dans certaines circonstances
00:54:30quitte parfois
00:54:32à reprendre
00:54:33l'avantage
00:54:34jugé excessif
00:54:35c'est le propre
00:54:36des secteurs régulés
00:54:38où parfois
00:54:38effectivement
00:54:39dans le cadre
00:54:40des aéroports
00:54:42si le trafic
00:54:43est meilleur
00:54:43que prévu
00:54:44en revanche
00:54:45vous aurez
00:54:46à rendre
00:54:47à l'État
00:54:47un certain nombre
00:54:48donc ça dépend
00:54:48chaque État
00:54:49a une régulation
00:54:50et ça
00:54:50ça va conditionner
00:54:51la perception
00:54:52et l'appétit
00:54:53des investisseurs
00:54:54et donc
00:54:55plus un secteur
00:54:56a un cadre
00:54:59réglementaire
00:55:00protecteur
00:55:01entre guillemets
00:55:02plus le coût
00:55:03du capital
00:55:03sera faible
00:55:04plus les investisseurs
00:55:05accepteront
00:55:06de rentrer
00:55:07parce qu'ils considèrent
00:55:08qu'il y a moins de risque
00:55:08donc c'est pas
00:55:10c'est pas
00:55:11c'est pas
00:55:13le coût du capital
00:55:15ou le retour attendu
00:55:16n'est pas le même
00:55:16selon le profil de risque
00:55:18ça répond aussi
00:55:19à votre question
00:55:21d'accord
00:55:22j'ai une question
00:55:22aussi sur la BPI
00:55:25en fait
00:55:25vous investissez
00:55:26souvent aux côtés
00:55:27de la BPI
00:55:27il me semble
00:55:28c'est un partenaire
00:55:29quand même
00:55:30assez régulier
00:55:31d'Ardion
00:55:31est-ce que vous pouvez
00:55:32confirmer ça
00:55:33et d'ailleurs
00:55:34est-ce que vos principaux
00:55:36enfin voilà
00:55:36quels sont vos principaux
00:55:37co-investissements
00:55:38avec la BPI
00:55:40et qu'est-ce que ça change
00:55:41quand il y a la BPI
00:55:41est-ce que la BPI
00:55:42a des attendus particuliers
00:55:44est-ce que
00:55:44voilà
00:55:45il y a des conditions
00:55:45posées par la BPI
00:55:50voilà
00:55:51on y arrive
00:55:52alors
00:55:54moi j'ai en tête
00:55:55notamment
00:55:55un exemple
00:55:56très concret
00:55:57dans lequel
00:56:01la BPI
00:56:01nous sommes actionnaires
00:56:02nous sommes l'actionnaire
00:56:03de contrôle
00:56:04c'est le cas
00:56:06de la société
00:56:06Greniello
00:56:06qui est une société
00:56:07que nous avons racheté
00:56:08au groupe Casino
00:56:11qui est une société
00:56:12qui fait
00:56:14de la
00:56:14de l'énergie
00:56:16décentralisée
00:56:17c'est-à-dire
00:56:17qui installe
00:56:17des panneaux solaires
00:56:18et de l'efficacité énergétique
00:56:19pour décarboner
00:56:20les entreprises
00:56:22ils se comportent
00:56:24à la fois
00:56:24comme un
00:56:26investisseur
00:56:26avisé
00:56:28mais aussi
00:56:29ils ont bien sûr
00:56:30des contraintes
00:56:31enfin des contraintes
00:56:32une conviction
00:56:33et une mission
00:56:34de souveraineté
00:56:35bon on n'a jamais eu
00:56:36le cas à débattre
00:56:37de ce sujet là
00:56:38parce qu'on était
00:56:38plutôt d'accord
00:56:40mais dans ce cas là
00:56:41précis que je connais
00:56:42en particulier
00:56:43ça se passe bien
00:56:44il y a un bon rapport
00:56:46la BPI
00:56:46investit aussi
00:56:47dans certains
00:56:48de nos fonds
00:56:49quand il y a une thématique
00:56:49de souveraineté
00:56:50c'est le cas des
00:56:51semi-conducteurs
00:56:53notamment
00:56:53mais aussi de l'activité
00:56:55capitale croissance
00:56:56puisque là
00:56:56c'est considéré
00:56:57que la partie technologique
00:56:58est plus importante
00:56:58c'est les cas que je vois
00:56:59je ne sais pas si toi
00:57:00François tu vois d'autres cas
00:57:01dans le portefeuille
00:57:02où ils sont
00:57:02co-actionnaires avec
00:57:06j'en ai pas
00:57:07qui me viennent à l'esprit
00:57:08historiquement
00:57:08c'est peut-être le cas
00:57:09ce sont de bons partenaires
00:57:10les exigences
00:57:11qu'ils peuvent poser
00:57:12c'est de bonne gouvernance
00:57:13et de se faire respecter
00:57:15en tant qu'actionnaire
00:57:16minoritaire
00:57:16après ça dépend vraiment
00:57:17du cas particulier
00:57:19des sociétés
00:57:19dans lesquelles on investit
00:57:20en tout cas
00:57:21on est ravis de les avoir
00:57:22à nos côtés
00:57:22lorsque le cas se présente
00:57:26Oui que vous soyez ravis
00:57:27je n'en doute pas
00:57:29et que vous disiez
00:57:30beaucoup de bien
00:57:31de la BPI
00:57:31je n'en doute pas
00:57:32mais ma question
00:57:33elle est très concrète
00:57:34qu'est-ce que ça change
00:57:34concrètement
00:57:36qu'est-ce que demande
00:57:37la BPI concrètement
00:57:38est-ce qu'il se comporte
00:57:40comme n'importe quel
00:57:41autre investisseur privé
00:57:43est-ce qu'elle est alignée
00:57:45par exemple
00:57:45avec vos recherches
00:57:46de rentabilité
00:57:47les taux que vous recherchez
00:57:49ou pas
00:57:50bref
00:57:51est-ce que nous
00:57:52du point de vue
00:57:53évidemment
00:57:53vous comprendrez
00:57:54que du point de vue
00:57:54parlementaire
00:57:55ça a quand même
00:57:55son importance
00:57:56de savoir
00:57:56si quand il y a
00:57:57la BPI
00:57:57ça change quelque chose
00:57:58ou pas
00:58:01alors je vois
00:58:03effectivement
00:58:03des cas très concrets
00:58:04dans les cas
00:58:06où ils investissent
00:58:07dans nos fonds
00:58:07en particulier
00:58:08ils vont exiger
00:58:09je crois que c'est
00:58:10leur mission
00:58:10qu'un pourcentage
00:58:12ou ils peuvent exiger
00:58:13qu'un pourcentage minimum
00:58:14de nos investissements
00:58:15soient réalisés en France
00:58:16c'est un cas
00:58:17très très concret
00:58:19dans les entreprises
00:58:20alors moi je ne suis
00:58:20pas au conseil
00:58:21de l'administration
00:58:21en même temps qu'eux
00:58:23mais certains de mes collègues
00:58:24le font
00:58:25je n'ai pas
00:58:26de remontée
00:58:27de comportement
00:58:29différent d'une autre
00:58:30mais peut-être
00:58:31parce qu'il n'y a pas eu
00:58:32le cas
00:58:32où finalement
00:58:34nous avions des visions
00:58:35différentes
00:58:35sur la souveraineté
00:58:36ou sur la nécessité
00:58:37d'investir en France
00:58:39mais en tout cas
00:58:39sur les fonds
00:58:40là je peux vous répondre
00:58:41de manière très précise
00:58:42ils ont des exigences
00:58:43d'investissement
00:58:44en France
00:58:45absolument
00:58:50merci
00:58:50j'en arrive
00:58:51au dossier
00:58:52ELSAN
00:58:55plus particulièrement
00:58:56donc rachat
00:58:57du groupe ELSAN
00:58:58par plusieurs fonds
00:58:59en 2020
00:59:00donc c'est évidemment
00:59:01tout le monde le sait
00:59:02un grand groupe
00:59:03de cliniques privées
00:59:04le plus grand groupe
00:59:04de cliniques privées
00:59:05français
00:59:06donc c'est KKR
00:59:07Ardian
00:59:08Mérieux
00:59:09voilà pour 3,3 milliards
00:59:10d'euros
00:59:11avec une dette
00:59:12répercutée
00:59:12sur ELSAN
00:59:14et donc sur les cliniques privées
00:59:16alors même que
00:59:16on l'a vu
00:59:17tout ça repose
00:59:18sur des fonds publics
00:59:19et sur la sécurité sociale
00:59:21bien
00:59:22donc là encore
00:59:23je repose mes questions
00:59:24est-ce que vous considérez
00:59:25légitime que des fonds privés
00:59:27dégagent des rendements
00:59:27à deux chiffres
00:59:28à partir d'activités
00:59:30financées par la sécurité sociale
00:59:32vous avez dit vous-même
00:59:32que vous recherchiez
00:59:33des taux de 9 à 15%
00:59:36de manière générale
00:59:37est-ce que vous pouvez
00:59:38nous donner aussi
00:59:39le niveau d'endettement
00:59:40utilisé par Ardian
00:59:41pour participer
00:59:42à l'opération
00:59:43et qui du coup
00:59:44pèse maintenant
00:59:46sur les cliniques privées
00:59:47et puis est-ce que vous pouvez
00:59:49nous garantir
00:59:49que
00:59:50en fait
00:59:51tous ces objectifs financiers
00:59:53n'influencent pas
00:59:53la nature
00:59:54la qualité
00:59:55des actes
00:59:56pratiqués
00:59:56dans ces cliniques privées
01:00:07question
01:00:09effectivement
01:00:10nous sommes intervenus
01:00:12aux côtés
01:00:13de différents acteurs
01:00:15dont le fonds KKR
01:00:16mais également d'autres
01:00:18en particulier
01:00:18la CNP
01:00:19la caisse des dépôts
01:00:22à cet investissement
01:00:24en 2020
01:00:24et nous avons aujourd'hui
01:00:25un investissement
01:00:27qui représente
01:00:288% du capital
01:00:29de Elsan
01:00:29donc une position
01:00:30très minoritaire
01:00:32par ailleurs
01:00:33nous n'intervenons pas
01:00:35comme je l'ai rappelé
01:00:36tout à l'heure
01:00:37dans la dimension
01:00:39opérationnelle
01:00:39des sociétés
01:00:41de manière générale
01:00:42ce qui est évidemment
01:00:43le cas
01:00:43dans le
01:00:45cas d'Elsan
01:00:46et
01:00:48si besoin
01:00:49était de le préciser
01:00:51en aucune manière
01:00:53dans la dimension
01:00:54de la pratique
01:00:55de médecine
01:00:56qui est opérée
01:00:57par les médecins
01:00:58à peu près
01:00:597500
01:01:00qui ne sont pas
01:01:01salariés d'Elsan
01:01:02mais qui en fait
01:01:02interviennent
01:01:03dans le cadre
01:01:04de contrats
01:01:05et en tant que libéraux
01:01:08sur
01:01:09votre question
01:01:10du
01:01:12parcours patient
01:01:14quand on regarde
01:01:16d'abord peut-être
01:01:17la cartographie
01:01:18de ce groupe
01:01:20c'est un groupe
01:01:21qui est fondamentalement
01:01:22déjà très implanté
01:01:23dans les territoires
01:01:24il n'y a pas de clinique
01:01:25à Paris
01:01:26il y en a 3
01:01:26en Ile-de-France
01:01:28dont une d'Astin
01:01:29et
01:01:30ce groupe est présent
01:01:31dans 60 départements
01:01:33et je crois
01:01:34qu'un peu plus de 60%
01:01:35de ces cliniques
01:01:35est dans des villes
01:01:37de moins de 50 000 habitants
01:01:38donc déjà
01:01:39une dimension
01:01:41ancrée
01:01:41forte
01:01:41au sein des territoires
01:01:44deuxième
01:01:46précision
01:01:46au point d'information
01:01:48concernant
01:01:49le parcours patient
01:01:50et la qualité des soins
01:01:53les remontées
01:01:54des études
01:01:55de la Haute Autorité
01:01:57de Santé
01:01:58ou les différents scores
01:01:59qui ont été obtenus
01:02:01sont supérieurs
01:02:02en fait
01:02:02à la moyenne nationale
01:02:04et donc
01:02:04on ne voit rien
01:02:05aujourd'hui
01:02:06en tout cas
01:02:06quand on observe
01:02:07ces chiffres
01:02:07et qu'on discute
01:02:08avec les équipes
01:02:09de direction
01:02:10dans les différents
01:02:11forums de gouvernance
01:02:12on n'observe rien
01:02:13qui serait en dissonance
01:02:14avec la qualité des soins
01:02:16et en tout cas
01:02:17même supérieurs
01:02:19aux moyennes nationales
01:02:21de manière plus large
01:02:22le sujet que vous évoquez
01:02:24sur
01:02:26les fonds d'investissement
01:02:27au sein de ces structures là
01:02:28je crois
01:02:29le sujet que vous évoquez
01:02:30c'est un sujet
01:02:30privé public
01:02:32nous intervenons
01:02:33en fait dans un cadre
01:02:34qui est réglementé
01:02:35comme un des acteurs
01:02:36de cet environnement privé
01:02:39mais dont nous ne fixons pas
01:02:40les règles
01:02:41les tarifs en fait
01:02:41sont les mêmes
01:02:43et il n'y a pas
01:02:45de spécificité
01:02:47pour celles
01:02:47qui sont détenues
01:02:48par les fonds d'investissement
01:02:50donc
01:02:50c'est le cadre
01:02:52de notre intervention
01:02:53en tout cas
01:02:53de l'intervention
01:02:55d'Elsan
01:02:57et
01:03:00ce que nous observons
01:03:01depuis plusieurs années
01:03:03il y a eu
01:03:05une évolution
01:03:07assez forte
01:03:07en matière
01:03:08d'inflation
01:03:08de différents postes
01:03:09du compte de résultats
01:03:11du groupe
01:03:13que ce soit
01:03:14en matière
01:03:15salariaux
01:03:15pour accompagner
01:03:17la reconnaissance
01:03:19des 25 000 employés
01:03:21de cette société
01:03:22que ce soit
01:03:23en matière
01:03:24des coûts énergétiques
01:03:24que ce soit
01:03:26en matière
01:03:26justement
01:03:27des matières premières
01:03:28puisqu'il y a une dimension
01:03:29importante
01:03:29dans ce groupe
01:03:31sur les repas
01:03:32qui sont délivrés
01:03:34et donc
01:03:35la réalité
01:03:35c'est que les marges
01:03:36ont baissé
01:03:37en fait
01:03:39alors que
01:03:39les tarifs
01:03:40qui sont proposés
01:03:41par le public
01:03:42n'ont pratiquement
01:03:44pas évolué
01:03:44donc
01:03:45quand je regarde
01:03:46l'évolution
01:03:46sur les dernières années
01:03:50les évolutions
01:03:51et le cadre
01:03:52réglementaire
01:03:52qui a été
01:03:53celui qu'on a observé
01:03:54en fait
01:03:55c'est le groupe
01:03:56qui a
01:03:59amorti
01:04:00et eu
01:04:01en fait
01:04:02à sa charge
01:04:03l'évolution
01:04:04des différents
01:04:05postes
01:04:06et des charges
01:04:07qui sont les siens
01:04:08donc
01:04:09aujourd'hui
01:04:11les marges
01:04:12de ce type
01:04:13de groupe
01:04:14sont inférieures
01:04:16en fait
01:04:16assez nettement
01:04:18à des rentabilités
01:04:19à deux chiffres
01:04:20qu'on évoquait tout à l'heure
01:04:21parce qu'il y a
01:04:21une évolution
01:04:22entre le moment
01:04:23on a investi
01:04:23et la réalité
01:04:24d'aujourd'hui
01:04:25et
01:04:26sans vouloir
01:04:27en faire le porte-parole
01:04:28de différentes instances
01:04:29de ces cliniques
01:04:30d'une manière générale
01:04:31aujourd'hui
01:04:32il y a un débat
01:04:33important
01:04:33sur la situation
01:04:35dans laquelle
01:04:35ils se trouvent
01:04:36qui est une situation
01:04:36difficile
01:04:37pour pas mal
01:04:37d'entre eux
01:04:38donc
01:04:38ce que nous observons
01:04:39aujourd'hui
01:04:39c'est que
01:04:41un groupe
01:04:42comme Elzan
01:04:43que nous accompagnons
01:04:44à notre hauteur
01:04:46fait
01:04:47beaucoup d'efforts
01:04:48en matière
01:04:49de bonnes pratiques
01:04:50d'accompagnement
01:04:51des patients
01:04:52et des médecins
01:04:53pour faire en sorte
01:04:54que la qualité des soins
01:04:55soit délivrée
01:04:56dans un territoire
01:04:57le plus large possible
01:04:58et a vu ces marges
01:04:59baisser significativement
01:05:03je voudrais
01:05:04peut-être
01:05:06compléter
01:05:06en disant
01:05:07que
01:05:08en fait
01:05:08il n'appartient pas
01:05:09à Ardian
01:05:10ou au fonds d'investissement
01:05:11ou aux acteurs privés
01:05:12de dire
01:05:12qu'est-ce qui doit être
01:05:13du ressort du public
01:05:14et du privé
01:05:16c'est aux citoyens
01:05:18c'est
01:05:19à leurs représentants
01:05:20de décider
01:05:21est-ce que
01:05:21c'est bien ou mal
01:05:22est-ce que c'est utile
01:05:24surtout
01:05:24ou pas
01:05:26nous ce qui nous appartient
01:05:28c'est de dire
01:05:28est-ce qu'on considère
01:05:30qu'on peut concilier
01:05:32c'est ce que je disais
01:05:32au début
01:05:33finalement
01:05:35la mission d'une entreprise
01:05:39avec
01:05:40nos exigences
01:05:41de rentabilité
01:05:42celles que nous
01:05:42que nous demandent
01:05:43nos investisseurs
01:05:44c'est ça en fait
01:05:44le sujet
01:05:45et
01:05:48après
01:05:48il y a des secteurs
01:05:49où on refuse
01:05:50d'investir
01:05:50on n'est pas favorable
01:05:52moi depuis des années
01:05:52je ne souhaite pas investir
01:05:54parce que je considère
01:05:54qu'il sera difficile
01:05:57de
01:05:59permettre à l'entreprise
01:06:01de remplir sa mission
01:06:02correctement
01:06:04et en même temps
01:06:06remplir notre devoir
01:06:07physicière
01:06:08vis-à-vis
01:06:09de nos investisseurs
01:06:11donc
01:06:12c'est ça
01:06:13la difficulté
01:06:14entre guillemets
01:06:14de notre métier
01:06:15en plus
01:06:16comme le signalait François
01:06:17les règles du jeu
01:06:18peuvent changer
01:06:19alors
01:06:20ça
01:06:21on peut avoir l'impression
01:06:22que c'est une bonne chose
01:06:23ça l'est à court terme
01:06:24puisque vous avez parlé
01:06:25des marges
01:06:26qui se réduisent
01:06:28à moyen terme
01:06:29c'est moins bien
01:06:29puisque les investisseurs
01:06:30vont se dire
01:06:31oh là là
01:06:32il y a du changement
01:06:33ça change
01:06:34parfois c'est bien
01:06:34parfois c'est moins bien
01:06:35et donc
01:06:36ils vont avoir
01:06:37une tendance
01:06:37à être
01:06:39plus prudent
01:06:40moins investir
01:06:41et ça va faire
01:06:43augmenter mécaniquement
01:06:43le coût du capital
01:06:44donc voilà un peu
01:06:45les mécanismes
01:06:46sans portée de jugement
01:06:47qu'est-ce qui doit être
01:06:48du ressort du privé
01:06:48qu'est-ce qui doit être
01:06:49du ressort du public
01:06:51Jean merci
01:06:52du coup
01:06:53j'ai l'impression
01:06:55que vous sous-entendez
01:06:56en fait
01:06:57qu'il peut y avoir
01:07:00des cas
01:07:01de fortes contradictions
01:07:02entre la recherche
01:07:04de rentabilité
01:07:05et la qualité des soins
01:07:06voilà
01:07:07ou voir les tarifs
01:07:08qui sont appliqués
01:07:09et qu'il y a des entreprises
01:07:11dans lesquelles
01:07:11vous décidez d'ailleurs
01:07:12de ne pas investir
01:07:13pour ces raisons-là
01:07:14donc
01:07:15pour autant
01:07:16le domaine de la santé
01:07:17il y a énormément
01:07:18de fonds
01:07:19qui a investi
01:07:20dedans
01:07:20je veux dire
01:07:21aujourd'hui
01:07:21on a une captation
01:07:22à très grande vitesse
01:07:24par des fonds
01:07:25des laboratoires
01:07:26d'analyse médicale
01:07:28des cabinets
01:07:29de vétérinaires
01:07:29de cardiologues
01:07:30etc
01:07:30bon j'en passe
01:07:32voilà
01:07:34et donc
01:07:35j'ai envie de vous dire
01:07:36qu'elles sont pour vous
01:07:37enfin de vous demander
01:07:38quelles sont pour vous
01:07:38ces entreprises
01:07:39justement
01:07:40dans lesquelles
01:07:41il ne vaudrait mieux pas
01:07:42investir
01:07:43parce que ça va
01:07:43impacter la qualité des soins
01:07:45et quels sont
01:07:46ces fonds aussi
01:07:47qui justement
01:07:48ne respecteraient pas
01:07:50peut-être
01:07:50les règles
01:07:53que vous vous fixez
01:07:55ce que je peux vous dire
01:07:56c'est ce que
01:07:56nous on fait
01:07:57ce que les autres font
01:07:58leur appréciation
01:07:59est différente
01:08:00il y a des secteurs
01:08:02où c'est très difficile
01:08:04d'une manière générale
01:08:05je pense que
01:08:06les salariés
01:08:07qui travaillent
01:08:09ont beaucoup de mérite
01:08:10lorsqu'on notamment
01:08:12et en tant qu'investisseur
01:08:13je pense que
01:08:14c'est des secteurs
01:08:15où c'est très délicat
01:08:16effectivement
01:08:17de concilier
01:08:18il y a le cas
01:08:19par exemple
01:08:19des maisons de retraite
01:08:21c'est quand même
01:08:22extrêmement délicat
01:08:22chaque fois que vous êtes
01:08:23face
01:08:24à des
01:08:26avec une population
01:08:27en
01:08:27comment dire
01:08:29en vulnérable
01:08:30c'est très difficile
01:08:31pourquoi
01:08:32parce que
01:08:32si vous avez
01:08:33une clinique vétérinaire
01:08:34ou un laboratoire
01:08:36de santé
01:08:36vous n'êtes pas content
01:08:37vous allez voir
01:08:37une autre chaîne
01:08:38là c'est beaucoup plus compliqué
01:08:40et pour cette raison
01:08:42historiquement
01:08:42nous avons été très prudents
01:08:44sur les secteurs
01:08:45que je viens signer
01:08:46chaque fois
01:08:46qu'il y a des gens
01:08:47en situation
01:08:50de dépendance
01:08:51donc je vous donne
01:08:52un exemple très concret
01:08:53c'est pas de théorie
01:08:53c'est très concrètement
01:08:55Ardian
01:08:55et moi-même
01:08:56on a toujours été très prudent
01:08:57sur ces secteurs là
01:08:58ou d'autres de nos concurrents
01:08:59et estimer qu'eux
01:09:00pouvaient concilier
01:09:01ces deux impératifs
01:09:02parce qu'ils avaient
01:09:03un savoir-faire particulier
01:09:04parce que
01:09:05pour des raisons
01:09:06qui leur appartiennent
01:09:06nous on ne sait pas faire
01:09:07voilà
01:09:11merci
01:09:12je vous remercie
01:09:14moi j'ai une toute dernière question
01:09:16monsieur le président
01:09:17si vous le voulez bien
01:09:18sur
01:09:20sur Photonis
01:09:21je vous avais dit
01:09:23que je vous en parlerais
01:09:25donc
01:09:26qui
01:09:26que vous avez voulu vendre
01:09:28en 2021
01:09:29n'est-ce pas
01:09:30c'est des activités
01:09:32hautement sensibles
01:09:33puisque c'est les capteurs
01:09:34de haute performance
01:09:35pour la vision nocturne militaire
01:09:36pour ceux qui nous écoutent
01:09:38j'y reviens
01:09:40et vous avez voulu vendre
01:09:41un groupe américain
01:09:43et la DGA
01:09:44et la DG Trésor
01:09:45donc l'Etat
01:09:47a dit non
01:09:48voilà
01:09:49mais ça montre quand même
01:09:50que
01:09:51voilà
01:09:51qu'en fait
01:09:52vous voulez vendre
01:09:53au plus offrant
01:09:53quelles que soient
01:09:54les répercussions
01:09:55que ça peut avoir
01:09:55sur la souveraineté
01:09:57de la France
01:09:57en fait
01:09:57c'est-à-dire que là
01:09:58vous avez une activité
01:09:59hautement sensible
01:09:59vous voulez le vendre
01:10:00à un groupe américain
01:10:02c'est pour qu'on se rende compte
01:10:03quand même
01:10:04que dans cette histoire
01:10:05vous recherchez le profit
01:10:07maximum possible
01:10:07quand bien même
01:10:08c'est un groupe étranger
01:10:10qui reprend sur des activités sensibles
01:10:12voilà
01:10:13je voulais vous faire réagir là-dessus
01:10:17alors effectivement
01:10:18nous avons des exigences fiduciaires
01:10:22vous l'avez rappelé
01:10:24mais ça veut pas dire
01:10:26que
01:10:28que l'on fait
01:10:29n'importe quoi
01:10:30ou que
01:10:31on n'est pas
01:10:32sensible à notre réputation
01:10:34c'est pour cette raison
01:10:35que je vous ai dit que
01:10:35lorsqu'on considère
01:10:37qu'il peut y avoir
01:10:37une contradiction
01:10:39nous décidons
01:10:40de ne pas investir
01:10:41alors
01:10:42en ce qui concerne
01:10:42Photonis
01:10:44d'abord
01:10:45c'est une entreprise
01:10:46que nous avons
01:10:47soutenue
01:10:48et accompagnée
01:10:48pendant une quinzaine d'années
01:10:49et on est très fiers
01:10:50même si elle ne
01:10:51c'est pas complètement
01:10:52grâce à nous
01:10:53qu'elle a
01:10:55connaît un magnifique succès
01:10:56et qu'elle est aujourd'hui
01:10:57introduite en bourse
01:10:58et que
01:10:59c'est un des leaders mondiaux
01:11:01on est très fiers
01:11:02en tout cas
01:11:03d'avoir participé
01:11:03à son histoire
01:11:05même si pour nous
01:11:06l'investissement
01:11:07a été moins
01:11:07moins
01:11:09moins profitable
01:11:11alors
01:11:12en ce qui concerne
01:11:13le processus
01:11:15de cession
01:11:15d'abord
01:11:15c'est un exemple
01:11:16d'une entreprise
01:11:17qu'on accompagne
01:11:18sur de longues durées
01:11:19lorsque nous avons
01:11:21atteint notre limite
01:11:22de durée
01:11:24pour détenir
01:11:25cette entreprise
01:11:25on a lancé
01:11:26un appel d'offres
01:11:27ouvert à tous
01:11:28les investisseurs
01:11:30et si j'ai bien compris
01:11:32trois
01:11:33trois
01:11:35offres
01:11:36ou cinq offres
01:11:37ont été reçues
01:11:38dont à la fin
01:11:40trois ont été retenues
01:11:41parmi lesquelles
01:11:43un fonds français
01:11:44PAI
01:11:45et deux
01:11:46industriels
01:11:47américains
01:11:48un des deux
01:11:50a été écarté
01:11:50par
01:11:52les autorités
01:11:54nos autorités
01:11:55et il est resté
01:11:57Teledyne
01:11:58qui était effectivement
01:11:59le mieux disant
01:11:59alors Teledyne
01:12:01était certes
01:12:02une société américaine
01:12:02mais enfin
01:12:03les relations franco-américaines
01:12:04étaient un peu différentes
01:12:05à l'époque
01:12:05d'abord
01:12:06et puis ensuite
01:12:07Teledyne
01:12:08c'était 600 emplois
01:12:09en France
01:12:094 sites
01:12:10et un acteur
01:12:11habituel
01:12:12de la DGA
01:12:14et également
01:12:16qui avait été autorisé
01:12:17récemment
01:12:18ou par le passé
01:12:19par
01:12:19par
01:12:20par Bercy
01:12:21à faire des acquisitions
01:12:22en France
01:12:23donc
01:12:23de notre point de vue
01:12:24et il appartient pas
01:12:26nous on doit vérifier
01:12:27l'honorabilité
01:12:28effectivement
01:12:29le fait qu'on pense
01:12:30que c'est un acteur
01:12:30qui sera accepté
01:12:32par les autorités françaises
01:12:34on pensait
01:12:35que c'était
01:12:35effectivement
01:12:36un bon assure
01:12:36puisqu'il avait déjà
01:12:37reçu des autorisations
01:12:38et qu'il avait
01:12:39650 emplois
01:12:40en France
01:12:41les autorités
01:12:42le bureau des IEF
01:12:43et la DGA
01:12:44nous ont dit non
01:12:45on a
01:12:45on a accepté
01:12:47la décision
01:12:47je crois
01:12:49avec
01:12:49avec
01:12:51avec
01:12:52ce qui était
01:12:53notre devoir
01:12:55et voilà
01:12:55alors après
01:12:56peut-être qu'on sera
01:12:56plus prudent
01:12:57d'investir
01:12:58dans des sociétés
01:12:59effectivement
01:12:59qui ont un enjeu
01:13:00de souveraineté tel
01:13:01que le nombre
01:13:02des investisseurs
01:13:03peut être restreint
01:13:03mais là-dessus
01:13:05c'est pas à nous
01:13:05de dire
01:13:06est-ce qu'une entreprise
01:13:07est souveraine
01:13:07on n'aurait pas vendu
01:13:09on n'aurait même pas
01:13:10accepté
01:13:10dans un processus
01:13:12si la société
01:13:12nous paraissait vraiment
01:13:14poser un problème
01:13:15au début
01:13:15parce qu'on n'est pas
01:13:16on n'est pas
01:13:17on sait très bien
01:13:18qu'à la fin
01:13:19elle ne sera pas
01:13:19un acheteur crédible
01:13:21mais dans ce cas-là
01:13:22en toute bonne foi
01:13:23nous pensions
01:13:23que c'était
01:13:24un acteur acceptable
01:13:26puisqu'il avait déjà
01:13:26eu l'autorisation
01:13:27d'acheter d'autres
01:13:28entreprises en France
01:13:29et qu'il était
01:13:30un des acteurs
01:13:31un partenaire
01:13:32de la DGA
01:13:32dans d'autres circonstances
01:13:33voilà
01:13:34c'est ce que je peux
01:13:35vous en dire
01:13:36le plus important
01:13:37c'est quand même
01:13:38que cette société
01:13:39aujourd'hui
01:13:40se porte très bien
01:13:47bien écoutez
01:13:48on vous remercie
01:13:49pour tous ces éléments
01:13:51de précision
01:13:52d'information
01:13:53et ces réponses
01:13:56je crois qu'on a
01:13:58on a pu mieux
01:14:00cerner
01:14:01vos activités
01:14:05alors bien entendu
01:14:07on savait qu'on peut
01:14:09prolonger
01:14:10d'ailleurs qu'on attend
01:14:12je pense que
01:14:13ces réponses
01:14:14donc
01:14:15nos cas échéants
01:14:16par écrit
01:14:17nous seront utiles
01:14:19puisque
01:14:20madame la rapporteure
01:14:22a établi
01:14:23un questionnaire
01:14:24qui vous a été
01:14:25adressé
01:14:26je crois
01:14:27et dont nous
01:14:28attendons le retour
01:14:31et si vous pensez
01:14:32à d'autres éléments
01:14:33nous sommes
01:14:34bien entendu
01:14:36attentifs
01:14:37et preneurs
01:14:38donc je vous remercie
01:14:40de votre participation
01:14:41cette fin de matinée
01:14:44et pour vos contributions
01:14:48cette audition
01:14:49se termine
01:14:50je lève la séance
01:14:52et je donne rendez-vous
01:14:53pour mes collègues
01:14:53à cet après-midi
01:14:5515h
01:14:55pour la poursuite
01:14:56de nos travaux
01:14:57je vous remercie
01:14:58merci beaucoup
01:14:59et nous restons
01:14:59à votre disposition
01:15:00merci beaucoup
01:15:01merci
01:15:01merci
01:15:33Merci.
01:16:01Merci.
01:16:31Merci.
01:17:01Merci.
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