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  • il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Générique
00:05Bonsoir à tous, c'est le 55ème jour de guerre.
00:09On est quasiment à deux mois de guerre en Iran.
00:12Une journée marquée une fois de plus par l'incertitude sur les pourparlers entre Iran et Etats-Unis.
00:17Donald Trump a jugé possible que les discussions avec l'Iran reprennent dans les prochains jours,
00:23mais il ne fixe plus de date limite pour recevoir une proposition de l'Iran.
00:27En attendant, le détroit d'Ormuz reste paralysé.
00:31Donald Trump d'ailleurs a ordonné de détruire tous les bateaux qui posent des mines dans ce détroit.
00:36On va y revenir, et puis surtout on constate que c'est un véritable bras de fer qui s'est
00:40installé dans ce détroit entre Iraniens et Américains.
00:42Je vous propose tout de suite d'aller retrouver Igor Saïry.
00:46Igor, c'est notre envoyé spécial à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis.
00:50Bonsoir Igor, avec les images envoyées par les gardiens de la révolution iranien
00:55qui montrent comment un navire américain a été intercepté par les Iraniens, Igor.
01:04Oui, nous sommes passés d'une bataille de frappe à une bataille navale,
01:09mais au-delà de tout ça, il y a surtout une guerre de la communication.
01:13Et vous savez, hier, il y a deux navires, deux immenses porte-conteneurs chargés,
01:17qui ont été stoppés nets par la marine des Iraniens de la Révolution.
01:22Ils ont essuyé des tirs tous les deux, ils ont été arraisonnés et saisis.
01:27Et effectivement, les Iraniens de la Révolution ont publié une vidéo clairement de propagande
01:32où l'on voit des soldats des Iraniens de la Révolution qui montent à bord à l'aide d'une
01:38échelle
01:38depuis leur vedette de la fameuse flotte moustique.
01:42Ils sont encagoulés, ils sont armés de fusils d'assaut et on les voit pénétrer à l'intérieur du bateau.
01:47On ne voit pas l'équipage, mais on les voit bien, eux, pour expliquer aux Américains
01:51qu'eux aussi, ils savent produire des films, ils savent marquer les esprits.
01:57Et ça fonctionne, puisque, en retour, nous avons systématiquement des vidéos du commandement central américain.
02:03Et je précise aussi une chose, le porte-parole de l'Assemblée iranienne a expliqué tout à l'heure
02:09que les premiers revenus, les premiers paiements du péage sur ce détroit d'Hormuz
02:13ont été virés sur la banque centrale iranienne.
02:16On ne connaît pas le montant ni la devise, mais en tout cas, ce montant se ferait
02:19en fonction du type de navire, de sa taille et de sa cargaison.
02:24Merci, Igor Saheri.
02:26On reste sans un instant sur ces images spectaculaires, alors de propagande, bien entendu.
02:30Mais on voit que le message est clair, envoyé par les gardiens de la Révolution, Jérôme Paysrandi,
02:33au moment où Donald Trump dit « on contrôle, nous, les Américains, totalement le détroit d'Hormuz »,
02:39eh bien, les Iraniens montrent ces images.
02:41Oui, absolument.
02:44Et donc, en fait, l'opération qui a visé à s'emparer de ces portes-containers…
02:50Avec un petit bateau ?
02:51Oui, mais ça, à l'ébide, c'est normal.
02:53Ah bon ?
02:54Oui, pourquoi ? Parce qu'en fait, les Américains font la même chose.
02:57On a des vidéos de Suncom où ils arrivent avec des gros zodiaques à côté des bateaux.
03:02Ce qu'il faut voir, alors, premièrement, on n'a pas ce qui s'est passé avant,
03:07et notamment le fait que ces bateaux, ils ont été obligés de s'arrêter
03:10parce que les gardiens de la Révolution ont tiré sur la passerelle,
03:13ce qui est totalement inadmissible, parce que quand vous tirez sur une passerelle,
03:17vous risquez de…
03:19De toucher un membre de l'équipage.
03:20De toucher un membre de l'équipage, endommager la conduite du bateau.
03:23Donc ça, c'est un comportement qui est totalement inacceptable.
03:26Bon, maintenant, on voit bien que le bateau est à l'arrière.
03:28On rappelle que ce sont des bateaux civils, ce ne sont pas des bateaux militaires.
03:31Voilà, avec un statut très précis pour les marins, marines marchandes.
03:35Donc, et là, on voit le bateau, il est stoppé, il est arrêté.
03:40C'est-à-dire qu'en fait, en gros, le commandant, il a dit, bon, stop machine, il est à
03:46l'arrêt.
03:46Et ce qui est assez intéressant, c'est que, vous voyez, il y a une espèce d'échelle de corde,
03:52enfin une échelle qui a été, en fait, mise en place par l'équipage du bateau.
03:56C'est-à-dire qu'ils ouvrent, donc, une écoutille dans la coque, qui est prévue pour,
04:02et donc les commandos iraniens sont montés à bord pour prendre le contrôle du navire.
04:08Alors, déjà, première remarque, le bateau, il est vide.
04:12Vous avez remarqué, c'est un porte-container, il n'y a pratiquement pas de boîte, un porte-container dedans.
04:16C'est-à-dire que c'est assez étonnant.
04:19Et s'il fait là ?
04:20Il était, en fait, il voulait sortir du Golfe.
04:22L'objectif, c'était de sortir du Golfe, parce que c'est un porte-container, il est fait pour naviguer.
04:27Donc, premier point, il est vide.
04:29Donc, il n'y a pas beaucoup de valeur ajoutée dans ce qu'il transporte.
04:31Deuxièmement, vous avez vu le propriétaire, MSC, premier armateur mondial.
04:37Ce n'est pas n'importe quelle compagnie.
04:39Ce n'est pas une compagnie locale avec des caboteurs qui font de la contrebande.
04:47C'est un bateau qui appartient à la première armateur mondiale, Italo-Suisse.
04:53Et la question qui se pose désormais, c'est de savoir que devient à la fois l'équipage et le
05:01bateau.
05:01L'équipage, il n'est pas prisonnier.
05:04Normalement, il doit pouvoir quitter, dire sur un port, être repatrié librement.
05:10Pour le moment, on n'a pas d'informations là-dessus.
05:13Et le bateau ?
05:14Alors, le bateau, le plus étonnant, c'est que donc, a priori, il serait conduit vers le port de Bandar
05:19Abbas,
05:19donc dans le détroit d'Hormuz, donc dans les eaux territorielles iraniennes.
05:25Et le plus étonnant, c'est la réaction de Washington.
05:28C'est ça ce qui est étonnant.
05:29C'est de dire, ah mais c'est pas un bateau américain, ça ne nous regarde pas, c'est pas
05:32un acte de piraterie.
05:33Donc voilà, on est vraiment, quand on voit ces images, c'est extrêmement inquiétant,
05:39parce que ça veut dire très concrètement que le détroit, il est bloqué.
05:43Alors justement, vous parliez d'acte de piraterie, maître Lodz-Gietter,
05:48vous êtes avocat au barreau de Paris, vice-président de l'Association française du droit maritime,
05:51et spécialiste donc en droit maritime international.
05:54Quel est votre regard sur ce qui se passe ?
05:55Après, je vais vous montrer des images américaines d'arrestations d'un bateau iranien.
06:00Alors déjà, ces images, à quoi elles nous font penser ?
06:02Elles nous font penser à la propagande des outils.
06:05Vous vous souvenez qu'il y avait, il y a quelques mois,
06:06où les outils mettaient en scène des arraisonnements de navires.
06:09Alors les outils, il faut rappeler, financés par l'Iran.
06:12Iran, dans un autre golfe, l'accès à la mer Rouge,
06:17qui attaquait des navires soi-disant liés avec Israël.
06:20Deux remarques du chroniqueur précédent, qui sont importantes pour les téléspectateurs,
06:24le sort de l'équipage.
06:26Mais imaginez le stress qu'a un capitaine, qu'on lui tire dessus,
06:30quand il voit des gens monter à bord avec des armes.
06:33Cagouler, armé.
06:34Un capitaine qui n'est pas un militaire, un capitaine qui est un marchand
06:38et qui ne fait qu'obéir aux ordres qui lui sont donnés, aux ordres de l'armateur.
06:41Et effectivement, c'est clairement un acte de piraterie,
06:44avec un navire qui n'est pas belligérant, qui n'est pas un navire américain,
06:48qui n'est pas un navire israélien, puisqu'il y a eu une guerre entre l'Iran, Israël et les
06:53États-Unis.
06:54Donc qui n'est pas impliqué dans le conflit.
06:55Et qui est un acte de piraterie.
06:56Vous me permettez une dernière chose.
06:58Vous avez évoqué le sort de MSC, le plus grand armateur mondial.
07:01Il faut savoir que les Iraniens aiment bien s'en prendre à MSC,
07:04puisqu'il y a déjà un autre navire, le MSC Ariès, qui a déjà été capturé.
07:08Mais soi-disant, soi-disant parce qu'il y aurait des liens entre MSC et Israël,
07:14qui viendraient justifier ces actes de piraterie qui sont injustifiables.
07:17Vous voulez en rajouter quelque chose ?
07:18Oui, alors deux choses par rapport à la logique stratégique de ce à quoi on assiste.
07:24D'une part, ça envoie comme message très clair de la part de Trump et de sa porte-parole.
07:29Ce n'est pas un navire américain, donc ce sont les intérêts européens.
07:33Donc c'est aux Européens de s'en occuper.
07:36Ça veut dire qu'il faut intervenir pour pouvoir bénéficier de la protection.
07:40En tout cas, c'est comme ça que je l'interprète.
07:42Et une deuxième chose, c'est par rapport à ce que disait le général Pellistrandi,
07:49le fait qu'il y a une disproportion entre la taille du bateau qui arraisonne et le bateau arraisonné.
07:57En fait, l'Iran a besoin de mettre en scène la disproportion totale.
08:01Parce que plus le bateau qui intercepte est petit,
08:04plus, on va se dire, ils ont des multiples capacités à faire ce genre d'opérations.
08:09Donc, de toute évidence, il n'y a pas qu'un bateau,
08:11puisqu'il y a des caméras qui filment le bateau, qui est en train d'intervenir.
08:14Ça veut dire qu'il y a au moins trois ou quatre bateaux qui sont intervenus.
08:18Là, c'est un film, en fait.
08:19Là, c'est un film et on voit la caméra en contre-plongée avec l'échelle de cordes.
08:24Ça veut dire que le caméraman est monté en premier.
08:26Le caméraman est déjà là quand il s'arrive.
08:28Il y aura peut-être un Clint Eastwood qui fera un film là-dessus,
08:30en disant qu'il passerait d'abord aux images dans 20 ou 30 ans.
08:34Je voudrais vous montrer d'autres images.
08:36Les images de l'adversaire de l'Iran, c'est-à-dire les images américaines,
08:40d'un navire iranien arraisonné par les Américains.
08:46Donc là, on est dans l'océan Indien.
08:49L'image de l'armée américaine, Jérôme, qui a été publié aujourd'hui même.
08:55Et là, on est dans un pétrolier qui est plein.
08:59Vous voyez, il est très bas sur l'eau.
09:02Donc ça veut dire qu'il est chargé à ras-bord.
09:04Donc peut-être, vu la taille du bateau, c'est 300 000 tonnes de brutes.
09:10Là, les Américains débarquent par hélicoptère.
09:12Là, c'est très facile parce que vous avez de la place sur ce type de bateau.
09:15Et là, la même chose.
09:17Donc on va, l'équipe va en passerelle.
09:21Vous voyez, c'est la grande partie blanche qui est à l'arrière.
09:25Alors la seule chose, c'est que sur ce bateau,
09:28d'après ce que j'ai vu, le pavillon était inconnu.
09:31Il y avait un certain nombre de choses.
09:32Donc c'est cette fameuse flotte fantôme.
09:35Donc quand vous...
09:37Là, les Américains sont tout à fait légitimes.
09:40Là, ils sont dans leurs droits.
09:41Ils sont dans les zones internationales pour aller inspecter ce bateau.
09:43Pas de pavillon.
09:44Donc là, par exemple, on va vérifier tous les papiers.
09:47Les papiers du bateau, il y a une documentation qui doit être à jour.
09:50Pareil pour l'équipage.
09:52L'équipage, par exemple, on va vérifier que les documents de chaque membre d'équipage sont à jour.
09:59Par exemple, les instructions de sécurité.
10:01Et alors, on s'aperçoit, tiens, qu'ils n'ont pas fait de stage de sécurité depuis tant de mois
10:06ou tant d'années.
10:07Infraction.
10:08Donc là, à ce moment-là, on immobilise le bateau.
10:11Et après, on va faire...
10:14Alors, c'est exactement la même chose.
10:16L'équipage pourrait être rapatrié.
10:18Mais on peut imposer une amende.
10:19On peut saisir la cargaison.
10:21La différence dans cette affaire-là, c'est que les Américains font ça dans les règles.
10:26C'est-à-dire, on prévient le bateau.
10:30Sommation.
10:30Le bateau s'arrête.
10:31D'ailleurs, c'est l'intérêt du capitaine qui commande le bateau.
10:34Il n'a absolument pas intérêt à essayer de...
10:36Avec ça, il ne pourra jamais aller beaucoup plus vite et échapper.
10:41Bon, voilà.
10:41Et ça, c'est la différence avec ce qui s'est fait par les Iraniens.
10:44Puisque les Iraniens, ils ont commencé sans prévenir.
10:46Et ils tirent sur les passerelles.
10:47– Vous êtes d'accord avec ça ? Vous le juriste ?
10:50– Totalement d'accord.
10:51– Là, c'est dans le respect des règles ?
10:52– Totalement d'accord.
10:53On peut critiquer beaucoup de choses sur le comportement des États-Unis.
10:57Mais force est de constater qu'ils font les choses dans les règles de l'art.
11:02Alors certes, il y a un cas qu'on voit autour de ce plateau
11:05qui est le navire Tuska, qui est le premier porte-conteneur iranien
11:09qui a été saisi par les États-Unis.
11:10Et les États-Unis ont tiré.
11:12Mais ils ont tiré après des sommations.
11:14– Ça a duré 6 heures.
11:15– Voilà.
11:16Et ils ont tiré, on ne sait pas si il y a 10 victimes ou pas,
11:19parce que c'est toujours l'équipage et la grande victime,
11:21mais ils ont respecté les règles d'engagement,
11:24les règles du droit de la guerre en général.
11:27Alors que l'Iran se livre clairement à des actes de piraterie.
11:30– Oui, mais enfin, ces actes de piraterie ne seront jamais sanctionnés.
11:33– Après, c'est tout ce qui va découper.
11:35Il y a un point aussi qui est important à souligner,
11:39c'est que dans le cas du Tuska, le bateau venait de Chine
11:43et il était chargé d'un certain nombre de containers.
11:47Et ce qui intéressait, avec un équipage iranien.
11:50Donc là, l'objectif du capitaine iranien, c'était d'essayer d'échapper là.
11:54On est dans une logique différente.
11:56Et a priori, à bord du bateau, il y a des marchandises
12:01qui intéressent les Américains venant de Chine,
12:05dont peut-être des produits chimiques pouvant être utilisés
12:07pour des propulseurs de missiles.
12:09– Donc on voit bien qu'on assiste à une bataille navale,
12:12mais aussi à une bataille des images, Julisse Gosset.
12:14C'est intéressant à analyser tout ça.
12:15– Oui, ce qui me semble le plus intéressant en réalité,
12:18c'est la réponse du tac au tac des Iraniens aux Américains.
12:22Les Américains ont arraisonné un super tanker iranien.
12:27Ils l'ont montré, on a même vu l'attaque, vous vous souvenez,
12:30avec le tir au canon sur la salle des machines.
12:33On a vu les Marines qui descendent, etc.
12:35Aujourd'hui encore, de nouvelles images américaines
12:37où on voit un hélicoptère et des commandos marines
12:40qui interceptent un autre pavillon iranien.
12:44Et de l'autre côté, que font les Iraniens ?
12:46Eh bien, avec leurs moyens beaucoup moins impressionnants, bien sûr,
12:49mais exactement la même chose.
12:51Avec une vedette rapide, un Zodiac, sans doute,
12:54un canopneumatique rapide, ils arrivent
12:57et le commando monte et ils arraisonnent le bateau.
13:00Alors, c'est de la vidéo qui a été montée,
13:03donc c'est de la mise en scène, etc.
13:04Mais c'est vraiment propagande contre propagande.
13:07Alors, vous me dites, d'un côté, c'est de la piraterie,
13:09de l'autre, c'est un acte de force.
13:12Mais c'est un acte de guerre côté américain
13:14et c'est un acte de guerre aussi, d'une certaine manière, du côté iranien.
13:17N'oublions pas qu'on est en guerre quand même,
13:18même si Trump n'a pas déclaré officiellement la guerre à l'Iran
13:21et que, d'ailleurs, il a 60 jours pour rester ainsi
13:24sans se déterminer vis-à-vis du congrès américain
13:27qui, théoriquement, selon la Constitution,
13:29l'oblige à se prononcer sur l'entrée en guerre du pays.
13:32Et j'ajoute une dernière chose,
13:34c'est qu'on a deux blocus qui sont complètement différents.
13:37Les Iraniens font le blocus sur le détroit d'Hormuz,
13:40c'est-à-dire près des côtes iraniennes,
13:42et les Américains, ils font un blocus dans la mer d'Arabie,
13:45c'est-à-dire à 500 kilomètres de là.
13:47Donc on est à vol d'oiseau, à des distances très longues.
13:50– Ce n'est pas au même endroit en fait.
13:51– Donc c'est deux blocus séparés.
13:53Et évidemment, Trump, lui, ne cesse de dire
13:56qu'il contrôle le détroit,
13:58que les Américains ne céderont pas
14:00tant qu'il n'y aura pas d'accord avec Iran.
14:02– Eh bien, ça tombe bien,
14:03parce que nous partons tout de suite à Washington
14:04retrouver notre correspondant qui est sur place,
14:08Axel Meunier,
14:09parce qu'effectivement, Donald Trump,
14:10qui continue d'affirmer,
14:12Axel, bonsoir,
14:13qu'il n'y aura pas de réouverture du détroit
14:16avant la reprise des négociations.
14:18Alors pour l'instant, il n'y a même plus de dette limite.
14:21Maintenant, on attend la proposition iranienne,
14:23mais sans dette limite.
14:27– Non, effectivement,
14:29et Donald Trump qui semble de nouveau focaliser
14:30toute son attention autour de ce détroit,
14:33puisqu'il parle, selon lui,
14:35d'un contrôle total de la part des Américains,
14:37il affirme qu'aucun bateau ne peut entrer
14:39ni quitter la zone
14:41sans l'approbation de la marine américaine.
14:43Et puis, il ajoute aussi dans un second message
14:45qu'il a envoyé sur son réseau social Truth ce matin
14:48qu'il avait ordonné à la marine américaine
14:52de détruire tous les bateaux
14:54qui pourraient être en train de déposer des mines
14:57dans le détroit d'Hormuz.
14:59Des mines, d'ailleurs,
15:00qui sont en train d'être retirées, d'après lui,
15:02par les équipes sur place.
15:05Des opérations de déminage
15:07qui sont en cours, selon Donald Trump.
15:09Il a même demandé
15:10à ce que les équipes en charge
15:12de cette opération
15:14puissent tripler leur cadence
15:16pour que cela aille plus vite.
15:18Bref, Donald Trump semble se satisfaire
15:20à la fois de la situation,
15:22du contrôle du détroit,
15:24mais aussi de ce blocus naval
15:25mis en place depuis maintenant 10 jours.
15:27Et il espère, évidemment,
15:29que cela puisse peser sur les négociations
15:31dont on n'a effectivement pas beaucoup de nouvelles.
15:33Il semble qu'on soit revenu
15:34à une phase plus militaire de ce conflit
15:38après l'échec des négociations,
15:40de cette deuxième salve de négociations
15:43et ce faux départ
15:44de l'équipe de négociations américaine.
15:48Bref, on va voir si Donald Trump
15:49joue encore cette carte ou non.
15:51Mais en coulisses,
15:52on sait en tout cas
15:52que les discussions continuent
15:54même de façon indirecte
15:55entre les deux pays.
15:56Merci, Axel Monnier.
15:58Maintenant, je voudrais
15:59qu'on s'intéresse également
16:00à ce qu'a dit le président américain
16:02qui a ordonné de détruire
16:04tous les bateaux
16:05qui posent des mines
16:06dans le détroit d'Ormose.
16:08Et pour ça, nous avons besoin
16:09de l'éclairage de Thomas Couvin
16:11qui est un ancien plongeur
16:12des mineurs de la Marine nationale.
16:15Bonsoir, Thomas Couvin.
16:17C'est-à-dire que,
16:17si on en croit les Américains,
16:19les Iraniens sont toujours
16:20en train de poser des mines
16:21ou auraient la volonté
16:22de déposer des mines
16:23dans le détroit d'Ormose ?
16:26Effectivement, c'est ce qui est supposé
16:28par les Américains,
16:30qu'ils auraient encore
16:31cette capacité,
16:33cette possibilité
16:33de venir mouiller des mines
16:36dans le détroit d'Ormose.
16:37Ça ressemble à quoi,
16:38un navire qui dépose des mines ?
16:41Comment on le repère ?
16:43En fin de compte,
16:44ils ont généralement,
16:45c'est des bateaux assez volumineux
16:48dans un premier temps
16:48avec des espèces de rails
16:50comme des rails de chemin de fer
16:51où la mine, en fin de compte,
16:52va être poussée
16:53pour être mouillée
16:55directement dans l'eau
16:56ou après,
16:57ça peut être des embarcations
16:58beaucoup plus légères
16:59type embarcations pneumatiques
17:01où là, la mine va être portée
17:03et déposée directement dans l'eau.
17:06Quels sont les types de mines possibles
17:08et que les Iraniens auraient ?
17:11Ils ont plusieurs types de mines.
17:13Ils ont des mines de fond
17:15qui sont, en fin de compte,
17:17elles, posées sur le fond
17:18avec la charge explosive.
17:19Ensuite, ils ont des mines
17:21à Aurin.
17:21Donc, c'est des mines
17:22avec un leste
17:23reliées par une chaîne
17:24ou un câble
17:25qui vont se retrouver
17:26entre deux eaux
17:27là où le bateau
17:28va devoir venir en contact
17:29avec cette mine.
17:31Et après,
17:31ils ont des mines dérivantes
17:33qui vont, en fin de compte,
17:34dériver,
17:35comme son nom l'indique,
17:37au gré des courants
17:38et venir en contact
17:39avec un bateau.
17:41Moi, ce que je ne comprends pas,
17:42c'est quel est l'intérêt
17:43de miner le détroit d'Ormouz
17:45alors qu'au même moment,
17:46les Iraniens nous expliquent
17:48qu'ils font payer un péage
17:49et qu'ils sont d'ailleurs satisfaits
17:51puisqu'ils ont dit
17:52qu'ils avaient commencé
17:53à percevoir de l'argent.
17:54Donc, ils ont plutôt intérêt
17:54à laisser passer quelques cargos
17:56et donc pas à miner l'endroit.
17:58En fin de compte,
17:59ils n'ont potentiellement
18:00pas tout miné.
18:01Ils ont peut-être
18:03déposé des mines
18:04à certains endroits
18:05pour imposer un passage
18:07à des bateaux
18:08à un certain endroit
18:09beaucoup plus précis pour eux,
18:11potentiellement à proximité
18:12des zones de tir
18:13beaucoup plus précises
18:14et beaucoup plus près des côtes.
18:16Et en fin de compte,
18:17en minant une certaine zone,
18:19on impose les bateaux
18:20à passer dans la zone
18:21que l'on souhaite.
18:22Et on leur dit
18:22« Non, vous n'irez pas
18:23dans celle-là,
18:23vous passerez par ici. »
18:25Une question, tiens.
18:26Un invité voudrait
18:27vous poser une question.
18:28Anthony Dabila
18:29qui est avec nous,
18:30chercheur associé
18:30à l'Institut d'études
18:31de stratégie de défense
18:32à Lyon.
18:32Jean Moulin.
18:33Vous pouvez nous expliquer
18:34ce qu'est une mine dérivante,
18:36s'il vous plaît ?
18:37Parce qu'on entend beaucoup
18:38ce terme
18:39et je pense que
18:40beaucoup de gens ne le savent pas.
18:41Pardon.
18:41Effectivement,
18:42une mine dérivante,
18:46en fin de compte, flottée
18:46et qui va dériver
18:49au gré des courants.
18:50Donc, il faut savoir
18:51que le courant
18:51va amener la mine
18:52dans un sens
18:53pendant un certain temps.
18:54Le courant va changer
18:55et va la ramener
18:56dans un autre sens.
18:57Et en fin de compte,
19:00on est dans l'incertitude
19:01de savoir
19:02si on va réellement
19:02toucher un bateau ou non.
19:04Et les bateaux
19:04ont des difficultés
19:05à les voir aussi derrière.
19:09Jérôme Paysrandi.
19:10Donc, j'ai ordonné
19:11d'Idenathrop
19:12à la marine américaine
19:13d'abattre tout bateau,
19:14même petit,
19:15entre parenthèses.
19:16Or, 159 navires de guerre
19:18sont tous au fond de la mer
19:19qui posent des mines
19:20dans le détroit d'Ormose.
19:21Il ne doit y avoir
19:22aucune hésitation.
19:24Oui, alors,
19:25en fait,
19:26ça revient
19:27à vouloir détruire
19:28cette flotte,
19:28vous savez,
19:29la flotte moustique
19:30dont on parle
19:30depuis plusieurs jours.
19:32C'est-à-dire,
19:33il suffit d'avoir
19:34un bateau
19:35qui fasse 7-8 mètres,
19:36vous pouvez mettre
19:37deux mines derrière.
19:38Ça suffit.
19:39Il faut pouvoir
19:40juste,
19:40je vais dire,
19:41vulgairement,
19:42les balancer à la flotte.
19:43Bon,
19:44donc,
19:44vous n'avez pas besoin
19:45d'avoir...
19:48Ils avaient des navires
19:49poseurs de mines.
19:50Ceux-là,
19:50ils ont été coulés.
19:51Ils ont d'ailleurs
19:52beaucoup d'images vidéo.
19:53Donc,
19:54en fait,
19:54il faut se rabattre
19:55sur des petits bateaux
19:56qui peuvent aller
19:57même du bateau de pêche.
19:59Voilà.
19:59Alors,
19:59la difficulté,
20:00c'est que vous avez
20:02les vedettes
20:03de la flotte moustique
20:04qui sont certainement
20:05cachées dans des tunnels
20:06et puis vous avez
20:08des dizaines
20:09de petits bateaux de pêche
20:10parce que,
20:11bah oui,
20:11vous avez aussi une économie
20:12et vous avez des pêcheurs.
20:14Bon,
20:14et ces pêcheurs,
20:15ils peuvent très bien
20:15en recevant l'ordre
20:16des gardiens de la révolution
20:17de mettre des mines.
20:18Donc,
20:18ça veut dire
20:19qu'il faudrait,
20:19il faut détruire
20:20tout ce qui flotte.
20:21C'est,
20:22voilà.
20:22Donc,
20:22c'est facile à dire
20:24sur True Social.
20:25C'est peut-être
20:26plus compliqué
20:26à faire dans la réalité.
20:28J'expliquais,
20:29maître,
20:29que les Iraniens
20:30se félicitaient aujourd'hui
20:31de percevoir
20:32donc le péage
20:34en quelque sorte
20:34sur le détroit d'Hormuz
20:35et que l'argent rentrait.
20:37Ah oui,
20:38tout à fait.
20:38Alors,
20:38les mines,
20:39en fait,
20:39il y a une carte
20:40qui a été éditée
20:41par les Iraniens
20:41où on voit
20:43un gros cercle rouge
20:45sur la zone
20:46de trafic habituelle
20:48dans l'étroit d'Hormuz
20:49et les Iraniens
20:50ont fixé une zone
20:51qui est plus au nord
20:53du détroit,
20:54qui est proche
20:54de leur côte,
20:55proche de leur zone
20:56territoriale
20:56et où ils exigent
20:58un paiement
20:58pour qu'on puisse
20:59utiliser cette zone
21:00et ça leur rapporte
21:02de l'argent.
21:02J'ajouterais un passage.
21:04Récemment,
21:05il y a eu une intervention
21:06du ministre indonésien
21:08qui s'est dit
21:09peut-être que moi aussi
21:10je mettrais un péage
21:11dans le détroit de Malacca
21:12parce que ça me rapporterait
21:13de l'argent.
21:14Donc là,
21:14pour le coup,
21:15c'est grave.
21:15Si cette chose arrive
21:16et si cette chose se généralise.
21:17Si chacun commence
21:18à vouloir faire payer
21:20son détroit,
21:21alors que dit
21:21le droit maritime ?
21:22Il faut le rappeler
21:23en la matière.
21:23La circulation doit être libre.
21:25Le droit maritime,
21:26le droit qui s'applique
21:27en période de paix,
21:28ça c'est quelque chose
21:29qu'il faut garder à l'esprit,
21:30prévoit une liberté
21:32de navigation
21:33et un libre passage
21:35dans les détroits.
21:36Ces règles,
21:36elles ont été rappelées
21:37par Emmanuel Macron,
21:39par Giorgia Meloni,
21:40par le Premier ministre anglais
21:41la semaine dernière
21:42à l'occasion
21:43d'une réunion
21:44sur la liberté de navigation.
21:45Ils ont rappelé
21:46ces principes.
21:47Mais le problème
21:48qu'on a dans le détroit
21:49d'Hormuz,
21:50c'est qu'on est
21:51dans une situation
21:51de guerre
21:53et face à la guerre,
21:54le droit de la mer
21:56cède sa place
21:57au droit de la guerre.
21:59Oui, voilà,
22:00c'était une incertitude
22:01sur le statut réel
22:03des belligérants
22:05et de ce qu'ils ont
22:05le droit de faire.
22:06Il me semble d'ailleurs
22:07que les États-Unis
22:08et l'Iran
22:08n'adhèrent pas
22:09à la convention
22:10de Montégorbet
22:11du tribunal
22:12du droit de la mer,
22:12en gros.
22:13Est-ce que vous pourriez
22:14nous dire
22:14est-ce que les Iraniens
22:16sont en mesure
22:17de revendiquer
22:18comme protection
22:19par le droit maritime
22:20même s'ils n'adhèrent pas
22:21à Montégorbet ?
22:22Alors,
22:23c'est un terme
22:24un peu technique
22:25pour les téléspectateurs.
22:26La convention
22:27de Montégorbet,
22:28c'est à la règle
22:29la constitution
22:30du droit maritime.
22:32Donc,
22:32normalement,
22:33en période de paix,
22:34elle s'applique.
22:35En période de paix,
22:36les eaux,
22:36le détroit fait partie
22:38des eaux iraniennes
22:39et des eaux
22:40du sultanat de Man
22:42qui se partagent
22:42cette zone
22:43et on peut librement
22:44traverser.
22:44Et normalement,
22:45l'Iran
22:46ne devrait pas,
22:48en période de paix,
22:49empêcher le libre passage
22:50au sein du Détroit.
22:53Maintenant que nous sommes
22:53dans une période,
22:54on va dire,
22:55une période de guerre...
22:56Les Américains non plus.
22:58Les Américains, pardon ?
22:59Les Américains,
23:00oui,
23:00sauf que les Américains,
23:00ils n'empêchent pas
23:01le libre passage,
23:02ils empêchent le libre passage
23:03des navires iraniens
23:04qui sont leurs ennemis
23:05qui sont leurs ennemis
23:05et ça,
23:06ils ont le droit.
23:06Ça,
23:07ils ont le droit
23:07de faire le droit
23:08de la guerre.
23:09Ils ne respectent pas
23:09la convention de Montego
23:10non plus.
23:11Alors,
23:11ils ne sont pas partis
23:12à la convention de Montego,
23:13mais on considère quand même...
23:13Évidemment,
23:14personne n'est dans cette convention.
23:15On signe beaucoup d'autres pays
23:16par deux,
23:17mais on considère...
23:18172 pays ont signé
23:19la convention,
23:20mais ni les Américains,
23:21ni les Iraniens.
23:22C'est compliqué.
23:23Eux ne s'estiment pas liés,
23:24on considère néanmoins,
23:25mais c'est très technique,
23:26que c'est le droit
23:27coutumier de la mer,
23:34payer une forme
23:35d'une redevance,
23:36c'est lorsque c'est
23:37une infrastructure
23:38qui a été construite
23:39par l'homme.
23:40Et c'est le cas
23:41du canal de Panama
23:43et du canal de Thès,
23:44que ce sont des constructions
23:45artificielles.
23:46Donc ça,
23:46c'est un élément
23:47qui est important.
23:48Alors,
23:50ce qui peut
23:52être mis en place,
23:54et ça,
23:54c'est le cas,
23:55par exemple,
23:55dans tous les ports du monde,
23:56qu'ils soient iraniens,
23:58qu'ils soient
23:59américains,
24:00européens,
24:01par exemple,
24:01vous payez une taxe
24:03lorsque vous rentrez
24:03avec votre bateau
24:04de commerce,
24:05ou par exemple,
24:06vous payez des services,
24:08le pilote
24:09qui monte à bord,
24:10le remorquage,
24:11mais penser,
24:13dire,
24:13imposer effectivement
24:14une taxe de passage,
24:15en quelque sorte,
24:16un péage
24:17dans un endroit
24:18libre de navigation,
24:20c'est remettre
24:21en cause
24:21tout ce qui a été fait
24:22depuis des décennies,
24:24voire des siècles.
24:25Alors,
24:25Donald Trump,
24:26dans un message
24:27publié sur son réseau social,
24:29a parlé aussi
24:30de ce qui se passe
24:32à la tête
24:32du nouveau régime iranien,
24:35regardez ce que dit
24:37le président américain,
24:38l'Iran a beaucoup de mal
24:39à identifier son dirigeant,
24:41ils sont complètement perdus
24:42entre les radicaux
24:44qui ont perdu
24:44salement
24:45sur le champ de bataille
24:46et les modérés
24:47qui sont loin
24:48d'être modérés,
24:49mégaient en popularité,
24:50ces luttes intestines
24:51sont dingues,
24:52ce qui d'ailleurs
24:53explique pourquoi
24:53c'est compliqué
24:54d'avoir une proposition
24:55iranienne
24:56pour parler.
24:57En tout cas,
24:57il y a un nouveau visage
24:59pour comprendre cette guerre,
25:00c'est celui
25:00d'Amad Vaidi
25:02et Nargis Hadji
25:03veut nous en dire plus.
25:04Bonsoir Nargis,
25:05c'est le nouveau leader
25:07des gardiens de la révolution
25:09et vous allez nous retracer
25:10son parcours.
25:11Oui,
25:11il l'est depuis quelques semaines,
25:12depuis que l'ancien gardien
25:14de la révolution,
25:15dirigeant des gardiens
25:15de la révolution
25:16a été exécuté
25:17et donc,
25:17c'est Ahmad Vaidi,
25:19cet homme qui a pris
25:20sa place en mars 2026,
25:22c'est un pur produit
25:23des gardiens de la révolution,
25:24il était ministre de l'Intérieur.
25:26D'ailleurs,
25:27il défendait une ligne
25:27très stricte,
25:28notamment sur le port
25:29du voile pour les femmes iraniennes,
25:31ministre de la Défense,
25:32mais aussi ancien chef
25:33de la force Elkots,
25:34l'unité des opérations
25:36extérieures iraniennes.
25:36Alors,
25:37comme beaucoup d'hommes
25:37de sa génération,
25:38il s'est formé
25:39pendant la guerre Iran-Irak
25:41et il faut savoir
25:41que depuis 2007,
25:42il est visé
25:43par une notice rouge
25:44d'Interpol.
25:45Alors,
25:45je me suis rendu
25:45sur le site d'Interpol,
25:47on va voir ensemble
25:48la notice.
25:49Elle concerne l'attentat
25:50contre l'association israélite
25:52à Buenos Aires
25:53en 1994,
25:5585 morts
25:56et donc,
25:57eh bien,
25:57ça fait d'Ahmad Vaidi
25:58un cas très rare,
25:59un haut responsable d'État
26:01en fonction
26:01et recherché
26:02depuis une trentaine d'années
26:04par une enquête internationale.
26:06Si on en parle aujourd'hui,
26:07c'est parce que
26:07les services occidentaux
26:09sont formels.
26:10Ahmad Vaidi
26:11prend les décisions clés,
26:12notamment depuis
26:13le début de la guerre.
26:14Par exemple,
26:14il imposerait
26:14le contrôle des gardiens
26:16de la révolution
26:16sur l'État.
26:18Il bloquerait également
26:18les négociations
26:19avec Washington
26:20et Ahmad Vaidi
26:21revendique échanger
26:22avec Mojtaba Hamenei,
26:24le nouveau guide suprême
26:25que personne n'a vu,
26:25personne n'a entendu
26:26et pourtant,
26:27ils échangeraient ensemble.
26:28Il aurait d'ailleurs
26:29fortement insisté
26:30pour que ce soit
26:31ce dernier
26:31qui succède à son père
26:33au moment de sa mort
26:33le 28 février dernier.
26:37Merci Nargis.
26:38L'homme fort est un dur.
26:41Il est sur la liste noire
26:43des Israéliens,
26:44des Américains,
26:45des hommes à abattre
26:46encore en Iran ?
26:47Il est très certainement,
26:48de façon très claire,
26:49sur la liste d'Israël
26:51et des États-Unis.
26:52Mais pour l'instant,
26:53il n'a pas été atteint.
26:56C'est vrai que c'est lui
26:56qui, en tant que gardien
26:58de la révolution,
26:59dirige le pays.
27:00C'est lui et les gardiens
27:01qui ont le pouvoir.
27:02En fait, on a maintenant
27:03une situation assez nouvelle
27:05en Iran.
27:07Le régime n'a pas été renversé,
27:09mais les militaires
27:10ont pris le pouvoir.
27:11Les généraux ont pris le pouvoir.
27:12Sur les religieux ?
27:13Alors, c'est plus subtil que ça.
27:15C'est-à-dire que les mollas
27:17ont perdu leur influence
27:18avec l'élimination
27:19de l'ayatollah Khamenei,
27:21mais son fils est toujours vivant.
27:23Et ce qui est intéressant aujourd'hui...
27:24Mais on ne sait pas dans quel état,
27:25quand même.
27:25Alors, si,
27:26il commence à y avoir des informations.
27:27On a quelques informations.
27:28Oui, le New York Times,
27:29par exemple,
27:29publie aujourd'hui
27:30un article tout à fait passionnant
27:32dans lequel il est écrit
27:34qu'il est lucide.
27:37Il est certes grièvement blessé,
27:39mais il est lucide
27:41et il écrit à la main
27:43des messages
27:44qui sont ensuite
27:45lus à la télévision.
27:47Donc, il joue encore un rôle,
27:49mais comme il est très affaibli,
27:50il a subi notamment
27:51une opération de la jambe
27:53à trois reprises
27:54et il attendrait
27:55qu'on lui mette une prothèse.
27:56Donc, il peut donner des consignes.
27:58Vous dites, c'est écrit,
27:59il peut donner des directives.
28:00Il est très affaibli physiquement.
28:02Il est toujours menacé,
28:04lui aussi,
28:05par une éventuelle frappe.
28:06Il a échappé parmi...
28:07Il était le 28 février...
28:08Il réculeusement, si j'ose dire,
28:09à la frappe qui visait, lui,
28:11sa famille et son père.
28:12Il était là,
28:13dans le même complexe,
28:14mais il n'était pas dans la réunion
28:16qui a éliminé
28:17une quarantaine de dirigeants,
28:19dont le guide suprême
28:20Ramenei, son père.
28:22Alors, le guide nouveau,
28:23il a 56 ans
28:26et, oui,
28:27il donne toujours des consignes,
28:28mais comme il a bien conscience
28:29qu'il ne peut pas se montrer
28:30à la télévision
28:31car son visage serait défiguré,
28:32donc il ne veut pas apparaître
28:34en situation de faiblesse.
28:36Il donne des messages écrits
28:37qui sont retranscrits,
28:39donnés à la télévision
28:40et, surtout,
28:41il a donné le pouvoir
28:43aux généraux
28:43et, notamment,
28:44à ce général
28:45dont on vient de parler,
28:46Vaidi,
28:46qui est le patron
28:47des gardiens de la Révolution
28:48et en qui il a confiance.
28:50Pourquoi ?
28:50Parce qu'ils se sont connus
28:51pendant la guerre Iran-Irak
28:53dans les années 80
28:54et ça crée des liens,
28:55si j'ose dire.
28:55C'était une guerre terrible,
28:56extrêmement meurtrière
28:58et ce qui fait
28:58que les liens
28:59qui ont été maintenus
29:01depuis 20 ans
29:03persistent.
29:04Et là,
29:04en attendant qu'il aille mieux,
29:05si j'ose dire,
29:06s'il va mieux,
29:07un jour,
29:08on verra,
29:09ce sont donc
29:10les généraux
29:11qui dirigent,
29:12c'est-à-dire qu'on n'a plus
29:12l'agent des Mola,
29:14mais on a maintenant
29:14l'agent des généraux iraniens.
29:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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