00:00On va prendre un exemple concret pour le dernier mail que j'ai vu.
00:02Par exemple, sur l'isolation extérieure,
00:04le polystyrène, c'est 16%.
00:08Moi, j'avais un chantier de signé à 30 000 euros
00:10pour une isolation extérieure.
00:13Je ne peux plus le faire au prix-là.
00:14Donc, j'appelle la cliente.
00:16Je lui dis qu'on sera plutôt aux alentours des 34 000, 35 000.
00:19Je me dis qu'on verra l'année prochaine.
00:20Donc, c'est encore un client qui ne sera pas isolé pour cet hiver,
00:23mais il faut rénover l'habitat.
00:26Moi, c'est les camions, les véhicules,
00:28mon véhicule de société.
00:30Un camion, c'est 100 litres.
00:31Donc, un plein, c'est 235 euros, exactement.
00:34Un plein par semaine fois le nombre de véhicules.
00:36Donc, il y a des chantiers.
00:38Par exemple, moi, je suis à Saint-Dié.
00:39Je suis entre Nancy et Strasbourg.
00:40Là, j'ai un chantier à Nancy.
00:42Envoyer les équipes à Nancy, ça fait un peu mal.
00:46Et le problème, le bâtiment,
00:48ça fait des années et des années et des années
00:51qu'on renie sur nos marges
00:53parce qu'on prend des augmentations.
00:55Alors, on a eu les traditionnelles augmentations de fin d'année
00:57puis celles de début d'année, là.
01:00Là, maintenant, on a ça.
01:02Franchement, les marges, je ne sais plus comment on va faire.
01:06On ne nous aide jamais.
01:07Alors, si on nous pond un truc à 3,8 %,
01:09je me fais déjà avoir avec l'augmentation du carburant.
01:12Maintenant, il faut que je fasse un prêt à l'État avec des intérêts.
01:14Enfin, franchement...
01:15C'est comme ça que l'État cherche à vous aider ?
01:17C'est-à-dire à vous apporter de la trésorerie,
01:20mais sous forme de prêts ?
01:21Mais l'État n'arrive jamais à aider les entreprises.
01:24Enfin, je veux dire, le bâtiment,
01:25ça fait des années,
01:26depuis les Abedborn à la sortie de Covid,
01:27quand on se fait insulter de feignants
01:28parce qu'on ne veut pas reprendre les chantiers,
01:31ça fait des années qu'on nous marche dessus,
01:32qu'on nous crache dessus.
01:33Mais si on n'est pas là,
01:34vous n'avez pas de chauffage,
01:35vous n'avez pas d'extricité,
01:36vous n'avez pas d'eau,
01:37vous n'avez pas de route.
01:38Et je vais citer la CAPEB,
01:39la Fédération Française du bâtiment,
01:42nos syndicats,
01:43les mecs,
01:43ils ne foutent strictement rien.
01:45Ils mettent trois panneaux devant une préfecture.
01:47Quand on veut faire quelque chose
01:48d'un peu plus punch,
01:49il n'y a plus personne,
01:50tout le monde détale.
01:52Maintenant, en France,
01:53manifester, les gilets jaunes,
01:54tout casser, ça ne sert à rien.
01:55On a bien vu, ça pourrit le mouvement.
01:56En fait, ce qu'on emmerde,
01:57c'est les Français qui bougent tous les jours.
01:59Mais alors, qu'est-ce que vous voulez faire ?
02:01Moi, j'appelle les syndicats
02:02à prendre les responsabilités
02:03et à dire stop,
02:04on ne paye plus l'URSSAF,
02:05on ne paye plus l'IS,
02:06on ne paye plus les cotisations.
02:08Ça s'arrête, ça s'arrête.
02:10On aura beaucoup plus d'impact
02:11d'aller mettre 3 ans en chantier
02:12en travers de la 31.
02:13C'est jusqu'à un moment,
02:15en fait, le seul truc
02:15qu'ils vont sentir,
02:16nos hommes politiques,
02:17c'est que quand il n'y aura pas
02:18les sous pour payer leur salaire,
02:20bienvenue au club, les gars.
02:21Voilà, bienvenue au club.
02:22Donc maintenant,
02:23j'appelle vraiment
02:23tous mes confrères du bâtiment
02:25et du secteur,
02:26arrêtez de payer,
02:27arrêtez d'être la vache à l'aise de ce pays.
02:29On fait tourner ce pays,
02:30on embauche des salariés
02:31qu'on a augmenté,
02:32maintenant, un salaire moyen
02:33dans le bâtiment,
02:33en dessous de 2 000 euros net par mois.
02:35Et on n'a pas des masses,
02:36donc on a un secteur qui emploie,
02:38qui paye correctement les gens,
02:40mais à chaque fois,
02:41c'est toujours nous,
02:42on nous tape dessus,
02:42on ne nous respecte pas.
02:43Donc maintenant,
02:44j'appelle vraiment
02:44tous mes confrères et mes consoeurs,
02:46les fédérations françaises du bâtiment,
02:48à dire ça suffit.
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