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  • il y a 4 mois
L'incroyable volte-face de Yaël Braun-Pivet après le terrible meurtre de Quentin Deranque à Lyon : "Je regrette la minute de silence à l'Assemblée, parce que l’on a appris depuis que c’était un militant d’extrême droite avec des propos et une idéologie abjecte" a-t-elle déclaré dans une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin sur son compte YouTube et dévoilée ce midi.

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet,

Pour rappel, Quentin Deranque, 23 ans, est mort le 14 février dernier après avoir été passé à tabac par des antifascistes à Lyon (Rhône). La mort du jeune homme avait créé l’émoi en France mais cet hommage avait provoqué la colère de la gauche et l'extrême gauche, affirmant que le garçon était un "facho".

Les députés n’ont pas honoré l’idéologie. On savait qu’il était engagé mais on ne savait pas quels étaient les propos qu’il tenait au moment de la minute de silence», a rappelé la présidente de l’Assemblée nationale

«Et après que la minute de silence a été demandée par un député, elle a reçu l’assentiment de tous les présidents de groupe, y compris la France insoumise, les communistes, les socialistes…», a souligné Yaël Braun-Pivet.

«Tout le monde est debout parce qu’à ce moment-là nous avons un moment de recueillement pour un jeune qui, pour ses idées politiques a trouvé la mort.

Nous ne pouvons pas accepter la violence en politique, nous ne pouvons pas accepter qu’aujourd’hui dans notre pays des personnes trouvent la mort parce qu’elles portent des idées politiques. C’est ça que nous condamnons ce jour-là», a-t-elle poursuivi.

Sur ce sujet, Yaël Braun-Pivet a conclu que si l'idéologie portée par Quentin Deranque avait été connue dès le début, la minute de silence n'aurait pas eu lieu.

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Transcription
00:00Est-ce que vous avez regretté la minute de silence pour Quentin, ce militant d'extrême droite tué ?
00:05Oui, je la regrette. Parce qu'on a appris depuis que c'était un militant d'extrême droite avec des
00:11propos et une idéologie abjecte.
00:13Les Français, ils se disent, mais en fait, vous avez honoré cette idéologie.
00:17Les députés n'ont pas honoré l'idéologie.
00:19On savait qu'il était engagé, mais on ne savait pas quels étaient les propos qu'il tenait, etc.
00:24Au moment où on décide de la minute de silence, et puis après, la minute de silence, elle est demandée
00:28par un député
00:29et elle reçoit l'assentiment de tous les présidents de groupe, y compris la France Insoumise,
00:33y compris le groupe communiste, y compris le groupe socialiste, y compris le groupe Modem, Horizons, Les Républicains.
00:38Tout le monde est debout parce qu'à ce moment-là, nous avons ce temps de recueillement pour un jeune
00:43qui, pour ses idées politiques, a trouvé la mort.
00:46Nous ne pouvons pas accepter la violence en politique.
00:49Nous ne pouvons pas accepter qu'aujourd'hui, dans notre pays, des personnes trouvent la mort parce qu'elles portent
00:54des idées politiques.
00:55C'est ça que nous condamnons ce jour-là.
00:57Plus tard, on apprend quelle était l'idéologie que portait ce jeune homme.
01:00Je suis convaincue que l'appréciation qu'on aurait faite collectivement aurait été différente.
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