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«On a de plus en plus de quartiers qui ne sont plus contrôlés par l'État et où la police et les non-riverains ne peuvent même plus y accéder», déplore Jules Torres, journaliste, dans #100Frontieres, à propos du narcotrafic à Nanterre.

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Transcription
00:00Bien sûr, on savait évidemment qu'il y avait des territoires perdus de la République,
00:03comme on l'a appelé sobrement au début du XXe siècle.
00:07Le problème, c'est qu'on en a de plus en plus de ces quartiers
00:09qui sont en effet plus contrôlés par l'État, plus contrôlés par la France.
00:12Alors Emmanuel Macron, quand il dit ça, il est dans une sorte de prophétie autoréalisatrice
00:16pour se convaincre lui-même et pour convaincre l'appareil d'État
00:18que tout va bien, que finalement l'État fait son job, mais en réalité non.
00:23Il y a beaucoup, beaucoup de quartiers au sein de la France.
00:26C'est le cas à Nanterre, c'est le cas dans tout un tas de villes
00:28où la police ou même les non-riverains ne peuvent pas rentrer
00:31parce que les narcotrafiquants, parce que la racaille a décidé
00:35que c'était à eux de contrôler ça.
00:37C'est pour ça que la lutte contre le narcotrafic, elle doit être de tous les instants
00:40parce que ce n'est pas seulement une question de drogue,
00:43c'est une question de contrôle du territoire.
00:44Et comme vous avez des narcotrafiquants qui balèdent un revers de main
00:48les lois de la République pour faire primer la suprématie de la violence,
00:52on a ce genre d'image et évidemment que c'est extrêmement grave
00:54parce que c'est toujours les plus pauvres, les plus démunis qui sont victimes de ça.
01:00Les personnes qui habitent à la cité Pablo Picasso,
01:02ils n'ont certainement pas envie de tout cela
01:04et ils ne peuvent bien souvent soit pas témoigner,
01:06soit ils sont contraints dans leur déplacement, dans leur faits et gestes.
01:09À vendre.
01:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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