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  • il y a 2 jours
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver dans l'heure interne, l'actualité internationale décryptée ce soir par Xenia
00:07Fedorova qui est en liaison avec nous depuis Moscou.
00:11Bonsoir Xenia. Pour vous accompagner également, Arnaud Clarsfeld est avec nous. Arnaud, bonsoir.
00:16Alexandre Delval, professeur de géopolitique à l'IPAG, auteur du Nouvel Ordre Post-Occidental aux éditions L'Artilleur, nous accompagne.
00:24Bonsoir. Et Mériadek Raffray, bonsoir Mériadek, vous êtes journaliste spécialiste des questions de défense.
00:30Et justement, on va démarrer avec cette triste nouvelle puisque la nation française a perdu un troisième soldat dans la
00:38guerre au Moyen-Orient.
00:39Le caporal-chef Anisset Girardin, 31 ans, mort ce matin des suites de ses blessures.
00:46Rapatrié hier du Liban, il avait été pris dans une embuscade du Hezbollah.
00:50Le sergent-chef Lorient Montorio y avait trouvé la mort samedi dernier.
00:55Et malgré sa prise en charge rapide par les secours, le caporal-chef Girardin est décédé ce matin.
01:03Augustin Donadieu.
01:05Le caporal-chef Anisset Girardin est décédé ce matin des suites de ses blessures.
01:11Âgé de 31 ans, il faisait partie du 132e Régiment d'Infanterie Sinotechnique de Suip
01:17et était engagé depuis le 23 janvier dernier dans l'opération d'Aman au sein de la Finule au sud
01:22du Liban.
01:23Samedi dernier, il intervenait pour ouvrir un itinéraire piégé par un engin explosif improvisé
01:28lorsqu'il a été pris dans une embuscade avec son camarade Florian Montorio tué sur le coup.
01:34Lui était grièvement blessé tout comme deux autres soldats français.
01:38Violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance,
01:44il portait secours à son chef d'élément qui venait de tomber lorsqu'il était à son tour grièvement touché.
01:50Rapatrié hier du Liban, il a finalement succombé à ses blessures.
01:53Je m'incline avec un immense respect devant la mémoire de ce soldat né sur une terre rémoise si chère
01:59à mon cœur.
01:59Le chef d'état-major des armées indique qu'une fois son état de santé stabilisé, il avait été rapatrié
02:04en France hier.
02:06Mais malgré sa prise en charge à l'hôpital, ses blessures étaient trop importantes.
02:10Le président de la République lui rend hommage sur X.
02:13Il est mort pour la France.
02:14La nation qui rendra demain un hommage à l'adjudant Florian Montorio, mortellement touché au cours de la même embuscade,
02:21salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anissé Girardin et son sacrifice.
02:27Elle adresse également ses pensées les plus sincères et sa profonde compassion à sa famille, à ses proches ainsi qu
02:33'aux familles des autres blessés.
02:34Le caporal-chef Anissé Girardin agissait en qualité de chef d'équipe cynotechnique au sein de la finule.
02:40La force intérimaire des Nations Unies au Liban, qui compte 700 militaires français,
02:45a perdu en moins d'une semaine deux casques bleus engagés pour la paix.
02:50Et après Arnaud Frion, Florian Montorio, c'est donc le troisième militaire français mort dans cette guerre contre l'Iran.
02:58Alors, guerre défensive ou pas, Meryadek Raffray, premier renseignement, les Français eux aussi sont à portée de balle finalement.
03:05Si vous voulez, si vous êtes encore une grande puissance, ou en tout cas vous comptez encore un peu sur
03:09la scène internationale,
03:10vous avez deux marqueurs de cette puissance, même si elle est déclinante.
03:15C'est d'une part la capacité à compter en investissement, en argent, et de l'autre côté, c'est
03:20la puissance militaire.
03:21La France est encore une grande puissance militaire.
03:23C'est d'ailleurs la première puissance militaire européenne.
03:26On le voit aujourd'hui avec les positions françaises que les gens ne connaissent pas forcément bien au Moyen-Orient,
03:32du côté du Golfe Persique, avec nos bases prépositionnées à Abu Dhabi.
03:37On peut parler aussi de Djibouti, qui est une base prépositionnée et dans un endroit stratégique.
03:41Et puis, cette opération historique et qui continue au Liban,
03:45on a découvert là effectivement que les Français ont 700, 600, 700 hommes dans une force de réserve à la
03:51main du chef d'état-major de la Finule.
03:53Et effectivement, ces hommes sont aujourd'hui exposés.
03:56Moi, je trouve que la position aujourd'hui tenue par la France, pour la résumer, est une position de crête
04:04stratégique,
04:05qu'elle se légitime et elle se défend.
04:07C'est-à-dire que la France répond aux accords de défense et de coopération qu'elle a passés, en
04:12particulier avec le Liban.
04:13Il y a un accord de coopération avec les monarchies du Golfe à Abu Dhabi, par exemple.
04:19Il y a un accord de coopération.
04:20Quand ces États-là ont une problématique de défense, la France répond présente.
04:26Ce n'est pas le cas de tout le monde.
04:28Juste un dernier mot.
04:29Regardez aujourd'hui, si la Grande-Bretagne est en capacité de répondre aux crises dans lesquelles la France est présente
04:39aujourd'hui,
04:39la réponse est non.
04:40La flotte britannique n'a même pas été capable d'apporter ces bâtiments en Méditerranée.
04:47Donc, on ne peut pas à la fois dire, soit la France n'est pas une grande puissance,
04:52et à ce moment-là, effectivement, il faut qu'elle rapatrie tous ses militaires,
04:55et elle ne signera pas d'accord de défense avec des contreparties.
04:58Soit elle est une grande puissance, et alors, effectivement, il y a un prix à payer pour rester,
05:04pour demeurer aux avant-postes et essayer de compter dans la résolution des crises,
05:08qui sont de plus en plus, évidemment, dangereuses aujourd'hui.
05:11Vous parlez d'une crête stratégique pour la France, mais effectivement, cette crête stratégique,
05:15elle suscite des interrogations, Arnaud Klarsfeld, puisqu'on l'a vu très clairement,
05:20militairement, la France a été visée par le Hezbollah, nous avons perdu deux soldats,
05:24et en même temps, nos dirigeants, Emmanuel Macron en tête, ne désignent pas clairement le Hezbollah
05:29comme un ennemi de la France, puisque Emmanuel Macron, notamment dans son tweet,
05:34parle, lui, d'un combattant du Hezbollah, et non pas d'un terroriste du Hezbollah.
05:38Certains le déplorent. Est-ce que c'est votre cas, Arnaud Klarsfeld ?
05:40Il a quand même désigné le Hezbollah. Dans cette affaire, dans cette tragique affaire,
05:46il y a deux points de vue qui se défendent. D'un côté, le président de la République dit
05:52« pour être libre, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant ».
05:57Donc, avec une telle devise, on attend des réactions à l'assassinat de deux Français par des terroristes du Hezbollah
06:09qui savaient très bien qu'ils visaient des Français. Je ne sais pas s'ils l'ont fait pour viser
06:15des Français,
06:16mais en tous les cas, c'est fort possible, puisqu'on savait que c'était des Français qui étaient dans
06:21le coin.
06:23Quand on mène une embuscade, on voit très bien avant de tirer que les soldats ont un écusson avec le
06:31drapeau français.
06:32Tout le monde sait ce qu'est le drapeau français au Liban et au Moyen-Orient en général.
06:37Donc, ils l'ont fait en tous les cas, sachant qu'ils tuaient, qu'ils assassinaient des Français.
06:43Maintenant, on peut avoir un point de vue politique plus prudent.
06:47C'est vrai que si la France répond par des opérations militaires face au Hezbollah,
06:53par des opérations comme a mené François Hollande contre des terroristes en 2015 ou 2016, je ne me souviens plus,
07:02eh bien, il y aura sans doute des répercussions sur le sol français,
07:05puisque le Hezbollah peut mener des opérations terroristes.
07:10Donc, ça dépend du point de vue que l'on adopte.
07:14Mais ne pas mener, disons, une opération de riposte,
07:18ne pas rendre la monnaie de sa pièce au Hezbollah
07:21et espérer que le Liban diligente une enquête contre le Hezbollah,
07:26ce qui est fort improbable.
07:28L'enquête sera diligentée, évidemment, mais il n'y aura pas de résultat concret.
07:33Ça va à l'encontre de la devise du président de la République.
07:36Pour être libre, il faut être craint.
07:37Pour être craint, il faut être puissant.
07:39Et du coup, Alexandre Delval, pourquoi la France ne ose pas le ton avec le Hezbollah ?
07:44Nous avons deux morts aujourd'hui, visées par le Hezbollah.
07:47Peut-être qu'il y a encore deux blessés, donc espérons qu'eux s'en sortent.
07:51Pourquoi la France n'ose pas le ton ?
07:54Et finalement, eh bien, compte sur le Liban pour régler le problème du Hezbollah.
07:58Elle n'ose pas le ton parce que ce n'est pas la France qui a été visée, à mon
08:01avis, c'est la Finule.
08:03La Finule a vu ses missions.
08:04Vous savez que la Finule est née en 1978, avant même l'existence du Hezbollah.
08:10Le général Salvan, que j'ai bien connu, qui était un de ses commandants, a reçu 13 balles.
08:15Il a failli mourir, une embuscade par des Palestiniens.
08:18Ensuite, ça a été beaucoup plus par rapport au Hezbollah.
08:20Et en 2006, la Finule a été renforcée pour faire en sorte que le sud du Liban n'ait que
08:26des présences militaires qui soient l'armée libanaise et la Finule.
08:30Donc concrètement, ça veut dire quoi ?
08:31Depuis 2006, et encore renforcée depuis le dernier cessez-le-feu, la mission de la Finule, c'est accompagner l
08:36'armée libanaise pour que le Hezbollah soit désarmé dans le sud.
08:39Donc, ce n'est pas la France qui est visée, c'est la Finule elle-même qui est un empêcheur
08:44français au Liban depuis 1978.
08:47Et peut-être pour clore ce dossier libanais, pour quel résultat ?
08:51Un résultat absolument nul, puisque malheureusement, la Finule, c'est quoi ?
08:54Moi, j'ai connu beaucoup de gens qui étaient dans la Finule.
08:56En gros, je caricature, malgré tout le respect que j'ai pour les morts et je pense à eux, et
09:01les blessés.
09:01Mais la Finule peut prendre des balles, elle ne peut pas les rendre.
09:06Elle peut agir en état de légitime défense.
09:09Ce qu'elle a jamais pu faire concrètement, et la Finule ne vaura jamais entrer en guerre contre le Hezbollah.
09:14La Finule doit participer au désarmement du Hezbollah, mais elle ne peut pas le faire.
09:18Ce n'est même pas dans sa mission.
09:19Elle doit assister l'armée pour reprendre le contrôle du sud, ce qu'elle ne peut absolument pas faire.
09:27Et même l'armée, pour conclure, même l'armée libanaise ne peut pas le faire.
09:30Même le chef de l'état libanais n'existerait pas si le Hezbollah n'avait pas accepté qu'il soit
09:35président.
09:36On oublie de le dire.
09:37Joseph Aoun, quand il dit qu'il faudrait qu'on désarmer le Hezbollah, il pense le contraire.
09:42Donc, dans tous ces éléments posés, la situation du Liban est insolvable.
09:45Elle est insolvable.
09:47S'il n'y a pas des forces extrêmement importantes, style une coalition de 30 pays qui mettent le paquet
09:52avec 100 000 hommes,
09:53mais on en est très très loin, la Finule ne sert à rien d'autre que de recevoir des balles,
09:57malheureusement,
09:58et à empêcher les Israéliens parfois d'attaquer le Hezbollah, ou vice-versa.
10:01C'est une force qui prend des deux côtés.
10:03Il y a un proverbe sicilien qui dit, vous êtes entre deux qui se battent, vous prenez des deux côtés.
10:07– Cette mission de la Finule qui a un an pour se retirer, le mandat de la Finule a été
10:13prolongé jusqu'à fin juin 2026,
10:15et puis ensuite ce sera terminé.
10:16– Le mandat de la Finule prend fin le 31 décembre.
10:20– 31 décembre.
10:21– Voilà, le 31 décembre, et en fait, c'est pour ça qu'en fait, cette Finule, elle est morte
10:24et enterrée,
10:25depuis longtemps, comme l'a dit mon voisin justement.
10:27Là, la question est de savoir aujourd'hui, et c'est ce que d'ailleurs a esquissé Emmanuel Macron hier
10:32avec le Premier ministre Nawaz Salam à l'Elysée,
10:35c'est qu'est-ce qu'on va faire après la Finule ?
10:38Et la France a dit qu'elle était prête à étudier une force qui prendrait la suite de la Finule.
10:44– Et toutes nos pensées, bien évidemment, vont au…
10:48– Oui, et non, le chef, Panisset, Girardin, éternel respect à lui, on verra bien effectivement dans les discussions,
10:54si l'aide de la France, eh bien, elle l'intégrera, le désarmement du Hezbollah.
10:59Pour le moment, ça n'a pas été dit.
11:00– Si, si, c'est ce qu'a dit le Président Macron, il a dit, les deux missions, c'est
11:05désarmer le Hezbollah,
11:06aider l'armée à le faire.
11:07– Aider par une coalition internationale.
11:09– Voilà, d'une part, et ensuite accélérer le retrait d'Israël.
11:12– Attardons-nous à présent à décrypter une situation confuse ces dernières heures
11:17entre les États-Unis et la République islamique d'Iran,
11:19après ce retournement de situation dans la guerre au Moyen-Orient.
11:23Hier, le Président américain Donald Trump a annoncé la prolongation du cessez-le-feu avec Téhéran.
11:28Alors, sans fixer de date, aucune négociation n'est prévue pour le moment.
11:32Et le détroit d'Hormuz, eh bien, il est toujours au centre du conflit.
11:35On va détailler tout cela.
11:37On va prendre la direction de Moscou, retrouver Xenia Fedorova.
11:40Xenia, dimanche dernier, nous étions ensemble
11:43et nous décryptions les prises de parole de Donald Trump.
11:46Il l'assurait, il allait arrêter d'être gentil.
11:48Mais hier, il choisit de prolonger le cessez-le-feu.
11:51Que pense-t-on de ces revirements du côté de Moscou ?
11:57Vous savez, quand je regarde les médias russes, par exemple,
12:00et je parle avec un journaliste russe,
12:03c'est vrai que personne ne peut vraiment comprendre la vraie position de Donald Trump aujourd'hui.
12:07On sait très bien, on voit que Donald Trump cherche une sortie,
12:12parce que s'il voulait vraiment aller vers le schéma militaire,
12:17je pense que tous ces pas pour laisser cessez-le-feu,
12:21les négociations n'étaient pas nécessaires.
12:23Donc, ce qu'il fait aujourd'hui, et tout le monde est d'accord,
12:27que sa façon de mettre la pression, ça fait partie des négociations.
12:32Aujourd'hui, Donald Trump, je pense qu'il a très bien compris
12:35que les objectifs que les États-Unis ont annoncés au début de cette campagne militaire,
12:41c'est-à-dire des changements de régime iranien, ça, ça n'a pas été à temps.
12:47Le fait qu'il faut arrêter le programme nucléaire,
12:51on sait très bien qu'il y a un uranium enrichi toujours en Iran,
12:55et les Iraniens ne sont pas prêts encore d'accepter ce deal de tout.
13:00Après, les blocages du 2-3-11, ce qui est évident,
13:03perturbaient l'économie mondiale,
13:04et donc la pression et le prix du pétrole
13:07qui ont influencé un peu partout dans le monde,
13:10et dans les États-Unis inclus,
13:12ça pose un autre problème,
13:13parce que peut-être pour les producteurs du pétrole,
13:16c'est une bonne chose, producteurs du pétrole américains,
13:18mais pour les Américains et pour Donald Trump,
13:21justement, mais avant les mid-terms,
13:24sa popularité commençait à baisser.
13:26Donc je pense qu'aujourd'hui, Donald Trump,
13:28et je l'ai dit déjà,
13:29il cherche une façon de sortie de cette situation,
13:34mais il en joue encore les cartes qu'il a en main,
13:36les cartes sur les contrôles du droit d'armouze,
13:40aussi le contrôle de Détroit en mer rouge.
13:45Tout ça, ça joue pour l'Iran aujourd'hui.
13:50Après, Lavrov, le ministère des Affaires étrangères russe,
13:53dit toujours qu'il faut reprendre les schémas diplomatiques.
13:56Et ce qui est intéressant,
13:57Lavrov aussi a fait un certain parallèle
13:59par la façon comment les États-Unis
14:03mènent les négociations.
14:05Il a rappelé que l'Iran a été dans les négociations
14:08avec les États-Unis,
14:10c'est deux fois récemment,
14:12et après chaque fois,
14:13même quand les résultats étaient plutôt positifs,
14:16c'était annoncé être positif des deux côtés,
14:19les États-Unis sont frappés à l'Iran.
14:21Donc ces négociations,
14:22qui sont très fragiles à ce moment,
14:24dans une ambiance assez...
14:26qui manque la confiance,
14:28ministre Lavrov a dit
14:30que c'est quelque chose
14:31que les États-Unis pensent souvent.
14:32Il a rappelé aussi
14:35que c'est arrivé en Russie
14:37sur certaines questions sur l'Ukraine à l'époque.
14:41Il a parlé aussi des d'accords de Minsk
14:42et finalement,
14:43avec le soutien d'Américains,
14:45mais plutôt par les Européens,
14:46il a été utilisé pour gagner les temps
14:47pour armer l'armée ukrainienne.
14:50Donc pour revenir à ce sujet,
14:51je pense que tout le monde comprend
14:53et sont d'accord
14:54que dans la chambre,
14:55ils cherchent une sortie aujourd'hui,
14:56parce que pour lui,
14:58mener les États-Unis
14:59dans une longue guerre,
15:01une longue opération militaire,
15:02c'est quelque chose
15:03qui n'est pas très bien
15:04pour son image et sa popularité.
15:06On va continuer d'essayer de comprendre,
15:08d'analyser cette situation confuse.
15:11Je le disais d'un côté,
15:11un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump,
15:14de l'autre,
15:14des navires visés par des tirs iraniens.
15:17Les précisions,
15:18elles sont signées Nicolas Roger
15:19et on continue d'en parler ensuite.
15:22Les États-Unis vont-ils faire craquer
15:24le régime iranien ?
15:25Après un nouveau revirement,
15:27Donald Trump a prolongé
15:28pour une durée indéterminée
15:30le cessez-le-feu avec l'Iran
15:31à la demande des médiateurs pakistanais.
15:33En maintenant son blocus
15:35sur les ports iraniens
15:36dans le détroit d'Hormuz,
15:38le président américain
15:39espère pousser les Iraniens
15:40à la négociation.
15:42« L'Iran s'effondre financièrement.
15:44Ils veulent l'ouverture immédiate
15:46du détroit d'Hormuz.
15:47Ils veulent du cash.
15:48Ils perdent 500 millions de dollars par jour.
15:51L'armée et la police se plaignent
15:52de ne pas être payés.
15:54SOS. »
15:55Pour le moment,
15:56Téhéran refuse d'envoyer une délégation
15:58pour négocier la paix
15:59à Islamabad au Pakistan.
16:01L'ambassadeur iranien à l'ONU
16:02exige la fin du blocus américain
16:05sur les ports iraniens.
16:06« Dès qu'ils lèveront le blocus,
16:07le prochain cycle de négociations
16:09se tiendra à Islamabad.
16:11S'ils recherchent une solution politique,
16:13nous sommes prêts.
16:13S'ils recherchent la guerre,
16:15l'Iran y est également prêt. »
16:17Ce matin, un porte-conteneur
16:19a été touché par des tirs iraniens
16:20au large d'Omane.
16:22Une agence de sécurité maritime britannique
16:24précise que l'équipage est sain et sauf.
16:27De leur côté,
16:28les gardiens de la révolution islamique
16:30indiquent avoir intercepté
16:31deux navires tentant de franchir
16:33le détroit d'Hormuz
16:33avant de les rediriger
16:35vers les eaux territoriales iraniennes.
16:39Alexandre Delval,
16:40pourquoi, selon vous,
16:41Donald Trump a choisi
16:41de prolonger ce cessez-le-feu ?
16:43Parce qu'il n'avait pas le choix.
16:45Si Donald Trump voulait vraiment
16:47faire plier l'adversaire,
16:48on connaît la solution.
16:50C'est comme pour faire gagner
16:51les Ukrainiens.
16:51Il faut envoyer beaucoup d'hommes,
16:54en perdre énormément,
16:55risquer une crise économique mondiale
16:57sur six mois.
16:58Goldman Sachs a fait des études.
17:00On aurait un pétrole.
17:01Il faut assumer un pétrole
17:03à 250 dollars et plein de morts.
17:04Et là, on peut faire totalement
17:06plier ce régime qui ne sera plus jamais
17:08nuisible.
17:09Mais dans la mesure où,
17:10comme pour l'Ukraine,
17:10on n'est pas capable d'aller
17:11jusqu'à un sacrifice
17:13avec beaucoup de morts,
17:14un envoi de troupes au sol massif,
17:16voir des choses extrêmement massives,
17:18Trump a même envisagé
17:20une bombe nucléaire.
17:21Apparemment,
17:23on a refusé de lui donner les codes.
17:24Et il y a eu carrément une rébellion
17:26au sein de sa direction militaire
17:29pour essayer de l'écarter
17:31même de plusieurs réunions.
17:32Donc voilà,
17:33il faudrait quelque chose
17:34d'extrêmement massif.
17:34Et comme on n'est pas prêt
17:35à aller au massif,
17:37eh bien, on est coincé.
17:38Et donc, il faut négocier.
17:40Et là, il a mis un moratoire
17:41et chacun essaie de...
17:43En fait, on est dans la fureur
17:44de vivre avec James Dean.
17:45C'est le premier qui braque
17:46qui a perdu.
17:47Mais regardez cette carte
17:48dans le détroit d'Hormuz
17:49puisque d'un côté,
17:50on a cette annonce
17:50d'un cessez-le-feu
17:51et puis de l'autre,
17:52vous avez ces portes-conteneurs
17:53attaquées par les gardiens
17:54de la révolution
17:55près du détroit d'Hormuz.
17:58C'est ce qu'a annoncé
17:59l'agence maritime britannique.
18:01Finalement,
18:02c'est le blocus naval américain
18:03qui est au cœur
18:04de cette situation confuse.
18:05Et ce qu'on comprend,
18:07Arnaud Klarsfeld,
18:07c'est qu'au fond,
18:08eh bien,
18:09la République islamique d'Iran
18:10ne joue pas le jeu
18:11du cessez-le-feu.
18:12Ce sont des actes de guerre,
18:13finalement.
18:14Eux continuent en disant
18:15tant que le blocus restera,
18:18eh bien,
18:18on n'acceptera pas
18:19le cessez-le-feu
18:19et les négociations.
18:21Moi, c'est à qui
18:21cèdera le premier.
18:23Mais je tiens quand même
18:24à revenir sur ce que
18:25Alexandre a dit.
18:26Je ne crois pas
18:27que Trump ait eu l'intention
18:28d'envoyer la bombe atomique
18:29sur l'Iran.
18:31Sur l'administration.
18:32Sur qui l'envoyer ?
18:34Où l'envoyer ?
18:36Qui ont été sourcés ?
18:37Qui ont été sourcés
18:38par quelqu'un
18:38de l'administration.
18:39Quelqu'un de l'administration.
18:41Bon,
18:41ce n'est pas sorti
18:42sur un média sérieux.
18:43C'est la première chose.
18:45C'est la première chose.
18:46Toute la presse américaine
18:47en parle.
18:47Non,
18:48je n'ai pas vu dans le New York Times
18:50que je l'ai chaque jour.
18:51Et ça,
18:51c'est la première chose.
18:52Et la deuxième chose,
18:53je ne crois pas
18:54que Trump puisse être,
18:56il n'est pas encore
18:57sous curatelle,
18:59je ne crois pas
18:59qu'il puisse être sorti
19:00par ses conseillers
19:01de réunion.
19:02C'est quand même lui...
19:03Il a été interdit
19:04de faire réunion.
19:05Alors ça,
19:06nous n'avons pas
19:06Alexandre Delval.
19:08C'est quand même lui
19:09qui prend les décisions.
19:11C'est quand même lui...
19:13Il a été écarté
19:13d'une réunion extrêmement...
19:14C'est quand même lui
19:15qui prend les décisions.
19:17Ça,
19:17c'est la deuxième chose.
19:19Maintenant,
19:20sur la situation,
19:21il est évident
19:21que Trump préférait
19:22un accord.
19:23C'est évident
19:24qu'il préférait un accord
19:25et que l'Iran
19:26devienne une forme
19:27de dictature militaire.
19:30Il considérait
19:31que ce serait
19:32un changement de régime
19:33par rapport
19:34à une dictature
19:36théocratique.
19:37Ça,
19:37c'est la troisième chose.
19:39Mais il ne peut pas repartir
19:41avec le même accord
19:42qu'avait Biden.
19:43ce n'est pas possible.
19:45Donc,
19:45il a besoin
19:47du détroit ouvert
19:49pour tout le temps
19:51sans péage.
19:52Il a besoin
19:53d'un engagement
19:54à ne pas vouloir
19:57acquérir la bombe atomique.
19:58Et il a besoin
19:59des 450 kilos.
20:00Je ne connais pas
20:01grand-chose
20:02à l'uranium
20:03où je ne veux pas
20:04faire semblant
20:04de connaître quelque chose
20:05après avoir regardé
20:06sur l'intelligence artificielle.
20:08Mais en tous les cas,
20:09il a besoin
20:10de tout cela.
20:11Et les Iraniens
20:12ont 9 tonnes.
20:13Et il n'y a pas besoin
20:14de 5 ans
20:15de négociation
20:16ou 3 mois
20:17de négociation
20:19pour obtenir cela.
20:20Maintenant,
20:21j'entends beaucoup
20:21quand même
20:22dans les médias
20:23dire que Trump
20:24est un imbécile,
20:25que les USA
20:26ont déjà perdu la guerre,
20:28qu'il est arriéré,
20:31que ceci et cela,
20:33ça ne correspond pas
20:33du tout à...
20:34En tout cas,
20:34la guerre devait durer
20:35très peu de temps.
20:36Elle s'enlise.
20:37Et de toute façon,
20:38même s'il obtient
20:39450 kg,
20:40il y a 9 tonnes.
20:42Boer en parlait encore
20:43dans une mission
20:43à trois jours.
20:44Les Iraniens
20:45ont plein d'uranium
20:46enrichi
20:46et ils peuvent
20:47donner 450 kg.
20:48Ça dépend
20:50si l'uranium
20:52enrichi à 60%,
20:53il faut quelques semaines
20:54pour qu'il soit enrichi
20:55à 90%
20:55et qu'il puisse
20:57constituer
20:58une bombe atomique.
20:58On aura le temps
20:59d'en parler.
21:00L'uranium,
21:00ça c'est important,
21:01l'uranium à 20%,
21:03il faut des mois
21:04ou des années,
21:06je veux dire,
21:06pour qu'il soit enrichi
21:07à 60%.
21:08Xenia Fedorova
21:09qui nous écoute
21:09veut intervenir.
21:11Je voulais vous interroger
21:12sur cette question
21:13du blocus du port
21:14puisque c'est une stratégie
21:15pour les Américains
21:15pour asphyxier
21:16l'économie iranienne
21:17mais vous vouliez peut-être
21:18réagir à ce que vous venez
21:19d'entendre,
21:19Xenia Fedorova.
21:22Exactement, Olivier,
21:23je voulais réagir
21:24sur deux points.
21:25Le premier,
21:25ce qu'Alexandre
21:26Delval a dit
21:26sur les sources,
21:28c'était en fait
21:28l'ancien analyste
21:30de CIA
21:31qui annonçait
21:33que selon lui,
21:34il y a eu cet échange
21:35sur les codes nucléaires
21:37que Trump voulait avoir.
21:38C'est vrai
21:39que ce n'était pas
21:39relié par le média
21:41mainstream,
21:42mais c'était
21:43relié par
21:43cet ancien analyste.
21:45La deuxième chose
21:46sur l'uranium,
21:48en fait,
21:48il y a une possibilité
21:49de régler
21:50cette problématique
21:51et la Russie
21:52a déjà proposé
21:53de participer,
21:55c'est-à-dire que
21:56la Russie
21:57pouvait reprendre
21:58cet uranium
21:59déjà enrichi,
22:00l'amener à la Russie.
22:02Et en fait,
22:02c'est Donald Trump
22:03à ce moment,
22:04selon mes sources,
22:05qui n'a pas accepté
22:06cette idée.
22:08Mais dans les cas
22:09où s'il y a un deal
22:10entre les États-Unis
22:11où la Russie
22:12peut vraiment aider,
22:13c'est en fait
22:14s'occuper
22:15de cet uranium
22:16enrichi,
22:17enrichissé.
22:19Et dans ces cas,
22:20ce problème
22:21devient secondaire
22:22et pas première.
22:24Et sur les blocs
22:25bleus,
22:25vous m'avez demandé
22:26sur les blocs...
22:27C'est affiché
22:29par Donald Trump
22:29comme étant
22:30une stratégie
22:31vraiment pour
22:31asphyxier
22:32l'économie iranienne.
22:34Mais alors,
22:34est-ce que ça fonctionne ?
22:3527 bateaux chinois
22:36ont passé
22:37ces deux derniers jours.
22:38Et là, par contre,
22:39moi je parle encore
22:40à un trader tout à l'heure,
22:41c'est absolument certain.
22:43Les Américains
22:44laissent passer
22:44du pétrole
22:45qui alimente
22:46la Chine.
22:46Alors c'est du pétrole
22:47sous le pétrole.
22:47Mais ça, on va y revenir
22:48sur la Chine.
22:49Le blocus américain
22:50est violé
22:51au profit de la Chine.
22:52Donc l'Iran
22:53vend à son principal
22:54acheteur
22:54qui est la Chine.
22:55Il a engrangé
22:57de l'argent.
22:57Alors moi,
22:58ce que je trouve
22:58intéressant sur le blocus,
22:59on voit en fait
23:00quel est le bilan
23:01de la campagne
23:01de phrases aériennes
23:03depuis le 28 février.
23:04c'est que si cette campagne
23:07avait une véritable efficacité
23:09sur les infrastructures
23:10visibles,
23:11identifiées,
23:12officielles,
23:13à la fois militaires
23:15et civiles,
23:16le but recherché,
23:17en fait,
23:18c'est retourner
23:18contre les Américains
23:19puisque les Iraniens
23:22ont,
23:22dans une guerre
23:23asymétrique,
23:25fermé le détroit.
23:26Et on voit aujourd'hui
23:26que les Américains
23:27ne peuvent pas
23:28obliger,
23:29par la force,
23:31les Iraniens
23:32à ouvrir ce détroit.
23:33C'est ça le problème,
23:34c'est ça le sujet.
23:35Et en quelque sorte,
23:37et on voit bien
23:38que Donald Trump
23:38est en riposte
23:40dans cette guerre asymétrique
23:42et que la question
23:43aujourd'hui
23:43qui se pose
23:44dans les négociations,
23:45c'est que les Iraniens,
23:46finalement,
23:46même sur le nucléaire,
23:47je pense,
23:49on sent qu'ils pourraient
23:50faire des concessions.
23:52La seule concession
23:52qu'ils ne veulent pas faire,
23:54c'est sur le droit
23:55à l'enrichissement.
23:57Ils viennent de libérer
23:58d'ailleurs,
23:59Arnaud Hamoué,
23:59on ira voir
23:59Xavier Dorema
24:00qui voulait réagir.
24:01Ils viennent de libérer
24:02les huit femmes
24:02dont Trump avait demandé
24:03la libération.
24:05Qui n'étaient sans doute
24:06pas condamnés à mort.
24:07Juste pour terminer
24:07le raisonnement.
24:08Ils ont fait un geste.
24:09La question aujourd'hui,
24:10à mon avis,
24:10pour les Iraniens,
24:11c'est qu'ils n'ont pas confiance
24:12en quelque sorte
24:13dans les Américains
24:14et qu'ils cherchent
24:15à obtenir des garanties
24:18sur le fait
24:19que les Américains
24:19vont aller au bout
24:20de la négociation
24:21d'une part,
24:21donc ça répond
24:22à ce qui a été dit
24:23tout à l'heure,
24:24et d'autre part,
24:25des garanties
24:25sur la durée
24:26de cet accord.
24:28Et c'est là,
24:28à mon avis,
24:29où ils sont très prudents.
24:30C'est la raison
24:31pour laquelle
24:31la négociation
24:32au Pakistan de mardi
24:33n'a pas eu lieu.
24:35Et J.D. Evans
24:36n'est pas allé au Pakistan.
24:38Et actuellement,
24:38ce qui se négocie,
24:39c'est à mon avis
24:40des garanties
24:41données par Washington
24:42au fait
24:43qu'effectivement,
24:45les donnants-donnants
24:46seront respectés.
24:47On est à mon avis
24:48dans cette phase.
24:49Parce qu'effectivement,
24:50l'Iran ne veut pas capituler.
24:52C'est cela aussi.
24:52Mais il faut
24:53qu'il soit un accord.
24:54Xenia Fedorova,
24:54vous vouliez réagir ?
24:58Oui, en fait,
24:59j'étais en train
24:59de réagir.
25:00Et après,
25:01je pense qu'on a commencé
25:03à toucher à un autre sujet.
25:04Mais juste pour revenir
25:04sur le sujet des détroits,
25:08je pense que quelqu'un
25:09sur les plateaux a dit
25:10que c'est très vrai
25:10que les pétrolières chinois
25:12continuent de passer.
25:14Et en fait,
25:15c'est comme ça aussi.
25:16Iran est en train
25:17de vendre son pétrole
25:19à la Chine.
25:20Et si je ne me trompe pas,
25:22ils le vendent
25:23pour la monnaie chinoise,
25:25ce qui est très gênant
25:26pour Donald Trump aussi.
25:27Et c'est une des raisons
25:28pourquoi, en fait,
25:29je pense que Donald Trump
25:30s'est engagé.
25:33Et pas seulement parce que...
25:34Et la première raison,
25:35c'était bien sûr Israël
25:37et Benjamin Netanyah
25:38qui ont demandé
25:39à Donald Trump
25:40de participer.
25:42Mais la deuxième raison
25:43qui n'est pas...
25:45qui est importante aussi,
25:47c'est la Chine.
25:48Et la Chine
25:48qui fait des échanges
25:50d'achats
25:52des pétroles à Iran
25:54et Iran...
25:56Et ça ne se fait pas
25:57en dollars,
25:57mais en yuan.
25:58Et c'est quelque chose
25:59qui est très gênant
26:00pour Donald Trump,
26:01pour les États-Unis,
26:02parce que l'idée
26:02des pétro-dollars,
26:03c'est ça ce qui est
26:05très importante
26:05pour les États-Unis
26:07aujourd'hui.
26:07Il n'y a qu'un pays
26:08qui décide
26:09de faire ses ventes
26:10et achats
26:11dans une monnaie différente,
26:13pas de dollars.
26:14Ça pose
26:15une certaine menace,
26:16en fait,
26:17pour dollars.
26:17Je pense que
26:18la Chine,
26:19éventuellement,
26:19c'est ça la cible
26:20de Donald Trump.
26:21Mais aujourd'hui,
26:21je suis complètement d'accord
26:22et je cherche
26:23une sortie
26:24de ce conflit.
26:26Et c'est pour ça,
26:27c'est l'effort
26:28est prolongé
26:28et c'est pour ça
26:29qu'elle va continuer
26:30de chercher
26:31une d'accord
26:33avec Iran.
26:34Et en Iran,
26:35c'est clair
26:35qu'elle voit ça
26:36plutôt comme une victoire
26:38et pas du tout
26:39comme une faiblesse.
26:40Aujourd'hui,
26:41si on regarde
26:42ce qui se passe
26:42à l'intérieur,
26:43les gens sont plutôt
26:44contentes
26:45avec la façon
26:46comment ça dérouille.
26:48Comment,
26:48aujourd'hui,
26:50les dirigeants iraniens
26:52arrivent finalement
26:53à trouver
26:54une posture commune
26:55puisque ce n'est pas le cas.
26:56En tout cas,
26:57c'est ce que semble dire
27:00Donald Trump.
27:01On va voir
27:01le message
27:02qu'il a publié
27:03sur son réseau social.
27:05Des dirigeants,
27:06finalement,
27:06divisés plus que jamais.
27:07Voilà ce que nous dit
27:08Donald Trump.
27:09C'est le cas aujourd'hui ?
27:10C'est ça le problème
27:11aujourd'hui
27:11des gardiens de la Révolution ?
27:12Oui,
27:12parce qu'on n'a pas un chef.
27:14Déjà,
27:14le régime est en train
27:15de se démolaiser.
27:16On ne devrait plus dire
27:17le régime démolais,
27:18c'est le régime
27:19des passe-d'Aran
27:19et surtout le clan Habib
27:21qui sont une quinzaine
27:23de personnes
27:23qui sont des anciens
27:24de la guerre Iran-Irak
27:25et des durs.
27:26À la fois pragmatiques
27:27et durs.
27:28Et ces 15,
27:28c'est un directoire.
27:30Il y a un primus inter pares
27:31qui est Ralibaf,
27:32qui a dit
27:33qu'on n'avait plus confiance,
27:34mais c'est un directoire
27:35avec des tendances différentes.
27:37Et il y a aussi
27:38ceux qui ne sont pas
27:39des passe-d'Aran
27:39ou qui ne sont pas liés
27:40structurellement
27:41aux passe-d'Aran
27:42aujourd'hui,
27:42qui sont des diplomates
27:44comme Arakshi
27:44ou qui sont
27:45le président Pézezchkian.
27:47Et ceux-là,
27:47ils peuvent dire
27:47quelque chose,
27:48mais les passe-d'Aran
27:49immédiatement vont démentir.
27:50C'est ce qui s'est passé
27:51l'autre jour
27:51pour les négociations.
27:53Des pas ont été faits
27:54par les diplomates
27:54et le président.
27:55Mais le président iranien
27:56n'a aucun pouvoir.
27:57C'est une porte-parole
27:57en France.
27:59Et immédiatement,
28:00le chef,
28:01un autre dont j'ai oublié
28:02le nom,
28:03en dehors du directoire
28:04des 15,
28:05a dit
28:06ce qu'il a dit
28:07est nul
28:07et non avenu
28:08et nous ne sommes pas d'accord
28:09pour céder sur ce point.
28:10Donc c'est ça
28:11qui est très compliqué
28:12aujourd'hui.
28:12Avec qui on parle
28:13et qui croire ?
28:14Et est-ce que ce n'est pas
28:15un atout finalement
28:16pour Donald Trump,
28:16Maria Dekra ?
28:17En fait,
28:18c'est un peu le même sujet
28:19qu'aux Etats-Unis.
28:20C'est-à-dire,
28:20on parlait tout à l'heure
28:21de Donald Trump
28:22et la bombe atomique.
28:23Qu'est-ce qui s'est vraiment passé
28:25dans l'entourage
28:26de Donald Trump ?
28:27Eh bien,
28:27en Iran,
28:28en fait,
28:29traditionnellement,
28:30il y a toujours eu
28:30un collège de décideurs.
28:32Et ce que l'on voit aujourd'hui,
28:33c'est que malgré
28:34l'élimination
28:34d'une cinquantaine
28:35de grands dirigeants
28:37iraniens,
28:37le système lui-même
28:39s'est reconstitué,
28:40régénéré,
28:41en faisant monter en puissance,
28:42comme l'a dit tout à fait
28:43Alexandre,
28:44des militaires,
28:45des généraux,
28:46des hommes qui avaient fait
28:47la guerre Iran-Irak,
28:48qui ont...
28:49Je vous rappelle par exemple
28:50que pendant la guerre
28:51Iran-Irak,
28:52le fameux terminal pétrolier
28:54de l'île de Karg
28:55avait été bombardé.
28:57Il ne s'est rien passé.
28:58Les Iraniens n'ont rien
28:59cédé aux Irakiens,
29:00qui à l'époque d'ailleurs
29:02étaient armés et soutenus
29:03par la France
29:04et les Etats-Unis.
29:04Mais voilà aujourd'hui
29:06en fait il y a eu
29:07une évolution
29:07et aujourd'hui
29:08on se retrouve face
29:09à ces tyrans
29:12nouveaux finalement.
29:13Enfin c'était des gens
29:14qui étaient déjà là
29:14mais qui sont montés
29:15sur le devant de la scène
29:17et ces gens-là
29:18se constituent
29:19donc des diplomates
29:20entre guillemets
29:21ce qu'on voit
29:23dans les négociations
29:24et des faucons,
29:25des durs
29:26qui eux visiblement
29:27ne veulent rien lâcher.
29:29Et on voit
29:29que nous ne sommes
29:30vraiment pas prêts
29:32de négociations
29:33en tout cas pour la paix
29:33puisqu'il y a bien évidemment
29:34une guerre de communication
29:35comme dans toutes les guerres
29:37une guerre d'images
29:38et les dernières
29:39publiées par la République
29:40islamique d'Iran
29:41on le voit
29:42et bien nous donnent
29:43plutôt l'impression
29:44d'une reprise de la guerre
29:45plus que de perspectives
29:46de paix.
29:47vous allez voir ces images
29:48ces images donc
29:49prises à Téhéran
29:51et on va voir
29:53donc des missiles
29:54des missiles exposés
29:55autour d'une foule
29:56alors on va décrire
29:57ensemble ces images
29:58vous voyez
29:59une population iranienne
30:00qui regarde
30:01qui filme
30:02qui prend en photo
30:04des missiles iraniens
30:06vous le voyez
30:07donc qui sont exposés
30:08dans les rues de Téhéran
30:09c'est des images
30:10qui ont été diffusées hier
30:12très intéressants
30:13de voir cette communication
30:15Meridek Raffray
30:16de la République islamique d'Iran
30:17là on est vraiment
30:18dans la propagande
30:19et évidemment
30:19c'est une propagande
30:21qui s'adresse d'abord
30:22aux Iraniens
30:23mais juste
30:24moi je pense quand même
30:25que les deux parties
30:26aujourd'hui
30:27ont tout à fait intérêt
30:28à trouver un chemin
30:28de négociation
30:29pour des raisons différentes
30:32le conflit
30:33tel qu'il est aujourd'hui
30:33il pourrait
30:36tous les deux
30:37en sortir par le haut
30:38par des négociations
30:39et donc on a évidemment
30:40les rhodomontades
30:41de chaque côté d'ailleurs
30:42mais voyez que
30:43Donald Trump a cédé
30:44sur la trêve
30:46les Iraniens font
30:47cette démonstration de force
30:50mais ils veulent négocier
30:51à l'évidence
30:51démonstration de force
30:52avec beaucoup de monde
30:53dans la rue de Téhéran
30:54et bien côté américain aussi
30:56on montre les muscles
30:57puisque la communication américaine
30:59a publié les images
31:01que nous allons découvrir
31:02là aussi
31:03démonstration de force
31:04de côté américain
31:05avec l'aviation américaine
31:07donc mise en avant
31:09voilà ces clips
31:10on les connaît
31:10c'est aussi une guerre
31:11Alexandre Delval
31:12de communication
31:14entre l'Iran
31:15et Washington
31:15mais elles disent
31:16quelque chose
31:17ces images
31:18mais c'est aussi plus grave
31:18que ça
31:19c'est aussi une guerre mondiale
31:20en gestation
31:20parce que les Chinois
31:22arment de plus en plus
31:24indirectement
31:25les Iraniens
31:26et leur donnent
31:27les composants chimiques
31:28pour les nouveaux missiles
31:29parce que l'Iran
31:29a des missiles
31:30qu'on découvre
31:30de toujours plus
31:31longue portée
31:32et ils donnent aussi
31:33le combustible solide
31:34pour ces missiles
31:35ils donnent des systèmes
31:36radars
31:36des systèmes de brouillage
31:37des systèmes d'anti-brouillage
31:39de contre-brouillage
31:40et les Russes aussi
31:41fournissent tous les aliments
31:43dont l'Iran a besoin
31:44qu'elle ne peut plus importer
31:45par bateau
31:46parce qu'il y a le blocus américain
31:47pas la mer Caspienne
31:49tous les pays d'Asie centrale
31:50des BRICS
31:51et de l'OCS
31:51vous savez
31:51l'organisation conférence de Shanghai
31:53tous ces pays-là
31:54sont en train de contourner
31:55les sanctions
31:55donc l'Iran
31:56n'est pas étouffé
31:57comme on le croit
31:58je ne dis pas ça
31:59parce que je le souhaite
31:59attention je précise
32:00mais c'est parce que
32:01la géopolitique
32:02ce n'est pas ce qu'on souhaite
32:03ce n'est pas le
32:04super on est plus fort
32:05ils vont tomber
32:06la réalité c'est que l'Iran
32:07est beaucoup plus résilient
32:08mais beaucoup plus
32:09qu'on ne le croyait
32:10peut-être que l'Iran
32:11est beaucoup plus résilient
32:12et les Etats-Unis
32:13et Donald Trump
32:13pas si fou que cela
32:14aussi
32:15puisqu'il est monté
32:16du point de l'histoire
32:18parce que je m'attendais
32:20pas étouffé
32:21elle n'aurait pas tiré
32:22sur des portes-containers
32:24qui franchissaient
32:25le détroit d'Harmouz
32:26ou qui cherchaient
32:27à franchir
32:28le détroit d'Harmouz
32:29ça n'a rien à voir
32:30parce que l'Amérique
32:31peut faire pareil
32:31pour son blocus
32:32c'est donc que
32:33le blocus américain
32:34doit quand même
32:35les faire souffrir
32:37considérablement
32:38c'est une source
32:39de revenus considérable
32:40à l'évidence
32:41les bateaux chinois passent
32:42ils ont besoin
32:44d'argent pour payer
32:46les gardiens de la révolution
32:48les gens qui sont
32:50dans la rue
32:50qui terrorisent
32:52donc ils ont besoin
32:54de cela
32:56donc ils sont quand même
32:58considérablement affaiblis
32:59ils ont donc besoin
33:01de négocier
33:02quant aux avancées
33:03technologiques
33:04ou aux éléments
33:05technologiques
33:05que fournit
33:06quand même
33:06que fournirait
33:07que fournit sans doute
33:09la Chine
33:09ou que fournirait
33:10la Russie
33:11bien que j'en doute
33:13que la Russie
33:14fournisse des éléments
33:16technologiques
33:16très avancés
33:17on ne voit
33:18on n'a pas vu
33:19pendant la guerre
33:20enfin pendant
33:20les quatre semaines
33:22de guerre
33:23des missiles
33:23qui ont frappé
33:25pour la technologie
33:26c'est surtout
33:26les chinois
33:26d'accord
33:28les chinois
33:28alors les éléments
33:29technologiques chinois
33:30ne sont pas
33:31de très bonne qualité
33:32parce qu'en Israël
33:33ils n'ont frappé
33:35aucun site stratégique
33:36c'est quand même
33:37pas très compliqué
33:38il y a eu Limona
33:38il y a eu Limona
33:39non ils n'ont pas frappé
33:41Limona
33:41ils ont frappé
33:42à 18 kilomètres
33:43de Limona
33:44de la centrale
33:44si on a un missile
33:46chacun veut plus
33:48le débat oui
33:49mais avec
33:50on a un missile
33:51qui peut
33:53qui est précis
33:55on frappe
33:56la base militaire
33:57la résidence
33:58du premier ministre
33:59du MIS-5
34:00anglais
34:01qui dit que
34:01les iraniens
34:02ont beaucoup plus
34:03de missiles
34:03et d'antimissiles
34:04qu'on ne croit
34:04mais ça qu'ils ont
34:05des missiles
34:05et tout ça
34:06on n'a pas détruit
34:07tout ce que l'on
34:08croyait avoir détruit
34:08mais ça c'est un autre
34:09problème
34:10je me contrebalance
34:11de cela
34:11je vous dis que
34:12s'ils ont des missiles
34:13qui peuvent frapper
34:14des sites stratégiques
34:16en tous les cas
34:17pour l'instant
34:17on ne les a pas vus
34:18et bien pas du tout
34:18parce que quand vous
34:19fournissez des matériaux
34:20vous avez aussi un droit
34:21de regard sur la destination
34:23et les chinois
34:23leur but c'est pas
34:24de frapper Israël
34:24c'est de permettre
34:26aux iraniens
34:26de terrifier
34:27les pays du Golfe
34:28pour bloquer
34:29l'économie mondiale
34:29c'est leur levier
34:30de...
34:31Xenia Fedorova
34:32souhaiterait réagir
34:33à ce débat
34:34Xenia c'est à vous
34:37C'est passionnant
34:38d'écouter
34:39tous ces points de vue
34:40je pense que
34:41une chose est claire
34:42qu'Iran possède
34:44la capacité militaire
34:45de continuer
34:46à frapper
34:46sur les érevoirs
34:48sur les...
34:49pas seulement
34:50sur les bases militaires
34:51mais aussi
34:51sur les réservoirs
34:53de pétrole
34:54ce qui peut aggraver
34:55encore plus
34:56sur les holoducs aussi
34:58qui peut aggraver
34:59encore plus
35:00la situation mondiale
35:02et c'est vrai
35:03qu'on n'a pas vu
35:04ces missiles hypersoniques
35:06qu'Iran possède
35:07mais ça montre aussi
35:08que ces moments
35:09l'Iran est plutôt
35:10en train de réfléchir
35:11et chercher
35:12une sortie diplomatique
35:13parce que
35:14c'est...
35:16je veux dire
35:16il y a eu
35:17quelqu'un qui était
35:18très très
35:20intelligente
35:20il s'appelait
35:21Larry Jani
35:23qui était
35:25qui était éliminé
35:26par les Américains
35:28donc aujourd'hui
35:28on a encore
35:29les gens
35:30il me semble
35:31parmi les gouvernements
35:32iraniens
35:33qui sont plutôt
35:34pour la paix
35:35mais si on regarde
35:35et si on...
35:37dans l'hypothèse
35:38où il reste
35:38que les gens
35:40on peut dire
35:41nationalistes
35:42et qui cherchent
35:43plutôt
35:44une guerre
35:46glaçante
35:46avec les États-Unis
35:48ça sera
35:49toute autre histoire
35:50et je pense
35:50juste pour finir
35:51je pense qu'Iran
35:52a la capacité
35:53encore et toujours
35:54et les missiles
35:55pas seulement
35:55balistiques
35:56mais hypersoniques
35:57il ne faut pas
35:58sous-estimer
35:59cette capacité
35:59d'Iran
36:00bien sûr
36:01que c'est beaucoup
36:01plus faible
36:02du côté militaire
36:04que les États-Unis
36:04mais
36:05pour le battre
36:07les États-Unis
36:07sont obligés
36:08d'y aller
36:08dans une campagne
36:09long terme
36:10militaire
36:10quelque chose
36:11similaire
36:12à ce qu'on a vu
36:12des années
36:13d'Afghanistan
36:14ou Irak
36:15et c'est exactement
36:16l'inverse
36:16que Donald Trump
36:17à mon avis
36:18cherche aujourd'hui
36:19je pense que
36:20pour revenir
36:20encore une fois
36:21je pense que
36:22pour Donald Trump
36:22c'est important
36:23de trouver
36:23cet équilibre
36:24ce status quo
36:25et signer un accord
36:27qu'il peut proclamer
36:28comme une victoire
36:30avec nous
36:30parce que j'ai une question
36:31à vous poser
36:31sur une autre actualité
36:33ce choc énergétique
36:34bien évidemment
36:35on le connaît
36:36notamment
36:37pour l'Europe
36:37et des prix à la pompe
36:38qui explosent
36:39dans ce contexte
36:40voilà ce que nous avons appris
36:41cet après-midi
36:42le gouvernement allemand
36:44a annoncé
36:45que la Russie
36:46allait cesser
36:46au 1er mai
36:47de livrer
36:48du pétrole
36:49kazakh
36:50pour approvisionner
36:51l'est de l'Allemagne
36:53alors Moscou
36:53a confirmé
36:54d'ailleurs
36:54en parlant
36:55de raisons techniques
36:56une annonce
36:57qui intervient
36:58en pleine crise
36:58énergétique mondiale
36:59liée à la guerre
37:00au Moyen-Orient
37:01on va peut-être
37:02voir dans un instant
37:03cette carte
37:04pour bien comprendre
37:04la carte de l'oléoduc
37:06finalement
37:06vous le voyez
37:07donc on voit
37:08cet oléoduc
37:08de Droujba
37:10en bleu
37:11qui permet
37:11d'acheminer
37:12donc du pétrole
37:13en passant par la Russie
37:15la Pologne
37:16la Hongrie
37:16la Slovaquie
37:17on le voit
37:17tout à l'est
37:19de l'Allemagne
37:20donc on apprend
37:21c'est vrai que Zénia
37:22que du pétrole
37:22passait donc par la Russie
37:24pour être livré
37:24en Europe
37:26et ce malgré
37:27la guerre
37:28contre l'Ukraine
37:29et les nombreux
37:29paquets de sanctions
37:30européens
37:33cet oléoduc
37:35en réalité
37:35il est
37:36aujourd'hui
37:36il est
37:37stoppé
37:38c'est à dire
37:38qu'il a été bombardé
37:40sur la partie
37:41qui passe en Ukraine
37:42et c'est d'ailleurs
37:43ce qui constitue
37:44le différent majeur
37:45entre la Hongrie
37:46et l'Ukraine
37:47et depuis
37:49l'élection
37:49de Peter Magyar
37:51qui va prendre
37:52ses fonctions
37:52le 8 juin prochain
37:53à Budapest
37:54Peter Magyar
37:55et Zelensky
37:56sont en train
37:58de se reparler
37:59l'un disant
38:00à l'autre
38:00qu'il va enfin
38:01réparer
38:02l'oléoduc
38:04et pouvoir
38:04approvisionner
38:05à nouveau
38:05en pétrole russe
38:07la Hongrie
38:07qui est enclavée
38:08donc aujourd'hui
38:09on en est là
38:09et l'autre
38:11Zénia fait le rebard
38:12il va donner
38:13le 90 milliards d'euros
38:14voilà
38:14Zénia fait le rebard
38:15la question
38:16a été adressée
38:17allez-y
38:18Zénia
38:18pardon
38:20oui merci
38:21beaucoup
38:21je comprends
38:22quand je suis en distance
38:23c'est un peu plus compliqué
38:24de réagir
38:24et je suis désolée
38:25pour ça
38:27la semaine prochaine
38:28j'espère que je serai
38:29déjà sur le plateau
38:30mais pour l'instant
38:32aujourd'hui
38:33c'est le seul
38:33le dieu
38:34qu'on peut dire
38:36c'est vrai
38:37qui amène
38:38le pétrole
38:39il y a aussi
38:40des gaz
38:40qui est toujours
38:41acheté par l'Europe
38:42qu'est-ce que ça explique
38:43ça explique
38:43que même aujourd'hui
38:45après 5 ans
38:46et la position
38:47de l'Union Européenne
38:49qui ne veut plus
38:49acheter
38:50les ressources énergétiques
38:51de la Russie
38:52nous avons toujours
38:54en Europe
38:54on a besoin
38:55des ressources
38:56de la Russie
38:57on a besoin
38:58et sans les ressources
38:59sans le pétrole
39:00sans gaz
39:01russe
39:01c'est toujours
39:02très compliqué
39:02pour l'Union Européenne
39:04d'étenir
39:05aujourd'hui
39:05avec les blocages
39:06du Détroit-Darmouz
39:07qu'est-ce qu'on voit
39:08on voit
39:08que l'Europe
39:09est obligée
39:10d'utiliser
39:11les réserves
39:11les réserves
39:12qui ne sont
39:15pas très
39:16très grandes
39:17finalement
39:17et ça peut durer
39:18encore pour l'été
39:19mais pour l'hiver prochain
39:20ça sera compliqué
39:21ça va impacter
39:23les économies européennes
39:25et donc aujourd'hui
39:26ce qui se passe
39:27c'est que même
39:28avec cette position
39:29très moraliste
39:30n'est pas acheté
39:31les ressources russes
39:32l'Union Européenne
39:32est obligée
39:33de les acheter
39:34on peut dire
39:35c'est le gaz
39:36le pétrole kazakh
39:37ou d'Azerbaïdjan
39:38mais finalement
39:39ce sont toujours
39:40les mêmes ressources
39:41de la Russie
39:42et ce que vous avez dit
39:43Olivier
39:43sur le fait
39:44qu'en Allemagne
39:46il y a aujourd'hui
39:47une petite panique
39:48parce que
39:49apparemment
39:49la Russie
39:50va changer
39:52les routes
39:52de livraison
39:55pour les clientes
39:56et c'est comme ça
39:57en tous les cas
39:57j'ai compris
39:58qu'aujourd'hui
39:59il y a des clientes
40:00qui sont plus intéressantes
40:01pour la Russie
40:02et après ces 5 ans
40:03la Russie
40:04réserve le droit
40:05de choisir les clients
40:06et si par exemple
40:08les licites
40:08n'est pas fournir
40:09le pétrole en Allemagne
40:10et je rappelle
40:11que l'Allemagne
40:12c'est le pays
40:13qui investit
40:14plus que les autres
40:15en Ukraine
40:16qui achète
40:17les armements
40:17pour l'Ukraine
40:18les armements
40:19qui fournit
40:19les armements
40:20pour l'Ukraine
40:21qui utilisent
40:22pour tuer les Russes
40:22finalement
40:23si la Russie
40:24décide
40:24de ne pas fournir
40:25l'économie allemande
40:26comme les économies
40:28différentes
40:28en l'Union Européenne
40:30seront
40:30un grand problème
40:32et ça
40:33c'est quelque chose
40:33que la Russie
40:34n'a pas encore
40:34utilisé
40:35comme une arme
40:36parce qu'imaginez-vous
40:37si au début
40:38de la guerre
40:38avec l'Ukraine
40:39la Russie
40:39a décidé
40:40par exemple
40:41d'arrêter
40:42complètement
40:42la livraison
40:43des gaz
40:43en plein névier
40:44la Russie
40:45n'a pas fait ça
40:45la Russie
40:46respecte ses obligations
40:47mais c'est Vladimir Poutine
40:48qui a dit
40:49il n'y a pas très longtemps
40:50qu'il est finalement
40:51avec le dimanche
40:52et les besoins
40:53d'autres parties
40:54du monde
40:55par exemple
40:55en Asie
40:56vous avez Inde
40:57vous avez la Chine
40:58qui a enlargé
40:59encore et signé
41:00encore plus
41:00des contrats
41:02avec ces dimanche
41:03des ressources
41:04la Russie
41:04probablement
41:05va aller chercher
41:06les autres clients
41:07et dans ces cas
41:07l'Union Européenne
41:08se trouve
41:09dans des situations
41:09hyper compliquées
41:10hyper compliquées
41:12parce que
41:13le gaz
41:14par exemple
41:14qu'il achète
41:15des Etats-Unis
41:16Ursula von der Leyen
41:17a signé un accord
41:18qui est 3-4 fois
41:19plus cher
41:19ça endommage aussi
41:21les croissances
41:22de l'économie
41:22donc je pense
41:23qu'une décision
41:25qui doit être prise
41:26très rapidement
41:27qu'est-ce que
41:28l'Union Européenne
41:29va faire
41:29pour diversifier
41:30ces sources
41:30et se priver
41:31des ressources
41:33énergétiques
41:34ça peut avoir
41:35des conséquences
41:35encore plus graves
41:36je pense
41:37et l'Union Européenne
41:37qui a d'ailleurs
41:39validé un nouveau
41:40paquet de sanctions
41:41le 20ème
41:42semble-t-il
41:42visant la Russie
41:43alors ça c'est
41:44ça c'est vraiment
41:45ça vaut son pesant d'ordre
41:46sur le dindon
41:47de la farce européen
41:48il y a Hormuz
41:49un risque de crise
41:50et de pénurie
41:51notamment sur le kérosène
41:52dont on parle peu
41:53c'est surtout le kérosène
41:54et le gazole
41:55parce que la France
41:56elle a besoin de gazole
41:57raffiné par d'autres
41:58elle raffine surtout
41:59de l'essence
41:59on va avoir une pénurie
42:01terrible
42:01et à ce moment-là
42:02on n'accepte pas
42:03l'offre américaine
42:04d'alléger les sanctions
42:06sur les énergies russes
42:07c'est-à-dire qu'on va avoir
42:08deux chocs
42:09sur l'offre
42:10qui vont être
42:11absolument problématiques
42:12et les américains
42:12eux mettent des exemptions
42:14sur les sanctions russes
42:15absolument
42:16ça veut dire
42:16ils vont s'entendre
42:17j'ai toujours dit
42:18les américains et les russes
42:18s'entendront sur notre dos
42:19et nous on continuera
42:20à faire la guerre américaine
42:21contre la France
42:22un dernier mot
42:23parce qu'il nous reste
42:24très peu de temps
42:24mais un dernier mot
42:25sur un autre acteur
42:26tout aussi important
42:27que discret
42:28nous l'avons évoqué d'ailleurs
42:29mais assez peu
42:30dans cette guerre au Moyen-Orient
42:31c'est la Chine
42:32alors certains parlent
42:33de diplomatie ambigüe
42:34est-ce le cas ?
42:35on le verra
42:36toujours est-il que Pékin
42:37a dit ce matin
42:37que la situation au Moyen-Orient
42:39se trouvait à un moment critique
42:40sans se prononcer
42:42d'ailleurs directement
42:42sur l'annonce
42:43de la prolongation
42:44du cessez-le-feu
42:45la Chine qui se dit
42:46prêt à jouer un rôle
42:47constructif
42:48dans les efforts
42:48pour régler la crise
42:49alors nous avons contacté
42:51Shan Weizhang
42:51elle est journaliste
42:53à Pékin
42:54et elle nous a détaillé
42:55la posture chinoise
42:56justement dans ce conflit
42:57on va l'écouter
42:59la Chine en effet
43:00appelle très clairement
43:01au calme
43:02et aussi à la retenue
43:03et surtout à éviter
43:03la reprise des hostilités
43:05et surtout ces derniers jours
43:06la Chine considère
43:07que la situation au Moyen-Orient
43:08est entrée
43:09dans une phase charnière
43:10à un moment de pascule
43:12entre la guerre
43:13et la désescalade
43:14et aussi
43:15elle souhaite
43:15que la priorité absolue
43:17reste aujourd'hui
43:18d'empêcher
43:18un redémarrage du conflit
43:20donc ça
43:20c'est la lignée répétée
43:22ces derniers jours
43:22par la diplomatie chinoise
43:24et je pense
43:24qu'il faut aussi
43:25faire attention
43:26à une nuance
43:27c'est qu'aujourd'hui
43:28pour la Chine
43:28il ne s'agit pas seulement
43:29de rester calme
43:31au sens rhétorique
43:32et aussi elle défend
43:33une idée
43:34pour résoudre
43:34ce problème
43:36avec des méthodes précises
43:38par exemple
43:38des méthodes
43:39avec une sortie de crise
43:40par les canaux politiques
43:41et diplomatiques
43:42avec surtout
43:43un cessez-le-feu durable
43:44et aussi la reprise
43:45du dialogue
43:46et le respect
43:47de la souveraineté
43:48des états
43:48de la région
43:49donc ce que
43:50de ce côté là
43:51le ministre chinois
43:53des affaires étrangères
43:54Wang Yi
43:54a également rappelé
43:55à plusieurs reprises
43:56en soutenant
43:57la dynamique
43:57du cessez-le-feu
43:58et aussi
43:59en soutenant
44:00les négociations
44:01et je pense
44:02que derrière cela
44:02il y a aussi
44:03une logique
44:04très typique
44:05à la Chine
44:05c'est qu'elle veut
44:06apparaître
44:07comme une puissance
44:08de stabilisation
44:08le président chinois
44:10Xi Jinping
44:10a récemment
44:11formulé une proposition
44:12en quatre points
44:13pour le Moyen-Orient
44:14autour de la coexistence
44:15pacifique
44:16du respect
44:17de la souveraineté
44:18du droit international
44:19et aussi
44:19de l'articulation
44:20entre la sécurité
44:21et le développement
44:22donc oui
44:23je pense que la Chine
44:24aujourd'hui
44:24appelle encore une fois
44:26au calme
44:26mais aussi
44:27derrière ça
44:28plus profondément
44:29elle veut montrer
44:29qu'il soutient
44:31la désescalade
44:32politique durable
44:33mais pas simplement
44:34une pause tactique
44:36des combats
44:36donc je pense
44:37qu'elle vise
44:37le long terme
44:38pour la paix
44:39dans la région
44:40Bon la Chine
44:41elle peut parler
44:41à tout le monde
44:42aussi bien
44:42les Iraniens
44:43qu'aux Américains
44:44Exactement
44:45et d'ailleurs
44:46Donald Trump
44:47veut que la Chine
44:49s'investisse davantage
44:50pour faire plier
44:51l'Iran
44:52ou en tout cas
44:52assouplir la position
44:53iranienne
44:54on voit bien
44:55que la Chine
44:56est le point d'appui
44:57aujourd'hui
44:58de la stratégie
44:58américaine
44:59Un grand merci
45:00à tous
45:00on arrive au terme
45:01de cette émission
45:02merci d'avoir
45:02analysé
45:03décrypté
45:04éclairé
45:04les téléspectateurs
45:05livrez votre point de vue
45:06vous avez débattu
45:08c'était passionnant
45:08merci Xenia Fedorova
45:10on vous retrouve
45:10très rapidement
45:11je l'espère
45:12autour de ce plateau
45:14merci Arnaud
45:15merci beaucoup
45:16Mériane
45:16merci
45:16on va rappeler
45:17votre livre
45:18Alexandre Delval
45:19nouvel ordre post-occidental
45:21aux éditions
45:22l'artilleur
45:24tout de suite
45:24le meilleur de l'info
45:26avec Mickaël Lorient
45:27excellente soirée
45:28sur CNews
45:30et l'info
45:31«Tiddy »
45:31«Tiddy »
45:32«Tiddy »
45:32«Tiddy »
45:32«Tiddy »
45:32– Sous-titrage FR 2021
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