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Apolline de Malherbe reçoit Gérard Larcher, président du Sénat, dans le Face-à-Face sur BFMTV et RMC, ce mercredi 22 avril 2026.

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Transcription
00:03Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gérard Larcher.
00:07Bonjour Apolline.
00:08Merci d'être à mon micro pour répondre à mes questions ce matin.
00:10Vous êtes bien sûr le président du Sénat, vous êtes vous-même sénateur Les Républicains des Yvelines.
00:14Vous êtes le deuxième personnage de l'État.
00:17Une question évidemment d'abord sur les conséquences ici de la guerre.
00:21Ces aides qui ont été annoncées, qui ont fini par être annoncées hier sur le perron de Matignon.
00:26Ces aides ce sera notamment 20 centimes par litre pour ceux qui roulent plus de 30 kilomètres par jour et
00:34qui gagnent moins de 17 000 euros.
00:36Est-ce que vous considérez que c'est à la hauteur ?
00:38Écoutez, il faut d'abord regarder la situation financière de notre pays.
00:43Situation financière de notre pays avec un endettement extrêmement élevé.
00:48Aucune capacité d'amortir les crises.
00:51et la nécessité, on l'a vu hier, de réduire le budget de 6 milliards, 4 milliards pour l'État,
00:592 milliards pour la sécurité sociale,
01:01avant d'aborder quelconque politique de soutien face à la crise.
01:06Pourquoi ? Parce que cette crise, elle a des conséquences sur la croissance.
01:09Déjà, on a perdu 0,1 point de croissance.
01:12Ça peut apparaître techno ce chiffre.
01:14Ça fait 3 milliards.
01:153 milliards, déjà.
01:18C'est l'augmentation des taux d'intérêt.
01:20Nous n'avons cessé de dire qu'on ne pouvait plus continuer à endetter ce pays.
01:25Ça fait aujourd'hui un coup de 3,6 milliards.
01:29L'augmentation des taux d'intérêt depuis le début de l'année.
01:32Et puis, il y a naturellement l'accompagnement des moyens militaires.
01:35C'est 1 milliard.
01:35Cette réalité-là, elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre que de faire ce qu'il
01:44est possible de faire en direction de certaines catégories.
01:49Mais bien sûr.
01:49Mais nous le disons depuis longtemps.
01:51Nous n'avons pas les moyens.
01:53Nous n'avons pas les moyens et nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire
01:58face dans un pays qui est déjà et surendetté et surfiscalisé.
02:03C'est ça la réalité de notre pays.
02:06Et c'est sur quoi d'ailleurs nous devrons avoir l'an prochain un débat.
02:10Comment on redresse ce pays ?
02:11Enfin, c'est quand même très décourageant ce que vous dites.
02:13Ce n'est pas décourageant.
02:14Je crois qu'il faut dire la vérité aux Françaises et aux Français.
02:17On ne peut pas faire comme s'il ne se passait rien.
02:21Comme si nous n'avions pas un budget totalement déséquilibre.
02:24Comme si nous n'avions pas un déficit de 5%.
02:27On paye aujourd'hui les choix ou les non-choix qui ont été faits au moment du budget ?
02:31On paye aujourd'hui les non-choix depuis 10 ans.
02:35On paye le quoi qu'il en coûte.
02:37On paye un ensemble d'engagements où on n'a pas réduit la dépense publique.
02:43On n'a pas réformé l'État.
02:45Pardonnez-moi, c'est quelque part le bilan de deux quinquennats d'Emmanuel Macron que je suis en train de
02:50vous décider.
02:51Vous êtes en train de me dire que les deux quinquennats d'Emmanuel Macron ont laissé la France exsangue.
02:55Elle laisse la France dans tous les cas en hypoxie.
02:58Comme diraient les vétérinaires, on manque d'oxygène.
03:00Je rappelle évidemment que vous êtes vétérinaire.
03:02Gérard Larcher, le problème c'est que ça c'est du point de vue de l'État et effectivement des
03:05finances publiques.
03:06Quand vous prenez le point de vue de ceux qui aujourd'hui, et j'ai eu plusieurs témoignages sur RMC
03:10ce matin,
03:12notamment d'une personne qui travaille dans l'immobilier, dans la région de Troyes, dans l'Aube,
03:16elle, elle dit moi je roule 100 km par jour.
03:18Sauf que voilà, j'ai deux enfants, que finalement on gagne notre vie.
03:21Donc on est au-dessus des 17 000 euros par an, mais pas suffisamment pour être aidé.
03:24Et le sentiment toujours que les aides c'est pour les autres.
03:27Écoutez, les aides qui ont été décidées sont pour un certain nombre de catégories qui contribuent à la production dans
03:32ce pays.
03:34Les agriculteurs, les pêcheurs, ceux qui sont transporteurs, ceux qui assurent, j'allais dire, le covoiturage,
03:41que ce soit taxi ou Uber.
03:44Et puis, les 3 millions, notamment, de ceux qui ont des revenus à la fois modestes, mais qui sont particulièrement
03:51utiles.
03:52Je pense, on parle beaucoup d'autonomie, toutes les aides à domicile, tout ceci.
03:56Alors bien sûr, pour les classes moyennes, ça n'est pas, j'allais dire, une bonne nouvelle.
04:00Mais elles sont aussi celles qui contribuent à la fiscalité.
04:04Elles se rendent bien compte qu'on ne peut pas aller vers plus de fiscalité.
04:09– Mais justement, ils ont le sentiment de donner beaucoup et de recevoir très peu.
04:12– Oui, voilà pourquoi. Il faudra bien qu'ils se posent la question.
04:17Demain, est-ce qu'on peut continuer dans l'augmentation de la dépense ?
04:20– Ce que vous voulez dire, c'est qu'ils devront attirer les conséquences dans leur vote, au fond.
04:23Gérard Larcher, pourquoi les gens ne sont pas dans la rue ?
04:26Je vous pose la question parce qu'au fond, lorsque l'on regarde ce qui s'est passé au moment
04:30des Gilets jaunes,
04:31les Gilets jaunes, c'était un problème de carburant, c'est ce qui les a poussés sur les ronds-points.
04:37Comment est-ce que vous jugez le climat social aujourd'hui en France ?
04:40– Je juge le climat social à l'aune du climat international.
04:45Il y a beaucoup d'angoisse, d'interrogation face à ce qui se passe au Moyen et au Proche-Orient.
04:52On en parle peu, il reste, j'allais dire, la réalité de ce qui se passe en Ukraine,
04:58avec l'incroyable résilience des Ukrainiens face à l'agression russe.
05:02Tout ceci angoisse les Françaises et les Français.
05:05Je le vois dans les messages que je reçois, vous l'entendez sur l'antenne,
05:09moi je reçois dans les lettres, dans les mails, dans les appels qui me sont faits.
05:13Qu'est-ce qu'on va devenir ? Quelle perspective voyez-vous ?
05:16Et ça, cette incertitude, quelque part, elle est un peu paralysante.
05:20– Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous estimez que les Français sont dans une forme de résignation, d'attente
05:25?
05:25– En tous les cas, d'attente inquiète.
05:28– D'attente inquiète, Gérard Larcher, dans ce contexte-là, vous le disiez,
05:32il va falloir trouver 6 milliards d'euros, 4 milliards qui sont demandés aux différents ministères,
05:362 à la Sécurité sociale et on est déjà dans les débuts des préparatifs pour le budget 2027.
05:43Dans ce contexte-là, honnêtement, qu'est-ce qui peut en sortir ?
05:45– D'abord, il y aura un autre rendez-vous en juin, du comité d'alerte des finances publiques,
05:52qu'elle soit sociale ou qu'elle soit projet de loi de finances,
05:55et nous verrons en fonction de l'évolution internationale,
05:58s'il n'y a pas d'autres nécessités de gel et de surgel.
06:02– Vous anticipez déjà que les 6 milliards se soient passés ?
06:05– Écoutez, nous au Sénat, en tous les cas, nous suivons ça avec beaucoup d'attention.
06:09Nous avions mis en garde le gouvernement, vous savez que nous avions fait des propositions budgétaires
06:14qui allaient beaucoup plus loin dans la réduction des dépenses.
06:17Mais aujourd'hui, j'allais dire, on essaie de se sortir ensemble de cette difficulté.
06:23La préparation budgétaire 2027, nous l'avons déjà entamée.
06:28Et nous présenterons une proposition au gouvernement,
06:32les rapporteurs généraux, les présidents de commissions,
06:37à la fin du mois de juin, avec les trois hypothèses.
06:40– Il y a un accord politique, et ça permet d'avoir un budget.
06:45On sait qu'en 2027, après l'élection présidentielle et l'élection législative qui suivra,
06:51il y aura sans doute un projet de loi de finances rectificatif.
06:53Mais comment on fait pour cette période, pour faire face aussi à nos engagements,
06:58à nos engagements aussi militaires, qui deviennent une priorité ?
07:02– Et ça, pour le coup, vous estimez qu'il ne doit absolument pas toucher ?
07:04– Pas toucher, c'est indispensable.
07:07La deuxième des choses, si nous n'arrivons pas à un accord politique,
07:11parce qu'on passe par une loi spéciale et des services votés,
07:13mais qui eux, j'allais dire, n'ouvrent pas de nouvelles capacités budgétaires,
07:18notamment, je reviens à la Défense, mais il y a d'autres aspects aussi.
07:22– Est-ce qu'il y a un troisième scénario ?
07:23– Le troisième scénario, ce serait passer par ordonnance.
07:26Je vous rappelle, le gouvernement peut, dans l'impossibilité,
07:29après 70 jours d'examen, décider que c'est par ordonnance.
07:32– C'est pas mal, si je vous entends, pour le budget d'État ?
07:35– C'est sur la base du budget initial, il faut regarder ces trois hypothèses.
07:39– En tout cas, vous n'en excluez aucune ?
07:41– Je n'en exclue aucune, nous nous préparons aux trois hypothèses.
07:44Notre objectif au Sénat, c'est d'être utile au pays,
07:47d'apporter aux Françaises et aux Français un certain nombre de réponses,
07:50de perspectives, et d'essayer, quelque part, de réduire leur inquiétude,
07:56pour qu'ils y voient au moins, pour l'année prochaine, un peu plus clair,
07:59et qu'ensuite, ils fassent leur choix.
08:00– Je suis quand même frappée, Gérard Larcher, dans ce que vous avez dit,
08:03notamment sur les fameux 6 milliards.
08:06Vous laissez entendre qu'en réalité, ces 6 milliards,
08:08alors bien sûr, maintenant, on nous dit que c'est parce qu'il y a la guerre,
08:11et qu'il y a un impact.
08:12Mais je vois votre sourire, et je le précise pour ceux qui nous écoutent à la radio,
08:15et qui n'ont pas, effectivement, l'image en plus du son.
08:19Au fond, même s'il n'y avait pas eu la guerre,
08:22vous laissez entendre qu'il manquait, de toute façon, des milliards.
08:25– Il aurait manqué des milliards.
08:27– Il manquait de réduction de la dépense publique.
08:31– Mais est-ce que ça veut dire qu'il y avait une insincérité ?
08:33– Non, mais non, parce que…
08:36– Ou un optimisme exagéré.
08:38– On n'a pas tenu notre parole.
08:39– Alors, je vais vous dire la chose dans l'autre sens.
08:41Est-ce qu'il n'y avait pas une sorte d'optimisme naïf ?
08:43– Pas d'optimisme naïf, d'optimisme d'opportunité
08:46pour tenter d'avoir un accord avec le Parti Socialiste.
08:48– Voilà.
08:49– Mais on n'a pas dit totalement la vérité aux Français.
08:51– On n'a pas dit la vérité aux Français ?
08:52– Totalement.
08:53On a eu des débats, nous l'avons dit.
08:56– Est-ce que ça veut dire que les 6 milliards
08:57qui sont aujourd'hui justifiés par la guerre ?
09:01– Écoutez, on ne réécrit pas l'histoire.
09:05Nous avions proposé d'avoir une trajectoire
09:07qui nous amène non pas à 5, mais à 4-8.
09:10Regardez où sont les différences du déficit.
09:13– Donc en fait, c'était écrit.
09:15Pour nous, c'est en tous les cas, au-delà des événements,
09:20une trajectoire qu'il va falloir reprendre en 2027.
09:23Je vous rappelle qu'on s'est engagé, au plan européen,
09:26à être à 3% de déficit en 2029.
09:29C'est quasiment intenable si on ne fait pas des efforts colossaux.
09:33Diminution de la dépense publique, je reviens là-dessus.
09:36On n'a plus de levier de fiscalité, on est déjà médaille d'or.
09:40– Le RN demande notamment un projet de loi rectificatif.
09:44Alors notamment pour pouvoir faire baisser la TVA sur les carburants.
09:47Mais est-ce qu'un projet de loi rectificatif vous paraît ?
09:50– Le RN doit faire preuve de responsabilité.
09:51Baisser la TVA, la passer de 20 à 5,5 comme ils le disent.
09:56Allez, c'est entre 12 et 17 milliards de conséquences budgétaires.
10:01Voyons où on en est. Rien que ça.
10:03Quand j'entends aussi les filles me parler de blocage,
10:07là c'est la garantie de la pénurie et des kilomètres.
10:09De kilomètres de queue pour aller à la station service.
10:12Il faut être responsable, il faut qu'on réfléchisse.
10:16Et à mon avis, il y a un travail de fonds à engager à nouveau vraiment
10:19sur la place, pardonnez-moi, de l'électricité par rapport aux énergies fossiles et au gaz.
10:25– Et donc cette planification ?
10:26– Et cette planification, mais aussi qu'est-ce qu'on fait des certificats d'économie d'énergie ?
10:31Mais ça nécessite une réflexion. Il ne faut pas le faire.
10:33– Ça c'est ce que demandent les distributeurs.
10:35Les distributeurs demandent à repousser ce moment où ils doivent…
10:37– Bien sûr, et ça mérite un débat.
10:39Oui, c'est un décret, mais ça mérite un débat parlementaire.
10:42– Sur l'économie, tiens, vous trouvez que le RN, vous venez de dire,
10:44je les appelle à la responsabilité, le fait qu'ils aient eu ces échanges avec le MEDEF,
10:49vous trouvez que c'est bien ? C'est pas bien ? C'est normal ?
10:51– C'est une formation politique. Ils ont des parlementaires.
10:55Ils dialoguent avec les acteurs économiques.
10:57J'espère qu'ils ont un côté pile et un côté face.
11:00Ils ont un côté pile où ils disent, mais on est pour la libre entreprise.
11:03Et le côté face, ils nous ont mis 30 milliards de taxes en proposition l'an dernier en plus.
11:08Et ils ont soutenu la suspension de la réforme des retraites
11:11avec les conséquences financières qu'on connaît.
11:13– Philippe Juvin, qui est rapporteur du budget,
11:16évoque, lui, une quinzaine de milliards d'euros à trouver.
11:22Est-ce que vous pensez que c'est à peu près ça ?
11:23– En tous les cas, c'est un dialogue qui est entamé
11:28entre nos deux rapporteurs généraux.
11:30Il est le rapporteur général de l'Assemblée nationale.
11:33Jean-François Husson est le rapporteur général du budget
11:38du financement de l'État, du projet de loi de finances, au Sénat.
11:42Ce sera dans ce dialogue-là.
11:43Il nous faut rechercher les formes d'optimisation budgétaire.
11:48– La voix de la France dans le monde, dans ce contexte,
11:51avec des négociations à venir, notamment Liban-Israël,
11:54et peut-être, effectivement, puisque l'ultimatum a été repoussé,
11:57mais le blocus maintenu, à nouveau entre les États-Unis et l'Iran.
12:01Est-ce que vous estimez que la France est à la juste place ?
12:04– Non, nous n'existons pas aujourd'hui,
12:08notamment dans le conflit du Moyen-Orient.
12:11En fait, il y a deux acteurs, les États-Unis et Israël.
12:18Un acteur un peu lointain à la Chine,
12:21et puis il y a les pays du Golfe qui subissent et qui se défendent.
12:26On a la particularité, en plus d'un blocus,
12:28c'est un cas unique dans l'histoire des blocus maritimes,
12:31il y a deux pays qui se font face et qui se font blocus tous les deux.
12:33Je le dis presque avec un point d'exclamation.
12:37Mais notre place au Proche-Orient m'apparaît essentielle.
12:42Nous avons perdu une partie de notre place, nous devons la retrouver.
12:46Nous devons la retrouver.
12:47J'ai d'abord une pensée parce qu'il y a un homme qui est mort,
12:52le sergent-chef Montorio, la semaine dernière,
12:54pour défendre la paix.
12:55Il appartenait à nos forces armées.
12:59Je veux vraiment avoir une pensée parce que c'est l'engagement de la France.
13:02Et demain, pour le Liban, nous devons continuer à être présents
13:06pour soutenir l'armée libanaise.
13:07Parce qu'à la fin de l'année, il n'y aura plus de dispositifs finuls.
13:11Et il faut mettre en place un autre dispositif à la frontière israélite.
13:16Le Liban et la France doivent être présentes.
13:18On doit rester présents.
13:18On doit être.
13:19C'est indispensable présents.
13:21Nous avons la chance d'avoir un président de la République libanaise
13:24et un Premier ministre libanais,
13:27deux hommes d'exception.
13:28Et je dois dire que, plus que jamais,
13:30c'est notre devoir.
13:33Il se trouve qu'Israël ne veut pas nous voir sur cette scène.
13:36Et pour la première fois depuis 1993,
13:38nous ne serons pas dans les discussions à Washington,
13:41notamment entre Israël et Liban.
13:43Ça me pose problème.
13:44Mais il ne faut pas baisser les bras vis-à-vis de Liban.
13:47C'est vraiment, j'allais dire,
13:49quelque part, on a une fraternité.
13:51C'est un moment où l'on doit être à leur côté.
13:54Gérard Larcher, je ne sais plus comment distinguer les uns les autres à droite.
14:00Il y a de plus en plus de candidats.
14:02Alors, il y en a un officiel, désormais.
14:04C'est Bruno Retailleau.
14:05Mais quand on regarde, il y a David Lissnard qui a dit qu'il y allait.
14:07Il y a Michel Barnier qui, il y a trois jours, disait,
14:09bon, en gros, je suis prêt.
14:11Vous rajoutez à ça Gabriel Attal, François Hollande.
14:14Je ne sais plus m'y retrouver.
14:16Lequel est votre candidat ?
14:17Est-ce que Bruno Retailleau, aujourd'hui, c'est officiel,
14:19est pour vous le candidat de la droite ?
14:21Il est le candidat des Républicains.
14:24Il a été choisi très clairement,
14:27avec 74% de l'expression des adhérents.
14:31J'ai fait partie du groupe de travail
14:33qui a fait la proposition des alternatives à la désignation.
14:37Il est donc notre candidat.
14:38Et je souhaite qu'il soit, demain, le candidat de la droite et du centre.
14:43Avec, devant, Édouard Philippe ?
14:45Écoutez, chacun va tracer sa route.
14:48Et puis, nous verrons à l'automne, en fonction des projets.
14:52Aujourd'hui, Bruno Retailleau, il doit présenter son projet.
14:56Il doit, quelque part, faire mouvement.
14:59Ça veut dire quoi faire mouvement ?
15:00Faire mouvement, c'est se faire connaître des Françaises et des Français encore plus.
15:05Faire connaître son projet.
15:06Et puis, nous verrons à l'automne.
15:08Comment vous y croyez ?
15:09C'est-à-dire, vous vous dites, c'est un bon candidat pour nous, pour la famille de la droite
15:13?
15:13Oui, c'est mon candidat.
15:14C'est votre candidat ?
15:15Bien sûr.
15:15C'est mon candidat parce qu'en plus, il a été choisi.
15:18Il a été choisi conformément à nos statuts, par nos adhérents.
15:22Il avait déjà été choisi comme président du parti.
15:24Mais c'est pas la même chose.
15:25Mais là, honnêtement, on ne peut pas non plus dire
15:27qu'il y avait une élection hyper ouverte avec plein de candidats.
15:30Mais non, mais chacun a pu se présenter.
15:32Vous savez, nous avons auditionné tout le monde qu'il avait souhaité.
15:36Et donc, en auditionnant tout le monde, il y avait un choix.
15:41Et dans ce choix, le choix a été des adhérents, très largement,
15:46le choix de faire que le président soit le candidat qui nous représente.
15:50C'est quoi, aujourd'hui, votre droite ?
15:53Ah, ma droite, c'est une droite très claire.
15:55Elle va du centre à la droite républicaine.
15:58Elle exclut tous les extrêmes.
16:00Elle exclut l'extrême gauche et la gauche.
16:02C'est cela.
16:04Et c'est là où le gaulliste que je demeure se retrouve.
16:09Gérard Larcher, le Sénat, il est très largement indexé aussi
16:13sur les élections municipales, puisque ce sont les grands électeurs,
16:16c'est-à-dire ceux qui sortent notamment de ces élections-là,
16:19qui sont ensuite ceux qui choisissent les sénateurs au moment du renouvellement.
16:23Quel regard vous avez porté sur ces élections municipales ?
16:26Nous les avons, j'allais dire, la droite et le centre remportés.
16:31On s'est plutôt confortés, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas ici ou là
16:36quelques avancées, notamment sur la droite extrême et ses alliés.
16:41Nous devrions avoir une stabilité dans la perspective...
16:45Des prochains, du prochain renouvellement ?
16:47Du renouvellement de la fin septembre prochain, qui sera un élément de stabilité ?
16:52Nous sommes aujourd'hui à peu près la seule institution stable dans notre pays.
16:56C'est quelque chose d'essentiel.
16:58Donc voilà.
16:59Mais ça veut dire que vous anticipez de maintenir une majorité de droite au Sénat ?
17:04De centre et de droite, oui.
17:05Parce que c'est ça la particularité.
17:08Ce que Michel Barnier a appelé le socle commun continue à exister au Sénat.
17:12Est-ce que vous considérez que vous pouvez continuer à travailler avec le Parti Socialiste ?
17:15Est-ce qu'il y a une sorte... Vous parlez d'un socle commun.
17:18Est-ce qu'il y a une sorte de majorité centrale, commune, qui pourrait être renouvelée ?
17:25Le Parti Socialiste appartient à l'opposition au Sénat.
17:29C'est vrai qu'on dialogue.
17:31Vous revendiquez régulièrement d'avoir un dialogue plus constructif, plus respectueux.
17:36Mais il y a une majorité sénatoriale.
17:38Et cette majorité sénatoriale, elle est claire.
17:40Je crois qu'on a besoin de clarté politique.
17:44Et que la clarté politique, c'est sans doute la demande essentielle
17:48pour qu'en 2027, nous opérions une forme de rupture.
17:52On a cru en même temps...
17:53Ben non, je vous dis...
17:54Il faut revenir à la clarté politique pour que nos compatriotes puissent choisir.
18:00Merci beaucoup Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin.
18:03Vous êtes le président du Sénat.
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