00:01Elia, restauratrice de 40 ans, est une victime collatérale de la gestion des flux migratoires en France.
00:07Son établissement, situé à quelques mètres de la salle de spectacle La Gaîté Lyrique,
00:11a été en première ligne lors de l'occupation des lieux par plus de 400 migrants pendant plus d'un
00:16mois l'an dernier.
00:17Lorsque nous l'avons rencontrée il y a un an, Elia était taboue.
00:21La présence massive de migrants aux abords de son restaurant faisait fuir la clientèle.
00:26Son activité, elle, s'effondrait.
00:28Je n'ai plus de clients parce que les gens ne veulent pas venir quand ils voient zoner, quand ils
00:33voient se battre.
00:33Les gens ont peur, donc je ne travaille plus.
00:36Ça fait trois mois qu'on a une perte de chiffre d'affaires de plus de 60%.
00:40Comme ils disent dans leur slogan, ils sont chez eux, ils ne partiront pas.
00:43Et c'est moi qui suis en train de tout perdre, donc on va faire une liquidation judiciaire parce qu
00:47'on ne peut plus tenir à un moment donné.
00:51Un an plus tard, nous retrouvons Elia.
00:53Les migrants ne sont plus là, mais pour cette mère de trois enfants, la galère continue.
00:58Le plus dur, je pensais qu'il y ait été passé.
01:02Je récupérais de la clientèle que j'avais perdue.
01:05Mais on se retrouve toujours dans une situation un peu complexe.
01:10Pour avoir pris la parole publiquement afin de sauver son commerce, elle affirme être aujourd'hui la cible de critiques
01:15et d'insultes.
01:17Certains la qualifient de fasciste et appellent au boycott de son établissement.
01:20Mes chers voisins, la gaieté lyrique, disent à leurs clients de ne pas venir chez moi parce que je suis
01:25une facho.
01:25Ils agressent mon serveur, ma serveuse, en leur disant que c'est un repère à fachos, qu'on est des
01:29racistes.
01:30Des attaques répétées qui la blessent profondément.
01:33Bien sûr, ça fait mal parce que moi, de base, je n'ai rien demandé.
01:35De base, moi, je suis une victime en fait.
01:36Moi, ma préoccupation, c'est mes enfants, ma brasserie.
01:39Je perds ma brasserie, je me retrouve à la rue.
01:41Côté finances, la situation est catastrophique.
01:44Le restaurant est désormais au bord de la fermeture.
01:46J'ai accumulé des grosses dettes. L'URSSAF, je fais à 55 000 euros de dettes à l'URSSAF.
01:51Elia a déposé plainte contre la mairie de Paris.
01:53À ce stade, aucune suite n'a été donnée.
01:55Aujourd'hui, Elia est épuisée et ressent un profond sentiment d'injustice.
02:00Le 30 mars, j'ai le huissier qui est venu m'apporter le fameux dossier de ma convocation au tribunal
02:07pour une mise en liquidation.
02:09Donc à 40 ans, je viens retourner chez ma mère avec mes trois enfants.
02:12Ruinée, fauchée, dépressive, pour une situation que je ne sais pas demander.
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