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Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au CNAM : «La revendication identitaire a changé de nature au nom d'une idée qui serait que la France n'intègre pas ou mal».

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Transcription
00:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la revendication identitaire, elle a changé de nature au nom d'une idée
00:05qui serait que la France n'intègre pas ou intègre mal.
00:09Alors, ce qui est vrai, puisque nous avons cessé de vouloir intégrer au nom de la diversité, de la multiculture,
00:16bref, du copier-coller de ce que font les Allemands, les Anglais, etc.,
00:21de par leur propre tradition qui n'est pas exactement la nôtre. Et donc, en n'imposant plus ou en
00:27ne garantissant plus cette capacité d'intégration,
00:30de partage commun d'une identité qui est celle du territoire, c'est-à-dire les choses, et de notre
00:35propre histoire, nous avons créé un ressentiment général.
00:39On peut revenir à avant, aujourd'hui ?
00:41En tout cas, on n'a pas encore essayé, donc c'est un sujet qui est relativement ouvert.
00:47Mais il faut bien se rendre compte qu'il y a une absolue nécessité à trancher cette question qui est
00:52autant démographique que culturelle
00:54et qui pose aussi des problèmes majeurs, qui est qui a encore la force de travail et la capacité à
01:00générer, en termes économiques cette fois-ci,
01:03des capacités de répondre à des sujets qui sont aussi importants que l'identité ou la démographie,
01:09mais qui est par exemple l'équilibre général, la prise en compte des retraites et autres sujets,
01:13puisque le nombre d'actifs baisse tendanciellement, que pour la première fois de notre histoire,
01:17en tout cas depuis la guerre mondiale, nous avons plus de décès que de naissances,
01:22le taux de fécondité est en effondrement, la France qui était le champion européen devient aujourd'hui un mauvais élève,
01:28la plupart des pays européens perdent leur population et aujourd'hui on a plus un problème de grand effacement, de
01:35grand remplacement.
01:36C'est ça qui est curieux, c'est que nous ne nous rendons pas compte du fait que la réponse
01:41à la question migratoire aujourd'hui en France,
01:43elle est par la baisse des naissances.
01:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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