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  • il y a 1 semaine
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon était l’invitée de BFM Politique ce dimanche. Elle évoque la mort du sergent-chef Montorio au Liban, la guerre au Moyen-Orient et les prix du carburant. 

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Transcription
00:00Peut-être votre réaction d'abord à ces images que l'on vient de voir, c'est très impressionnant.
00:03Oui, bonjour à tous d'abord et merci pour votre invitation.
00:06Je voudrais évidemment commencer cette émission en ayant une pensée, je pense,
00:10comme l'ensemble de nos compatriotes pour le sergent-chef Montorio,
00:14qui est mort au Liban, qui servait pour une mission de maintien de la paix,
00:18comme 700 de ses frères d'armes au sein de la Finule, sous mandat de l'ONU.
00:24Ce qui s'est passé est extrêmement grave.
00:26On voit son visage ici.
00:27Nous allons évidemment en parler et je le redis, comme l'a dit le président de la République,
00:32toute la lumière doit être faite sur les circonstances de sa mort.
00:37J'ai aussi évidemment une pensée pour l'ensemble des soldats engagés sur place,
00:41l'ensemble des soldats français et pour ceux qui sont blessés et encore à Beyrouth aujourd'hui.
00:47Si on revient sur les circonstances justement exactes du décès de ce sergent-chef,
00:52a-t-on plus d'éléments aujourd'hui ? Alors on se parle.
00:54Non, il convient de rester très prudent et donc je reprendrai là encore les propos du président de la République.
01:00Cette attaque est de toute évidence liée à un groupe armé.
01:04Il y a des suspicions évidentes sur l'implication du Hezbollah et toute la lumière devra être faite.
01:09C'est ce que le président de la République a demandé, a redemandé hier.
01:13Vous savez qu'il a échangé avec le président libanais, le premier ministre libanais,
01:18pour leur demander encore et pour leur rappeler l'exigence française que toute la lumière soit faite.
01:24Trois autres militaires français ont été blessés hier, dont deux gravement.
01:29Est-ce qu'on n'en sait plus sur leur état de santé aujourd'hui ?
01:32Sont-ils rapatriés en France ou non ?
01:33Leur état est sérieux.
01:34Mais les dernières nouvelles que nous avons eues étaient rassurantes,
01:38même s'il convient bien sûr de rester extrêmement prudents dans le contexte.
01:42Ils sont toujours à Beyrouth où les meilleurs soins leur sont prodigués
01:45et leur rapatriement en France pourrait être décidé dans les tout prochains jours.
01:48Le président de la République, Maude Bréjon, pointe la responsabilité directe du Hezbollah
01:54dans cette embuscade contre les soldats français.
01:58Comment obtenir précisément une vérité ?
02:01Est-ce que c'est le seul état libanais et son armée qui sont capables de vous dire aujourd'hui
02:07qui est responsable ?
02:09Et ensuite, comment arrête-t-on ces gens ?
02:12Et comment précisément les traduit-on en justice selon le vœu du chef de l'État ?
02:14Il y a deux choses.
02:15Là encore, il y a l'implication de nos services sur place,
02:18l'implication évitante du Liban à qui nous avons demandé un appui, un soutien,
02:24une application absolument totale pour que l'ensemble de la lumière soit faite.
02:28Et c'est bien naturel, puisque je le redis, ce qui s'est passé,
02:31il faut bien le mesurer, est absolument gravissime.
02:35Et puis ensuite, il y a la position de la France,
02:37la position du président de la République qui, vous le noterez,
02:41est d'une absolue constance depuis le début de ce conflit.
02:45D'une absolue constance vis-à-vis du Liban.
02:48Le Liban doit être évidemment intégré dans le cessez-le-feu.
02:51Le Hezbollah doit déposer les armes.
02:53Et c'est tout le sens de l'action du président de la République.
02:55Je le redis encore une fois, depuis le premier jour de ce conflit,
02:59travailler à contenir autant que possible cette guerre, travailler au désescalade,
03:04éviter son embrasement et être aux côtés de nos amis libanais.
03:08Amandine.
03:08Est-ce que la France est particulièrement visée, Maude Bréjean,
03:11parce que ce décès survient après un autre décès ?
03:15C'était il y a un mois, celui d'Arnaud Friand,
03:19adjudant-chef qui a été tué dans la région d'Herbil au Kurdistan iranien irakien,
03:23dans une frappe de drone perpétrée par une milice pro-iranienne.
03:27Et on voit ici son visage.
03:30Est-ce qu'il y a une volonté délibérée de s'en prendre à la France de façon répétée ?
03:34Ce que je peux vous dire d'abord, c'est que, vous le savez, nous n'avons pas voulu cette
03:38guerre.
03:39Et nous ne sommes aucunement impliqués de manière offensive depuis le début du conflit,
03:44là encore, une parole très forte, très claire et constante de la France.
03:48Pour autant, je crois que c'est l'honneur de nos armées,
03:51que c'est l'honneur de la nation française,
03:53d'être sur place, dans une posture défensive,
03:55mais aux côtés de ses alliés, aux côtés du Liban,
03:58aux côtés de l'ensemble de nos partenaires stratégiques
04:01avec qui nous avons des partenariats de défense,
04:02aux côtés de qui nous sommes depuis le début de ce conflit.
04:05Et je le redis encore, et vous le savez qu'on le précise autant que nécessaire,
04:09dans une posture défensive,
04:11mais pour honorer ses partenariats.
04:13Avec peut-être un hommage national
04:16qui serait programmé ou pas ?
04:19Est-ce qu'on en sait plus également sur ce point ?
04:20Alors, la dépouille du sergent-chef Montorio
04:23sera rapatriée aujourd'hui en France ce dimanche.
04:26En revanche, quant à la question de l'hommage national,
04:29ni la date, ni les modalités ne sont aujourd'hui définies et précisées.
04:33Peut-être pour terminer, pour conclure sur ce que disait François
04:36il y a quelques instants,
04:37que doit faire finalement le chef de l'État ?
04:40Emmanuel Macron, effectivement, s'est entretenu, vous l'avez dit,
04:43avec les autorités libanaises.
04:45Mais vis-à-vis du Hezbollah,
04:47que faut-il faire, très concrètement,
04:49je ne sais pas, des décisions qu'il faut prendre,
04:51pour tenter de freiner cet engrenage
04:53qui touche, là on le voit maintenant,
04:55deux soldats français qui ont été...
04:57Oui, ça n'est pas dans le mandat de la finule, pardon,
04:59de riposter.
05:00Non.
05:01Mais je crois que de manière globale,
05:03l'action du chef de l'État,
05:05elle est clé.
05:06Elle est clé au sein de l'Union européenne.
05:08Et la voix de la France a une place singulière
05:11depuis le début de ce conflit.
05:12Le président de la République,
05:13depuis le début,
05:16a été la locomotive de l'Union européenne,
05:19a été aux avant-postes,
05:21pour discuter, pour négocier,
05:23là encore, dans une posture défensive,
05:25mais avec un rôle qui, je le crois, a été clé.
05:27On l'a vu encore vendredi,
05:29on en parlera sur la question d'Hormuz.
05:3149 chefs d'État et de gouvernement
05:34réunis pour partie en visio
05:37autour du président de la République,
05:39autour des leaders européens.
05:41Et donc, c'est cette position
05:43qu'on continuera tout simplement à tenir.
05:45Voilà, une position qui est, je crois,
05:47une position d'équilibre
05:48et que nos compatriotes comprennent bien.
05:50Avant de parler du détroit d'Hormuz,
05:52effectivement, parce que vous l'avez suivi
05:53sur BFM TV,
05:54il y a eu beaucoup, beaucoup d'événements
05:56qui se sont accélérés,
05:57des revirements également,
05:58de changements de positions
06:00de côté d'autres des acteurs.
06:03Est-ce qu'un conseil de défense
06:04est prévu dans les prochaines heures,
06:06dans les prochains jours ?
06:06Pas cette information.
06:07Pas pour l'instant, en tout cas.
06:09Le détroit d'Hormuz, justement,
06:10situation chaotique.
06:11Vendredi, on apprenait
06:12que ce détroit rouvrait.
06:14Donald Trump publiait
06:16notamment cette information
06:16sur son réseau social.
06:18Et puis, finalement,
06:19quelques heures après,
06:20ce détroit se ferme de nouveau.
06:22Et il y a quelques heures,
06:23on apprend par le biais
06:25des gardiens de la révolution
06:26que tout navire s'approchant d'Hormuz,
06:29je cite,
06:29sera pris pour cible.
06:31C'est blocus contre blocus,
06:33désormais, sur place ?
06:34Tout ça nous ramène
06:35à la grande volatilité
06:36de la situation.
06:38On le voit sur vos chaînes
06:40depuis plusieurs semaines maintenant.
06:42On est sur une situation
06:44faite de beaucoup d'incertitudes,
06:46de beaucoup d'évolutions.
06:48La vérité du lundi
06:49est rarement la vérité du mardi.
06:51Et donc, ça nous amène
06:51toutes et tous
06:52à beaucoup d'humilité
06:53dans nos prises de parole,
06:56à beaucoup de souplesse aussi
06:57dans les décisions
06:58qu'on met en œuvre
06:59et notamment sur le plan national
07:00avec le prix des carburants.
07:01On en parlera tout à l'heure, bien sûr.
07:03Et là encore,
07:04ça nous ramène
07:05à la position de la France.
07:06Dans une posture défensive,
07:08faire respecter
07:09le droit international,
07:11s'engager pour libérer
07:12de manière la plus rapide
07:14et la plus pacifique possible
07:16ce détroit d'Hormuz.
07:17Et lorsque ce sera possible,
07:18lorsque les conditions de sécurité
07:19le permettront,
07:21avec nos alliés,
07:23faciliter la sécurisation
07:24du passage des navires.
07:26C'est d'ailleurs quelque chose
07:26qu'on fait déjà,
07:27on l'a déjà dit,
07:29mais en mer Rouge
07:29depuis deux ans maintenant
07:31dans le cadre d'une opération
07:32qui s'appelle ASPIDES,
07:33la France est engagée
07:34aux côtés d'une vingtaine
07:36d'États membres
07:36de l'Union européenne
07:37pour faciliter
07:38la circulation des navires.
07:40Avec cette formule,
07:40pas de péage,
07:41pas de minage,
07:42notamment de l'Elysée,
07:43il y a quelques jours.
07:44Évidemment,
07:45il est hors de question
07:46que la France paye
07:48un quelconque péage
07:49ou un quelconque droit de passage,
07:51tout simplement parce que
07:52nous sommes aux côtés
07:53du droit international
07:54et que le paiement
07:56d'un droit de passage
07:58ou de péage,
07:58vous appelez ça
07:59comme vous voulez,
07:59est évidemment
08:00totalement contraire
08:01au droit international.
08:02Amandine.
08:03Sur ces mines,
08:04la France donc dit
08:06qu'elle interviendra,
08:06mais lorsque la paix
08:07sera revenue,
08:09est-ce que nous avons
08:09des informations,
08:10la France,
08:11sur le fait que le Détroit
08:12est de fait miné ou pas ?
08:14Alors,
08:14je n'ai pas d'informations
08:15à communiquer sur ce sujet-là
08:18et je pense qu'encore une fois,
08:19il convient de s'exprimer
08:22avec la plus grande vigilance.
08:24Je vois que sur BFMTV,
08:26beaucoup d'experts parlent
08:29et s'expriment
08:30depuis plusieurs semaines.
08:31Maintenant,
08:31on l'a encore toujours
08:32avec beaucoup de vigilance
08:34et beaucoup de prudence
08:35dans les paroles
08:36et c'est une bonne chose
08:37parce qu'il faut admettre
08:38que dans un conflit comme ça,
08:40nous ne savons pas tout
08:41et nous ne maîtrisons pas tout.
08:43Donc,
08:43il convient de s'adapter
08:46à une situation
08:47qui est extrêmement évolutive
08:49en gardant en revanche
08:51une position française
08:52qui,
08:53je le redirais
08:54autant que nécessaire
08:55durant cette émission,
08:56n'a pas varié
08:57depuis le début de ce conflit,
08:58n'a pas varié.
08:59Et certains ont mis du temps
09:00à la comprendre,
09:02cette position
09:03d'en même temps,
09:05si je puis dire.
09:06La France à la fois engagée
09:08aux côtés de ses partenaires,
09:10dans une posture défensive,
09:12mais refusant
09:13d'être partie prenante
09:15aux côtés des Américains
09:16et des Israéliens.
09:17Eh bien,
09:18je crois qu'on voit
09:19aujourd'hui,
09:20avec le peu de recul
09:21que nous avons,
09:22que cette position-là
09:24était la bonne
09:25et qu'elle a d'ailleurs
09:25été massivement suivie
09:27par nos alliés européens.
09:28On continuera de parler
09:29de la situation militaire,
09:31géopolitique,
09:31bien évidemment,
09:32dans quelques instants.
09:32Restez avec nous.
09:33Notre autre invité,
09:34le général Patrick Dutartre,
09:36général de l'armée de l'air,
09:37pilote de chasse
09:38et ancien leader
09:38de la patrouille de France
09:40sera avec nous.
09:41Un point,
09:41un brief,
09:42comme on dit,
09:42très détaillé.
09:43Vous verrez,
09:43carte à l'appui
09:44et avec les dernières
09:45informations et déclarations.
09:47Mais avant ça,
09:47avec vous,
09:48évidemment,
09:48Maude Bréjean,
09:49le quotidien des Français
09:51qui nous écoutent
09:52sur BFM TV
09:53qui sont parfois
09:54très inquiets
09:54en raison de ces chiffres
09:55qu'on va voir apparaître
09:56à l'écran.
09:57Ce sont les chiffres
09:58de ce matin,
09:59justement,
10:00des prix à la pompe
10:01sur les différents carburants
10:02que vous allez voir apparaître
10:04et justement,
10:06la question que l'on se pose
10:07ce matin,
10:08on voit ces chiffres apparaître,
10:101,97€ pour le 100.95
10:11et 2,22€ pour le gazole.
10:16Quelle est la perspective
10:17d'évolution de ces prix ?
10:18Est-ce que vous dites
10:19aujourd'hui
10:20qu'ils peuvent baisser
10:21ou non
10:22à la vue de ce qu'on vient
10:23de dire juste avant,
10:24c'est-à-dire une situation
10:24extrêmement volatile ?
10:25Ce que nous avons vu
10:26précédemment
10:27nous amène
10:29précisément
10:30sur ce sujet-là
10:31à faire preuve
10:32de beaucoup de prudence.
10:34Moi, je n'ai pas
10:35de boule de cristal
10:35et donc je ne suis pas
10:36en mesure
10:37de vous dire
10:37ce qui se passera
10:38dans le détroit d'Hormuz
10:39dans les semaines à venir.
10:40La conséquence de ça,
10:41c'est que je ne suis pas
10:42en mesure
10:43de prédire
10:43l'évolution
10:44des prix du carburant.
10:45Ce que je peux vous dire
10:46en revanche,
10:46c'est ce que fait la France.
10:48Ce que nous faisons,
10:49ce que fait le gouvernement.
10:50On a mis en place
10:51des aides ciblées.
10:52On y reviendra tout à l'heure.
10:53On s'assure
10:54que l'ensemble
10:54de la chaîne
10:55joue le jeu.
10:56On fait tous les contrôles
10:57nécessaires
10:57vis-à-vis des distributeurs.
10:59On a demandé
10:59une enquête
11:00à l'échelle
11:00de l'Union européenne
11:01pour s'assurer
11:02qu'il n'y ait pas d'abus
11:03du côté des raffineurs
11:05dont l'ensemble
11:05de la chaîne
11:06est suivi.
11:07Et on a une exigence
11:08qui est une exigence
11:09de bon sens,
11:10qui est une exigence
11:10de justice.
11:11Quand les prix baissent
11:13durablement,
11:14quand les cours
11:14du baril de Brent
11:16baissent durablement,
11:18alors ces baisses
11:19doivent être ressenties
11:21par les consommateurs,
11:22doivent être vues
11:22par les consommateurs
11:23dans les stations-service
11:24aussi vite
11:25que le Eoslon était.
11:26Et au fond,
11:26les Français,
11:26elles comprennent bien
11:27parce que quand la guerre
11:28a démarré,
11:30il a fallu quelques heures
11:32ou quelques jours
11:33pour que les prix
11:34dans les stations-service
11:36se mettent à flamber.
11:37Si on observait
11:38donc une baisse durable,
11:40et là encore,
11:40je n'ai pas de boule de cristal,
11:41mais si c'était le cas,
11:43elles doivent être réimpactées,
11:45répercutées aussi vite
11:46que les hausses l'ont été.
11:47Armandine ?
11:48Vous réfléchissiez
11:49il y a quelques jours
11:50à la mise en place
11:50d'un décret
11:51pour plafonner
11:51les marges des distributeurs.
11:53Or ces distributeurs,
11:54notamment les grands patrons
11:55de supermarchés,
11:56étaient complètement
11:57vent debout
11:57en disant que
11:58vous faisiez des victimes
12:00qu'ils ne font que
12:011 à 2 centimes
12:02de marge par litre.
12:03Ils étaient totalement contre.
12:04Ils ont envoyé un courrier
12:05pour se plaindre.
12:05Ils ont envoyé un courrier
12:06tout à fait.
12:07Est-ce que vous allez
12:08mettre en place ce décret
12:09ou est-ce que vous y renoncez
12:11face à la bronca
12:13qui a déclenché ?
12:13Là-dessus,
12:14soyons clairs,
12:15l'État est dans son rôle.
12:16Enfin,
12:17le rôle de l'État,
12:18c'est de s'assurer
12:19que personne ne profite
12:21de la situation.
12:22Et c'est ce que nous demandent
12:23les Français.
12:23Les distributeurs
12:24n'en profitent pas aujourd'hui,
12:25vous le savez.
12:25Ce n'est pas ce que je viens de dire.
12:26Ce sont les raffineurs
12:27qui font des marges.
12:28Ce n'est pas ce que je viens de dire.
12:29Je dis que notre rôle,
12:30c'est de contrôler
12:31l'ensemble de la chaîne.
12:32Et c'est normal.
12:33C'est ce que nos compatriotes
12:34nous demandent.
12:35On vient de voir les prix
12:37affichés à l'écran
12:37qui sont un vrai problème
12:39pour beaucoup de Français
12:40qui n'ont pas d'autre choix
12:41que de faire le plein
12:41pour aller au travail,
12:42aller faire leurs courses,
12:43emmener leurs enfants à l'école.
12:45Si nous ne mettions pas en place
12:47le minimum de contrôle nécessaire
12:49pour s'assurer
12:50que chacun joue le jeu,
12:51ça nous serait légitimement reproché.
12:54Après, une fois que je vous ai dit ça,
12:56moi, mon objectif,
12:56c'est de travailler en bonne entente
12:57avec les distributeurs.
12:58Et c'est ce qu'on fait
13:00depuis le début de la crise.
13:01On les reçoit régulièrement.
13:03On discute avec eux
13:04et pas uniquement
13:05sur les plateaux de télévision
13:06ou par plateaux de télévision
13:07interposés.
13:08Nous n'observons pas
13:10de hausse indue de marge.
13:12Vous avez repéré quand même
13:12des comportements suspects,
13:16notamment, je ne sais pas,
13:17illégaux de certains
13:19condisseurs, distributeurs ?
13:20Illégaux, non.
13:21Et très majoritairement...
13:23Opportunistes ?
13:23Très majoritairement,
13:24ce que je peux vous dire,
13:25c'est que les distributeurs
13:26jouent le jeu.
13:26Mais le rôle de l'État,
13:28le rôle du gouvernement...
13:29Pas besoin du décret, alors ?
13:30Le rôle du gouvernement,
13:31c'est de préparer...
13:32Je vais vous répondre.
13:33C'est de préparer
13:34l'ensemble des outils,
13:35que ces outils soient prêts
13:37si nécessaire.
13:38Et donc,
13:39si le cas échéant,
13:40on estimait
13:42qu'à un moment donné,
13:44parce que les prix
13:44ne baisseraient pas suffisamment,
13:46l'activation d'un tel décret
13:47était nécessaire,
13:48alors on l'activerait.
13:49On ne s'interdit rien
13:50par principe.
13:51Nous ne sommes pas
13:51dans une posture dogmatique,
13:53mais on doit anticiper
13:55l'ensemble des scénarios possibles
13:56et on voit qu'ils sont nombreux
13:58et qu'il y a beaucoup
13:59d'incertitudes.
14:00Et préparer l'ensemble
14:01des outils
14:02et puis adapter la situation.
14:04C'est ça,
14:04la gestion de crise.
14:05Sur l'incertitude,
14:05justement,
14:06on parlait de l'inquiétude
14:07des Français
14:07il y a quelques instants
14:08sur le prix du carburant.
14:10Faut-il évidemment
14:11qu'il y en ait du carburant ?
14:12Et aujourd'hui,
14:13dans Le Parisien,
14:15citation de Roland Lescure,
14:17le ministre de l'Économie,
14:18interrogé justement
14:19sur la crainte de pénurie.
14:20À ce stade,
14:21dit-il,
14:21nous n'avons pas d'enjeu
14:23de disponibilité,
14:23qu'il s'agisse de l'essence,
14:24du gasoil,
14:25du kérosène
14:26ou des engrais.
14:27Mais, dit-il,
14:28pour que cela continue,
14:29il faut que la situation
14:30se stabilise vite
14:32et que les flux reprennent.
14:34Si la crise se prolonge,
14:35conclut-il,
14:36la situation pourrait devenir
14:38beaucoup plus difficile.
14:39Il y a quand même
14:40un spectre de pénuries
14:41qui plane au-dessus
14:42de la France aujourd'hui.
14:43Il n'y a aucune pénurie.
14:45À l'heure où on se parle,
14:46environ 5% des stations-service
14:48font face à une difficulté
14:49sur au moins un carburant.
14:52En temps de paix,
14:53c'est 3 à 4%,
14:54donc on est extrêmement proche.
14:56Et je ne veux absolument pas
14:57inquiéter les Français
14:58qui nous écoutent ce matin.
15:00Ensuite,
15:01on en revient à la question
15:02de ce que l'on maîtrise
15:03et ce que l'on ne maîtrise pas.
15:05Si la crise venait
15:06à durer durablement
15:08pendant des mois
15:09avec un détroit d'Hormuz
15:11bloqué
15:12qui normalement
15:12voit circuler
15:1320% du pétrole mondial,
15:15il y aurait de toute évidence
15:17des répercussions.
15:18Mais je vais vous dire,
15:18ces répercussions,
15:19elles sont déjà là.
15:20D'abord,
15:20elles sont présentes
15:21au prix à la pompe.
15:22Elles sont présentes
15:23au prix à la pompe
15:24et elles sont présentes
15:24dans un certain nombre
15:25de pays
15:25qui, eux,
15:27vivent des difficultés
15:28de pénurie,
15:29je pense notamment à l'Asie,
15:30et qui ont dû prendre
15:31des mesures
15:32de rationnement,
15:33ce que nous n'avons pas
15:34eu à faire
15:34puisque la France
15:35a diversifié
15:36ses exportations
15:37et que nous sommes
15:37bien moins dépendants
15:39du pétrole importé
15:40du Moyen-Orient
15:42que...
15:42Ensuite,
15:43si vous me demandez
15:44prévoit-on tous les scénarios ?
15:45Encore une fois,
15:46la réponse est oui,
15:47mais à l'heure où on se parle,
15:48il n'y a pas de risque
15:49de pénurie.
15:49Sur le kérosène également,
15:51parce qu'il semble que précisément,
15:52Patrick Pouyanné
15:53en parlait la semaine dernière,
15:54il y a un sujet
15:56sur la possibilité
15:57que dans quelques jours,
15:59quelques semaines,
15:59les compagnies aériennes
16:00aient moins de kérosène
16:02pour faire voler leurs avions.
16:02Il y a davantage de tensions,
16:04mais encore une fois,
16:05à l'heure où on se parle,
16:06il n'y a pas de difficultés.
16:08Et puis je rappelle,
16:08pardonnez-moi,
16:09que la France
16:10a des stocks stratégiques.
16:12Environ une centaine de jours
16:14de disponibilité
16:16de carburant
16:16que nous pourrions être amenés
16:18à libérer
16:19si on avait des problèmes
16:20de volume.
16:21Et d'ailleurs,
16:21ces stocks stratégiques
16:23sont initialement là
16:24pour pallier
16:24à des problèmes de volume
16:26et non pas à des problèmes
16:26de prix.
16:27Pour l'énergie,
16:29et puis autre question
16:30qu'on se pose aujourd'hui,
16:31ça concerne très concrètement
16:32notre frigo,
16:34notre assiette,
16:35avec cette crainte,
16:37on peut le dire comme ça,
16:38bouteilles de lait,
16:38beurre,
16:39crème fraîche,
16:40fromage dessert
16:40au rayon laitier.
16:41Est-ce que les prix
16:41vont augmenter ?
16:43Je vous pose la question
16:43parce que le géant laitier
16:45Lactalis annonce
16:46qu'il va devoir répercuter
16:47les effets de la guerre
16:48au Moyen-Orient
16:49sur ces prix de vente.
16:51Il y a quelques jours,
16:52il y a d'autres marques
16:52également qui sont positionnées
16:54sur la même direction,
16:55Yoplait, Candia,
16:57qui ont également envisagé
16:58d'augmenter leurs prix.
16:59Vous leur dites quoi ?
17:00D'abord,
17:00on demande,
17:01et c'est une exigence naturelle,
17:03à chacun d'être raisonnable.
17:04Qu'il y ait des répercussions
17:06sur les coûts de production
17:07de la hausse
17:07des prix de l'énergie,
17:09je le comprends très bien,
17:11c'est mathématique.
17:12Pour autant,
17:13seules,
17:14ces hausses de prix
17:15et strictement,
17:16ces hausses de prix
17:17doivent être répercutées
17:18et ça ne doit pas
17:19aller au-delà.
17:20Donc,
17:20on sera encore une fois
17:22extrêmement vigilants
17:22à ce qu'il n'y ait pas
17:23de hausse indue.
17:24Et puis,
17:24je vous renvoie
17:25aux déclarations
17:26de mon collègue Serge Papin
17:27qui s'exprimait
17:28pour dire ce matin
17:30qu'il n'y avait pas aujourd'hui
17:32nécessité de réouvrir
17:33l'ensemble
17:34des négociations commerciales.
17:36Qui était une demande
17:37de la part
17:37de certaines entreprises.
17:39De certains industriels.
17:40Et ça,
17:41c'est une très bonne chose.
17:42Pourquoi ?
17:42Parce que quand vous réouvrez
17:43l'ensemble des négociations
17:44commerciales,
17:45qui supporte
17:46les surcoûts
17:47au bout de la chaîne ?
17:49Alors,
17:50c'est réparti,
17:50on peut dire que c'est en partie
17:51les industriels,
17:52en partie les distributeurs,
17:53mais enfin,
17:53à la fin,
17:54c'est aussi les consommateurs.
17:56Et donc,
17:56je crois que dans un moment
17:57de vive tension
17:58où les consommateurs,
17:59où les Français
18:01paient déjà
18:01ces hausses de prix
18:04sur les prix du carburant,
18:06chacun doit faire attention
18:08à ce qu'il affiche.
18:09Donc,
18:09à l'image de ces distributeurs,
18:13notamment de carburants,
18:14fournisseurs,
18:14etc.,
18:15de grandes marques,
18:15là,
18:15ces géants du secteur laitier,
18:18également,
18:18ils pourraient être contrôlés
18:19d'une manière ou d'une autre ?
18:20En tout cas,
18:21l'Actalie,
18:21c'est de toute évidence
18:22une entreprise
18:23et c'est tant mieux
18:24qu'ils se portent bien.
18:27Quel impact,
18:28la hausse des coûts
18:29de l'énergie,
18:30c'est une chose,
18:31mais je le redis,
18:32tout ça doit être fait
18:33dans un cadre raisonnable
18:35et adapté
18:37aux hausses des prix
18:37que l'on mesure.
18:40Merci beaucoup,
18:41Maude Bréjon.
18:42Je vous rappelle,
18:42pour parler du gouvernement,
18:43ministre délégué
18:43en charge de l'énergie,
18:44on suivra un autre rendez-vous,
18:45d'ailleurs,
18:46je crois que c'est lundi,
18:47puisqu'il y aura une réunion
18:48avec les distributeurs
18:50et le ministre de l'Économie.
18:52Tout à fait.
18:52En quelques mots,
18:52il faut en attendre quoi
18:53de cette réunion ?
18:53Encore une fois,
18:54on continue les discussions
18:55avec un objectif,
18:56c'est que les prix à la pompe
18:57baissent le plus rapidement possible.
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