00:00Effectivement, en tout cas, s'il y en a un qui se frotte les mains, c'est bien le marché,
00:03puisqu'on a vu le cours du baril retomber, en tout cas, à moins 12%, autour de 87 dollars.
00:09Est-ce qu'effectivement, là, c'est un signe de confiance ?
00:13Alors, ça montre bien que, justement, la flambée du baril était très spéculative, justement, parce que si on se dit,
00:16on ferme, évidemment, l'étroit d'Ormouse,
00:18et puis ensuite, il y a des problèmes d'approvisionnement, le baril a tendance à flamber.
00:21Alors, ça s'était calmé, on était monté, je vous rappelle, à 118 dollars le baril, on était autour des
00:26110.
00:27Là, on descend à 88-89. Donc, c'est quand même beaucoup plus élevé qu'au début du conflit.
00:31Donc, il ne faut pas imaginer que ça y est, tout est terminé, tout va s'améliorer demain, l'inflation
00:35va s'effondrer.
00:36On sait très bien que, malheureusement, on le voit aujourd'hui, ça peut repartir dans l'autre sens également.
00:40Donc, on va rester sur une très forte volatilité, mais surtout, pour nous, pour ceux qui nous écoutent, pour les
00:45Français,
00:46il ne faut pas penser que, malheureusement, cette baisse des prix du baril va se traduire tout de suite par
00:49une baisse de l'inflation.
00:50Parce qu'on a bien vu que, lorsque les prix du baril, alors là, ça serait répercuté quasiment instantanément sur
00:55les prix à la pompe, notamment, sur l'essence,
00:57sur l'inflation au sens large. Par contre, quand les prix baissent, alors là, ça prend plus de temps, comme
01:01par hasard.
01:01Combien de temps ?
01:02Ça va dépendre, justement, de cette volatilité. Et puis, surtout, il y a des effets qu'on appelle de second
01:06tour.
01:07C'est-à-dire que, dans un premier temps, vous avez l'augmentation des prix de l'essence, par exemple.
01:10Après, tous les biens et services sont concernés. Donc, il y a des répercussions au fur et à mesure.
01:15Même si on espère tous que la guerre s'arrête demain et qu'on a un baril qui descend vers
01:1980 dollars le baril,
01:21il y aura encore des impacts sur l'inflation française, au moins jusqu'à l'été à venir.
01:24Donc, on n'y coupera pas. L'inflation française va monter au moins à 4%.
01:28Donc, ce qui veut dire que, malheureusement, le mal est déjà fait.
01:30On espère qu'ensuite, ça pourra aller mieux, que le baril pourra vraiment baisser durablement.
01:34Parce que là, je pense que la volatilité va rester forte en fonction des déclarations.
01:38Et à partir du second semestre, si, effectivement, on a une vraie paix et que le baril baisse fortement,
01:43là, ça pourra aller mieux.
01:44Mais le mal est déjà fait. Et puis, surtout, ne l'oublions pas.
01:46Pour nous, les Français, malheureusement, avant même le début du conflit,
01:49en mois de février 2026, les prix avaient déjà fortement augmenté.
01:53Et surtout, ce qu'on appelle les défaillances d'entreprises,
01:55les faillites d'entreprises avaient très fortement augmenté.
01:57Donc, ça allait déjà mal avant.
01:58Et là, ça va, évidemment, encore plus mal.
02:00Évidemment, on a l'impression que la guerre en Iran...
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