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Juriste de formation, communicant, maître de cérémonie et entrepreneur dans l’agroalimentaire, notamment dans la production de chenilles communément appelées chitoumou, Rapademnaba Henri Renaud incarne un profil polyvalent et engagé. Président de la plateforme culturelle des écoles et universités du Burkina et vice-président de l’Alliance des Maîtres de cérémonie, il revient dans cet entretien sur son parcours atypique, ses engagements et sa vision du leadership, de la culture et de l’entrepreneuriat comme leviers d’épanouissement et d’insertion des jeunes.

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00:00Je ne vois pas de mal à ce que quelqu'un te copie et quand je vois les gens sur
00:03TikTok se lancer des pics par rapport à ce genre de choses, bon, après on n'a pas la même
00:08conception des choses, voilà, peut-être que je peux me tromper, mais pour ma part, je pense qu'il n
00:12'y a pas le lieu d'en faire un problème, si toutefois la personne respecte, respecte, vend sa chose dans
00:17son coin.
00:25Mesdames et Messieurs, bonjour et merci d'être avec nous pour ce numéro.
00:29Aujourd'hui, nous recevons un invité au parcours à la fois riche et inspirant, juriste de formation, communicant, maître de
00:37cérémonie reconnue, coach en art oratoire et entrepreneur engagé dans l'agroalimentaire,
00:43notamment dans la production de chenilles, communement appelées Chitoumou.
00:49Il incarne une jeunesse bourtinabée dynamique et polyvalente.
00:53Il est par ailleurs président de la plateforme culturelle des écoles et universités du Bourtina et vice-président de l
00:59'Alliance des maîtres de cérémonie.
01:01Henri Reno-Rapadnaaba est avec nous et avec lui, nous parlerons leadership, entrepreneuriat, culture et engagement.
01:10Bonjour Henri et merci d'avoir répondu à notre invitation.
01:13Bonjour et merci de m'avoir invité.
01:16Votre parcours est assez riche, atypique, entre droit, communication et entrepreneuriat.
01:23Comment s'est construit cette trajectoire?
01:26Ma trajectoire du droit à la communication en passant par l'entrepreneuriat, je peux dire qu'au début, je suis
01:34quelqu'un de très engagé.
01:36De l'école primaire, j'aimais beaucoup tout ce qui était culture.
01:42Lorsqu'on parlait de théâtre, bon ça je ne sais pas danser, mais lorsqu'on parlait de théâtre, de débat,
01:47j'étais tout le temps là-dedans.
01:49Et au fur et à mesure, lorsque j'avançais dans mon cursus scolaire, j'étais beaucoup impliqué dans les activités
01:55culturelles.
01:56Et après l'obtention de mon bac, je me retrouve dans une université de la place où j'entends mes
02:03études de droit.
02:04Mais étant en droit, j'avais toujours cette passion pour la communication.
02:09Parce que là, ça je l'avais déjà dans la peau.
02:12Je continue jusqu'à ma master en droit.
02:16Et lorsque je finis mon master en droit, je me dis, je sens un goût d'inachever dans mon parcours.
02:22Parce que beaucoup me disaient à la base, je pense que tu as raté ta vocation.
02:26Il fallait faire de la communication, devenir journaliste.
02:29Mais je voulais devenir avocat à la base.
02:31Mais au fur et à mesure, quand j'avançais en droit, à un moment donné, je me suis dit, c
02:38'est plus mon domaine.
02:41Je n'ai plus cette passion de devenir avocat ou magistrat.
02:47Et dès que je finis le master, je cherchais une autre école.
02:51Je m'inscris en communication pour pouvoir évoluer et embrasser ce que je rêvais de faire depuis longtemps.
02:59Et par ricochet également, comme vous l'avez dit dans ma présentation, j'entreprends.
03:06J'entreprends parce que je me suis dit très tôt, il faut que j'arrive à me soustraire de la
03:12charge des parents.
03:13Parce que quand tu es jeune, à un moment donné de ta vie, il faut te prendre en charge.
03:18Et ça, j'ai su le faire très tôt.
03:21En commençant pas des petits trucs.
03:22J'ai fait beaucoup de choses qui n'ont pas marché.
03:25Voilà, j'ai fait beaucoup de choses qui n'ont pas marché.
03:28Une anecdote, je me rappelle qu'en son temps, on voulait faire l'événementiel parce que c'était à la
03:33mode.
03:34J'ai deux amis, on se dit, on va faire une soirée dans la périphérie de Saba.
03:38Parce qu'on était tous à l'université là-bas.
03:40On se lance dans la chose vite, vite.
03:42On fait l'affiche, on communique.
03:44On était bien parce qu'on se dit, après, c'est un gros patole.
03:47On va se partager l'argent pour un étudiant en deuxième, troisième année.
03:51C'est quand même bien.
03:51On organise la soirée.
03:53Le jour J, lorsqu'on finit la soirée, on fait la soustraction des charges.
04:00On se retrouve avec 300 francs.
04:03Bon, je pense que Dieu a voulu bien faire les choses.
04:05On était trois.
04:06Donc, on s'est assis.
04:08On a pris 100 francs.
04:10Et chacun a pris sa route.
04:12Et moi, j'ai dit, c'est 100 francs.
04:13Je vais convertir ça peut-être à un million.
04:15Bon, je le disais comme ça.
04:16Mais par fini, les deux autres, l'autre, lui, il a continué dans l'événementiel.
04:19Il a fait des événements à succès.
04:21L'autre, lui, il est passé derrière les caméras.
04:23Il fait tout ce qui est photographié.
04:25Et moi, par fini, je suis rentré dans la maîtrise de cérémonie, le slam et tout.
04:30Et comme je le disais, par ricochet, il y avait les chéniers également qui, en son temps,
04:35parce que j'ai fait beaucoup bobo, que je mangeais ça beaucoup.
04:39Quand mes amis venaient chez moi à la maison, ils me disaient,
04:43« Toi, à part chénier, toi, tu n'as rien à manger. »
04:45Ils disaient, « Non, mon frère, ça y est là.
04:46Quand la période arrive, c'est à profusion, il faut que j'en prenne, je dépose au cas où. »
04:52Et un jour, il y a un qui m'a demandé, « Est-ce que tu peux m'en vendre
04:56un peu ? »
04:57J'ai pris un sachet, j'ai mis, j'ai pris une photo.
04:59Je pense que la photo, elle s'est trouvée toujours sur ma page Facebook.
05:01J'ai mis, j'ai mis, j'ai mis, j'ai mis 1000 francs.
05:04Et puis, j'ai donné à mon gars, il n'est pas...
05:07Deux jours après, les gens commençaient à me demander,
05:09« Tu vends chénier, tu vends. »
05:10Ça faisait bizarre de voir un jeune qui a un droit et qui vend des chéniers.
05:16Bon, c'est là également que je rentre dans le circuit de l'agroalimentaire.
05:21Et depuis lors, je suis là, là-dedans.
05:23La maîtrise de cérémonie également.
05:25Parce que si j'ai bonne mémoire, ça, j'ai un ami, Daniel Zabak, parce que je faisais le slam.
05:32Comme je disais, j'ai touché à beaucoup de choses.
05:34Souvent, il me disait, « Est-ce que tu ne vas pas te perdre ? »
05:37Parce que je faisais le cinéma, je faisais le mannequinat, je faisais le slam.
05:43Et il me disait, « Tu fais un très bon maître de cérémonie, laisse le slam. »
05:47Moi, je fais juste ça, la maîtrise de cérémonie.
05:50C'est juste par passion, ça ne va pas aller quelque part.
05:53Jusqu'à ce qu'un jour, je fasse une maîtrise et on me donne une enveloppe.
05:57Quand il a pris l'enveloppe, je dis, « Tu vois, le slam, c'est bien. »
06:02Mais d'après un rappel, il n'y a pas l'argent dedans.
06:04C'est là où tu es là.
06:05Quand tu fais la production et tout, c'est vrai que ça paye.
06:09Mais à l'instant T, je vois que la maîtrise de cérémonie, ça rapportait plus rapidement que le slam.
06:14Donc, je décide de bifurquer.
06:16Mais quoi qu'il en soit, si vous regardez mon parcours, que ce soit le droit, la communication, l'agroalimentaire,
06:22la maîtrise de cérémonie, l'entrepreneuriat, les associations,
06:27c'est à peu près lié parce que la prise de parole en public, tout est quand même assez lié
06:31parce que le verbe se trouve au centre de tout ça.
06:35D'accord.
06:38Et aujourd'hui, l'art oratoire prend de plus en plus de place.
06:41Selon vous, en quoi est-il un levier de réussite ?
06:44En quoi l'art oratoire a été un levier de réussite ?
06:47Si tout de suite, vous m'invitez sur votre plateau et que j'arrive, votre émission dépend de comment nous
06:55avons discuté, de comment l'émission sera agencée.
06:57Imaginez-vous, j'arrive ici, on passe une heure de temps, je n'arrive pas à m'exprimer correctement, je
07:04tutube, je fais des signes pour vous parler.
07:09Ça impacte.
07:11Juste pour vous rappeler le fait que la parole, comme on l'a dit, la parole libère, la parole condamne.
07:16Quelqu'un qui sait bien s'exprimer, ça va beaucoup t'ouvrir les portes.
07:20Quoi qu'il en soit, tu as un projet, il faut que tu défends ton projet.
07:23Tu dois soutenir, il faut que tu puisses défendre ta thèse.
07:26Donc la parole se retrouve au centre même de nos activités.
07:29Et même pour aller payer quelque chose au marché.
07:32Si tu as le verbe, tu sais bien t'exprimer, tu peux facilement communiquer avec le commerçant pour pouvoir t
07:39'en sortir.
07:40Juste pour vous dire que savoir parler peut ouvrir beaucoup de portes.
07:45Je sais que beaucoup de gens aujourd'hui sont devenus ce qu'ils sont tout simplement parce qu'ils savaient
07:51parler, mieux s'exprimer.
07:52Parce que nous avons tous le don de parler, nous avons le langage.
07:55Mais mieux s'exprimer, convenablement, ça souvent il faut forcément passer par des formations typiques.
08:00D'accord. Vous êtes également entrepreneur dans l'agroalimentaire.
08:05Est-ce que, selon vous, est-ce que l'agroalimentaire peut être un levier de réussite pour les jeunes au
08:11bout d'inafaso ?
08:12Oui, bien sûr. Je dis tout le temps aux gens, l'État ne peut pas employer tout le monde.
08:18L'État ne peut pas employer tout le monde. Il n'y a pas la place pour tout le monde
08:21à la fonction publique.
08:23Mais Dieu faisant bien les choses, on nous a gratifiés de beaucoup de choses dans le monde,
08:28où nous pouvons entreprendre, que ce soit dans l'agroalimentaire, que ce soit dans le numérique.
08:33Il y a tellement de débouchés où le besoin est là.
08:36Et si nous n'avons pas forcément l'occasion d'avoir un emploi stable, au lieu de rester à ce
08:41morphone,
08:42je pense que l'entrepreneuriat s'offre à nous.
08:45Et l'agroalimentaire, quoi qu'il en soit, chaque jour que Dieu fait, les gens consomment, les gens mangent.
08:50Et c'est des portes pour les jeunes qui veulent réussir forcément.
08:55Donc, vous conviendrez avec moi que l'agroalimentaire peut quand même être un dévier de développement pour les jeunes.
09:01Est-ce que vous avez déjà envisagé d'entreprendre dans un autre domaine, dans l'agroalimentaire,
09:09un autre domaine autre que la transformation des chenilles ?
09:13Pour le moment, il n'y a pas concrètement une idée de produit que je vais transformer.
09:20Mais comme je le dis souvent, l'appétit vient en mangeant.
09:22Parce que les chenilles, c'est un point de départ.
09:25Peut-être dans l'évolution de ma structure, il y aura un moment où j'aurai un autre produit que
09:31je vais transformer.
09:32Parce que je ne ferme pas la porte à l'innovation.
09:34D'accord. Mais est-ce que vous arrivez à vous en sortir avec la transformation des chenilles ?
09:41En m'en sortie, bon, c'est vrai qu'on est...
09:44Si je parle, mes amis qui vont me regarder là, je n'ai pas dit que j'ai des millions.
09:48Voilà. Les parents aussi qui sont au village, faites pardon.
09:50Je n'ai pas dit que j'ai des millions.
09:52Mais ce que je fais me permet de pouvoir subvenir à mes besoins.
09:58Voilà. Et d'employer certaines personnes.
10:00Donc, je ne dirais pas que c'est mauvais. Donc, ça va.
10:04D'accord. Vous employez combien de personnes ?
10:06À ce jour, j'ai quatre personnes à ma charge comme employé.
10:10D'accord. Et en tant que président de la plateforme culturelle des écoles et universités,
10:16quel regard portez-vous sur l'engagement culturel des étudiants ?
10:20L'engagement culturel des étudiants. Merci pour cette très belle question.
10:24Parce qu'aujourd'hui, souvent, on a un pincement au cœur de voir que beaucoup de jeunes sont en retrait
10:30de la culture.
10:31On est plus orientés vers tout ce qui vient de l'extérieur.
10:34Alors que le Burkina Faso rigorge beaucoup de choses.
10:38On a tellement de potentiel que les jeunes étudiants peuvent exploiter pour mettre le Burkina Faso en avant,
10:46mettre la culture du Burkina Faso en avant.
10:48Mais il faut se constater qu'aujourd'hui, lorsqu'on décide de faire une conférence publique
10:53qui est axée sur tout ce qui est aspect culturel, on peut se retrouver avec 20, 30, 40 personnes.
10:58Mais si tout de suite on dit, on vient faire un show où ça sera de la danse,
11:03voilà, on peut se retrouver avec 100 personnes.
11:04Parce que les gens se disent automatiquement qu'il y aura de l'ambiance.
11:07En oubliant que nous sommes des jeunes.
11:10Et nous sommes appelés dans 15, 10 ans à fonder des familles.
11:15Et c'est nous qui avons la charge de transmettre l'héritage culturel qu'on a.
11:19Mais si dès l'université, on est désengagé de ça,
11:22par fini, on risque de se retrouver comme des hybrides.
11:25On ne sera ni blancs ni noirs.
11:27Vous avez dit que quand on organise un show, si c'est pour danser,
11:32les jeunes sont plus enthousiastes.
11:34Est-ce que vous ne pensez pas que c'est ce qu'on leur a fait croire ?
11:38Que c'est seulement la danse qui est culturelle ?
11:43Non, je ne pense pas que c'est ce qu'on a fait croire aux jeunes dès la base.
11:47Parce que dès l'enfance, nous côtoyons beaucoup de personnes.
11:52Et vous n'allez pas me dire le contraire.
11:53Vous avez, si vous grandissez dans un pays, vous avez une vue d'ensemble sur beaucoup de choses,
12:02notamment tout ce qui est aspect culturel.
12:04Aujourd'hui, on ne me dira pas, un jeune ne va pas me dire, lui, il ne connaît rien de
12:08la culture du Burkina.
12:10Il ne connaît rien de tout ce qui est valeur culturelle.
12:12Parce qu'on a tellement de ressources où on peut aller apprendre.
12:17Certes, dès l'enfance, force est de constater qu'il y a des gens qui ont vécu 50 ans, 20
12:22-30 ans aux États-Unis,
12:23mais qui ont décidé de rentrer au pays pour pouvoir s'abreuver de la culture, de l'écosystème culturel de
12:30leur pays.
12:31Donc, même si l'enfance a... il y a eu un souci au niveau de l'enfance, à un moment
12:36donné, on peut se rattraper.
12:37Mais souvent, je pense que c'est de la mauvaise foi de certaines personnes en se disant,
12:41non, c'est parce que quand j'étais petit, on ne m'a pas amené au village.
12:46Mais dès que tu deviens majeur, tu sais au moins ce que tu as un village.
12:49Tu peux décider d'aller dans ton village.
12:51Tu peux décider de t'engager dans tout ce qui est aspect culturel.
12:55Donc, on peut accuser les parents, on peut accuser l'ancienne génération de ne pas transmettre convenablement le savoir.
13:02Mais nous aussi, nous avons notre part de responsabilité en tant que jeunes d'aller à la source.
13:07Parce que souvent, quand tu as soif, tu n'attends pas que le robinet vienne à toi.
13:10Tu pars au robinet pour t'abreuver.
13:12D'accord.
13:13Et selon vous, quelles sont les difficultés que les jeunes rencontrent aujourd'hui dans le domaine culturel et entrepreneurial ?
13:20Dans le... bon, je commence par le domaine entrepreneurial.
13:25C'est souvent le manque de financement.
13:27Le manque de financement, il y a ce problème qui se pose.
13:30Il y a aussi le manque de formation.
13:34Parce que c'est vrai, être entrepreneur, les gens, comme je le dis, ils ont des aptitudes sans avoir fait
13:38de formation.
13:39Ils sont autodidactes.
13:40Ils arrivent à comprendre ce que c'est que la comptabilité, comment communiquer et tout.
13:45Ça va.
13:45Mais il y a d'autres qui ont de très très bons projets.
13:49Mais par manque de formation, par fini, ces projets vont disparaître.
13:53Donc, il y a ce problème de formation, il y a ce problème de financement.
13:56Et il y a aussi le problème de faire ce que l'autre fait.
14:02Si vous décidez de vendre des habits, cocodona, et que ça marche,
14:07moi je me dis, bon, comme elle vend des cocodona et qu'elle a payé une moto ou bien une
14:10voiture,
14:11donc je suppose que ça marche.
14:13Je me lance là-dedans en se disant, je vais acheter une voiture dans deux ans comme elle.
14:16En oubliant qu'on n'a pas la même vision.
14:19On n'a pas la même manière de concevoir notre business.
14:21Donc, il y a souvent ce problème aussi qui se pose.
14:24Le fait de vouloir faire du copier-coller.
14:27Maintenant, dans le secteur culturel,
14:30les jeunes, qu'est-ce qu'ils rencontrent comme difficultés ?
14:32Comme je l'ai dit, si nous ne prenons pas conscience dès à présent,
14:38les générations à venir, ça va être pire que les générations actuelles.
14:42Parce qu'il y a beaucoup aujourd'hui qui sont déracinés, comme je le disais,
14:45parce que leurs parents aussi étaient déracinés.
14:48Donc, il y a ce problème qui se pose.
14:50Il y a également le fait que nous n'arrivons pas à valoriser et à imposer notre culture.
14:59Je prends l'exemple.
15:00Lorsque vous arrivez souvent dans certains établissements,
15:02ou bien dans certains milieux où il y a des jeunes,
15:04et qu'on commence à jouer de la musique,
15:07lorsque c'est une musique qui vient d'ailleurs,
15:09vous allez voir que tout le monde est en transe.
15:11Mais dès qu'on met Zouna Zagamda,
15:13vous allez voir que, certes, il y aura toujours peut-être des gens qui vont,
15:17mais la majorité vont se dire quoi ?
15:21Bon, ça c'est de la musique, ils vont aller s'asseoir.
15:24Donc, il y a tous ces aspects-là sur lesquels les jeunes butent.
15:29Parce qu'après, on peut se dire qu'ils n'ont pas forcément de repère à la matière.
15:33Mais Dieu faisant bien les choses, je pense que c'est en train de venir.
15:36C'est en train de venir.
15:37Souvent, je vois beaucoup d'activités où on essaie quand même de mettre
15:41la culture au cœur de ces activités,
15:44pour amener les jeunes à prendre conscience
15:46que nous avons beaucoup de choses à mettre en avant.
15:50Est-ce que vous pensez que,
15:52est-ce qu'il y a du mal à faire du copier-colier ?
15:54Parce que de nos jours, surtout avec de la vente à lit,
15:57je vois souvent des entrepreneurs se plaignent sur les réseaux sociaux
16:00parce qu'une telle personne fait le même business que lui,
16:05ou fait la même activité que lui.
16:08Par exemple, je vends du yaourt grec,
16:11une autre ne doit pas vendre du yaourt grec.
16:13Je vends du deguet, une autre personne ne doit pas vendre du deguet.
16:16Est-ce qu'il y a du mal à faire du copier-colier ?
16:19Bon, moi, j'ai suivi un débat comme ça,
16:23oulé sur les réseaux sociaux.
16:25J'ai donné mon point de vue.
16:26Je me suis attiré la foule de certaines personnes
16:28parce que souvent, on n'aime pas entendre la vérité.
16:31Je dis simplement, si moi, je décide de vendre du deguet,
16:34je crée du deguet et, comment on appelle ça,
16:38Samo, qui n'existe pas.
16:40C'est moi, je viens d'inventer, je mets tant, tant, tant, tant, tant.
16:43Si je trouve que je suis l'inventeur,
16:47il y a des procédures, il y a des procédures qu'il faut suivre.
16:50Vous partez, vous trouvez le service compétent,
16:54vous brevetez votre création.
16:57Là, si quelqu'un reproduit la même chose,
16:59vous pouvez attaquer la personne en justice.
17:02Mais, ce que je dis souvent aux gens,
17:03on peut être cinq à être assis autour d'une table.
17:06Pendant que moi, je pense
17:08à créer des phares LED pour un véhicule,
17:11peut-être que celui qui est assis en face
17:12a la même idée que moi.
17:15Souvent, ce n'est pas que c'est du copier-coller.
17:16Souvent, on a les mêmes idées à la fois.
17:18Donc, il faut que les gens arrivent à comprendre que...
17:21Et après, même si on te fait du copier-coller,
17:24je pense que la concurrence doit être un bon stimulant
17:26pour un bon entrepreneur.
17:28Parce que, quand tu es seul dans un domaine,
17:31tu n'es pas challengé.
17:32Ça ne t'amène pas à exceller.
17:34Ça ne t'amène pas à innover.
17:35Mais dès que la concurrence se présente,
17:37tu verras automatiquement que ça va t'amener
17:39à avoir mon business.
17:41Moi, je vendais comme ça.
17:43Mais comme il y a la concurrence qui arrive,
17:45il faut que j'arrive à me positionner tant, tant, tant.
17:47Donc, je ne trouve pas de mal à copier le business de quelqu'un.
17:53Si la personne a breveté sa chose, il n'y a pas de souci.
17:57Mais si la personne te copie,
17:58il faut être heureux et fier
18:00parce que tu as ouvert des portes à d'autres personnes.
18:02Maintenant, c'est de canaliser cette concurrence-là
18:05pour pouvoir aller de l'avant.
18:07Là où je suis contre,
18:09c'est de faire de la concurrence déloyale.
18:11Parce que tu copies le business de quelqu'un
18:14et après, tu ne passes pas des astuces
18:16pour ternir l'image de la personne,
18:18pour t'attirer de la clientèle.
18:19Là, c'est mauvais.
18:20Mais dans l'autre sens,
18:22celui qui se sent lésé en se disant
18:24qu'on a copié mon business,
18:25nous, on a le monopole du savoir.
18:27Nous, on a le monopole de la création.
18:29Autant comme je l'ai dit,
18:30chacun peut créer quelque chose.
18:31Mais si quand tu crées,
18:32tu en copies,
18:34estime-toi heureux.
18:35D'accord.
18:36En parlant d'avoir une même idée,
18:38je vais vous raconter une petite anecdote.
18:40Je suis allée au salon de coiffure
18:42pour défaire mes cheveux
18:43avec ma cousine.
18:45Et j'étais en train de lui dire qu'on voit des salons de coiffure
18:48où on n'y a pas de salon dédié exclusivement à défaire les cheveux.
18:55Et elle m'a montré un message d'elle et de son mari,
18:59là où elle était en train de dire à son mari qu'elle envisage
19:02de faire un salon où on va défaire exclusivement et laver les cheveux.
19:07Vous voyez, là, ça prouve tout.
19:10Donc souvent, quand je vois des entrepreneurs se livrer à une danse
19:17sur la toile en se disant, non, telle personne m'a copié,
19:20je suis la mère, je suis le papa de tant.
19:22C'est souvent, ça prouve à quel point vous n'avez pas forcément
19:26l'esprit d'un entrepreneur aiguisé.
19:28Aujourd'hui, il y a beaucoup de marques qui sont arrivées à s'imposer dans le monde
19:31parce qu'il y a une concurrence qui s'est imposée à eux.
19:35On est sur un plateau, je n'ai pas fait le pub,
19:39mais des grosses marques de boissons aujourd'hui
19:41qui se vannent à des milliers d'exemplaires dans le monde entier,
19:45ils ont une concurrence à un moment donné avec un concurrent sérieux
19:48qui les a amenés à se surpasser, à se surpasser.
19:51Et voilà, aujourd'hui, les deux ont leur part de marché dans le monde.
19:54Donc, je ne vois pas de mal à ce que quelqu'un te copie.
19:57Et quand je vois les gens sur TikTok se lancer des pics
20:00par rapport à ce genre de choses,
20:01bon, après, on n'a pas la même conception des choses.
20:04Voilà, peut-être que je peux me tromper,
20:05mais pour ma part, je pense qu'il n'y a pas lieu d'en faire un problème.
20:08Si toutefois, la personne respecte, respecte, vend sa chose dans son coin.
20:13D'accord.
20:15Et vous êtes également vice-président de l'Alliance des maîtres de cérémonie.
20:19Comment se structure cette organisation et quels sont ses objectifs ?
20:25L'Alliance des maîtres de cérémonie, l'AMC,
20:28c'est une jeune association qui a vu le jour courant l'année 2025.
20:36Certes, on échangeait beaucoup.
20:38On s'est rendu compte à un moment donné
20:40qu'il y a eu une nouvelle vague de maîtres de cérémonie
20:43qui s'est implantée au Burkina.
20:46Beaucoup de gens veulent embrasser le domaine de la maîtres de cérémonie.
20:51Mais après, il n'y a pas de cadre pour échanger entre nous.
20:54Et ce qui fait que souvent, comme je le dis,
20:57plus vous êtes dispersés,
20:58plus vous avez du mal à défendre votre corporation,
21:04vous avez du mal à défendre vos intérêts.
21:06Et à un moment donné, ensemble, on s'est dit quoi ?
21:09On est assez jeunes,
21:11il y a beaucoup qui veulent le faire,
21:13mettons-nous ensemble et nous allons avancer.
21:15Mais ce que beaucoup ignorent,
21:17lorsque nous décidons de créer l'AMC,
21:20on le fait en laissant les aînés à l'écart.
21:22Parce qu'après, à un moment donné,
21:24il y a des gens qui sont dans le domaine de ça fait 25 ans, 30 ans,
21:27il y a peut-être 20 ans, 15 ans d'écart d'âge entre nous.
21:30C'est très difficile pour eux peut-être de s'associer à des jeunes comme ça.
21:35Mais qu'est-ce qu'on fait ?
21:35Nous, on décide de créer l'association
21:37en prenant ces anciens-là comme des mentors,
21:41en les prenant comme des guides,
21:42qui aujourd'hui, si on a même besoin,
21:44on peut se dire, ah, on a tel grand frère,
21:46on a tel tonton qui a été maître de cérémonie
21:49depuis Belle-Urelle.
21:49Est-ce qu'on peut faire ci ?
21:51On peut faire ça.
21:51Et l'objectif, c'est de défendre l'intérêt des maîtres de cérémonie.
21:54Et je ne vois pas de mal à cela.
21:56Et après aussi, il y a beaucoup qui veulent se former,
21:58il n'y a pas de cadre.
21:59L'AMC est là,
22:00on crée le cercle idéal,
22:04le cadre idéal pour l'apprentissage
22:06de ces jeunes.
22:07D'accord.
22:09Et dans un contexte où l'engagement citoyen est fortement encouragé,
22:13selon vous, quelle est la place de la culture et de la communication ?
22:20Je pense que ces deux pans sont déjà en première ligne.
22:28Parce que la culture et la communication se rattachent.
22:31Parce qu'aujourd'hui, l'engagement citoyen,
22:34il faut souvent avoir certaines valeurs
22:35pour pouvoir s'affirmer
22:37et pouvoir poser de très bons actes.
22:39en passant par la culture,
22:41on peut ramener parce que dans nos sociétés africaines,
22:43dans nos villages,
22:44il y a beaucoup de choses qu'on rappelle
22:47au sein des communautés.
22:49Et lorsque les jeunes sont beaucoup axés sur ça,
22:53notamment le vivre ensemble, le pardon,
22:56les justes écoutés,
22:56ça amène ces jeunes-là
22:58à pouvoir s'engager convenablement
23:00pour l'intérêt du pays.
23:02Au-delà de ça, la communication,
23:04je prends un exemple simple.
23:05Aujourd'hui, il y a beaucoup de pays
23:07qui se sont imposés à d'autres pays
23:09juste à travers la communication.
23:12Il y a beaucoup de jeunes aujourd'hui
23:13qui s'habillent comme les Américains.
23:15Pourquoi ?
23:16Parce que quand ils étaient petits,
23:17ils regardaient beaucoup les chaînes
23:18où c'était le hip-hop en son temps
23:21avec les grands artistes et tout.
23:24À un moment donné,
23:25lorsqu'on les demandait,
23:27tu fais référence à qui ?
23:28Automatiquement, c'est eux.
23:29Parce que ce sont ces gens-là
23:30qui voyaient beaucoup à la télé.
23:32Donc, ça fait que la communication,
23:33c'est une arme puissante,
23:36très, très puissante.
23:37Souvent même qui dépassent l'entendement.
23:39Si on arrive à faire une jonction
23:42entre la communication, la culture,
23:44je pense que notre jeunesse,
23:45dans 5-6 ans,
23:48on aura peut-être une jeunesse formidable
23:49qui pourra défendre l'intérêt du pays
23:52en un point fini.
23:53Mais il y a du travail à faire.
23:56Il y a du travail à faire.
23:58Et quel conseil donneriez-vous
24:00à un jeune qui hésite encore
24:02à se lancer dans l'entrepreneuriat
24:05ou à valoriser ses talents ?
24:07Pour un jeune qui hésite
24:09à valoriser son talent
24:11et à se lancer dans l'entrepreneuriat.
24:14Moi, j'aime parler souvent avec le tableau.
24:16Une fois, je disais à quelqu'un,
24:18un ami m'a raconté une histoire
24:20où il disait,
24:21il y a un monsieur qui peut avoir
24:22un riche homme.
24:23Il dit au riche homme,
24:24moi, je veux devenir riche comme toi.
24:26Le monsieur dit,
24:27OK, tu veux devenir riche comme moi.
24:29Je te donne un exercice simple.
24:32Prends la cuillère.
24:33Je vais mettre de l'huile là-dedans.
24:35Fais le tour de mon château.
24:36Si tu fais le tour du château
24:37et que tu ne verses pas de l'huile,
24:41ne serait-ce qu'une seule goutte,
24:42reviens, je te donne le secret
24:43de ma richesse.
24:44Le gars, il a pris cinq jours
24:47pour faire le tour du château
24:48parce qu'il marchait lentement
24:50pour ne pas verser de l'huile.
24:51Et lorsqu'il est revenu,
24:53le même monsieur lui dit,
24:54refais le tour du château,
24:55mais cette fois-ci,
24:56voilà, marche comme tu veux,
24:57si tu veux, cours.
24:58Et quand il est ressorti,
24:59en faisant le tour du château,
25:01il s'est rendu compte
25:02qu'il est passé à côté
25:05des chiens de garde
25:06de riches hommes.
25:08Il y avait des lions,
25:09il y avait du diamant,
25:10il y avait de...
25:12Toutes les richesses
25:13étaient sur le chemin.
25:15Mais il était focus
25:17sur l'objectif
25:18qu'on lui avait donné,
25:19ramener la cuillère
25:20à soupe pour avoir le secret.
25:21Donc, pour chaque jeune
25:22qui désire entreprendre,
25:24qui désire réussir dans la culture,
25:26soyez focus.
25:26Parce que si vous laissez divertir,
25:29vous n'allez jamais
25:30atteindre le sommet.
25:31D'accord.
25:32Et dites-moi,
25:33combien il faut prévoir
25:34s'il faut,
25:35si on veut booker
25:37un lit pour faire
25:39la maîtrise
25:40de cérémonie
25:40d'un mariage,
25:41par exemple?
25:44Vous voulez me mettre
25:45dans des problèmes.
25:46Vous voulez me mettre
25:47dans des problèmes.
25:48Et je dis tout le temps,
25:49Jean,
25:50pour ça,
25:52contactez-nous.
25:54Contactez-nous.
25:54mais mettez-vous en tête
25:56qu'il y a un tarif
25:58qui est fixe.
25:58Et je profite
25:59de l'occasion
26:00et de votre caméra
26:02pour rappeler aux gens
26:03ceci.
26:04Lorsque vous appelez
26:05un maître de cérémonie
26:07et que vous dites
26:09M. Rapadem Naba,
26:11M. Daniel,
26:12M. X,
26:13quel est votre cachet?
26:15C'est une question
26:16que vous avez posée.
26:16Et la question est précise.
26:18C'est le cachet
26:19que vous avez demandé.
26:19On vous donne le cachet.
26:21Si vous jugez bon
26:23que le cachet est trop,
26:24vous pouvez repartir.
26:25Mais de là à dire
26:26Ah!
26:27C'est venu parler là seulement là.
26:29Non.
26:29Vous avez posé
26:29une question précise
26:30et on vous donne le cachet.
26:32Donc,
26:32quand vous contactez
26:33les maîtres de cérémonie,
26:34il faut avoir la bonne approche.
26:35Quand vous demandez
26:36un cachet,
26:36on vous donne le cachet.
26:37Comme je l'ai dit souvent aux gens,
26:39moi, je ne vais jamais dire
26:39à un jeune
26:40de ne pas aller
26:42animer une cérémonie
26:42à zéro franc.
26:44Chacun fonctionne
26:45en fonction de son feeling.
26:47Vous pouvez m'appeler
26:48pour animer une cérémonie.
26:49Je peux vous dire
26:49tant de francs
26:50et je suis fixe là-dessus.
26:52Mais,
26:53peut-être qu'une autre personne
26:54peut me demander
26:54la même chose.
26:56Je vais aller gratuitement
26:57parce que
26:58je ne sais pas
26:59quelle opportunité
27:00je peux avoir après.
27:01Donc,
27:01pour la question des cachets,
27:03contactez-nous.
27:04Nous sommes presque
27:05à la fin de notre entretien.
27:07Est-ce que vous avez
27:07un message
27:08pour nos téléspectateurs?
27:11Pour les téléspectateurs
27:13de Faso.net,
27:15déjà,
27:15je vous exhorte
27:16à suivre massivement
27:17le Faso.net.
27:19abonnez-vous
27:19à leur compte,
27:21repartagez les vidéos
27:22parce qu'ils ont
27:23beaucoup besoin
27:23de ça également
27:24pour qu'ils puissent
27:25toucher le maximum
27:25des personnes
27:26et les encourager
27:28dans le travail formidable
27:30que le Faso.net
27:31a abattre depuis
27:33bon nombre d'années.
27:35Pour un message
27:36à l'endroit
27:37des téléspectateurs,
27:40de tous ceux
27:41qui nous suivent,
27:43c'est de croire en vous.
27:45Croyez en vous.
27:46Parce que quoi qu'il en soit,
27:48personne d'autre
27:51ne viendra dire
27:52que vous êtes le meilleur
27:53tant que vous,
27:53vous ne croyez pas en vous.
27:54et j'aime tout le temps
27:56finir avec cette citation
27:57de Louis XIV
27:58qui dit à ses soldats,
27:59il n'y a pas de forteresse
28:00imprenable,
28:01il n'y a que des attaques
28:02mal placées.
28:03Donc, ne baissez jamais
28:04les bras,
28:05battez-vous,
28:06le monde est ainsi fait.
28:08Vous avez dit tout à l'heure
28:09que vous êtes un slameur,
28:10vous faites également du slam
28:12et j'ai entendu quelque part
28:14que vous êtes
28:14un excellent slameur.
28:17Est-ce que vous pouvez nous dire
28:19un bout d'un de vos textes
28:21pour le fermer ce numéro ?
28:23C'est vrai que ma casquette
28:26de slameur,
28:26je l'ai rangée
28:27à un bon moment.
28:28Mais bon,
28:29un bout pour le Faso.net.
28:32Je vais juste faire
28:33ma présentation
28:34parce que si je dois faire
28:34un texte,
28:35ça peut...
28:37Je ne suis ni musicien
28:38ni chanteur,
28:39mais slameur.
28:40Slameur,
28:40slamant des clameurs,
28:42clameur des clameurs
28:42des sons tels
28:43la cime des cimes
28:44des cristaux précieux.
28:45Alors, mesdames,
28:46mesdemoiselles et messieurs,
28:47je m'incline devant vous.
28:48H Passino pour vous servir.
28:50Merci à vous,
28:51Henri,
28:51pour cet échange
28:52riche et inspirant.
28:54Je vous en prie.
28:54À travers votre parcours,
28:56vous montrez que
28:56la polyvalence,
28:58l'audace et l'engagement
28:59peuvent ouvrir
29:00de nombreuses portes
29:01à la jeunesse burkinabée.
29:03Chers téléspectateurs,
29:05retenons que
29:05chaque talent
29:06peut devenir
29:07une opportunité
29:08à condition
29:09d'y croire
29:10et de s'y investir
29:11pleinement.
29:12Merci à vous
29:12de nous avoir suivis
29:14et à très bientôt
29:15pour un nouveau numéro.
29:16Sous-titrage Société Radio-Canada
29:20Sous-titrage Société Radio-Canada
29:23Sous-titrage Société Radio-Canada

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