00:00Si j'étais boulanger, je me demanderais ce que je dois faire demain.
00:05J'avais cru comprendre que c'était réglé, que Sébastien Lecornu avait donné le feu vert.
00:11Eh bien, ce n'était pas aussi clair.
00:13Si j'étais boulanger, et après, vous allez écouter Jean-Pierre Farandou,
00:16qui m'a embrouillé le cerveau, notre ministre du Travail, retour à la case départ.
00:22Ce n'est pas... Voilà un homme qui appelle à l'intelligence collective.
00:26Ce n'est pas exactement ce que je demande.
00:28Si j'étais boulanger, j'aimerais simplement qu'on me dise si je peux ouvrir demain,
00:33si un inspecteur du travail viendra ou pas dans ma boulangerie me sanctionner
00:38pour la présence d'un salarié que j'emploie.
00:41750 euros, ce n'est pas de l'intelligence collective, ça, c'est une amende.
00:46Si j'étais boulanger, je me dirais que ce monsieur Farandou n'en sait finalement pas plus que moi.
00:52J'entends qu'il n'a pas donné de consignes pour verbaliser les boulangers,
00:55mais j'aurais préféré qu'il donne des conseignes pour ne pas les verbaliser.
00:59Je comprends que ce monsieur Farandou n'a pas ce pouvoir.
01:02Mais alors à quoi sert-il ? A rien.
01:04Mais alors pourquoi parle-t-il pour rien ?
01:07Si j'étais boulanger, je demanderais à mon ami fleuriste
01:11s'il en sait davantage que moi.
01:12Parce que fleuriste et boulanger, même combat.
01:16Mon dieu, quel pays !
01:17Un président qui traite les uns et les autres de ma boule,
01:19un ministre incapable de dire ce qu'il en est,
01:22des inspecteurs du travail qui feront ce qu'ils veulent.
01:24Si j'étais boulanger, je serais dans le pétrin.
01:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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