00:00RTL, le monde en marche.
00:03Avec William Galibert. Bonjour William.
00:04Bonjour.
00:05Et ce matin, le grand pillage des reliques des Jeux Olympiques de Paris 2024,
00:09c'est une enquête publiée par nos confrères du journal L'Equipe.
00:12On y apprend deux choses hallucinantes.
00:13D'abord qu'un vice-président du comité olympique a revendu en douce sur internet
00:19des dizaines d'objets liés à ses Jeux.
00:21Et ensuite que l'État français a racheté du matériel lié à Paris 2024.
00:26Oui, j'ai bien dit, racheté, parce que ce sont bien vos impôts qui avaient déjà tout payé une première
00:31fois.
00:32Alors tout d'un coup, les violons de la fraternité sonnent un petit peu faux.
00:36Derrière les envolées sur l'héritage de ces Jeux,
00:39se cache aussi donc un business de brocanteur de luxe.
00:43Et franchement, ça l'affiche mal.
00:45L'homme au centre de ce petit jeu s'appelle Stéphane Atto,
00:48vice-président du CNOSF chargé de la culture olympique.
00:53Et les journalistes de l'équipe l'ont débusqué sous pseudonyme
00:56sur les sites de revente Vinted et Ebay.
00:59Je suis allé vérifier, il a effacé les annonces en urgence.
01:02Mais sur Vinted, il a plus de 500 avis positifs.
01:05Un costume de Marie-Antoinette, issu de la cérémonie d'ouverture,
01:10950 euros.
01:11Une frige introuvable dans le commerce, précisait l'annonce.
01:15Donnée exclusivement aux athlètes médaillés d'or, 700 euros.
01:19Une chaise utilisée lors du tournoi de basket, 999 euros.
01:23Ou encore, un somptueux écrin LVMH pour médaille,
01:28fabrication de la société Chomé, produit de luxe à la française, 240 euros.
01:33Stéphane Atto se défend, il dit qu'il agit par passion,
01:36pour éviter que ces objets finissent, je cite, à la benne.
01:40Toutes ces reliques, il les avait récupérées, soit gratuitement,
01:44soit, comme on dit, au cul du camion,
01:46et a pris cassé auprès du responsable des achats du comité d'organisation.
01:50Et ces objets, il les avait mis de côté avant la grande vente aux enchères organisée il y a tout
01:54juste un an,
01:54et dont les bénéfices, on s'en souvient, avaient été reversés, eux, à des associations.
01:58Et c'est là que l'enquête de l'équipe devient un peu ubuesque.
02:01Pendant que M. le vice-président faisait la voiture balai sur les sites olympiques
02:05pour garnir l'entrepôt privé qu'il avait loué en Seine-et-Marne,
02:08l'État, lui, jouait les pigeons.
02:11Médaille d'or.
02:11Écoutez ça.
02:12La conservatrice du Musée National du Sport a dû aller quémander des rallonges budgétaires au ministère
02:19pour pouvoir participer à cette vente aux enchères d'avril 2025.
02:23Je résume.
02:24Un musée public a dû débourser plus de 21 000 euros d'argent public
02:28pour acheter des objets qui avaient déjà été financés par le public.
02:3221 000 euros pour un lot qui comprenait le pupitre de Tony Estanguet
02:35ou le string de Philippe Catherine.
02:37Le plus beau, Stéphane Atteau, notre brocanteur olympique,
02:41siège lui-même au conseil d'administration de ce musée du sport.
02:46Il est donc l'homme qui a regardé l'État racheter au prix fort
02:49ce que lui-même avait pu récupérer en douce dans des hangars.
02:53Le Comité National Olympique et Sportif Français, le CNOSF, réagit auprès de l'équipe,
02:58promet une enquête et la saisine de son comité de déontologie.
03:02Stéphane Atteau, pour l'instant, est toujours à son poste
03:05avec en ligne de mire les Jeux d'hiver dans les Alpes françaises en 2030.
03:09La route risque d'être un peu longue néanmoins pour lui.
03:11Merci beaucoup à vous, Le Monde en Marche, William Galliard.
03:13Tenez juste pour le plaisir et pour se souvenir des bons souvenirs.
03:21C'est presque aussi bon que de l'Indochine.
03:25C'est mieux qu'il y ait d'aubert.
03:27Allez, encore quelques notes.
03:30Rien ne nous gâchera les souvenirs et la fête qui...
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